| création de la
Somivac (Sté de mise en valeur de la C.) et de la Setco
(Sté pour l'équipement touristique de la C.), programme d'action
régionale pour développer l'agriculture corse.
La SOMIVAC
est une société d'économie mixte pour la mise en valeur de la Corse.
Elle transforme la côte en défrichant trois mille hectares de maquis et
viabilise la plaine orientale par des travaux d'irrigation. Ces terres
sont découpées en lots et cédées aux agriculteurs rapatriés d'Afrique du
nord. Les Corses ne sont pas contents.
La
SETCO a été créee pour le développement touristique. Le
tourisme ne profite pas aux Corses, mais aux promoteurs immobiliers.
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Des
comités et des associations se créaient, les premiers attentats
contre les installations de la SOMIVAC eurent lieu en 1964-1965,
les frères Edmond et Max Siméoni créaient, en 1967, l'Action
régionaliste corse ( ARC), slogans et inscriptions se
multipliaient sur les murs et les bornes : I Pedi-Negri fora (
Les Pieds-Noirs dehors), I francesi fora (Les Français dehors,
en abrégé :IFF). |
A lire : source :
http://perso.wanadoo.fr/bludimare/nationalisme1.htm |
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Avril 1957
En
avril 1957
que le Journal Officiel publie le Plan d'Action Régionale destiné à
relancer la machine économique et à inverser la marche vers le déclin
dans lequel s'enfonce inexorablement la Corse. Deux moteurs doivent
conduire ce renouveau : le développement du tourisme, " multiplicateur
économique " et objectif numéro un du plan et la relance agricole. Deux
outils sont appelés à donner l'impulsion nécessaire aux moteurs de cette
nouvelle donne économique : la Société d'Equipement Touristique de la
Corse (SETCO) et la Société de Mise en Valeur Agricole de la Corse (SOMIVAC).
Le tourisme sera rapidement relégué au second plan, la priorité étant
finalement donnée au développement agricole qui bénéficie de toutes les
sollicitudes des pouvoirs publics.
L'action de la SOMIVAC qui bénéficie d'une aide financière massive de
l'Etat porte sur la mise en valeur de 30 000 hectares de terres et plus
particulièrement de la plaine orientale (près de 10 000 hectares). Elle
entreprend d'importants travaux de défrichement, d'hydraulique par
l'aménagement de retenues d'eau et la pose de canalisations, de
démoustication des zones infestées par la malaria, de construction de
bâtiments d'exploitation, de création d'une station agronomique, etc.
Environ six cent exploitations, d'une superficie moyenne variant entre
50 et 100 hectares (la moyenne des exploitations agricoles
traditionnelles n'est pas supérieure à 20 hectares en Corse) sont créées
ou restructurées. L'élevage tire, lui aussi, avantage de cette
modernisation de l'agriculture.
Le bilan de la SETCO est nettement moins éloquent.
Faute de bénéficier de concours financiers adéquats, il se réduit à la
création de quatre hôtels et de trois cent chambres. Dans le domaine du
tourisme, c'est l'initiative privée qui a joué un rôle moteur. Le parc
locatif insulaire s'est progressivement accru par l'intérêt que lui ont
porté les investisseurs privés et qui ont permis la diversification de
l'offre d'hébergement : grands hôtels, clubs de vacances, campings, etc.
Parallèlement, une embellie est observée dans la
réalisation de grandes infrastructures routières et des réseaux
d'adduction d'eau et d'assainissement. Pour l'essentiel, ces équipement
surdimensionnés pour les populations résidentes, constituent une charge
budgétaire relativement lourde pour les collectivités locales.
Les retombées pour l'économie locale sont pleines de
promesses. L'agriculture redevient attractive : fertilisation des
terres, augmentation de la productivité, introduction de capitaux (le
Crédit Agricole multiplie l'ouverture d'agences en milieu rural), la
mécanisation devient plus sophistiquée. Le revenu agricole croît de 10 à
15% par an. Le verger d'agrumes (clémentines en particulier) est
compétitif et exportateur. L'exploitation capitaliste de la vigne occupe
40% des terres en plaine orientale et sa production fait un bond en
avant spectaculaire (de moins de 200 000 hl à 2 millions en 1971). La
fréquentation touristique progresse régulièrement tandis que s'améliore
la régularité des liaisons entre la Corse et le continent. La
construction et les travaux publics créent des emplois.
Source : http://www.corse.pref.gouv.fr/scripts/display.asp?P=COhist_actualite |