Le portail politique de la Lutte
de Libération Nationale
La Lutte de Libération Nationale, c'est
l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte
Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
Le 18 JANVIER 1975 : Les frères SIMEONI arrivent à RUNGIS, leurs dossiers sous
le bras : JEAN PASCAL PIERRE parlera du problème de la formation des hommes, MICHEL
CASTELLANI des problèmes démographiques, PAUL MARC SETA des questions fiscales, NICOLAS
SECONDI et CHRISTIAN MONDOLONI des questions économiques, JEAN MANNARINI des problèmes
commerciaux et MAX et EDMOND SIMEONI des questions politiques. Leur interlocuteur est
LIBERT BOU.
LIBERT BOU, Ministre de l’Etat Français, déclare "Même 200 000 Corses Autonomistes ne pourront rien changer".
Février
Mars
AVRIL 1975
Le 17 AVRIL 1975 : La jeune Chambre Economique de BASTIA, dont le
Président JOSE STROMBONI incarcéré en 1974, accusé d’être le chef des
plastiqueurs, invite LIBERT BOU dans la salle du restaurant LA TAVERNE, il est
assailli de questions qui le torpillent.
MAI 1975
La loi du 15 mai 1975 la divise en deux
départements : la Corse-du-Sud (Ajaccio) et la Haute-Corse (Bastia)
En MAI 1975 : Le " Manifeste de Pentecôte " lancé par GHJUSTIZIA
PAOLINA se montre critique vis-à-vis de la mission de LIBER BOU, mais aussi très dur à
propos de lattitude des dirigeants autonomistes dont il dénonce laction
réformiste contraire aux principes révolutionnaires. Dautres critiques émanent de
VINCENT STAGNARA, animateur Bastiais du P.P.C.A., et au sein même de lA.R.C (les
futurs chef du F.L.N.C en fait, comme PETRU POGGIOLI source livre A.N.C.)
Lettre de Libert Bou, chargé de mission du gouvernement à Jean
Mannarini, dirigeant de l’Action pour la Renaissance de la Corse
(ARC)
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté . Égalité . Fraternité
Mission Interministérielle
pour l'Aménagement et l'Équipement
de la Corse
Décret du 7 février 1975 N 75-81
LE PRÉSIDENT DE LA MISSION
Délégué au Développement Économique
de la Corse
LB/LG- CAB. N° 75/ 98
Paris, le 1 8 JUIN 1975
Monsieur MANARINI
Directeur Général des Ets. MATTEI
Route du Cap Toga
20200-BASTIA
Cher Monsieur,
Par ses divers communiqués, l'ARC continue à me prêter le propos
suivant : "M. BOU a affirmé, "lors d'une réunion de la JCE de
BASTIA, que 200 000 Corses " autonomistes ne pourront jamais faire
modifier la Constitution" Cette affirmation qui est séparée de son
contexte lui donne une allure de défit ou de provocation qui ne
traduit absolument pas le fond de ma pensée.
Le mouvement autonomiste est un mouvement légal et je respecte ses
opinions. J'ai pris des contacts avec lui parce que je considère que
nos échanges de vues sur le plan économique pourraient être utiles à
la Corse.
Sur le plan politique, je n'ai exprimé qu'un point de vue
strictement personnel, à savoir que je doutais de la possibilité
d'obtenir pour une petite fraction des 52 millions de français une
modification de la Constitution, car cela poserait d'autres
modifications du même genre, en faveur d'autres collectivités
régionales et mettrait en jeu l'unité même de la République
française.
Par contre j'ai beaucoup insisté sur les possibilités qu'offraient
les textes sur la régionalisation dans le cadre de la Constitution
actuelle. Possibilités qui n'avaient pas été exploitées à fond pour
résoudre le problème Corse sur le plan politique..
Pourriez-vous contribuer à rétablir la vérité de mes propos parmi
vos amis. Je vous laisse le soin de choisir le moyen qui vous
conviendra pour effectuer la mise au point nécessaire.
Je vous en remercie à l'avance et vous prie de croire à mes
sentiments les plus cordiaux.
Libert Bou
Juillet
AOUT 1975
Le 17 AOUT 1975 : A CORTI, 8000 personnes se sont réunis sous le chapiteau lors
d'une réunion de l'A.R.C, c'est le neuvième congrès.
Le 21/22 AOUT 1975 : " LA PRISE DALERIA ". Après
l'arrivée des " pieds-noirs " en Corse en 1962 et à la suite de
magouilles dans les caves viticoles. Des autonomistes de lA.R.C, conduit par EDMOND
SIMEONI prennent en otages les ouvriers de la cave DEPEILLE à ALERIA.
2 membres des forces de répression sont tués par des tireurs isolés, aucun coup
de feu mortel n'est partie de la Cave viticole : le maréchal des logis chef MICHEL HUGEL
et le gendarme GIRAUD et plusieurs blessés dont un grave : PETRU SUSINI, militant de
lA.R.C.
Présent dans la cave. EDMOND SIMEONI, PETRU SUSINI, PETRU POGGIOLI
Le soir du 22 AOUT à BASTIA, un automobiliste est blessé à lépaule par un
coup de feu dun C.R.S. trop nerveux.
Dans la nuit du 27 Aout 1975 au JEUDI 28 AOUT 1975 : le soir même
des incidents opposent les forces de répression et les manifestants, au départ
des jets de bouteille en verre, puis des patrouilles de fourgons chargés de
C.R.S., les pierres volent, les premiers blessés matraqués par les C.R.S., un
directeur de garage et son fils, le bar LE RALLYE est pris d’assaut par les
flics, les pierres et autres objets font front contre les grenades lacrymogènes.
Plus de deux heures durant, le jeu du chat et de la souris, les
vitrines du Crédit Agricole, du B.I.A.O, de la B.N.P. et autres officines de lEtat
volent en éclats. A deux heures trente du matin, le sang coule à BASTIA au cours d'une
véritable insurrection où les armes à feu prennent le relais des pierres. Quatre C.R.S.
blessés au premier coup de feu, puis un C.R.S. est tué.
La "nuit rouge de BASTIA". A l’appel de l’A.R.C., c’est la révolte contre "les forces d’occupations étrangères".
Source : Ce site a été réalisé avec les informations du
site Libertà
mis en ligne en 1998 et du site Patriottu mis en ligne en 2001 avec
les rajouts des sources suivantes : Quid, Unità Naziunale,
France 3 Corse, FR3, Dvd Génération FLNC, K7 Le FLNC dans
l'histoire, U Ribombu, Kyrn, Corsica Infurmazione, A Fiara, Paese,
Arritti, Sources diverses internet, La provence Corse, Corse Matin,
U Ribellu, Le mémorial des corses, Derrière les cagoules...