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2002

Janvier

Le Mercredi 2 Janvier 2002 : Affaire Erignac . Renvoi aux Assises requis pour huit nationalistes. Un peu moins de quatre ans après l'assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio (Corse du sud), le parquet de Paris a demandé lundi le renvoi devant les assises de huit nationalistes corses. Mais l'assassin présumé, Yvan Colonna, est toujours en fuite. Recherché depuis deux ans et demi, Yvan Colonna, soupçonné d'avoir tué le préfet de trois balles dans la tête, n'est pas concerné par ces réquisitions car la procédure le concernant a été disjointe du reste de l'affaire. Ainsi, les juges peuvent poursuivre leurs investigations. Les huit personnes dont le parquet demande le renvoi sont Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Dans ses réquisitions, en revanche, le parquet a demandé un non-lieu pour le nationaliste Mathieu Filidori.

Dans la nuit du lundi 7 janvier au mardi 8 janvier 2002 : Étrange mitraillage à Bastia : Une voiture a été la cible d'une fusillade dans le quartier de Toga au Nord de la ville. A l'intérieur du véhicule des traces de sang et une cagoule ont été retrouvés . Mais son et ses occupants sont tout simplement volatilisés. Un avis de recherche a été lancé à l'attention de tous les établissement de soins pour tenter de retrouver le ou les blessés potentiels.

Le Dimanche 10 Janvier 2002 : Dominique Charvet a été officiellement installé ce jeudi 10 février à la présidence de la cour d'appel de Bastia. Il y remplace Michel Jeannoutot nommé en Savoie. Autre installation ce jeudi, celle de Thomas Pison, au poste de substitut général ; place laissée vacante à la suite de la nomination de Patrick Mathé comme procureur général au tribunal de grande instance d'Ajaccio. En marge de la rentrée solennelle de la Cour d'appel de Bastia, le point a été fait sur la criminalité en Corse. Ainsi le nombre des attentats et des homicides ont de nouveau augmenté en Corse en 2001 par rapport à l'année précédente après avoir fortement reculé en 2000. 271 attentats, dont 155 par explosifs, ont été perpétrés l'an dernier dans les deux départements de l'île. En 2000, ils avaient chuté de 42% sur un an pour tomber à 197. Malgré cette augmentation, le chiffre de 2001 reste inférieur aux 338 attentats de 1999 et surtout aux 602 comptabilisés en 1995. Par ailleurs, 31 homicides et 19 tentatives ont été commis l'an dernier contre respectivement 24 et 14 l'année précédente.

 

Dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 Janvier 2002 : Attentat à Ajaccio. Cette nuit à Ajaccio, un attentat a détérioré le bâtiment d'AGEFOS PME.  Le véhicule appartenant au directeur de cet organisme a également été plastiqué. Cette action non signée vise une structure au service de la formation des salariés.

Le vendredi 11 janvier 2002 : Le préfet Bernard Bonnet a été condamné vendredi 11 janvier à trois ans de prison, dont un ferme, et trois ans d'interdiction de ses droits par le tribunal correctionnel d'Ajaccio dans l'affaire des paillotes incendiées en Corse. L'ancien commandant de la gendarmerie de Corse, le colonel Henri Mazères, et l'ex-directeur de cabinet du préfet, Gérard Pardini, ont été condamnés tous deux à deux ans et demi de prison, dont six mois ferme, et deux ans d'interdiction de leurs droits civiques et civils. Le tribunal a en outre infligé deux ans de prison, dont six mois ferme, à Norbert Ambrosse, l'ancien commandant du Groupe de pelotons de sécurité (GPS), qui avait participé avec quatre autres gendarmes à l'incendie du restaurant de plage Chez Francis. Contre ces quatre gendarmes, les juges ont prononcé une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis. Contre B. Bonnet et H. Mazères, le tribunal est resté en-deçà des réquisitions prononcées le 5 décembre par le procureur Patrick Mathé. Ce dernier avait réclamé quatre ans de prison, dont trois ferme, contre l'ancien préfet de Corse, le seul à nier sa participation aux faits.Il le désignait comme le "donneur d'ordres", celui qui, exaspéré par les résistances à son action de "rétablissement de l'Etat de droit", aurait ordonné d'incendier les paillotes Aria Marina le 7 mars 1999 et Chez Francis le 20 avril suivant. Bernard Bonnet et son nouvel avocat, Me Jacques Vergès, ont annoncé qu'ils allaient faire appel du jugement "très grave" que venait de rendre le tribunal correctionnel d'Ajaccio. "Ce qui s'est passé ce matin est très grave", a déclaré le préfet qui s'est dit condamné pour un ordre qu'il n'avait pas donné et s'en est de nouveau pris au gouvernement Jospin. " Les responsables de l'affaire des paillotes incendiées en 1999 en Corse sont la direction de la gendarmerie agissant sur l'ordre du gouvernement", a déclaré Jacques Vergès estimant que son client était "un bouc émissaire". "Je maintiens que Bernard Bonnet n'a pas donné d'ordre et qu'il n'y a dans le dossier aucune preuve, sauf les déclarations des coupables". "Les gendarmes qui ont incendié les paillotes ont agi sur l'ordre du gouvernement et Matignon a couvert la pantalonnade", a-t-il ajouté, estimant que le préfet Bonnet "portait le chapeau d'une politique de manipulation et de provocation en Corse". "Dans cette affaire, il y a un mystère Matignon et un mystère gendarmerie, nous voulons que ce mystère soit éclairci", a-t-il dit

Le Mercredi 16 Janvier 2002 : Procès des paillotes : ailleurs? Le nouveau bâtonnier de l'ordre des avocats de Bastia prend position dans le dossier des paillotes. Maître Jean-Marc Balesi est favorable au dépaysement du procès en appel de Bernard Bonnet et des autres prévenus... Il en va selon lui de la crédibilité de l'Etat. Une attitude qui surprend plusieurs de ses confrères...

Le jeudi 17 Janvier 2002 : La cour d'appel de Paris a condamné jeudi 17 janvier à un an de prison ferme les huit nationalistes corses arrêtés en 1994 alors qu'ils allaient faire sauter le complexe immobilier de Sperone. Les huit membres du commando Spérone, surpris en mars 1994, avec armes et explosifs, alors qu'ils s'apprêtaient à faire sauter le complexe, ont écopé de cinq ans de prison dont un ferme, et cinq ans d'interdiction des droits civiques, civils et familiaux. Les prévenus ne devraient pas retourner en prison, leur peine étant pour l'essentiel couverte par leur détention provisoire. La 10ème chambre de la cour d'appel est donc restée très en deçà des réquisitions du parquet général, qui avait requis la confirmation du jugement du tribunal correctionnel de Paris de novembre 2000, qui les avait condamné à quatre ans de prison ferme. André Albertini, Pierre Guerrini, Christian Lanfranchi, Jean-Pierre Luciani, Toussaint Matteaccioli, Georges Preziosi, Jean Venturini et Stéphane Vergellati, alors membres du FLNC-Canal historique, avaient parlé d'une opération contre "un symbole de la spoliation" de la terre corse en première instance

Le Vendredi 18 Janvier 2002 : Un magistrat visé par un attentat. Une tentative d'attentat a visé le substitut du Procureur du tribunal d'Ajaccio. C'est ce matin en sortant de son domicile que le jeune magistrat a découvert la charge devant sa porte palière . Une charge rapidement désamorcée par les artificiers . 

Le Dimanche 19 Janvier 2002 : José Bové est l'invité de la traditionnelle journée de l'hebdomadaire Arritti au cour de laquelle il sera beaucoup question d'agriculture, de mondialisation et des échanges économiques et sociaux

Le Dimanche 20 Janvier 2002 : Union de nationalistes !!! Après l'accord politique signé vendredi dernier entre l'UPC,Scelta Nova et la Mossa Naziunale ,U Fronte Corsu , A Chjama per l'Indipendenza et le Rinnovu se sont unis cet après midi à Corte pour fonder le Fronte Corsu. Les 2 mouvements étaient réunis en assemblée préparatoire pour constituer ce front unitaire .Objectif de cette alliance:établir un projet de société pour l'indépendance et le socialisme . Les mouvements nationalistes Rinnovu, Chjama per l'Indipendenza, PPI ainsi que des militants n'appartenant à aucune organisation, ont présenté dimanche 20 janvier à Corte le parti "Frontu Corsu" dont le slogan sera : " Indipendenza e sucialisimu". Le parti travaillera sur trois thèmes :l'accession à l'indépendance politique, la libération sociale, la recherche permanente de l'unité nationale. Le mouvement devrait achever de se structurer dans les prochaines semaines.

Le mardi 29 janvier 2002 : Quatre personnes ont été interpellées mardi matin (29 janvier) en Haute-Corse par des policiers de la Division Nationale antiterroriste (DNAT) dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge Jean-Louis Bruguière. Trois hommes et une femme ont été interpellés à leur domicile à Borgo, Biguglia et Lucciana, dans les environs de Bastia, avant d'être placés en garde à vue au commissariat. Ils y sont notamment interrogés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Jean-Michel Rossi, tué par balles le 7 août 2000 à la terrasse d'un café de l'Ile-Rousse. Les perquisitions menées aux domiciles de ces personnes n'auraient rien donné.

Le Mercredi 30 Janvier 2002 : Dans son édition datée de mercredi 30 janvier, le quotidien Le monde révèle qu'au moins trois avocats et six journalistes ont été placés sur écoutes, en 2000 et 2001, dans le cadre d'une enquête visant le leader nationaliste François Santoni, assassiné le 17 août 2001. Selon le journal, ces écoutes judiciaires ont été demandées pour l'essentiel par le juge d'instruction anti-terroriste Jean-Louis Bruguière. Elles sont légales mais passent outre l'usage établi qui veut que la justice s'interdise de violer le secret de la correspondance de certaines professions comme les avocats et les journalistes. Parmi les avocats qui auraient été écoutés, Le Monde cite Christel Baldocchi, la compagne de François Santoni et Me Pascal Garbarini, l'avocat du leader nationaliste, ainsi que la compagne d'un journaliste, avocate de profession. Parmi les journalistes, le journal donne les noms de Jean-Pierre Rey, photographe de Gamma et de sa compagne Michèle Fines, rédactrice en chef à France 2. J.P. Rey avait d'ailleurs été longuement interrogé en septembre 2001 lors d'une garde à vue de près de 96 heures. Enfin, toujours selon Le Monde, Guy Benhamou, qui a cosigné le livre "Pour solde de tout compte" avec François Santoni et Jean-Michel Rossi aurait également été écouté du 25 janvier au 29 mars 2001.

Le Mercredi 30 Janvier 2002 : Les quatre personnes interpellées mardi 29 janvier en Haute-Corse par des policiers de la DNAT, Division nationale antiterroriste (DNAT) dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge Jean-Louis Bruguière, ont été relâchées mercredi 30 janvier. Ces personnes, militants ou proches des milieux nationalistes, ont été interrogées au commissariat de Bastia dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du responsable nationaliste Jean-Michel Rossi, tué par balles le 7 août 2000 avec son garde du corps, Jean-Claude Fratacci, à la terrasse d'un café de l'Ile-Rousse

Le jeudi 31 Janvier 2002 : Le préfet Bernard Bonnet est cité à comparaître jeudi 31 janvier devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio par un élu nationaliste pour "tentative d'attentat", mais l'examen de cette affaire devrait être renvoyé à la demande de l'une des parties. Paul Quastana, l'un des deux négociateurs nationalistes des accords de Matignon, avait déposé la citation directe contre l'ancien préfet de Corse, son ex-directeur de cabinet Gérard Pardini et l'ancien commandant de la gendarmerie dans l'île, le colonel Henri Mazères, le 8 novembre 2001, onze jours avant le début du procès de l'affaire des paillotes. L'élu de Corsica Nazione, qui entend obtenir leur mise en cause pour "associations de malfaiteurs" et "tentative d'attentat", soupçonne les trois hommes d'avoir été les instigateurs d'une opération menée contre lui en janvier 1999. Il avait alors vu des individus en combinaisons sombres se déplacer dans son jardin avant de prendre la fuite une fois repérés. Le 19 novembre, le tribunal avait refusé de joindre cette citation au dossier des paillotes et renvoyé son examen au 31 janvier. Le préfet Bonnet a fait appel du jugement le condamnant, le 11 janvier, à trois ans de prison, dont un ferme, pour avoir ordonné l'incendie de deux paillotes en 1999 H. Mazères et G.Pardini ont également fait appel.

Le jeudi 31 Janvier 2002 : CARLU PIERI RESTE EN PRISON : A la suite de l'avis défavorable du procureur de la République de Bastia, Patrick Beau, le juge de l'application des peines de la prison de Salon de Provence, a rejete jeudi 31 janvier la demande de libération conditionnelle de Carlu Pieri, ancien secrétaire national de la Cuncolta. Carlu Pieri avait été condamné à 5 ans de prison en janvier 2001 par la cour d'appel de Paris. Pour Me Pascal Garbarini, l'avocat de Carlu.Pieri, qui a décidé de faire appel, " Le procureur donne un caractère politique à ce qui n'aurait dû être qu'une mesure administrative". Incarcéré depuis le 4 octobre 1998, à la suite de la découverte d'armes dans sa villa de Furiani, Charles Pieri avait écopé de 4 ans de prison dont un avec sursis, mais la peine avait été alourdie à la suite de l'appel du parquet.

 

Février

Le 1er Février 2002 : Le groupe anonyme clandestin apparu fin octobre 2001 en Corse a revendiqué vendredi 1er février dans un communiqué authentifié trois actions, dont un attentat contre un cantonnement de CRS et une tentative contre une gendarmerie. Dans ce communiqué le groupe a appelé "l'ensemble des patriotes corses à reprendre la lutte armée". Ce groupe dépourvu de nom et de sigle a averti dans son communiqué qu'il s'"attaquera" à "tout ce qui représente le colonialisme français ainsi qu'aux projets spéculatifs". "Nos actions se feront avec ampleur et détermination, afin qu'une réelle solution négociée soit mise en place". Dans son communiqué d'une page, le groupe "réitère" son "appel aux responsables de l'union des combattants, à l'ensemble des patriotes corses à reprendre la voie de la lutte armée". Ce mouvement clandestin avait déjà revendiqué quatre attentats le 20 octobre, puis, le 15 novembre, une tentative d'attentat à l'explosif et un mitraillage contre deux casernes de gendarmes mobiles. Dans son nouveau communiqué, le groupe dénonce l'aboutissement du processus de Matignon engagé en décembre 1999 par le gouvernement: "Une fois de plus, le peuple corse a été trompé. Le soi-disant processus dit de Matignon n'était qu'un écran de fumée, une coquille vide avec pour finalité la décision du conseil constitutionnel français réduisant à néant tout espoir aux Corses d'exercer un pouvoir législatif et de retrouver la paix" indique t-il affirmant que "le temps de la naïveté est révolu", le groupe annonce qu'il n'attendra "pas l'échéance de 2004", la deuxième étape prévue pour la réforme du statut de l'île par le processus de Matignon. Il s'agit, pour les auteurs, de "faire prendre conscience au peuple corse que lui seul est à même de reprendre la situation en main". Parmi les actions revendiquées figure l'attentat mené avec un jouet téléguidé portant une charge qui avait explosé le 12 décembre devant un cantonnement de CRS près de Bastia, choquant un CRS en faction. Le groupe revendique également un attentat à l'explosif qui avait tourné court, le 23 décembre, dans la caserne de gendarmerie de Calvi, ainsi que la destruction, deux jours plus tôt, de deux bungalows en construction à Vescovato, sur la côte orientale au sud de Bastia.

Dans la Nuit du samedi 2 février au dimanche 3 février 2002 : Double Attentat contre des villas de Gendarmes à Ventisari. Les villas, appartenant à deux beaux-frères en poste à Brignoles et en Corse-du-Sud, devront être rasées après avoir été presque totalement détruites par l'explosion des deux charges reliées à des bouteilles de gaz

 

Le Lundi 4 Février 2002 : La quatorzième section du parquet de Paris, spécialisée dans les affaires terroristes, s'est saisie lundi 4 février du double attentat qui a détruit deux villas en construction appartenant à des gendarmes en Haute-Corse. Ces actes n'ont toujours pas été revendiqués même si France 3 Corse a indiqué avoir reçu dimanche un appel téléphonique les revendiquant au nom du FLNC. Cette revendication n'a pas été formellement authentifiée. Les villas, appartenant à deux beaux-frères en poste à Brignoles et en Corse-du-Sud, devront être rasées après avoir été presque totalement détruites par l'explosion des deux charges reliées à des bouteilles de gaz dans la nuit de samedi (2) à dimanche (3 février).

Le Mardi 5 Février 2002 : Les nationalistes candidats !!! "Corsica Nazione" devrait finalement présenter des candidats aux législatives comme ce fut le cas en 93. C'est suite à un vote majoritaire lors d'une réunion à Corti de Corsica Nazione et de Indipendenza.

Le 7 Février 2002 : La Cour de cassation a rejeté le pourvoi des auteurs présumés de l'attentat à la bombe commis le 18 février 1994 contre le palais de justice de Mende et attribué au FLNC. Dans son arrêt daté du 23 janvier mais rendu public jeudi 7 février, la chambre criminelle de la Cour de cassation rejette les pourvois de tous les accusés, Jean-Philippe Antolini, 30 ans, Jean Castela, 42 ans, Vincent Andriuzzi, 46 ans, Benoît Fustier, 26 ans, et Stéphane Monti, 31 ans. Ils sont accusés d'avoir participé à l'attentat de Mende ainsi qu'à l'attentat à l'explosif commis le 15 septembre 1994 contre une annexe du rectorat de Paris, rue Curial (19e), qui a fait un blessé, et à l'attaque, le 26 avril 1994, du lycée Jean Giono à Nice, pendant les épreuves du concours d'agrégation d'histoire. Plusieurs individus armés et cagoulés se disant du FLNC avaient fait évacuer la salle, lancé des fumigènes, écrit FLNC sur les murs et volé des copies. Accusés également d'association de malfaiteurs terroriste et de reconstitution de ligue dissoute, ils devront comparaître devant la Cour d'assises de Paris, spécialement composée de magistrats, à une date qui sera ultérieurement fixée par le parquet général de Paris.

Le lundi 11 Février 2002 : Les douanes visées  par un attentat. Un attentat contre la vedette des douanes dans  le vieux  port de Bastia. L'explosion d'une charge de moyenne puissance a provoqué des dégâts moyennement importants. Une action qui a suscité aussitôt une réaction de la  CGT.

Le Lundi 11 février 2002 : Après Charles Signanini, restaurateur à L'Ile Rousse, lundi 11 février un deuxième homme a été interpellé et écroué pour "complicité de tentative d'assassinat" dans le cadre de l'enquête sur la tentative d'assassinat de Frédéric Suzzoni à l'hôpital de Bastia. Cette affaire pourrait avoir un lien avec le meurtre de Mathilde Signanini, une jeune Barmaid tuée le 29 juillet dernier dans un bar de L'Ile Rousse. Charles Signanini étant le père de la victime et la deuxième personne écrouée, son oncle.

Le Vendredi 15 Février 2002 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 15 février Hervé Flori, 38 ans, à trois ans d'emprisonnement dont deux ans avec sursis, pour avoir aidé les deux auteurs de la fusillade de Saint-Florent le 18 décembre 1996. Hervé Flori avait été repéré par les gendarmes à proximité des lieux, en train de faire le guet, alors que Paul Garatte et Olivier Orsini mitraillaient la gendarmerie et tiraient ensuite sur les gendarmes qui les poursuivaient. Paul Garatte a été condamné à sept ans d'emprisonnement par la cour d'assises de Paris le 3 novembre 2000, et Olivier Orsini est en fuite. Alors que les gendarmes poursuivaient les auteurs du mitraillage de leur caserne, ils avaient repéré Flori, qui attendait au volant de sa voiture. Le lendemain, ils avaient retrouvé au même endroit l'un des trois émetteurs-récepteurs volés quelques temps auparavant à la capitainerie du port. H.Flori a reconnu avoir obéi à Garatte qui lui avait demandé de faire le guet de ce lieu surplombant Saint-Florent, explique le jugement rendu par la 17ème chambre du tribunal, en ajoutant que selon un témoin, il avait même pour mission de prendre dans sa voiture les deux auteurs des faits pour leur permettre de fuir. Les magistrats ajoutent qu'il était incontestablement au courant du caractère politique et illicite de l'opération à laquelle il participait et qu'il savait même, puisqu'il parle de "chemin de repli" et de "cible", qu'il s'agissait d'un attentat. Ils l'ont condamné pour recel de vol et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme

Le vendredi 15 Février 2002 : La société corse est entrain de perdre totalement l’ensemble de ses valeurs. Tel est la déclaration faite vendredi 15 février par les militants d’independenza qui pour l’occasion s’étaient réunis devant la mairie d’Ajaccio. Les nationalistes ont insisté sur l’apparition de plus en plus perceptible dans la société insulaire de phénomènes sociaux jusqu’alors quasiment inconnus chez nous, entendez les viols, les agressions de personnes âgées et la drogue. Les nationalistes attribuent cette déliquescence à la déstabilisation de la société corse en particulier ce qu’ils appellent la volonté de l’Etat d’effacer tout lien social dans ce pays Et les nationalistes de conclure qu’il faut très vite conforter le peuple corse chez lui, revoir les politiques d’urbanisme et soutenir le développement de l’intérieur.

Le vendredi 15 Février 2002 : Une opération a été lancée tôt vendredi matin (15 février) pour tenter de capturer Yvan Colonna. L'affaire a été révélée mardi 19 février par le procureur de Sardaigne Valerio Ciccalo. Un tuyau serait à l'origine de cette action d'envergure qui n'a toutefois pas permis de retrouver Y.Colonna. Selon certaines informations, Yvan Colonna se cacherait sur l'ile de la Maddalena au Nord-Est de la Sardaigne et se rendrait souvent de nuit en Corse. Une souricière avait donc été mis en place mais sans résultat. Une perquisition dans un résidence de l'ile Giardinelli, un ilôt situé entre La Madalenna et l'ile de Caprera.

Le vendredi 22 Février 2002 : Jacques  Fieschi   :   2 mois de prison avec sursis  Avec une amende de 1000 euros ,  c'est la peine prononcée ce matin par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à l'encontre de Jacques Fieschi. Les juges n'ont donc pas suivi les réquisitions du procureur Patrick Mathé qui avait demandé 2 ans de suspension du permis de conduire pour le transporteur proprianais . Placé sous mandat de dépôt depuis deux jours , Jacques Fieschi comparaissait ce matin en citation directe pour entrave à la circulation .Il avait, avec l'un de ses camions ,  bloqué le pont de Sartène pendant 3 heures pour dénoncer l'attitudes des services fiscaux à son encontre. 

Le mardi 26 Février 2002 : Un homme de 27 ans est jugé depuis mardi 26 février par la Cour d'assises de Corse-du-Sud à Ajaccio pour le double assassinat, qu'il nie, d'un patron de bar et de son fils, tués dans leur établissement, à Monaccia d'Aullène, en octobre 1999. Soixante-trois témoins ont été cités à comparaître d'ici à vendredi 1er mars devant le tribunal d'Ajaccio pour tenter d'éclaircir les circonstances de la mort de Michel Lovichi et de son fils, également prénommé Michel, décédés respectivement à 52 et 29 ans. Ils ont été tués le 11 octobre 1999 dans leur bar "Le rétro" par un homme portant une cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse. Aucun des quatre clients alors présents dans l'établissement n'a identifié le tireur. Quelques jours plus tard, les enquêteurs interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu, qualifié de violent, qui aurait eu un différend avec les victimes peu auparavant. Mis en examen pour assassinat, l'accusé a de nouveau nié devant la Cour toute responsabilité, comme il le fait depuis son interpellation. Cette affaire ne présente aucun caractère politique, les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes "sans histoire" et "ne se connaissant pas d'ennemi".

Le mardi 26 février 2002 : Cargos explosifs : Corsica Nazione alerte l'Assemblée de Corse sur le transport maritime des produits dangereux. Le mouvement nationaliste met en cause le traitement de ces matières, leurs stockages et leurs conditions de transports et préconise l'achat d'un navire spécialement adapté à ce type de transport

Le Mercredi 27 Février 2002 : suite à l'occupation pacifique du Rectorat à Aiacciu par des militants de la Ghjuventù Indipendentista et de l'Associu di i Liceani Corsi, l'assaut est donné par les forces de répression. Sans ménagement et avec violence, les jeunes militants sont évacués manu militari par des fauves surexcité sous le commandement d'un commissaire fraîchement promu... Suite au matraquage violent, une étudiante, pris de vomissement et d'étourdissements a été amené d'urgence à l'hôpital de la miséricorde à Aiacciu. Les manifestants avaient demandé aux policiers présent de prévenir les secours, choses qu'à confirmer verbalement le commissaire présent sur les lieux aussitôt démenti par les pompiers arrivés sur les lieux suite à l'appel d'un étudiant.

Le Mercredi 27 Février 2002 : Une peine de prison de 18 mois avec sursis a été requise à l'encontre de Jean Martin Verdi, ex-gérant de l'ancienne entreprise de convoyage de fonds Bastia Securita, jugé mercredi 27 février en appel après avoir été condamné à 18 mois, dont six ferme, le 2 octobre. L'avocat général a également requis la confirmation d'une amende de 7.623 euros d'amende à l'encontre de Jean-Martin Verdi, jugé pour abus de biens sociaux. Il a par ailleurs demandé la confirmation des peines de Christophe Pieri, fils du responsable nationaliste Charles Pieri, condamné à dix-huit mois avec sursis et 4.574 euros d'amende, et de l'avocate Marie-Hélène Mattei, qui avait écopé d'une peine de quinze mois avec sursis et 4.574 euros d'amende, pour recel d'abus de biens sociaux. Le délibéré a été fixé au 27 mars. La justice reproche à Jean-Martin Verdi d'avoir continué à verser un salaire à François Santoni, assassiné le 17 août 2001, alors qu'il était en détention entre le 17 décembre 1996 et le 10 novembre 1998, ainsi qu'à Christophe Pieri, détenu entre octobre 1998 et février 1999. Marie-Hélène Mattei était poursuivie pour avoir profité du traitement versé à François Santoni, qui était alors son compagnon, via un compte joint. Les avocats de la défense ont réclamé la relaxe de leurs clients, en arguant qu'aucune disposition du droit du travail n'interdit à un employeur de payer le salaire d'un employé en détention provisoire

Le Jeudi 28 Février 2002 : Affaire Pietrosella : nouveau procès. Mathieu Filidori est blanchit dans cette affaire. Neuf nationalistes corses ont été renvoyés devant les assises dans l'affaire de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella au cours de laquelle avait été dérobée l'arme utilisée pour assassiner le préfet Erignac. L'assassin présumé du préfet Claude Erignac, Yvan Colonna, en fuite depuis mai 1999, est également poursuivi dans le dossier Pietrosella mais n'est pas renvoyé devant les assises à ce stade, les juges d'instruction ayant disjoint son cas du reste du dossier. Huit des neuf personnes renvoyées devant une cour d'assises spécialement composée, compétente en matière de terrorisme, sont poursuivies dans l'affaire de l'assassinat du préfet Erignac. Il s'agit d'Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Le parquet a demandé leur renvoi devant les assises dans le dossier Erignac. Les juges d'instruction vont se prononcer dans les semaines à venir. Le dossier de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, en septembre 1997, a été joint aux enquêtes concernant les attentats commis dans la nuit du 10 au 11 novembre 1997 à Vichy, et le 4 septembre 1997 contre l'Ecole nationale d'administration (ENA) à Strasbourg. Dans son ordonnance de renvoi, signée lundi 25 février, et conforme aux réquisitions du parquet, le juge d'instruction antiterroriste Gilbert Thiel a en revanche accordé un non lieu au militant nationaliste Mathieu Filidori. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 1997, un commando avait maîtrisé deux gendarmes de la brigade de Pietrosella, dérobé leurs armes ainsi que des uniformes et des formulaires administratifs et dynamité la gendarmerie. Cinq mois après le plasticage, le 6 février 1998, le préfet Claude Erignac était abattu en pleine rue à Ajaccio. Le pistolet automatique Beretta, dérobé dans la gendarmerie, était retrouvé à quelques mètres du corps de la victime. Plusieurs communiqués anonymes de revendication avaient permis d'établir un lien entre ces différentes actions terroristes. La loi sur la présomption d'innocence, entrée en vigueur le 1er janvier 2001, autorise les avocats des personnes renvoyées devant les assises à contester l'ordonnance de renvoi devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris qui doit alors, à son tour, se prononcer sur le dossier. Au terme de la procédure, le dossier Pietrosella pourrait être joint au dossier Erignac en vue d'un procès unique.

Le jeudi 28 Février 2002 :Lycées : manifestations pour le corse : Des lycéens bloquent des cours et descendent dans la rue à l'appel du syndicat Gjhuventu Indipendentista. Près de 500 d'entre eux sont rassemblés devant le rectorat à Ajaccio où une délégation a exposé des revendications relatives à l'enseignement de la langue corse. A Bastia, quelques dizaines de lycéens se sont rassemblés devant les grilles de la préfecture où un étudiant a été interpellé

 
Archive vidéo : Législatives 2002 UPC - SCELTA NOVA - MOSSA NAZIUNALE (France 3 Corse)

 

 
Archive vidéo : Législatives 2002 I VERDI CORSI (France 3 Corse)

 

 
Mars

Le Vendredi 1er Mars 2002 : Manifestations lycéennes : Les rassemblements devant les préfectures dégénèrent. Mobilisés pour l'enseignement de la langue corse, des lycéens se sont rassemblés devant les préfectures de l'île. . 

Le Mardi 2 Mars 2002 : Stéphane Naseddu, 27 ans, a été condamné samedi 2 mars à Ajaccio à une peine de 30 ans de prison, dont 22 incompressibles, par la cour d'assises de Corse-du-Sud devant laquelle il comparaissait depuis mardi pour le double assassinat d'un patron de bar et de son fils, tués dans leur établissement en octobre 1999 à Monaccia d'Aullène. Dans son réquisitoire, l'avocat général Philippe Toccanier avait requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Durant le procès, l'accusé a nié toute responsabilité dans ce double assassinat comme il l'a fait depuis son interpellation. La défense avait demandé l'acquittement affirmant que ce procès était celui de la rumeur qui "avait été prépondérante à tous les stades de l'enquête et qui avait guidé les pas des gendarmes". "Je ne m'autoriserais jamais à requérir une peine aussi lourde sur la fois de simples rumeurs. je le fais parce que j'ai l'intime conviction que M. Naseddu est coupable et parce que cela repose sur des évidences et des faits matériellement prouvés", avait expliqué l'avocat général. Les deux victimes, Michel Lovichi, 52 ans, et son fils, également prénommé Michel, 29 ans, ont été tués le 11 octobre 1999 dans leur bar "Le rétro" par un homme portant une cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse. Aucun des quatre clients alors présents dans l'établissement n'a identifié le tireur. Quelques jours plus tard, les enquêteurs interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu, qualifié de violent, qui aurait eu un différend avec les victimes peu auparavant. Cette affaire ne présente aucun caractère politique, les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes "sans histoire" et "ne se connaissant pas d'ennemi" 

Le Mardi 5 Mars 2002 : Un a a visé dans la nuit de mardi a mercredi le garage privé de Dominique Bucchini et l'un de ses véhicules a été détruit .

Le Mardi 5 Mars 2002 : Manifestation à Corti, Bastia è Aiacciu pour la Langue Corse : Une manifestation qui dégénère à Corti, La manifestation régionale des étudiants et des lycéens pour l'officialisation de la langue corse a dégénéré dans la soirée à Corti. Certains jeunes gens se sont opposes aux forces de l'ordre et le directeur départemental des renseignements généraux a été retenu pendant une heure par un groupe de manifestants avant d'être libéré. Un étudiant a été interpellé auparavant par les gendarmes. .  Le Neveu de Petru Albertini a été interpellé....  Un milliers de manifestants à Corte et quelques centaines à Bastia. Bataille rangée sur le boulevard Paoli et affrontements à Corte. 

Le Mercredi 6 Mars 2002 : Le pourvoi en cassation de Marie-Hélène Matteï et Dominique Rossi, condamnés le 29 mai 2001 par la cour d'appel de Paris pour la tentative d'extorsion de fonds de 1996 visant le propriétaire du golf de Spérone a été rejeté mercredi 6 mars. La peine de 3 ans d'emprisonnement dont un an avec sursis d'M.H. Matteï et celle de 2 ans d'emprisonnement de D. Rossi, sont donc devenues définitives et exécutoires. Les deux prévenus étaient également frappés d'une interdiction de leurs droits civiques pour 5 ans. La tentative d'extorsion de fonds de 600.000 EUR avait visé en 1996 Jacques Dewez, le propriétaire du golf de Sperone et du luxueux domaine qui l'entoure. Les prévenus avaient été condamnés pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme" et "complicité de tentative d'extorsion de fonds en relation avec une entreprise terroriste".

 Le Vendredi 8 Mars 2002 : L'avocat Vincent Stagnara de l'avocate Marie Hélène Mattei est déçu. La Cour de Cassation rejette le recours de Marie-Hélène Mattei, L'avocate et ancienne dirigeante nationaliste avait été condamnée dans le cadre de l'affaire de Sperone. Elle devra retourner en prison ainsi que Dominique Rossi.

Le mardi 12 Mars 2002 : Les Nationalistes en campagne !!!! En pleine campagne  présidentielle, Corsica Nazione  et  Indipendenza durcissent le ton. Lors d'une conférence presse donnée à Ajaccio mardi 12 mars, les mouvements nationalistes Corsica Nazione et Indipendenza ont appelé les Corses à se mobiliser pour établir "un rapport de force politique avec l'Etat afin de réussir la deuxième étape du processus de Matignon après l'échec de la première". "L'absence de toute avancée impose aujourd'hui une situation nouvelle qui nous amène à reconsidérer nos rapports avec l'Etat et sa classe politique en Corse", ont ainsi déclaré François Sargentini, membre de l'exécutif d' Indipendenza et Jean-Guy Talamoni de Corsica Nazione à l'assemblée de Corse. Les nationalistes ont tiré de nouveau un bilan négatif du processus estimant que seul le rapport de force politique était de nature à permettre, à la possible étape 2004, de constituer un réel processus de paix. Pour les nationalistes, cette deuxième étape est essentielle car elle comporte des promesses de forte autonomie, avec une évolution institutionnelle. Concernant les prochaines échéances électorales, Jean Guy Talamoni a rappelé que la présidentielle n'était pas la préoccupation principale des nationaliste car "franco-française". Le chef de file de Corsica Nazione a toutefois estimé que la Corse ne devait pas être laissée de côté des débats.

 

Le mardi 12 Mars 2002 : Soutien à un directeur sans poste : La société d'aménagements fonciers ( SAFER ) est toujours en attente . Les agriculteurs ont demandé ce matin au président de la Société d'Aménagements Fonciers et d'Établissement Rural de ne prendre aucune décision concernant le poste de directeur tant que la situation de Maurice Lucciani n'est pas tranchée par la justice . Celui-ci, nommé il y a quatre ans, n'a jamais pu exercer ses fonctions .

Le mercredi 13 mars 2002 : " Indépendantiste corse , mémoires d'un franc tireur. " C'est le titre de l'ouvrage signé Pantaleon Alessandri, l'un des fondateurs et chefs du FLNC. Interview de Pantaleon Alessandri sur le site de France 3 Corse. Pantaléon Alessandri, l'un des fondateurs du FLNC, Front de Libération Nationale de la Corse, vient de publier chez Calmann-Lévy une biographie qui révèle des aspects très particuliers des courants nationalistes corses : "Indépendantiste corse, Mémoires d'un franc-tireur". Chef militaire au nord de la Corse pour le mouvement indépendantiste, il retrace les actions, spectaculaires et parfois meurtrières, du front. Il raconte comment ce groupe s'est forgé une théorie alors que la plupart des militants étaient en prison. Et surtout comment il s'est dévoyé avec "l'impôt révolutionnaire" et les luttes de clans. Amnistié en 81 alors qu'il purgeait deux peines de 10 et 13 ans, il retourne volontairement en prison pour y tuer deux voyous, ce qui lui vaudra de retourner 5 ans en centrale où il croisera quelques durs du terrorisme, Anis Naccache ou George Ibrahim Abdallah. Libéré en 89, il refuse de reprendre sa place dans un mouvement qu'il ne reconnaît plus, tellement le front est empêtré dans les compromissions. De la mort du préfet Erignac, "qui gêne tout le monde", aux "vraix-faux" accords de Matignon, P.Alessandri dit des vérités qui surprennent et qui ne plairont pas à tout le monde mais il estime avoir un "devoir de vérité".

Le jeudi 14 Mars 2002 : Procès du M : L'affaire du mitraillage d'un hôtel d'Aregno en octobre 96 devant le tribunal  correctionnel de Paris : L'action avait été revendiquée par le FLNC canal historique. Dix personnes ont été mises en examen dans ce dossier mais quatre d'entre elles ont été depuis abattues. Le mitraillage de l'hôtel Pascal Paoli à Aregno le 27 octobre 1996 sera au cœur d'un procès en correctionnelle à Paris à partir de jeudi 14 mars, dans lequel comparaîtront six prévenus dont Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, présenté à l'époque comme un des "lieutenants" de Jean-Michel Rossi. Il avait été interpellé et écroué de janvier 1997 à septembre 1998 dans cette affaire, qui n'avait fait aucune victime. Ce mitraillage, accompagné de jets de grenades, avait été revendiqué par le FLNC-Canal historique un mois après l'attentat. L'hôtel devait héberger des gendarmes mobiles envoyés en renfort sur l'île et avait été stigmatisé dans la revendication comme un "établissement s'apprêtant à recevoir des forces répressives". L'attaque était intervenue neuf mois après la conférence de presse de Tralonca où s'étaient rassemblées des centaines de militants cagoulés et puissamment armés. Dix personnes ont été mises en examen dans cette affaire, que la justice avait démêlée grâce à l'identification d'une 306 rouge dans laquelle deux suspects avaient été identifiés. Quatre d'entre elles -dont Jean-Michel Rossi et son garde du corps Jean-Claude Fratacci- ont été abattues depuis. Les six survivants comparaissent pour dégradation aggravée, association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et détention d'armes et d'explosifs. Tous nient leur implication. Le tribunal correctionnel de Paris a égrené jeudi 14 mars, au premier jour du procès de six nationalistes corses accusés du mitraillage d'un hôtel en octobre 1996, les faibles charges pesant contre les accusés, revenant longuement sur la tension extrême qui régnait dans l'île à l'époque. Cinq ans après les faits, sur les onze personnes mises en examen (pour dégradation aggravée, association de malfaiteurs terroriste, détention d'armes), l'une a bénéficié d'un non-lieu et quatre ont été abattues. Parmi les victimes, Jean-Michel Rossi, tué en août 2000. Suite des débats vendredi, puis les 22, 23 et 28 mars. 

A CLASSER


Procès de six nationalistes

Des peines de quatre mois de prison avec sursis à deux ans ferme ont été requises jeudi à Paris à l'encontre de six militants nationalistes corses, soupçonnés d'avoir participé au mitraillage de l'hôtel Pascal Paoli d'Aregno, près de l'Ile Rousse le 27 octobre 1996. Le parquet a requis trois ans de prison dont deux ans ferme devant le tribunal correctionnel à l'encontre de Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, et 15 mois ferme à l'encontre de Jean-Baptiste Biagi, accusés tous les deux du mitraillage proprement dit de l'établissement. Deux ans de prison ferme ont été requis contre Frédéric Giuntini, chez lequel un impressionnant stock d'armes avait été découvert. Le ministère public a enfin réclamé dix mois avec sursis contre Joseph Giuntini, et quatre mois avec sursis contre Yannick Graziani et Jean-Louis Joanenc. Le FLNC-Canal Historique avait justifié l'attentat par le fait que l'établissement allait recevoir des "forces répressives", en l'occurence des gendarmes. Parmi les onze personnes mises en examen à l'origine, l'une a bénéficié d'un non-lieu et quatre ont été abattues,

Le tribunal a mis son jugement en délibéré.

Remise en liberté de Charles Pieri : mis en déliberé

La Cour d'Appel d'Aix en Provence a qui les défenseurs de Charles Pieri avait demandé une nouvelle sa remsie en liberté, a mis sa décision en délibéré au 16 avril. Rappelons que le parquet s'était prononcé contre la remise en liberté du militant nationaliste.


Le 16 Mars 2002 : Assassinat de Pierre Martinelli à son domicile de Ville-di-Pietrabugno, sur les hauteurs de Bastia. 

Le 17 Mars 2002 : Le corps de Pierre Martinelli a été retrouvé le 17 mars, au petit matin, dans sa chambre à coucher, atteint de deux décharges de chevrotines. Le parquet de Bastia qui privilégiait la piste de droit commun ne dispose que de très peu d'éléments

Le lundi 18 mars 2002 : Contestation de la politique agricole : Via Campagnola rejette les projets de l'Assemblée de Corse. Affilié à la Confédération paysanne, le mouvement Via Campagnola a présenté une critique radicale du projet agricole qu'examine l'Assemblée de Corse le 22 mars.

Le Mardi 19 Mars 2002 : Dans un communiqué authentifié le FLNC a revendiqué mardi (19 mars) cinq attentats commis ces dernières semaines en Corse, dont quatre visant des gendarmes, et annoncé qu'il "répondra systématiquement aux menées répressives de l'Etat français". Dans son communiqué, le FLNC revendique une action contre la gendarmerie de Peri, près d'Ajaccio, ainsi qu'une opération commando menée le 3 février contre deux villas en construction appartenant à des gendarmes à Ventiseri et un attentat contre une autre villa appartenant à un gendarme à Porto Vecchio. Le mouvement endosse par ailleurs la responsabilité d'un attentat qui avait légèrement endommagé un village de vacances, fréquenté en particulier par des Autrichiens, à Calvi, indiquant que cette structure travaillait en totale autarcie et n'employait quasiment aucun personnel local. Concernant le processus de Matignon, qui avait provoqué sa démission du gouvernement en août 2000, J.P. Chevènement a critiqué Jacques Chirac, "qui s'est mis aux abonnés absents pendant toute cette affaire", mais surtout Lionel Jospin "qui a retourné sa politique à 180 degrés" à l'automne 1999. "Les accords de Matignon, c'est une bombe dont le minuteur est fixé sur 2004", avec la perspective de "l'octroi d'un pouvoir législatif", qui est, selon lui "un levier pour acheminer la Corse vers l'indépendance, qu'une majorité de Corses ne souhaitent pas".

Le Mardi 19 Mars 2002 : Aiacciu : Le meeting de  Jean Pierre Chevènement  : La journée de l'ancien ministre de l' Intérieur a été pour le moins mouvementée, Le candidat du pole républicain a été accueilli à Bastia tout d'abord puis à Ajaccio par une poignée de militants nationalistes hostiles à sa visite . Devant ces manifestations Alain Madelin est venu saluer son concurrent . Tous ces parasitages n'ont pas été du goût de Jean Pierre Chevènement mais n'ont toutefois pas empêché le candidat du pôle républicain de tenir son meeting . Une cinquantaine de nationalistes brandissant des drapeaux corses ont manifesté à Bastia contre la venue de Jean-Pierre Chevènement, chef de file des opposants aux accords de Matignon. Une distribution de tracts et des bombages avaient été auparavant effectués dans le centre de Bastia, où l'ex-ministre de l'Intérieur s'est déplacé sous haute protection policière. Cet individu a déclaré : "Corses, vous êtes aussi confrontés à un révisionnisme culturel. Je voudrais m'adresser aux jeunes qui vivent en Corse, pour leur dire que leur avenir ne passe pas par l'enfermement communautariste". Un militant d'Indipendenza a été molesté et interpellé, un militant de la Ghjuventù Indipendentista a été passé à tabac et interpellé !!

Le Mercredi 20 Mars 2002 : CRS cibles d'explosif : Une action qui a visé dans la soirée un camion de CRS en faction devant le Palais de Justice de Bastia . 3 CRS ont été choqués par une charge explosive de faible puissance lancée sur le véhicule .L'engin aurait été envoyé par dessus un muret par un ou plusieurs individus .

Le vendredi 22 Mars 2002 : Un attentat a visé vendredi matin 22 mars vers 5h un immeuble de 6 studios destinés à la location de vacances à Prunelli di Fiumorbu et appartenant à une société gérée par un continental. L'immeuble a été complètement détruit. L'attentat n'a été ni signé, ni revendiqué.

Le samedi 23 Mars 2002 : Plus de 2.000 personnes ont manifesté cet après-midi à Ajaccio pour défendre la langue et la culture corse... A l'appel d'un collectif constitué des trois syndicats étudiants représentés à l'université de Corte (Ghjuventu paolina, Consulta di i studienti corsi et Ghjuventu indipendentista), des syndicats lycéens, de plusieurs mouvements, associations et partis nationalistes, soit au total une trentaine d'organisations, la manifestation a rassemblé 1.500 personnes, selon la police, 2.500, selon les organisateurs. Le cortège s'est ébranlé derrière une unique banderole "Lingua corsa ufficiale" (langue corse officielle), portée par des étudiants. "Nous réclamons l'officialisation de la langue corse. Nous réclamons son enseignement de la maternelle à l'université sans discontinuité", a déclaré Josepha Giacometti, porte-parole du mouvement nationaliste Ghjuventu Indipendentista, au cours d'une allocution prononcée en corse.

Dans la Nuit du Samedi 23 Mars au Dimanche 24 Mars 2002 : Une tentative d'attentat à l'explosif a été commise dans la nuit de samedi à dimanche contre le domicile d'Emile Zuccarelli, maire de Bastia. Aucune Revendication. Il y a quelques années, un attentat avait été perpétré comme la porte d'entrée de l'appartement d'Emile Zuccarelli, ancien ministre de la Fonction Publique. (Une charge évaluée à 250 grammes de gel explosif avait été découverte par des policiers le 24 mars 2002 vers 01H00 devant la porte de l'appartement de M. Zuccarelli (PRG), dans le centre de Bastia. Des voisins avaient donné l'alerte après avoir croisé, dans la cage d'escalier, trois hommes cagoulés et armés qui les avaient brièvement menacés avant de prendre la fuite.

Le Dimanche 24 Mars 2002 : Le corps d'un homme d'une quarantaine d'année a été découvert dimanche soir à 20h30 dans un appartement du centre ville d'Ajaccio, dont la porte était entre- baillée. On ignore pour l'instant l'identité de la victime et les circonstances de sa mort

Le lundi 25 Mars 2002 : Agression à Isula Rossa de Maria Stella Rochi. Maria Stella Rochi Décédera après avoir échappé a son agresseur, 4 heures après... L'homme d'origine méditeranéene est recherché. Marie-Stella Rocchi, une jeune femme de 19 ans est morte dans la nuit de lundi 25 à mardi 26 mars d'un malaise cardio-vasculaire quelques heures après avoir été enlevée dans sa propre voiture et frappée par un inconnu. Marie-Stella Rocchi circulait à L'Ile-Rousse lundi (25 mars) vers 22H00 lorsqu'un individu s'est placé en travers de la route, la contraignant à s'arrêter. Sous la menace d'un couteau, il l'a forcée à le prendre à bord et s'est fait conduire sur un chemin de terre où il l'a obligée à boire de l'alcool et l'a brutalisée, sans abuser d'elle. L'agresseur s'est ensuite éloigné à pied en emportant les clés du véhicule. Sa victime a rejoint L'Ile-Rousse. Là, un ami l'a emmenée à la gendarmerie où elle a été examinée par un médecin. C'est alors que son compagnon la raccompagnait en voiture chez elle à Montemaggiore, à quelques kilomètres de là, qu'elle a succombé à un malaise. La gendarmerie recherchait toujours mardi l'auteur de l'agression, qu'elle avait pu décrire aux enquêteurs comme un homme ivre d'une quarantaine d'années.

Le mardi 26 Mars 2002 : Tentative d'assassinat mardi 26 mars vers 6h 45 à Santa Reparata di Moriani où un homme de 37 ans, Paul Silvanioli, a été pris pour cible par un tireur alors qu'il venait de quitter son domicile. Atteint de plusieurs balles au bras, il a été transporté au centre hospitalier de Bastia où ses jours ne sont pas en danger. L'agresseur a lui été interpellé et placé en garde à vue à la gendarmerie de Cervioni. On ne connaît pas pour l'instant les mobiles de son acte.

 

Le mercredi 27 Mars 2002 : Jean-Martin Verdi, le gérant de l'ancienne entreprise de convoyage de fonds Bastia Securita, l'avocate nationaliste Marie-Hélène Mattei et Christophe Pieri, fils du responsable nationaliste Charles Pieri, ont été relaxés mercredi 27 mars par la cour d'appel de Bastia dans une affaire d'abus de biens sociaux. Jean-Martin Verdi avait été condamné en première instance le 2 octobre à 18 mois de prison, dont six ferme, et 7.623 euros d'amende, Christophe Pieri à 18 mois avec sursis et 4.574 euros d'amende et Hélène Mattei à 15 mois avec sursis et 4.574 euros d'amende. Jean-Martin Verdi était poursuivi pour avoir continué à verser un salaire à François Santoni, assassiné le 17 août 2001, alors qu'il était en détention entre le 17 décembre 1996 et le 10 novembre 1998, ainsi qu'à Christophe Pieri, détenu entre octobre 1998 et février 1999. Marie-Hélène Mattei était poursuivie pour recel, soupçonnée d'avoir profité du traitement versé à François Santoni, qui était alors son compagnon, via un compte joint. En appel, l'avocat général avait réclamé 18 mois de prison avec sursis et 7.623 euros d'amende contre Jean-Martin Verdi et la confirmation des peines contre Christophe Pieri et Marie-Hélène Mattei. Les juges ont estimé, comme l'avait plaidé la défense, qu'aucune disposition du droit du travail n'interdisait à un employeur de payer le salaire d'un employé en détention provisoire. Bastia Securita a cessé ses activités en 1999. Une partie de ses actifs a été reprise par la société ESSE.

 

Le Vendredi 29 Mars 2002 : Le commissariat de Bastia et la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse) ont été mitraillés vendredi soir par des nationalistes clandestins qui ont aussitôt pris la fuite. Il n'y a pas eu de victimes !!! Vendredi, vers 21h, un tir nourri d'armes automatiques avait d'abord pris pour cible le troisième étage du commissariat de Bastia, sans faire de blessés, selon la police. Selon les premières constatations, les auteurs de ce mitraillage ont agi depuis une esplanade face à l'hôtel de police. Deux heures plus tard, une opération du même type visait les locaux de la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse). Cette deuxième action n'a pas non plus fait de blessés

Le Samedi 30 Mars 2002 : Les nationalistes du groupe sans nom ont revendiqué samedi 30 mars neuf attentats et tentatives lors d'une conférence de presse clandestine dans la région de Corte, au cours de laquelle ils ont demandé aux candidats à l'élection présidentielle de "modifier la Constitution pour donner un pouvoir législatif à la Corse". Dans un communiqué, ils ont également appelé les candidats Jacques Chirac et Lionel Jospin à "s'engager" à "prononcer une amnistie immédiate pour les patriotes corses". Le groupe sans nom, apparu fin octobre en Corse, a revendiqué les deux mitraillages qui ont visé, à quelques heures d'intervalle, dans la nuit de vendredi 29 à samedi 30 mars, la sous-préfecture de Corte ainsi que le commissariat de Bastia. Les clandestins ont par contre assuré ne pas être à l'origine de la tentative d'attentat, le week-end dernier, contre le domicile du maire de Bastia Emile Zuccarelli, tout en ajoutant: "nous en félicitons et encourageons les auteurs". Le Groupe sans nom s'est dit "loin de décréter une trêve de ses actions politico-militaires car il n'y a pas eu de geste fort allant vers nos revendications, notamment l'absence de rapprochement des patriotes corses à Borgo". Dans son communiqué, le groupe ajoute: "nous mettons en garde les forces coloniales françaises que nous réagirons avec virulence si elles continuent leurs exactions". Il ajoute cependant que "la paix reste une de nos priorités, mais elle ne sera effective que lorsqu'une vraie solution politique négociée sera mise en place". Les clandestins réaffirment leur souhait de voir les Corses se réunir en "assemblée générale" pour "déterminer les critères pour la constitution d'un corps électoral qui servira à mettre en place une assemblée nationale provisoire corse ainsi qu'à un éventuel referendum".  Le groupe sans nom a revendiqué l'attentat contre la vedette des douanes perpétré le 12 février dans le vieux port de Bastia, le mitraillage d'un cantonnement de gendarmes mobiles le 1er mars près de Calvi, le mitraillage de la façade de la préfecture de Haute-Corse à Bastia le 5 mars, la tentative d'attentat contre la trésorerie générale de Bastia le 12 mars, ainsi que les attentats contre deux villas à Lumio. Il endosse également la responsabilité d'une tentative d'attentat contre la villa dite du "roi des Belges", visée à deux reprises les 11 et 16 février, en précisant avoir déposé "deux charges de nitrate fioul de 50 kilos couplées à du cimagel".

Le 30 mars 2002 :  une paillote située sur la commune de Pianottoli-Caldarello, dont le maire est Jérôme Polverini, président de l'office de l'Environnement et de l'Association des maires de la Corse-du-Sud, a été la cible des plastiqueurs, une semaine après le Conservatoire du Littoral, installé non loin de là.

Le Dimanche 31 Mars 2002 : Une information judiciaire contre X pour assassinat a été ouverte par le parquet de Bastia à la suite de la découverte dimanche 31 mars du cadavre d'un jeune homme, mort depuis plusieurs mois, à Giuncaggio. L'autopsie du cadavre, rendue extrêmement difficile en raison de son état de décomposition avancée, a indiqué que l'homme a vraisemblablement été atteint de projectiles. Aucun élément n'a permis de déterminer l'identité de la victime, dont l'âge se situerait entre 20 et 35 ans. Le corps avait été découvert par un automobiliste dans des buissons en contrebas d'une route nationale, dans un endroit isolé.

 
Avril

Dans la nuit du Lundi 1er Avril au Mardi 2 Avril 2002 : Dans la nuit de lundi à mardi, une charge a explosé devant le bar, brisant sa vitrine et endommageant une voiture stationnée. I Fratelli avait déjà été visé par un attentat en novembre 2001. Ces actes, qui seraient liés à un différend d'ordre privé ou commercial, n'ont pas été revendiqués.

Le Mercredi 3 Avril : Le travail a repris mercredi 3 avril à la DDE de Corse-du-Sud après une longue grève de quatre mois entamée en décembre par les agents pour réclamer un meilleur régime indemnitaire et des assurances sur le changement de statut provoqué par la loi sur la Corse du 22 janvier. Les agents ont voté mardi (2) la reprise du travail après avoir été reçus, la semaine dernière, par le ministre de l'Equipement, Jean-Claude Gayssot, qui a accepté certaines de leurs revendications, comme la prise en compte financières des spécificités des conditions de leur travail en Corse. Par ailleurs, une mission ministérielle va étudier les conséquences des évolutions du statut des agents qui s'apprêtent à passer, d'ici 2004, sous la coupe de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) dans le cadre des transferts de compétences prévus par la nouvelle loi. Lancée le 5 décembre, la grève des services de l'équipement, qui emploie près de 500 personnes en Corse-du-Sud, a fortement perturbé l'activité des entreprises de BTP, notamment en stoppant la délivrance des permis de construire.

Le Mercredi 3 Avril : Arrestation d'un militant du parti Indipendenza, le Comité Anti-Répression appel à se mobiliser devant le commissariat D'Aiacciu dans la Soirée. Arrestation aussi d'une autre personne.

Le Jeudi 4 Avril 2002 : Un attentat à l'explosif a visé dans la soirée une caserne de gendarmerie dans le centre d'Ajaccio, brisant plusieurs vitres de bureaux et d'appartements et endommageant des véhicules. Une charge, évaluée à 300 grammes selon les premières constatations, a été lancée par un inconnu à 21H17 par dessus le mur d'enceinte de la caserne Bacchiochi qui abrite le groupement de gendarmerie de Corse-du-Sud, à proximité du palais de justice.

Dans la nuit du Jeudi 4 Avril au Vendredi 5 Avril 2002 : Un bar d'Ajaccio a été fortement endommagé dans la nuit de jeudi à vendredi par un attentat, le deuxième le visant depuis le début de la semaine. La salle du bar I Fratelli, situé dans la rue principale d'Ajaccio, a été dévastée à 03H40 par l'explosion d'une charge, évaluée à 1 kg, dont l'effet de souffle a également détruit un mur.

Le jeudi 4 avril 2002 : Un bungalow a été endommagé plusieurs autres dans l'enceinte du Club Méditerranée à Lumio, près de Calvi (Haute-Corse).  Un commando a fait irruption peu avant 22H00 dans le complexe, situé dans la Marine de San Ambrogio, avant de placer plusieurs charges devant des bungalows. L'un d'entre eux a été détruit, deux autres ont été fortement endommagés et une dizaine d'autres légèrement.

Le Vendredi 5 Avril 2002 : Les deux négociateurs nationalistes du processus de Matignon, Jean-Guy Talamoni et Paul Quastana, seront candidats aux élections législatives en Haute-Corse et en Corse-du-Sud. Corsica Nazione présente par ailleurs François Sargentini, l'un des responsables du parti Indipendenza, dans la deuxième circonscription de Haute-Corse, à Corte, et Jean-Marie Poli, l'un des porte-paroles du Comité anti-répression, dans celle d'Ajaccio.

Le Vendredi 5 Avril 2002 : Deux ans de prison largement assorti de sursis ont été requis vendredi 5 avril devant le tribunal correctionnel de Bastia contre Dominique Bursachi, un retraité de 70 ans, soupçonné d'avoir provoqué en août 2000 le gigantesque incendie d'une des plus belles forêts de Corse à cause d'un différend entre chasseurs aux sangliers. Dominique Bursachi, qui avait reconnu les faits devant les enquêteurs avant de se rétracter, a de nouveau nié toute responsabilité, déclarant ne se souvenir ni de l'incendie ni de ses aveux. Son avocat a plaidé la relaxe, arguant que son client faisait un "coupable idéal"

Le 5 Avril 2002 : Deux jeunes Maghrébins agressés à L'Ile-Rousse : Alors qu'ils quittaient une résidence où ils étaient venus rendre visite à des amis deux immigrés ont été attaqués, vendredi soir, par quatre hommes encagoulés. L'une des deux victimes a été blessée par un pistolet à grenailles et hospitalisée. Cette agression, a soulevé une désapprobation quasi générale. Profitant de l'émotion provoquée par le décès de la jeune Maria-Stella Rocchi, 19 ans, et demi, survenu après une agression le 25 mars dernier, certaines personnes se laissent aller depuis à des penchants xénophobes. Plusieurs tracts anonymes entachés de propos racistes ont en effet circulé dans la microrégion. Le siège de « l'Union des Marocains en Balagne » a également été mitraillé et des inscriptions « Arabi fora » fleurissent sur les murs de la cité paoline.

Le Samedi 6 Avril 2002 : Le Comité Anti-Répression était présent pour accueillir a sa manière le Candidat Jospin... Banderolles, Slogans et Revendications d'un traitement politique des prisonniers politiques. Lionel Jospin a annoncé un "contrat pour la Corse" qui "comportera notamment de nouvelles avancées institutionnelles". "Une révision de la Constitution rendra possible ces avancées en même temps qu'elle permettra la consultation des Corses sur ce projet".... Il a réaffirmé qu'il n'était pas question d'amnistie pour les assassins du préfet de Corse Claude Erignac, abattu le 6 février 1998 à Ajaccio. !!!

Le Samedi 6 Avril 2002 : l'ACA accède à la Division 1. Bastia perd son match, son maintien en D1, n'es toujours pas assuré.

Le Lundi 8 Avril 2002 :  Jacques Chirac s'est déclaré, lundi, "très réservé" sur le projet de consultation des Corses avancé par Lionel Jospin, faisant valoir que "donner le droit à chacun de s'exprimer sur l'unité de la République est extrêmement dangereux".

Le Lundi 8 avril 2002 : Huit dockers d'une petite société de manutention corse observent une grève qui a contraint la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) à dérouter deux de ses navires à destination de L'Ile-Rousse et Calvi (Haute-Corse), a annoncé l'entreprise publique. Les huit manutentionnaires de la SOMABA, société d'acconage de L'Ile-Rousse, ont déposé samedi un préavis de grève jusqu'au 18 avril pour "obtenir immédiatement une prime d'ancienneté de 10% au moins du salaire mensuel", selon leur porte-parole Michel Magnardi, militant du Syndicat des travailleurs corses (STC).

Le lundi 8 Avril 2002 : L'organisation syndicale CGT-GNC du centre EDF-GDF Corse a tenu une conférence de presse pour dénoncer la situation politique au sein de l'entreprise. Aux côtés d'Antoine Mandrichi, secrétaire général CGT, et de Patrick Maurel, responsable de l'union départementale 2A, une délégation nationale de la fédération des Mines-Energies avait fait le déplacement notamment Denis Cohen, secrétaire national ; Jean-Claude Dougnac, responsable de la branche Energie, et Maurice Durand, responsable du collectif régional PACA-Corse. Dix-huit conseils de discipline en trois mois, une révocation, des harcèlements, un climat délétère... D'entrée le secrétaire général de la CGT a dénoncé les relations qui se sont nettement détériorées, depuis quelque temps, entre la direction et le personnel. Ils ont mis surtout en avant l'emprisonnement de deux agents de la centrale du Vazzio, après le saccage de celle-ci au cours de la journée d'action du 15 novembre. « Il y a six ans jour pour jour, un hélicoptère d'EDF s'écrasait dans l'Extrême Sud faisant quatre morts. A l'heure actuelle aucune, responsabilité n'est établie, rien de concret n'est mis en exergue. Par contre, deux salariés sont poursuivis depuis trois mois et incarcérés depuis vingt jours pour avoir saccagé des locaux. Est-ce normal ? » a relevé Antoine Mandrichi en dénonçant la justice à deux vitesses « Nous avons condamné les faits et il est normal que la justice passe. Mais elle doit être identique pour tout le monde ». « Nous exigeons la libération immédiate des deux salariés ». Entre colère et indignation, il a ajouté : « Le mouvement syndical est là pour défendre les salariés, le service public, pour faire avancer les choses. On a la nette impression qu'on essaye d'affaiblir le mouvement à travers toutes ces actions. »

Le Mardi 9 Avril 2002 : A Manca Naziunale présente ses candidats pour les élections législatives.

Le Mardi 9 Avril 2002 : Le juge antiterroriste Gilbert THIEL a mis en examen à Paris, un habitant d'Aiacciu, interpellé la semaine dernière avec une autre personne dans le cadre d'une enquête sur une tentative d'attentat à la poubelle piégée contre un camion de CRS en décembre 2001. La deuxième personne avait été relâchée. Francis Nivaggioli inconnu des services de police et non militant a été mis en examen pour "complicité d'association de malfaiteurs et complicité de tentative de destruction de biens immobiliers appartenant à autrui par effet d'une substance explosive, infractions en relation avec une entreprise terroriste". Il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Une autre personne déjà arreté dans le cadre de ce dossier est toujours détenue.

dans la nuit de mercredi 10 Avril 2002 au jeudi 11 Avril 2002 :  Un attentat à l'explosif a été commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un bar-glacier de Porticcio, station balnéaire située sur la rive sud du golfe d'Ajaccio (Corse-d-Sud), a-t-on appris auprès de la gendarmerie. L'explosion qui s'est produite peu après 3h40 visait le "Sextant", situé à environ 100 mètres de la mer. La charge était disposée devant la porte d'entrée et a provoqué des dégâts "assez importants" mais n'a pas fait de blessé. Cet attentat n'a pas été revendiqué

Le Mercredi 10 Avril 2002 : Des agriculteurs de la FDSEA, mécontents à la suite de coupures d'eau, ont occupé mercredi 10 avril les locaux de l'Office Hydraulique à Bastia. Ces coupures seraient consécutives à des factures impayées

Le Jeudi 11 Avril 2002 : Deux villas inoccupées ont été plastiquées jeudi soir en Corse. Il n'y a pas eu de blessés. Les villas étaient situées route du Littoral, sur la commune de Pianottoli-Caldarello, en Corse-du-Sud. Les deux charges, estimées chacune à six kilogrammes de dynamite et placées dans des fûts de bière, puis disposées aux issues, au centre et à l'extérieur des deux résidences secondaires, ont explosé vers 23h30 et ont détruit les villas à 70%. L'une des maisons appartient à un artiste nommé Moroni, vivant a Monaco, et l'autre à Jean-Louis Vinciguerra, un cadre de France Télécom résidant sur le continent. Selon les indications  ces villas étaient relativement isolées dans le secteur du camping Kevano, elles ont été bâties, il y a respectivement 23 et 30 ans. Jérome Polverini a déclaré : « Les deux maisons criminellement détruites, hier, ont été respectivement autorisées il y a un quart de siècle, pour la maison Hardy le 6 aout 1972, pour la maison Liautaud le 15 juin 1979, c'est-à-dire dans les deux cas fort légalement puisque antérieurement à la directive d'aménagement du 27 septembre 1979 qui a édicté, pour la première fois, l'interdiction de construire dans la bande des 100 mètres. Depuis cette époque un refus systématique a toujours été opposé aux demandes de permis de construire dans cette bande y compris aux extensions nettes à partir du moment où l'administration les a elles-mêmes interdites (...). 

Le Jeudi 11 Avril 2002 : Une charge explosive de faible puissance contre un restaurant de la résidence San Damiano lieu dit "Tépina" commune d'Algajola. 

Le Jeudi 11 Avril 2002 : Affaire Attentats de Strasbourg 97, Pietrosella et vichy. Quatre prévenus demandent le non lieu : Jean Castela, Vincent Andreuzzi, Jean Philippe Antolini et Marcel Istria.

Le 12 Avril 2002 : Après la proposition de Corsica Nazione-Indipendenza : ANC et Elections législatives : Réuni le vendredi 12 avril à Corte, l'Exécutif de l'ANC a pris connaissance de la proposition de Corsica Nazione -Indipendenza offrant la place de suppléant à l'ANC dans la circonscription d'Ajaccio aux élections Législatives de Juin. Sans entrer dans certaines divergences de fond qui auraient pu aisément se résoudre dans le cadre de la prise en compte des 14 points de la démarche Unità, et tout en comprenant les difficultés rencontrées par les uns et les autres dans ces désignations de candidats, l'ANC se voit néanmoins contrainte de décliner l'offre qui lui est faite, considérant la proposition insuffisante au plan des quatre circonscriptions.  Elle remercie toutefois Corsica Nazione-Indipendenza d'Ajaccio pour leur volonté de privilégier l'union dans les faits.

Le Samedi 13 Avril 2002 : Aiacciu : Manifestation à l'appel d'une trentaine d'associations et de partis politiques pour défendre les droits des Palestiniens. L'un des défilés les plus importants s'est formé en Corse, où près de deux mille personnes ont manifesté dans le calme à Ajaccio (Corse-du-Sud). Le cortège, parti de la place de la gare, a remonté le cours Napoléon, artère principale d'Ajaccio, pour s'arrêter devant la préfecture de région. Les manifestants ont demandé le déploiement d'une force d'interposition.

Le Samedi 13 Avril 2002 : Les gendarmes de Borgo ont fait samedi (13 avril) une macabre découverte sur la plage de la Maraninca à Borgo : le corps d'un homme d'une trentaine d'années dont la mort semblait remonter à la veille. Une autopsie aura lieu en début de semaine afin de déterminer les raisons du décès.

Le Samedi 13 Avril 2002 : Une voiture présumée « piégée » a été neutralisée par les forces de l'ordre, samedi soir, à Bastia. Le fait qu'elle stationnait de nuit devant le palais de justice et que sa plaque d'immatriculation correspondait à celle d'un véhicule « signalé » volé a suffi à déclencher le branle-le bas au sein des forces de l'ordre. Au bout du compte, il s'est avéré que le véhicule est la propriété légitime d'un couple tranquille qui se trouvait au cinéma. Cherchez l'erreur.

Le Dimanche 14 Avril 2002 : Le corps d'un éleveur de 71 ans, Mathieu Ettori, tué d'au moins une décharge de chevrotine dans le dos, a été retrouvé dans un champ dimanche matin (14 avril) à Olmeto. Mathieu Ettori a été retrouvé par un membre de sa famille, alors qu'il gisait dans son champ. Son corps a été transporté à la morgue du centre hospitalier d'Ajaccio pour être autopsié. Les mobiles du meurtre, qui n'aurait aucun caractère politique, n'étaient pas connus dans l'immédiat.

Dans la Nuit de Dimanche à lundi 15 Avril 2002 : L'explosion d'une charge de faible puissance a soufflé cette nuit la porte d'entrée d'un bar situé dans la galerie marchande d'un hypermarché à Corte. L'attentat n'a été ni signé, ni revendiqué.

publié le 15 / Le ?? Avril 2002 : Dans un communiqué, « les emplois jeunes STC se déclarent satisfaits des premiers résultats d'une grève qui a duré 12 jours et qui a vu une multitude d'actions menées dans l'unité, par des jeunes adhérents de différentes organisations syndicales. Pour la première fois et grâce à cette mobilisation exemplaire, les pouvoirs publics ont reconnu le bien fondé des revendications des aides éducateurs et au-delà, de l'ensemble des emplois jeunes qui craignent pour leur avenir. La réunion du mardi 2 avril entre le recteur, le directeur régional du travail, le directeur régional de l'ANPE et une délégation d'aides éducateurs qui a été suivie par un conseil académique vendredi 5 avril, a porté ses fruits : mise en place de réunions de travail dès la rentrée avec les représentants des pouvoirs publics ; création d'un comité de pilotage de l'ANPE, campagne de promotion et forum en faveur des aides éducateurs ; mise en contact direct au mois de juin des aides éducateurs avec leur ministère ; retenue d'une journée symbolique de grève sur les douze. Enfin, les emplois jeunes du STC vont tout mettre en œuvre pour que les directions de toutes les organisations syndicales travaillent dans l'unité, pour faire du dossier « emplois jeunes » une des priorités de la rentrée sociale de septembre 2002 ».

Le lundi 15 Avril 2002 : Lors d'une conférence de presse donnée Lundi 15 avril à Bastia, le Comité Anti Répression a dénoncé une nouvelle fois la détention indéfiniment prolongée qui, loin d'être l'exception prévue par la loi, est devenue la règle pour les prisonniers politiques corses. Le mouvement dénonce les conditions de détention qui leur sont imposées et qu'il qualifie "d'indignes d'un pays se présentant volontiers comme la patrie des droits de l'homme". Et de citer en vrac les Privations de courrier, de visites, de parloir ; les interdictions d'accès aux bibliothèques, aux cours de gymnastique, les mises au secret dont seraient l'objet les prisonniers corses. Le CAR demande toujours le regroupement des prisonniers dans un seul et même centre de détention, ce qui, selon lui, contribuerait fortement à détendre l'atmosphère, à apaiser rancœurs et rancunes et à faciliter la recherche d'une solution politique. En pleine période électorale, le CAR demande aussi solennellement au peuple corse, à ses représentants élus, à tous les partis et mouvements politiques de prendre une position officielle sur la remise en liberté des prisonniers politiques corses.

Le Mardi 16 Avril  2002 : Arrestation dans le Nebbiu d'une militante nationaliste, elle a été relâché dans l'après midi. Leria Franceschini a été interpellée

Le Mardi 16 Avril 2002 : Visite de Jacques Chirac en Corse. Devant quelque 1.500 personnes rassemblées sous un chapiteau sur les terrains de l'aéroport de Bastia-Poretta, Jacques Chirac a affirmé mardi 16 avril à Bastia qu'il n'accepterait pas que la Corse soit écartée d'une façon ou d'une autre de l'ensemble français et a appelé à sortir de l'ambiguïté sur l'avenir de l'île. "Les Corses ont besoin que soit mis définitivement un terme à la violence qui sape les fondements mêmes de la paix sociale sur l'île, qui empêche tout démarrage sérieux des investissements privés, qui écoeure les bonnes volontés. S'agissant du statut, je vous le dis simplement mais solennellement je n'accepterai pas demain, en 2004 ou en quelque autre date ce que j'ai refusé hier. Je n'accepterai pas que la Corse soit écartée d'une façon ou d'une autre de l'ensemble français. La République est une, la loi s'applique à tous et seul le Parlement peut la voter", a-t-il déclaré. Pour le candidat, cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas profondément modifier l'architecture des pouvoirs entre l'Etat et les collectivités locales. Il a rappelé sa proposition d'une révision de la Constitution pour donner plus de pouvoirs aux citoyens et faire en sorte que les décisions soient prises au meilleur niveau de compétence et d'expérience. "La Corse, les Corses participeront naturellement au grand débat national sur ce sujet que j'appelle de mes voeux et au référendum national qui devra le conclure. Je suis sûr qu'ainsi nous moderniserons notre pays et que nous donnerons à la démocratie sociale comme à la démocratie locale les vocations qui sont les leurs, être les moteurs du progrès, ceci naturellement qu'il s'agisse du continent ou de l'île, dans un même et unique ensemble français", a-t-il dit. Le président sortant a également assuré qu'il veillerait à ce que l'Etat tienne les engagements contenus dans la loi du 22 janvier 2002 sur l'avenir de la Corse. "Rien ne serait plus dangereux que de retarder ou de rétrécir les dispositions prises, tant en matière de transferts de compétence que de mise en oeuvre des mesures fiscales ou de développement économique", a-t-il dit Le sénateur DVD de Haute-Corse Paul Natali, Jean Baggioni, président RPR du conseil exécutif de l'assemblée territoriale de Corse, et le député DL Paul Patriarche étaient aux côtés de Jacques Chirac sur la tribune. REACTIONS : Emile Zuccarelli a d'ores et déjà réagit aux déclarations de Jacques Chirac. Dans un communiqué le maire de Bastia déclare : " Les déclarations du candidat Jacques Chirac quant à l'avenir de notre région pourraient être intéressantes si elles ne venaient pas d'un homme qui, occupant la plus haute fonction dans la république, est resté silencieux tout au long des discussions du processus dit de Matignon. Se contentant simplement, de ci de là, de propos destinés, d'abord, à ne fâcher personne. Ni les tenants ni les opposants au processus. Aujourd'hui à 4 jours de l'élection présidentielle Jacques Chirac découvre les dangers d'une dérive institutionnelle notamment à travers la dévolution d'un pouvoir législatif dont ses principaux soutiens auto-proclamés dans l'île, comme José Rossi et Jean Baggioni, ont été les promoteurs" Et Emile Zuccarelli de conclure : "Les Corses mesurent combien les propos de dernière minute de Jacques Chirac sont à visée purement électoraliste. Ils le savent, le seul vote sans ambiguïté dimanche pour affirmer leur attachement à la place de la Corse dans la République est le vote pour Jean Pierre Chevenement". André Vallini, un des porte-parole de Lionel Jospin, a lui affirmé que Jacques Chirac n'avait aucune leçon à donner au Premier ministre-candidat sur la Corse. "Jacques Chirac, en nouvelle Madonne des aéroports, a consacré quelques heures à la Corse sur les tarmacs d'Ajaccio et de Bastia pour énoncer quelques formules d'évidence sur le Parlement qui fait la loi ou la République une et indivisible. Son action pour la Corse depuis 25 ans se résume en fait au drame d'Aléria lorqu'il était Premier ministre en 1975 et aux négociations secrètes avec les indépendantistes en 1996. Il n'a donc aucun leçon à donner à Lionel Jospin dont l'action courageuse, et au grand jour, a commencé à dessiner l'avenir de l'ile, son développement économique et social et le retour à la paix de la Corse dans la République" écrit A. Vallini dans un communiqué.

Le mardi 16 Avril 2002 : La Ghjuventù Indipendendista communique : Le premier procès suite aux interpellations de ceux qui défendaient leur langue aura lieu le MARDI 30 AVRIL A BASTIA. ANTO OCCHIONI : 17 ans membre de la GI BASTIA passera devant le tribunal correctionnel de Bastia.Rappelons que ce jeune garçon avait ete interpelle le lundi 4 mars alors qu il circulait en ville ,et qu on lui reproche sa participation au manifs des jours precedents. Un second procès est prévu le 29 JUIN pour PM NICOLAI. D'autre militants de la GI (SEBASTIEN QUENOT, HERVE SENTELLI,JM PRESCELTI)seront entendu par les services de répression coloniale dans les prochain jours. La GI apporte son soutient a touts les militants poursuivis et demande l arrêt immediat de toutes ces poursuites! LA REPRESSION NE FERA QU ACCROÎTRE NOTRE DÉTERMINATION!!!!!

Le Mardi 16 Avril 2002 : Une dizaine de personnes appartenant au milieu du grand banditisme corse ont été interpellées, mardi 16 avril, par les gendarmes, à Bastia, Marseille et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations, qui concernent cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à Bastia, font suite à une série de règlements de comptes et de vols à main armée. Les gendarmes agissaient sur commission rogatoire d'un juge de Bastia.

dans la nuit de mercredi 17 Avril 2002 à jeudi 18 Avril 2002 : Un attentat à l'explosif a été commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un camping d'Algajola (Haute-Corse). Une charge de faible puissance avait été déposée devant l'entrée de la supérette de cet établissement appartenant à Olivier Loverini. L'explosion a provoqué des dégâts légers. Il était environ 23 h 30 lorsque l'explosion s'est produite, dans l'enceinte du camping de la plage, situé dans la plaine d'Aregno, sur la ligne droite d'Algajola.

Le Jeudi 18 Avril 2002 : Arrestation de nouveau de la militante nationaliste du Nebbiu et elle a été mise en Garde à Vue. Des interpellations ont eu lieu aussi à Bastia dans les rangs nationalistes. Afin de protester contre l'arrestation à Bastia et St Florent de plusieurs colleurs d'affiche de Ghjuventù Indipendentista, le Comité Anti Repression a organisé jeudi soir (18 avril) un rassemblement devant la Gendarmerie de St Florent. En tout six personnes ont été entendu par les forces de répression, trois militants dont deux de la Ghjuventù Paolina, Jean Christophe Benedetti et Jerome Albertini seront convoqués Lundi 22 Avril par cette même justice ! Des  Militants de la Ghjuventù Indipendentista dont un militant de l'extrême sud seront eux aussi convoqués. 2 militants de la Ghjuventù Paolina,  JCB et JA sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour être entendu dans le cadre d'incidents qui aurait fait suite à l'occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi avant la manif pour l'officialisation du 5 avril.

Le Jeudi 18 Avril 2002 : La Ghjuventù Indipendentista Communique : Six personnes, proches ou militants de la Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés aujourd'hui dans la région Bastiaise. Leria Franceschini, Hervé Santelli et quatre autres jeunes ont été une nouvelle fois victimes de la répression effrénée de l'Etat Français. De plus d'autres militants ont été convoqués ces derniers jours (J.M.Prescelti, Occhioni, M. Giraschi ...) et restent sous la menace de sanctions judiciaires. Ces faits sont intolérables et témoignent d'une volonté délibérée des forces répressives de nous fragiliser voire de nous démanteler. La Ghjuventù Indipendentista tient à faire savoir qu'elle ne se laissera jamais intimider, et qu'elle reste prête à se mobiliser. Nous demandons l'arrêt immédiat de cette vague répressive ainsi que de toutes les poursuites. BASTA A RIPRESSIONI !!! A NOSCIA CUSCENZA HÈ RISISTENZA !

Le Jeudi 18 Avril 2002 : Le C.A.R communique : Les récentes auditions et interpellations de jeunes militants et sympathisants indépendantistes mettent en évidence la continuité d’une répression politico – judiciaire à l’encontre de celles et ceux qui, il y a quelques semaines, posaient avec gravité la place de notre langue et de notre culture au sein de notre société actuelle. Les agissements policiers de ces dernières heures ne sont ni plus ni moins que la suite logique de cette politique négationniste qui récuse les valeurs identitaires de notre peuple, malgré leur dimension universelle… Ils interviennent également de concert avec les propos de certains candidats à l’élection présidentielle française qui, opposés à toute approche évolutive du problème politique corse, brandissent une énième fois le spectre de l’immobilisme et de la répression, aidés en cela par quelques élus retournés pour la circonstance… Le Comité Anti Répression apporte son total soutien à toute cette jeunesse qui démontre qu’un autre avenir est possible, bâti sur des valeurs inaliénables, en dehors de toute approche réactionnaire et répressive. LOTTA GHJUVENTU, L’AVVENE SI TU !!! COMITE ANTI REPRESSION.

Le Jeudi 18 Avril 2002 : On apprend que Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la french connection, est convoqué mardi prochain à la brigade financière du SRPJ d'Ajaccio, dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. Son épouse, Arlette Colonna, devrait également être placée en garde à vue. Tous deux vont notamment s'expliquer sur les conditions de rachat de l'hôtel de luxe le Miramar, à Propriano. Les enquêteurs soupçonnent Jean-Jé Colonna d'être le véritable propriétaire de cet établissement, dont les murs ont été rachetés par Robert Feliciaggi . Jean-Jé Colonna, qui a échappé jusqu'à présent à tous les services d'enquête, sera aussi entendu pour une affaire d'emploi fictif. Sa seule rémunération officielle est un salaire de 1 524 € versé par son épouse, qui l'emploierait dans une supérette... Défendu par M e Jacques Vergès, cette figure mythique du grand banditisme devrait être également entendue dans le cadre d'une enquête pour " blanchiment ", portant sur l'exploitation du casino d'Ajaccio. Pour Jean Jé Colonna qui est sorti de sa réserve pour la première fois depuis très longtemps et répondant à une interview de notre confrère Le Parisien, il s'agit d'une machination politique, dont le but est de faire croire qu'il existe une mafia en Corse, dont il serait le parrain, qui, elle même, serait liée à des hommes politiques. "Je constate simplement que mes ennuis se produisent plus fréquemment sous les gouvernements de gauche que de droite. A travers Robert Feliciaggi, qui se présente aux prochaines élections législatives, on veut atteindre Charles Pasqua" a t-il déclaré à notre confrère.

Le Vendredi 20 Avril 2002 : Quatre membres présumés du banditisme corse, interpellés mardi 16 avril lors d'un coup de filet des gendarmes à Marseille, Toulon et Bastia, ont été mis en examen vendredi par un juge bastiais et écroués. Les quatre personnes ont toutes été mises en examen pour association de malfaiteurs, deux d'entre elles l'étant en outre pour infraction à la législation sur les armes. Elles ont été écrouées à la maison d'arrêt de Borgo. Jeudi 18 avril, un homme interpellé à Marseille avait déjà été mis en examen pour association de malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes, et écroué par le juge Charles Duchaine. La veille, un homme avait été écroué et une femme placée sous contrôle judiciaire après avoir été tous deux mis en examen pour association de malfaiteurs. Tous sont soupçonnés d'avoir pris part à des préparatifs de règlements de comptes dans le milieu. Des perquisitions ont permis de saisir de nombreuses armes de poing, des armes d'épaule, des perruques, des munitions et des gilets pare-balles. Une dizaine de personnes avaient été interpellées mardi par les gendarmes à Bastia, Marseille et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations concernaient cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à Bastia

Le Samedi 20 Avril 2002 : Communiqué de l'A.N.C : Une demi-douzaine de militants de A Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés et auditionnées ces jour-ci, d’autres ont été convoqués pour audition. Après les mobilisations de mars en faveur de la langue corse, la jeunesse corse attendait d’autres réponses à ses légitimes aspirations que celle de la répression.
L’ANC demande aux pouvoirs publics de faire cesser des manoeuvres aussi grossières qui n’ont d’autre but que l’intimidation et les pressions pour que les jeunes ne se mobilisent plus et rentrent dans le rang.
Les importantes mobilisations de mars ont montré que la jeunesse corse dans le calme et la responsabilité, à l’instar de la grande manifestation d’Ajaccio, entendaient porter jusqu’au bout leurs revendications en faveur de la langue de la culture et de l’université.
L’ANC leur apporte son soutien total et sera toujours aux côtés de cette jeunesse pour que leurs justes revendications soient enfin prises en compte.

Le Samedi 20 Avril 2002 : Le conseil municipal de Luri annoncé samedi 20 avril qu'il n'organiserait pas de scrutin présidentiel dimanche, afin de protester contre "l'intrusion de gendarmes" dans sa salle de délibérations. Les élus de Luri, un village du Cap corse comptant 750 habitants, n'ont pas supporté que des gendarmes en tenue viennent vérifier si leur maire, déclaré inéligible, continuait malgré tout d'exercer son mandat. En octobre, la cour de cassation avait condamné Dominique Cervoni à deux ans d'inéligibilité pour favoritisme et, début avril, le préfet de Haute-Corse a pris un arrêté pour faire appliquer cette décision de justice. Les gendarmes ont constaté la présence de D. Cervoni à la mairie, mais les conseillers leur ont expliqué que l'ancien maire était simplement venu discuter à bâtons rompus avec les conseillers, après la séance de délibérations. La préfecture a nommé un délégué spécial pour organiser les élections en lieu et place du maire et de ses conseillers

Le dimanche 21 Avril 2002 : La Corse a suivi la même voie que le reste de la France en plaçant en tête Jacques Chirac, en recul toutefois par rapport à 1995. Jean-Marie Le Pen effectue une spectaculaire percée sur une île où le Front National est peu implanté.  J.M. Le Pen fait presque jeu égal avec M. Chirac dans plusieurs des principales villes de l'île, comme Porto-Vecchio, où seules 22 voix les séparent, ou à Bonifacio. Il obtient la deuxième place tant à Ajaccio qu'à Bastia. Jean-Pierre Chevènement, l'un des principaux opposants du processus, réalise en Corse, avec 7,03% des voix, un meilleur score qu'au niveau national, après avoir été soutenu par le maire de Bastia Emile Zuccarelli et le sénateur Nicolas Alfonsi, tous deux élus du PRG. Il obtient ainsi 11,73% à Bastia

Le Lundi 22 Avril 2002 :Un bar du centre-ville d'Ajaccio a été visé par un attentat vers 3h du matin dans la nuit de dimanche à lundi. la charge  a détruit en partie l'établissement "Le Forum", situé sur le vieux port Tino Rossi. La bâche a entièrement été déchirée, la baie vitrée de la porte d'entrée a volé en éclats et certaines vitres des habitations situées au-dessus de l'établissement ont été soufflées par l'explosion. Cet attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat. L'enquête a été confiée à la Sûreté urbaine d'Ajaccio. C'est la quatrième fois en deux mois qu'un établissement est visé dans la cité impériale

Le Lundi 22 Avril 2002 : Deux militants Ghjuventù Paolina Jean Christophe Benedetti et Jérôme Albertini sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour être entendu dans le cadre d'incidents qui aurait fait suite à l'occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi avant la manif pour l'officialisation du 5 avril.

Le Lundi 22 Avril 2002 : Résultat Présidentielle suite (...) : Jean-Marie Le Pen a obtenu dimanche 100 % des suffrages à Piano (Haute-Corse) en recueillant la voix du seul électeur ayant voté, a-t-on appris auprès de la mairie. Le petit village de Piano, dans la région de la Castagniccia au sud de Bastia, compte cinquante inscrits mais le taux d'abstention a atteint 98 % en raison d'un "boycott du scrutin qui a été suivi par tous les habitants sauf un", a expliqué le maire Jean Imperinetti (SE). Le conseil municipal avait organisé ce boycott pour protester contre "l'attitude des pouvoirs publics" sur les dossiers de la mise aux normes des captages d'eau et de la divagation des animaux, un problème récurrent en Corse. Le score record de M. Le Pen "n'a rien à voir avec l'image de la commune", a précisé le maire. 

Le Lundi 22 Avril 2002 : Des peines d'amende ont été requises lundi à l'encontre du sénateur DVD Paul Natali et de trois autres responsables de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bastia, jugés devant le tribunal correctionnel pour prise illégale d'intérêt et recel. Le procureur adjoint Francis Battut a requis une amende de 30.000 euros à l'encontre de Paul Natali, poursuivi en sa qualité d'ancien président de la CCI, sur les conditions d'attribution à des fournisseurs privés de différents marchés, comme la vente de véhicules ou de travaux, entre 1995 et 1997. Outre Paul Natali, onze autres personnes, dont les enfants du sénateur, Pierre et Marie-Dominique, co-directeurs de deux sociétés de bâtiment, sont poursuivies pour faux et recel, favoritisme et prise illégale d'intérêt. Toujours en sa qualité de président du conseil général, il a en revanche été relaxé dans une autre affaire de prise illégale d'intérêt portant sur l'attribution de marchés publics aux sociétés de ses enfants, qui ont également été relaxés.

Le Lundi 22 Avril 2002 : Au lendemain des élections présidentielles Jean-Guy Talamoni, chef de file des nationalistes corses, a estimé que la France ressemblait à "un navire en perdition" en qualifiant de "très inquiétante" la deuxième place obtenue par Jean-Marie Le Pen.. "La Corse apparaît à la remorque d'un navire en perdition, la France. C'est pourquoi nous proposons de prendre nos distances le plus rapidement possible". Ces élections "illustrent l'état de décomposition de la classe politique française", a-t-il ajouté. Pour J.G. Talamoni, le processus de Matignon "apparaît mal en point" après l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour. "Mais nous allons attendre les élections législatives pour nous positionner. Nous nous préparons à toutes les éventualités. Nous continuons à privilégier le dialogue mais nous sommes également prêts à la confrontation si la voie de la répression est choisie par le futur gouvernement français". Il a estimé que le faible taux de participation en Corse, première région pour les abstentionnistes avec 41,38%, s'expliquait "en bonne partie par le refus de voter des nationalistes", pour qui il s'agissait avant tout d'une élection "franco-française". 

Le Lundi 22 Avril 2002 : Le président RPR du conseil exécutif de Corse, Jean Baggioni, a annoncé lundi 22 avril sa candidature aux élections législatives dans la première circonscription de Haute-Corse, à Bastia, où il affrontera notamment le maire Emile Zuccarelli, vainqueur en 1995. 

Le Mardi 23 Avril 2002 : Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la french connection, etait convoqué mardi prochain à la brigade financière du SRPJ d'Ajaccio, dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. Mais Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna ne s'est pas présenté ce mardi 23 avril à la brigade financière du SRPJ d'Ajaccio qui l'avait convoqué dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. Il aurait demandé le report de son audition afin de déconnecter cette affaire du contexte électoral. J.B.Colonna devait notamment s'expliquer sur les conditions de rachat de l'hôtel le Miramar, à Propriano. Il devait aussi être entendu pour une affaire d'emploi fictif. Arlette Colonna, son épouse, en revanche a été placée en garde à vue ce matin. Dans une interview qu'il avait donné la semaine dernière à notre confrère Le Parisien, il avait déclaré que pour lui il s'agissait d'une machination politique, dont le but était de faire croire qu'il existait une mafia en Corse, dont il serait le parrain, qui, elle même, serait liée à des hommes politiques. Selon certaines sources, le juge ajaccien ne serait pas enclin à reporter cette audition et pourrait donc délivrer rapidement un mandat d'amener.

Le Mardi 23 Avril 2002 : Réunion au sommet, ce mardi après-midi, en mairie de Feliceto. Tous les maires de Balagne étaient regroupés pour venir apporter leur soutien à leur consœur, Mme Chantal Connault-Leca, violemment prise à partie lundi par un administré mécontent. Alors qu'elles se trouvaient en mairie, le premier magistrat et la secrétaire, Mme Christine Leonetti, ont eu une altercation avec un homme du village, qui les a menacées avec un bâton. A l'origine de cet accès de violence, une banale histoire d'urbanisme, qui s'est envenimée. En signe de protestation, toutes les mairies de Balagne fermeront leurs portes au public, le vendredi 26 avril de 10 heures à 12 heures. La mairie de Feliceto est quant à elle fermée jusqu'à nouvel ordre, le conseil municipal entendant ainsi dénoncer « la carence des services de l'Etat dans ce type d'affaires et un certain laxisme de la part de la gendarmerie ».

Le Mardi 23 Avril 2002 : L'enquête ouverte après le meurtre du glacier bastiais Pierre Martinelli, a abouti ce mardi 23 avril à l'arrestation du meurtrier présumé. Celui ci a été mis en examen pour assassinat et écroué à la prison de Borgo. Il s'agit du fils de la victime, Pierre-Louis Martinelli, 22 ans. Son complice et la compagne de celui ci ont également été écroués. On ignore cependant encore dans quelles circonstances s'est joué ce drame. Pierre Martinelli, 55 ans, gérant de la pizzeria Gino à Bastia, avait été retrouvé chez lui, le 16 mars dernier, seul, par un membre de sa famille. La victime avait reçu deux décharges de fusil de chasse. Pierre-Louis Martinelli, Jean-Charles Fieschi et Sandrine Nasica (dont le propre fils de la victime, un ami proche et la compagne de celui-ci ont en effet été interpellés dimanche et avant-hier) se trouvaient dans le cabinet du juge Marie Leclerc, en chargé de ce délicat dossier. Tous trois ont été mis en examen pour « assassinat » et « complicité » et deux d'entre deux, dont le fils du restaurateur, ont été écroués à la maison d'arrêt de Borgo

Le Mardi 23 Avril 2002 : Deux ans de prison avec sursis ont été requis mardi 23 avril à l'encontre du sénateur Paul Natali, jugé, avec d'autres anciens responsables de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bastia, pour favoritisme dans le cadre de la passation de marchés publics. Le procureur adjoint Francis Battut a requis, outre de la prison avec sursis, 30.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits civiques et civils contre P. Natali, président de la CCI entre 1996 et 1999. Treize autres membres de la CCI et chefs d'entreprises ont comparu à ses côtés pour favoritisme, faux et usage de faux et recel dans une affaire concernant des travaux effectués sur le port de commerce de Bastia - avec notamment la construction d'un terminal et d'un poste à quai -, et à la gare maritime de L'Ile-Rousse entre 1995 et 1997. Le procureur Battut a requis une peine de 18 mois avec sursis, 20.000 euros d'amende et 3 ans d'interdiction des droits civiques à l'encontre d'Augustin Linale, ex-président de la commission des marchés de la CCI, ainsi que 18 mois avec sursis et une amende de 15.000 euros contre Nicolas Vellutini, directeur général des services. 15.000 euros d'amende ont été requis pour les entreprises soumissionnaires, dont celle dirigée par les enfants du sénateur, Pierre et Marie-Dominique. Le procès se termine mercredi 24 avril par les plaidoiries des avocats, qui ont qualifié de "disproportionnées" les réquisitions. Lundi, dans le cadre d'une première affaire, F. Battut avait requis des amendes de 30.000 euros contre M. Natali, et de 22.000 et 15.000 contre trois autres anciens élus de la CCI pour "prise illégale d'intérêt".La justice leur reproche les conditions de passage de marchés, portant sur des travaux ou la fourniture de véhicules entre 199