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de Libération Nationale
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l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte
Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
Le Mercredi 2 Janvier 2002 :
Affaire Erignac . Renvoi aux Assises requis pour huit nationalistes.
Un peu moins de quatre ans après l'assassinat du préfet Claude
Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio (Corse du sud), le parquet de
Paris a demandé lundi le renvoi devant les assises de huit
nationalistes corses. Mais l'assassin présumé, Yvan Colonna, est
toujours en fuite. Recherché depuis deux ans et demi, Yvan Colonna,
soupçonné d'avoir tué le préfet de trois balles dans la tête, n'est
pas concerné par ces réquisitions car la procédure le concernant a
été disjointe du reste de l'affaire. Ainsi, les juges peuvent
poursuivre leurs investigations. Les huit personnes dont le parquet
demande le renvoi sont Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre
Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini,
Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Dans ses réquisitions, en
revanche, le parquet a demandé un non-lieu pour le nationaliste
Mathieu Filidori.
Dans la nuit du lundi 7
janvier au mardi 8 janvier 2002 : Étrange mitraillage à Bastia : Une
voiture a été la cible d'une fusillade dans le quartier de Toga au
Nord de la ville. A l'intérieur du véhicule des traces de sang et
une cagoule ont été retrouvés . Mais son et ses occupants sont tout
simplement volatilisés. Un avis de recherche a été lancé à
l'attention de tous les établissement de soins pour tenter de
retrouver le ou les blessés potentiels.
Le Dimanche 10 Janvier 2002 :
Dominique Charvet a été officiellement installé ce jeudi 10 février
à la présidence de la cour d'appel de Bastia. Il y remplace Michel
Jeannoutot nommé en Savoie. Autre installation ce jeudi, celle de
Thomas Pison, au poste de substitut général ; place laissée vacante
à la suite de la nomination de Patrick Mathé comme procureur général
au tribunal de grande instance d'Ajaccio. En marge de la rentrée
solennelle de la Cour d'appel de Bastia, le point a été fait sur la
criminalité en Corse. Ainsi le nombre des attentats et des homicides
ont de nouveau augmenté en Corse en 2001 par rapport à l'année
précédente après avoir fortement reculé en 2000. 271 attentats, dont
155 par explosifs, ont été perpétrés l'an dernier dans les deux
départements de l'île. En 2000, ils avaient chuté de 42% sur un an
pour tomber à 197. Malgré cette augmentation, le chiffre de 2001
reste inférieur aux 338 attentats de 1999 et surtout aux 602
comptabilisés en 1995. Par ailleurs, 31 homicides et 19 tentatives
ont été commis l'an dernier contre respectivement 24 et 14 l'année
précédente.
Dans la nuit du jeudi 10 au
vendredi 11 Janvier 2002 : Attentat à Ajaccio. Cette nuit à Ajaccio,
un attentat a détérioré le bâtiment d'AGEFOS PME. Le véhicule
appartenant au directeur de cet organisme a également été plastiqué.
Cette action non signée vise une structure au service de la
formation des salariés.
Le vendredi 11 janvier 2002 :
Le préfet Bernard Bonnet a été condamné vendredi 11 janvier à trois
ans de prison, dont un ferme, et trois ans d'interdiction de ses
droits par le tribunal correctionnel d'Ajaccio dans l'affaire des
paillotes incendiées en Corse. L'ancien commandant de la gendarmerie
de Corse, le colonel Henri Mazères, et l'ex-directeur de cabinet du
préfet, Gérard Pardini, ont été condamnés tous deux à deux ans et
demi de prison, dont six mois ferme, et deux ans d'interdiction de
leurs droits civiques et civils. Le tribunal a en outre infligé deux
ans de prison, dont six mois ferme, à Norbert Ambrosse, l'ancien
commandant du Groupe de pelotons de sécurité (GPS), qui avait
participé avec quatre autres gendarmes à l'incendie du restaurant de
plage Chez Francis. Contre ces quatre gendarmes, les juges ont
prononcé une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis. Contre
B. Bonnet et H. Mazères, le tribunal est resté en-deçà des
réquisitions prononcées le 5 décembre par le procureur Patrick
Mathé. Ce dernier avait réclamé quatre ans de prison, dont trois
ferme, contre l'ancien préfet de Corse, le seul à nier sa
participation aux faits.Il le désignait comme le "donneur d'ordres",
celui qui, exaspéré par les résistances à son action de
"rétablissement de l'Etat de droit", aurait ordonné d'incendier les
paillotes Aria Marina le 7 mars 1999 et Chez Francis le 20 avril
suivant. Bernard Bonnet et son nouvel avocat, Me Jacques Vergès, ont
annoncé qu'ils allaient faire appel du jugement "très grave" que
venait de rendre le tribunal correctionnel d'Ajaccio. "Ce qui s'est
passé ce matin est très grave", a déclaré le préfet qui s'est dit
condamné pour un ordre qu'il n'avait pas donné et s'en est de
nouveau pris au gouvernement Jospin. " Les responsables de l'affaire
des paillotes incendiées en 1999 en Corse sont la direction de la
gendarmerie agissant sur l'ordre du gouvernement", a déclaré Jacques
Vergès estimant que son client était "un bouc émissaire". "Je
maintiens que Bernard Bonnet n'a pas donné d'ordre et qu'il n'y a
dans le dossier aucune preuve, sauf les déclarations des coupables".
"Les gendarmes qui ont incendié les paillotes ont agi sur l'ordre du
gouvernement et Matignon a couvert la pantalonnade", a-t-il ajouté,
estimant que le préfet Bonnet "portait le chapeau d'une politique de
manipulation et de provocation en Corse". "Dans cette affaire, il y
a un mystère Matignon et un mystère gendarmerie, nous voulons que ce
mystère soit éclairci", a-t-il dit
Le Mercredi 16 Janvier 2002 :
Procès des paillotes : ailleurs? Le nouveau bâtonnier de l'ordre des
avocats de Bastia prend position dans le dossier des paillotes.
Maître Jean-Marc Balesi est favorable au dépaysement du procès en
appel de Bernard Bonnet et des autres prévenus... Il en va selon lui
de la crédibilité de l'Etat. Une attitude qui surprend plusieurs de
ses confrères...
Le jeudi 17 Janvier 2002 : La
cour d'appel de Paris a condamné jeudi 17 janvier à un an de prison
ferme les huit nationalistes corses arrêtés en 1994 alors qu'ils
allaient faire sauter le complexe immobilier de Sperone. Les huit
membres du commando Spérone, surpris en mars 1994, avec armes et
explosifs, alors qu'ils s'apprêtaient à faire sauter le complexe,
ont écopé de cinq ans de prison dont un ferme, et cinq ans
d'interdiction des droits civiques, civils et familiaux. Les
prévenus ne devraient pas retourner en prison, leur peine étant pour
l'essentiel couverte par leur détention provisoire. La 10ème chambre
de la cour d'appel est donc restée très en deçà des réquisitions du
parquet général, qui avait requis la confirmation du jugement du
tribunal correctionnel de Paris de novembre 2000, qui les avait
condamné à quatre ans de prison ferme. André Albertini, Pierre
Guerrini, Christian Lanfranchi, Jean-Pierre Luciani, Toussaint
Matteaccioli, Georges Preziosi, Jean Venturini et Stéphane
Vergellati, alors membres du FLNC-Canal historique, avaient parlé
d'une opération contre "un symbole de la spoliation" de la terre
corse en première instance
Le Vendredi 18 Janvier 2002 :
Un magistrat visé par un attentat. Une tentative d'attentat a visé
le substitut du Procureur du tribunal d'Ajaccio. C'est ce matin en
sortant de son domicile que le jeune magistrat a découvert la charge
devant sa porte palière . Une charge rapidement désamorcée par les
artificiers .
Le Dimanche 19 Janvier 2002 :
José Bové est l'invité de la traditionnelle journée de
l'hebdomadaire Arritti au cour de laquelle il sera beaucoup question
d'agriculture, de mondialisation et des échanges économiques et
sociaux
Le Dimanche 20 Janvier 2002 :
Union de nationalistes !!! Après l'accord politique signé vendredi
dernier entre l'UPC,Scelta Nova et la Mossa Naziunale ,U Fronte
Corsu , A Chjama per l'Indipendenza et le Rinnovu se sont unis cet
après midi à Corte pour fonder le Fronte Corsu. Les 2 mouvements
étaient réunis en assemblée préparatoire pour constituer ce front
unitaire .Objectif de cette alliance:établir un projet de société
pour l'indépendance et le socialisme . Les mouvements nationalistes
Rinnovu, Chjama per l'Indipendenza, PPI ainsi que des militants
n'appartenant à aucune organisation, ont présenté dimanche 20
janvier à Corte le parti "Frontu Corsu" dont le slogan sera : "
Indipendenza e sucialisimu". Le parti travaillera sur trois thèmes
:l'accession à l'indépendance politique, la libération sociale, la
recherche permanente de l'unité nationale. Le mouvement devrait
achever de se structurer dans les prochaines semaines.
Le mardi 29 janvier 2002 :
Quatre personnes ont été interpellées mardi matin (29 janvier) en
Haute-Corse par des policiers de la Division Nationale
antiterroriste (DNAT) dans le cadre d'une commission rogatoire
délivrée par le juge Jean-Louis Bruguière. Trois hommes et une femme
ont été interpellés à leur domicile à Borgo, Biguglia et Lucciana,
dans les environs de Bastia, avant d'être placés en garde à vue au
commissariat. Ils y sont notamment interrogés dans le cadre de
l'enquête sur l'assassinat de Jean-Michel Rossi, tué par balles le 7
août 2000 à la terrasse d'un café de l'Ile-Rousse. Les perquisitions
menées aux domiciles de ces personnes n'auraient rien donné.
Le Mercredi 30 Janvier 2002 :
Dans son édition datée de mercredi 30 janvier, le quotidien Le monde
révèle qu'au moins trois avocats et six journalistes ont été placés
sur écoutes, en 2000 et 2001, dans le cadre d'une enquête visant le
leader nationaliste François Santoni, assassiné le 17 août 2001.
Selon le journal, ces écoutes judiciaires ont été demandées pour
l'essentiel par le juge d'instruction anti-terroriste Jean-Louis
Bruguière. Elles sont légales mais passent outre l'usage établi qui
veut que la justice s'interdise de violer le secret de la
correspondance de certaines professions comme les avocats et les
journalistes. Parmi les avocats qui auraient été écoutés, Le Monde
cite Christel Baldocchi, la compagne de François Santoni et Me
Pascal Garbarini, l'avocat du leader nationaliste, ainsi que la
compagne d'un journaliste, avocate de profession. Parmi les
journalistes, le journal donne les noms de Jean-Pierre Rey,
photographe de Gamma et de sa compagne Michèle Fines, rédactrice en
chef à France 2. J.P. Rey avait d'ailleurs été longuement interrogé
en septembre 2001 lors d'une garde à vue de près de 96 heures.
Enfin, toujours selon Le Monde, Guy Benhamou, qui a cosigné le livre
"Pour solde de tout compte" avec François Santoni et Jean-Michel
Rossi aurait également été écouté du 25 janvier au 29 mars 2001.
Le Mercredi 30 Janvier 2002 :
Les quatre personnes interpellées mardi 29 janvier en Haute-Corse
par des policiers de la DNAT, Division nationale antiterroriste (DNAT)
dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge
Jean-Louis Bruguière, ont été relâchées mercredi 30 janvier. Ces
personnes, militants ou proches des milieux nationalistes, ont été
interrogées au commissariat de Bastia dans le cadre de l'enquête sur
l'assassinat du responsable nationaliste Jean-Michel Rossi, tué par
balles le 7 août 2000 avec son garde du corps, Jean-Claude Fratacci,
à la terrasse d'un café de l'Ile-Rousse
Le jeudi 31 Janvier 2002 : Le
préfet Bernard Bonnet est cité à comparaître jeudi 31 janvier devant
le tribunal correctionnel d'Ajaccio par un élu nationaliste pour
"tentative d'attentat", mais l'examen de cette affaire devrait être
renvoyé à la demande de l'une des parties. Paul Quastana, l'un des
deux négociateurs nationalistes des accords de Matignon, avait
déposé la citation directe contre l'ancien préfet de Corse, son
ex-directeur de cabinet Gérard Pardini et l'ancien commandant de la
gendarmerie dans l'île, le colonel Henri Mazères, le 8 novembre
2001, onze jours avant le début du procès de l'affaire des
paillotes. L'élu de Corsica Nazione, qui entend obtenir leur mise en
cause pour "associations de malfaiteurs" et "tentative d'attentat",
soupçonne les trois hommes d'avoir été les instigateurs d'une
opération menée contre lui en janvier 1999. Il avait alors vu des
individus en combinaisons sombres se déplacer dans son jardin avant
de prendre la fuite une fois repérés. Le 19 novembre, le tribunal
avait refusé de joindre cette citation au dossier des paillotes et
renvoyé son examen au 31 janvier. Le préfet Bonnet a fait appel du
jugement le condamnant, le 11 janvier, à trois ans de prison, dont
un ferme, pour avoir ordonné l'incendie de deux paillotes en 1999 H.
Mazères et G.Pardini ont également fait appel.
Le jeudi 31 Janvier 2002 :
CARLU PIERI RESTE EN PRISON : A la suite de l'avis défavorable du
procureur de la République de Bastia, Patrick Beau, le juge de
l'application des peines de la prison de Salon de Provence, a rejete
jeudi 31 janvier la demande de libération conditionnelle de Carlu
Pieri, ancien secrétaire national de la Cuncolta. Carlu Pieri avait
été condamné à 5 ans de prison en janvier 2001 par la cour d'appel
de Paris. Pour Me Pascal Garbarini, l'avocat de Carlu.Pieri, qui a
décidé de faire appel, " Le procureur donne un caractère politique à
ce qui n'aurait dû être qu'une mesure administrative". Incarcéré
depuis le 4 octobre 1998, à la suite de la découverte d'armes dans
sa villa de Furiani, Charles Pieri avait écopé de 4 ans de prison
dont un avec sursis, mais la peine avait été alourdie à la suite de
l'appel du parquet.
Février
Le 1er Février 2002 : Le
groupe anonyme clandestin apparu fin octobre 2001 en Corse a
revendiqué vendredi 1er février dans un communiqué authentifié trois
actions, dont un attentat contre un cantonnement de CRS et une
tentative contre une gendarmerie. Dans ce communiqué le groupe a
appelé "l'ensemble des patriotes corses à reprendre la lutte armée".
Ce groupe dépourvu de nom et de sigle a averti dans son communiqué
qu'il s'"attaquera" à "tout ce qui représente le colonialisme
français ainsi qu'aux projets spéculatifs". "Nos actions se feront
avec ampleur et détermination, afin qu'une réelle solution négociée
soit mise en place". Dans son communiqué d'une page, le groupe
"réitère" son "appel aux responsables de l'union des combattants, à
l'ensemble des patriotes corses à reprendre la voie de la lutte
armée". Ce mouvement clandestin avait déjà revendiqué quatre
attentats le 20 octobre, puis, le 15 novembre, une tentative
d'attentat à l'explosif et un mitraillage contre deux casernes de
gendarmes mobiles. Dans son nouveau communiqué, le groupe dénonce
l'aboutissement du processus de Matignon engagé en décembre 1999 par
le gouvernement: "Une fois de plus, le peuple corse a été trompé. Le
soi-disant processus dit de Matignon n'était qu'un écran de fumée,
une coquille vide avec pour finalité la décision du conseil
constitutionnel français réduisant à néant tout espoir aux Corses
d'exercer un pouvoir législatif et de retrouver la paix" indique
t-il affirmant que "le temps de la naïveté est révolu", le groupe
annonce qu'il n'attendra "pas l'échéance de 2004", la deuxième étape
prévue pour la réforme du statut de l'île par le processus de
Matignon. Il s'agit, pour les auteurs, de "faire prendre conscience
au peuple corse que lui seul est à même de reprendre la situation en
main". Parmi les actions revendiquées figure l'attentat mené avec un
jouet téléguidé portant une charge qui avait explosé le 12 décembre
devant un cantonnement de CRS près de Bastia, choquant un CRS en
faction. Le groupe revendique également un attentat à l'explosif qui
avait tourné court, le 23 décembre, dans la caserne de gendarmerie
de Calvi, ainsi que la destruction, deux jours plus tôt, de deux
bungalows en construction à Vescovato, sur la côte orientale au sud
de Bastia.
Dans la Nuit du samedi 2
février au dimanche 3 février 2002 : Double Attentat contre des
villas de Gendarmes à Ventisari. Les villas, appartenant à deux
beaux-frères en poste à Brignoles et en Corse-du-Sud, devront être
rasées après avoir été presque totalement détruites par l'explosion
des deux charges reliées à des bouteilles de gaz
Le Lundi 4 Février 2002 : La
quatorzième section du parquet de Paris, spécialisée dans les
affaires terroristes, s'est saisie lundi 4 février du double
attentat qui a détruit deux villas en construction appartenant à des
gendarmes en Haute-Corse. Ces actes n'ont toujours pas été
revendiqués même si France 3 Corse a indiqué avoir reçu dimanche un
appel téléphonique les revendiquant au nom du FLNC. Cette
revendication n'a pas été formellement authentifiée. Les villas,
appartenant à deux beaux-frères en poste à Brignoles et en
Corse-du-Sud, devront être rasées après avoir été presque totalement
détruites par l'explosion des deux charges reliées à des bouteilles
de gaz dans la nuit de samedi (2) à dimanche (3 février).
Le Mardi 5 Février 2002 : Les
nationalistes candidats !!! "Corsica Nazione" devrait finalement
présenter des candidats aux législatives comme ce fut le cas en 93.
C'est suite à un vote majoritaire lors d'une réunion à Corti de
Corsica Nazione et de Indipendenza.
Le 7 Février 2002 : La Cour de
cassation a rejeté le pourvoi des auteurs présumés de l'attentat à
la bombe commis le 18 février 1994 contre le palais de justice de
Mende et attribué au FLNC. Dans son arrêt daté du 23 janvier mais
rendu public jeudi 7 février, la chambre criminelle de la Cour de
cassation rejette les pourvois de tous les accusés, Jean-Philippe
Antolini, 30 ans, Jean Castela, 42 ans, Vincent Andriuzzi, 46 ans,
Benoît Fustier, 26 ans, et Stéphane Monti, 31 ans. Ils sont accusés
d'avoir participé à l'attentat de Mende ainsi qu'à l'attentat à
l'explosif commis le 15 septembre 1994 contre une annexe du rectorat
de Paris, rue Curial (19e), qui a fait un blessé, et à l'attaque, le
26 avril 1994, du lycée Jean Giono à Nice, pendant les épreuves du
concours d'agrégation d'histoire. Plusieurs individus armés et
cagoulés se disant du FLNC avaient fait évacuer la salle, lancé des
fumigènes, écrit FLNC sur les murs et volé des copies. Accusés
également d'association de malfaiteurs terroriste et de
reconstitution de ligue dissoute, ils devront comparaître devant la
Cour d'assises de Paris, spécialement composée de magistrats, à une
date qui sera ultérieurement fixée par le parquet général de Paris.
Le lundi 11 Février 2002 : Les
douanes visées par un attentat. Un attentat contre la vedette des
douanes dans le vieux port de Bastia. L'explosion d'une charge de
moyenne puissance a provoqué des dégâts moyennement importants. Une
action qui a suscité aussitôt une réaction de la CGT.
Le Lundi 11 février 2002 :
Après Charles Signanini, restaurateur à L'Ile Rousse, lundi 11
février un deuxième homme a été interpellé et écroué pour
"complicité de tentative d'assassinat" dans le cadre de l'enquête
sur la tentative d'assassinat de Frédéric Suzzoni à l'hôpital de
Bastia. Cette affaire pourrait avoir un lien avec le meurtre de
Mathilde Signanini, une jeune Barmaid tuée le 29 juillet dernier
dans un bar de L'Ile Rousse. Charles Signanini étant le père de la
victime et la deuxième personne écrouée, son oncle.
Le Vendredi 15 Février 2002 :
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 15 février
Hervé Flori, 38 ans, à trois ans d'emprisonnement dont deux ans avec
sursis, pour avoir aidé les deux auteurs de la fusillade de
Saint-Florent le 18 décembre 1996. Hervé Flori avait été repéré par
les gendarmes à proximité des lieux, en train de faire le guet,
alors que Paul Garatte et Olivier Orsini mitraillaient la
gendarmerie et tiraient ensuite sur les gendarmes qui les
poursuivaient. Paul Garatte a été condamné à sept ans
d'emprisonnement par la cour d'assises de Paris le 3 novembre 2000,
et Olivier Orsini est en fuite. Alors que les gendarmes
poursuivaient les auteurs du mitraillage de leur caserne, ils
avaient repéré Flori, qui attendait au volant de sa voiture. Le
lendemain, ils avaient retrouvé au même endroit l'un des trois
émetteurs-récepteurs volés quelques temps auparavant à la
capitainerie du port. H.Flori a reconnu avoir obéi à Garatte qui lui
avait demandé de faire le guet de ce lieu surplombant Saint-Florent,
explique le jugement rendu par la 17ème chambre du tribunal, en
ajoutant que selon un témoin, il avait même pour mission de prendre
dans sa voiture les deux auteurs des faits pour leur permettre de
fuir. Les magistrats ajoutent qu'il était incontestablement au
courant du caractère politique et illicite de l'opération à laquelle
il participait et qu'il savait même, puisqu'il parle de "chemin de
repli" et de "cible", qu'il s'agissait d'un attentat. Ils l'ont
condamné pour recel de vol et participation à une association de
malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme
Le vendredi 15 Février 2002 :
La société corse est entrain de perdre totalement l’ensemble de ses
valeurs. Tel est la déclaration faite vendredi 15 février par les
militants d’independenza qui pour l’occasion s’étaient réunis devant
la mairie d’Ajaccio. Les nationalistes ont insisté sur l’apparition
de plus en plus perceptible dans la société insulaire de phénomènes
sociaux jusqu’alors quasiment inconnus chez nous, entendez les
viols, les agressions de personnes âgées et la drogue. Les
nationalistes attribuent cette déliquescence à la déstabilisation de
la société corse en particulier ce qu’ils appellent la volonté de
l’Etat d’effacer tout lien social dans ce pays Et les nationalistes
de conclure qu’il faut très vite conforter le peuple corse chez lui,
revoir les politiques d’urbanisme et soutenir le développement de
l’intérieur.
Le vendredi 15 Février 2002 :
Une opération a été lancée tôt vendredi matin (15 février) pour
tenter de capturer Yvan Colonna. L'affaire a été révélée mardi 19
février par le procureur de Sardaigne Valerio Ciccalo. Un tuyau
serait à l'origine de cette action d'envergure qui n'a toutefois pas
permis de retrouver Y.Colonna. Selon certaines informations, Yvan
Colonna se cacherait sur l'ile de la Maddalena au Nord-Est de la
Sardaigne et se rendrait souvent de nuit en Corse. Une souricière
avait donc été mis en place mais sans résultat. Une perquisition
dans un résidence de l'ile Giardinelli, un ilôt situé entre La
Madalenna et l'ile de Caprera.
Le vendredi 22 Février 2002 :
Jacques Fieschi : 2 mois de prison avec sursis Avec une amende
de 1000 euros , c'est la peine prononcée ce matin par le tribunal
correctionnel d'Ajaccio à l'encontre de Jacques Fieschi. Les juges
n'ont donc pas suivi les réquisitions du procureur Patrick Mathé qui
avait demandé 2 ans de suspension du permis de conduire pour le
transporteur proprianais . Placé sous mandat de dépôt depuis deux
jours , Jacques Fieschi comparaissait ce matin en citation directe
pour entrave à la circulation .Il avait, avec l'un de ses camions ,
bloqué le pont de Sartène pendant 3 heures pour dénoncer l'attitudes
des services fiscaux à son encontre.
Le mardi 26 Février 2002 : Un
homme de 27 ans est jugé depuis mardi 26 février par la Cour
d'assises de Corse-du-Sud à Ajaccio pour le double assassinat, qu'il
nie, d'un patron de bar et de son fils, tués dans leur
établissement, à Monaccia d'Aullène, en octobre 1999. Soixante-trois
témoins ont été cités à comparaître d'ici à vendredi 1er mars devant
le tribunal d'Ajaccio pour tenter d'éclaircir les circonstances de
la mort de Michel Lovichi et de son fils, également prénommé Michel,
décédés respectivement à 52 et 29 ans. Ils ont été tués le 11
octobre 1999 dans leur bar "Le rétro" par un homme portant une
cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse.
Aucun des quatre clients alors présents dans l'établissement n'a
identifié le tireur. Quelques jours plus tard, les enquêteurs
interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu, qualifié de
violent, qui aurait eu un différend avec les victimes peu
auparavant. Mis en examen pour assassinat, l'accusé a de nouveau nié
devant la Cour toute responsabilité, comme il le fait depuis son
interpellation. Cette affaire ne présente aucun caractère politique,
les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes
"sans histoire" et "ne se connaissant pas d'ennemi".
Le mardi 26 février 2002 :
Cargos explosifs : Corsica Nazione alerte l'Assemblée de Corse sur
le transport maritime des produits dangereux. Le mouvement
nationaliste met en cause le traitement de ces matières, leurs
stockages et leurs conditions de transports et préconise l'achat
d'un navire spécialement adapté à ce type de transport
Le Mercredi 27 Février 2002 :
suite à l'occupation pacifique du Rectorat à Aiacciu par des
militants de la Ghjuventù Indipendentista et de l'Associu di i
Liceani Corsi, l'assaut est donné par les forces de répression. Sans
ménagement et avec violence, les jeunes militants sont évacués manu
militari par des fauves surexcité sous le commandement d'un
commissaire fraîchement promu... Suite au matraquage violent, une
étudiante, pris de vomissement et d'étourdissements a été amené
d'urgence à l'hôpital de la miséricorde à Aiacciu. Les manifestants
avaient demandé aux policiers présent de prévenir les secours,
choses qu'à confirmer verbalement le commissaire présent sur les
lieux aussitôt démenti par les pompiers arrivés sur les lieux suite
à l'appel d'un étudiant.
Le Mercredi 27 Février 2002 :
Une peine de prison de 18 mois avec sursis a été requise à
l'encontre de Jean Martin Verdi, ex-gérant de l'ancienne entreprise
de convoyage de fonds Bastia Securita, jugé mercredi 27 février en
appel après avoir été condamné à 18 mois, dont six ferme, le 2
octobre. L'avocat général a également requis la confirmation d'une
amende de 7.623 euros d'amende à l'encontre de Jean-Martin Verdi,
jugé pour abus de biens sociaux. Il a par ailleurs demandé la
confirmation des peines de Christophe Pieri, fils du responsable
nationaliste Charles Pieri, condamné à dix-huit mois avec sursis et
4.574 euros d'amende, et de l'avocate Marie-Hélène Mattei, qui avait
écopé d'une peine de quinze mois avec sursis et 4.574 euros
d'amende, pour recel d'abus de biens sociaux. Le délibéré a été fixé
au 27 mars. La justice reproche à Jean-Martin Verdi d'avoir continué
à verser un salaire à François Santoni, assassiné le 17 août 2001,
alors qu'il était en détention entre le 17 décembre 1996 et le 10
novembre 1998, ainsi qu'à Christophe Pieri, détenu entre octobre
1998 et février 1999. Marie-Hélène Mattei était poursuivie pour
avoir profité du traitement versé à François Santoni, qui était
alors son compagnon, via un compte joint. Les avocats de la défense
ont réclamé la relaxe de leurs clients, en arguant qu'aucune
disposition du droit du travail n'interdit à un employeur de payer
le salaire d'un employé en détention provisoire
Le Jeudi 28 Février 2002 :
Affaire Pietrosella : nouveau procès. Mathieu Filidori est blanchit
dans cette affaire. Neuf nationalistes corses ont été renvoyés
devant les assises dans l'affaire de l'attaque de la gendarmerie de
Pietrosella au cours de laquelle avait été dérobée l'arme utilisée
pour assassiner le préfet Erignac. L'assassin présumé du préfet
Claude Erignac, Yvan Colonna, en fuite depuis mai 1999, est
également poursuivi dans le dossier Pietrosella mais n'est pas
renvoyé devant les assises à ce stade, les juges d'instruction ayant
disjoint son cas du reste du dossier. Huit des neuf personnes
renvoyées devant une cour d'assises spécialement composée,
compétente en matière de terrorisme, sont poursuivies dans l'affaire
de l'assassinat du préfet Erignac. Il s'agit d'Alain Ferrandi,
Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani,
Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Le
parquet a demandé leur renvoi devant les assises dans le dossier
Erignac. Les juges d'instruction vont se prononcer dans les semaines
à venir. Le dossier de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella,
en septembre 1997, a été joint aux enquêtes concernant les attentats
commis dans la nuit du 10 au 11 novembre 1997 à Vichy, et le 4
septembre 1997 contre l'Ecole nationale d'administration (ENA) à
Strasbourg. Dans son ordonnance de renvoi, signée lundi 25 février,
et conforme aux réquisitions du parquet, le juge d'instruction
antiterroriste Gilbert Thiel a en revanche accordé un non lieu au
militant nationaliste Mathieu Filidori. Dans la nuit du 5 au 6
septembre 1997, un commando avait maîtrisé deux gendarmes de la
brigade de Pietrosella, dérobé leurs armes ainsi que des uniformes
et des formulaires administratifs et dynamité la gendarmerie. Cinq
mois après le plasticage, le 6 février 1998, le préfet Claude
Erignac était abattu en pleine rue à Ajaccio. Le pistolet
automatique Beretta, dérobé dans la gendarmerie, était retrouvé à
quelques mètres du corps de la victime. Plusieurs communiqués
anonymes de revendication avaient permis d'établir un lien entre ces
différentes actions terroristes. La loi sur la présomption
d'innocence, entrée en vigueur le 1er janvier 2001, autorise les
avocats des personnes renvoyées devant les assises à contester
l'ordonnance de renvoi devant la chambre de l'instruction de la Cour
d'appel de Paris qui doit alors, à son tour, se prononcer sur le
dossier. Au terme de la procédure, le dossier Pietrosella pourrait
être joint au dossier Erignac en vue d'un procès unique.
Le jeudi 28 Février 2002
:Lycées : manifestations pour le corse : Des lycéens bloquent des
cours et descendent dans la rue à l'appel du syndicat Gjhuventu
Indipendentista. Près de 500 d'entre eux sont rassemblés devant le
rectorat à Ajaccio où une délégation a exposé des revendications
relatives à l'enseignement de la langue corse. A Bastia, quelques
dizaines de lycéens se sont rassemblés devant les grilles de la
préfecture où un étudiant a été interpellé
Le Vendredi 1er Mars 2002 :
Manifestations lycéennes : Les rassemblements devant les préfectures
dégénèrent. Mobilisés pour l'enseignement de la langue corse, des
lycéens se sont rassemblés devant les préfectures de l'île. .
Le Mardi 2 Mars 2002 :
Stéphane Naseddu, 27 ans, a été condamné samedi 2 mars à Ajaccio à
une peine de 30 ans de prison, dont 22 incompressibles, par la cour
d'assises de Corse-du-Sud devant laquelle il comparaissait depuis
mardi pour le double assassinat d'un patron de bar et de son fils,
tués dans leur établissement en octobre 1999 à Monaccia d'Aullène.
Dans son réquisitoire, l'avocat général Philippe Toccanier avait
requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de
sûreté de 22 ans. Durant le procès, l'accusé a nié toute
responsabilité dans ce double assassinat comme il l'a fait depuis
son interpellation. La défense avait demandé l'acquittement
affirmant que ce procès était celui de la rumeur qui "avait été
prépondérante à tous les stades de l'enquête et qui avait guidé les
pas des gendarmes". "Je ne m'autoriserais jamais à requérir une
peine aussi lourde sur la fois de simples rumeurs. je le fais parce
que j'ai l'intime conviction que M. Naseddu est coupable et parce
que cela repose sur des évidences et des faits matériellement
prouvés", avait expliqué l'avocat général. Les deux victimes, Michel
Lovichi, 52 ans, et son fils, également prénommé Michel, 29 ans, ont
été tués le 11 octobre 1999 dans leur bar "Le rétro" par un homme
portant une cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un
fusil de chasse. Aucun des quatre clients alors présents dans
l'établissement n'a identifié le tireur. Quelques jours plus tard,
les enquêteurs interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu,
qualifié de violent, qui aurait eu un différend avec les victimes
peu auparavant. Cette affaire ne présente aucun caractère politique,
les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes
"sans histoire" et "ne se connaissant pas d'ennemi"
Le Mardi 5 Mars 2002 : Un a a
visé dans la nuit de mardi a mercredi le garage privé de Dominique
Bucchini et l'un de ses véhicules a été détruit .
Le Mardi 5 Mars 2002 :
Manifestation à Corti, Bastia è Aiacciu pour la Langue Corse : Une
manifestation qui dégénère à Corti, La manifestation régionale des
étudiants et des lycéens pour l'officialisation de la langue corse a
dégénéré dans la soirée à Corti. Certains jeunes gens se sont
opposes aux forces de l'ordre et le directeur départemental des
renseignements généraux a été retenu pendant une heure par un groupe
de manifestants avant d'être libéré. Un étudiant a été interpellé
auparavant par les gendarmes. . Le Neveu de Petru Albertini a été
interpellé.... Un milliers de manifestants à Corte et quelques
centaines à Bastia. Bataille rangée sur le boulevard Paoli et
affrontements à Corte.
Le Mercredi 6 Mars 2002 : Le
pourvoi en cassation de Marie-Hélène Matteï et Dominique Rossi,
condamnés le 29 mai 2001 par la cour d'appel de Paris pour la
tentative d'extorsion de fonds de 1996 visant le propriétaire du
golf de Spérone a été rejeté mercredi 6 mars. La peine de 3 ans
d'emprisonnement dont un an avec sursis d'M.H. Matteï et celle de 2
ans d'emprisonnement de D. Rossi, sont donc devenues définitives et
exécutoires. Les deux prévenus étaient également frappés d'une
interdiction de leurs droits civiques pour 5 ans. La tentative
d'extorsion de fonds de 600.000 EUR avait visé en 1996 Jacques Dewez,
le propriétaire du golf de Sperone et du luxueux domaine qui
l'entoure. Les prévenus avaient été condamnés pour "participation à
une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de
terrorisme" et "complicité de tentative d'extorsion de fonds en
relation avec une entreprise terroriste".
Le Vendredi 8 Mars 2002 :
L'avocat Vincent Stagnara de l'avocate Marie Hélène Mattei est déçu.
La Cour de Cassation rejette le recours de Marie-Hélène Mattei,
L'avocate et ancienne dirigeante nationaliste avait été condamnée
dans le cadre de l'affaire de Sperone. Elle devra retourner en
prison ainsi que Dominique Rossi.
Le mardi 12 Mars 2002 : Les
Nationalistes en campagne !!!! En pleine campagne présidentielle,
Corsica Nazione et Indipendenza durcissent le ton. Lors d'une
conférence presse donnée à Ajaccio mardi 12 mars, les mouvements
nationalistes Corsica Nazione et Indipendenza ont appelé les Corses
à se mobiliser pour établir "un rapport de force politique avec
l'Etat afin de réussir la deuxième étape du processus de Matignon
après l'échec de la première". "L'absence de toute avancée impose
aujourd'hui une situation nouvelle qui nous amène à reconsidérer nos
rapports avec l'Etat et sa classe politique en Corse", ont ainsi
déclaré François Sargentini, membre de l'exécutif d' Indipendenza et
Jean-Guy Talamoni de Corsica Nazione à l'assemblée de Corse. Les
nationalistes ont tiré de nouveau un bilan négatif du processus
estimant que seul le rapport de force politique était de nature à
permettre, à la possible étape 2004, de constituer un réel processus
de paix. Pour les nationalistes, cette deuxième étape est
essentielle car elle comporte des promesses de forte autonomie, avec
une évolution institutionnelle. Concernant les prochaines échéances
électorales, Jean Guy Talamoni a rappelé que la présidentielle
n'était pas la préoccupation principale des nationaliste car
"franco-française". Le chef de file de Corsica Nazione a toutefois
estimé que la Corse ne devait pas être laissée de côté des débats.
Le mardi 12 Mars 2002 :
Soutien à un directeur sans poste : La société d'aménagements
fonciers ( SAFER ) est toujours en attente . Les agriculteurs ont
demandé ce matin au président de la Société d'Aménagements Fonciers
et d'Établissement Rural de ne prendre aucune décision concernant le
poste de directeur tant que la situation de Maurice Lucciani n'est
pas tranchée par la justice . Celui-ci, nommé il y a quatre ans, n'a
jamais pu exercer ses fonctions .
Le mercredi 13 mars 2002 :
" Indépendantiste corse , mémoires d'un franc tireur. " C'est le
titre de l'ouvrage signé Pantaleon Alessandri, l'un des fondateurs
et chefs du FLNC. Interview de Pantaleon Alessandri sur le site de
France 3 Corse. Pantaléon Alessandri, l'un des fondateurs du FLNC,
Front de Libération Nationale de la Corse, vient de publier chez
Calmann-Lévy une biographie qui révèle des aspects très particuliers
des courants nationalistes corses : "Indépendantiste corse, Mémoires
d'un franc-tireur". Chef militaire au nord de la Corse pour le
mouvement indépendantiste, il retrace les actions, spectaculaires et
parfois meurtrières, du front. Il raconte comment ce groupe s'est
forgé une théorie alors que la plupart des militants étaient en
prison. Et surtout comment il s'est dévoyé avec "l'impôt
révolutionnaire" et les luttes de clans. Amnistié en 81 alors qu'il
purgeait deux peines de 10 et 13 ans, il retourne volontairement en
prison pour y tuer deux voyous, ce qui lui vaudra de retourner 5 ans
en centrale où il croisera quelques durs du terrorisme, Anis
Naccache ou George Ibrahim Abdallah. Libéré en 89, il refuse de
reprendre sa place dans un mouvement qu'il ne reconnaît plus,
tellement le front est empêtré dans les compromissions. De la mort
du préfet Erignac, "qui gêne tout le monde", aux "vraix-faux"
accords de Matignon, P.Alessandri dit des vérités qui surprennent et
qui ne plairont pas à tout le monde mais il estime avoir un "devoir
de vérité".
Le jeudi 14 Mars 2002 : Procès
du M : L'affaire du mitraillage d'un hôtel d'Aregno en octobre 96
devant le tribunal correctionnel de Paris : L'action avait été
revendiquée par le FLNC canal historique. Dix personnes ont été
mises en examen dans ce dossier mais quatre d'entre elles ont été
depuis abattues. Le mitraillage de l'hôtel Pascal Paoli à Aregno le
27 octobre 1996 sera au cœur d'un procès en correctionnelle à Paris
à partir de jeudi 14 mars, dans lequel comparaîtront six prévenus
dont Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, présenté à l'époque comme
un des "lieutenants" de Jean-Michel Rossi. Il avait été interpellé
et écroué de janvier 1997 à septembre 1998 dans cette affaire, qui
n'avait fait aucune victime. Ce mitraillage, accompagné de jets de
grenades, avait été revendiqué par le FLNC-Canal historique un mois
après l'attentat. L'hôtel devait héberger des gendarmes mobiles
envoyés en renfort sur l'île et avait été stigmatisé dans la
revendication comme un "établissement s'apprêtant à recevoir des
forces répressives". L'attaque était intervenue neuf mois après la
conférence de presse de Tralonca où s'étaient rassemblées des
centaines de militants cagoulés et puissamment armés. Dix personnes
ont été mises en examen dans cette affaire, que la justice avait
démêlée grâce à l'identification d'une 306 rouge dans laquelle deux
suspects avaient été identifiés. Quatre d'entre elles -dont
Jean-Michel Rossi et son garde du corps Jean-Claude Fratacci- ont
été abattues depuis. Les six survivants comparaissent pour
dégradation aggravée, association de malfaiteurs en relation avec
une entreprise terroriste et détention d'armes et d'explosifs. Tous
nient leur implication. Le tribunal correctionnel de Paris a égrené
jeudi 14 mars, au premier jour du procès de six nationalistes corses
accusés du mitraillage d'un hôtel en octobre 1996, les faibles
charges pesant contre les accusés, revenant longuement sur la
tension extrême qui régnait dans l'île à l'époque. Cinq ans après
les faits, sur les onze personnes mises en examen (pour dégradation
aggravée, association de malfaiteurs terroriste, détention d'armes),
l'une a bénéficié d'un non-lieu et quatre ont été abattues. Parmi
les victimes, Jean-Michel Rossi, tué en août 2000. Suite des débats
vendredi, puis les 22, 23 et 28 mars.
A CLASSER
Procès de six nationalistes
Des peines de quatre mois de
prison avec sursis à deux ans ferme ont été requises jeudi à Paris à
l'encontre de six militants nationalistes corses, soupçonnés d'avoir
participé au mitraillage de l'hôtel Pascal Paoli d'Aregno, près de
l'Ile Rousse le 27 octobre 1996. Le parquet a requis trois ans de
prison dont deux ans ferme devant le tribunal correctionnel à
l'encontre de Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, et 15 mois ferme à
l'encontre de Jean-Baptiste Biagi, accusés tous les deux du
mitraillage proprement dit de l'établissement. Deux ans de prison
ferme ont été requis contre Frédéric Giuntini, chez lequel un
impressionnant stock d'armes avait été découvert. Le ministère
public a enfin réclamé dix mois avec sursis contre Joseph Giuntini,
et quatre mois avec sursis contre Yannick Graziani et Jean-Louis
Joanenc. Le FLNC-Canal Historique avait justifié l'attentat par le
fait que l'établissement allait recevoir des "forces répressives",
en l'occurence des gendarmes. Parmi les onze personnes mises en
examen à l'origine, l'une a bénéficié d'un non-lieu et quatre ont
été abattues,
Le tribunal a mis son jugement
en délibéré.
Remise en liberté de Charles
Pieri : mis en déliberé
La Cour d'Appel d'Aix en
Provence a qui les défenseurs de Charles Pieri avait demandé une
nouvelle sa remsie en liberté, a mis sa décision en délibéré au 16
avril. Rappelons que le parquet s'était prononcé contre la remise en
liberté du militant nationaliste.
Le 16 Mars 2002 : Assassinat
de Pierre Martinelli à son domicile de Ville-di-Pietrabugno, sur les
hauteurs de Bastia.
Le 17 Mars 2002 : Le corps de
Pierre Martinelli a été retrouvé le 17 mars, au petit matin, dans sa
chambre à coucher, atteint de deux décharges de chevrotines. Le
parquet de Bastia qui privilégiait la piste de droit commun ne
dispose que de très peu d'éléments
Le lundi 18 mars 2002 :
Contestation de la politique agricole : Via Campagnola rejette les
projets de l'Assemblée de Corse. Affilié à la Confédération
paysanne, le mouvement Via Campagnola a présenté une critique
radicale du projet agricole qu'examine l'Assemblée de Corse le 22
mars.
Le Mardi 19 Mars 2002 : Dans
un communiqué authentifié le FLNC a revendiqué mardi (19 mars) cinq
attentats commis ces dernières semaines en Corse, dont quatre visant
des gendarmes, et annoncé qu'il "répondra systématiquement aux
menées répressives de l'Etat français". Dans son communiqué, le FLNC
revendique une action contre la gendarmerie de Peri, près d'Ajaccio,
ainsi qu'une opération commando menée le 3 février contre deux
villas en construction appartenant à des gendarmes à Ventiseri et un
attentat contre une autre villa appartenant à un gendarme à Porto
Vecchio. Le mouvement endosse par ailleurs la responsabilité d'un
attentat qui avait légèrement endommagé un village de vacances,
fréquenté en particulier par des Autrichiens, à Calvi, indiquant que
cette structure travaillait en totale autarcie et n'employait
quasiment aucun personnel local. Concernant le processus de
Matignon, qui avait provoqué sa démission du gouvernement en août
2000, J.P. Chevènement a critiqué Jacques Chirac, "qui s'est mis aux
abonnés absents pendant toute cette affaire", mais surtout Lionel
Jospin "qui a retourné sa politique à 180 degrés" à l'automne 1999.
"Les accords de Matignon, c'est une bombe dont le minuteur est fixé
sur 2004", avec la perspective de "l'octroi d'un pouvoir
législatif", qui est, selon lui "un levier pour acheminer la Corse
vers l'indépendance, qu'une majorité de Corses ne souhaitent pas".
Le Mardi 19 Mars 2002 :
Aiacciu : Le meeting de Jean Pierre Chevènement : La journée de
l'ancien ministre de l' Intérieur a été pour le moins mouvementée,
Le candidat du pole républicain a été accueilli à Bastia tout
d'abord puis à Ajaccio par une poignée de militants nationalistes
hostiles à sa visite . Devant ces manifestations Alain Madelin est
venu saluer son concurrent . Tous ces parasitages n'ont pas été du
goût de Jean Pierre Chevènement mais n'ont toutefois pas empêché le
candidat du pôle républicain de tenir son meeting . Une cinquantaine
de nationalistes brandissant des drapeaux corses ont manifesté à
Bastia contre la venue de Jean-Pierre Chevènement, chef de file des
opposants aux accords de Matignon. Une distribution de tracts et des
bombages avaient été auparavant effectués dans le centre de Bastia,
où l'ex-ministre de l'Intérieur s'est déplacé sous haute protection
policière. Cet individu a déclaré : "Corses, vous êtes aussi
confrontés à un révisionnisme culturel. Je voudrais m'adresser aux
jeunes qui vivent en Corse, pour leur dire que leur avenir ne passe
pas par l'enfermement communautariste". Un militant d'Indipendenza a
été molesté et interpellé, un militant de la Ghjuventù
Indipendentista a été passé à tabac et interpellé !!
Le Mercredi 20 Mars 2002 : CRS
cibles d'explosif : Une action qui a visé dans la soirée un camion
de CRS en faction devant le Palais de Justice de Bastia . 3 CRS ont
été choqués par une charge explosive de faible puissance lancée sur
le véhicule .L'engin aurait été envoyé par dessus un muret par un ou
plusieurs individus .
Le vendredi 22 Mars 2002 : Un
attentat a visé vendredi matin 22 mars vers 5h un immeuble de 6
studios destinés à la location de vacances à Prunelli di Fiumorbu et
appartenant à une société gérée par un continental. L'immeuble a été
complètement détruit. L'attentat n'a été ni signé, ni revendiqué.
Le samedi 23 Mars 2002 : Plus
de 2.000 personnes ont manifesté cet après-midi à Ajaccio pour
défendre la langue et la culture corse... A l'appel d'un collectif
constitué des trois syndicats étudiants représentés à l'université
de Corte (Ghjuventu paolina, Consulta di i studienti corsi et
Ghjuventu indipendentista), des syndicats lycéens, de plusieurs
mouvements, associations et partis nationalistes, soit au total une
trentaine d'organisations, la manifestation a rassemblé 1.500
personnes, selon la police, 2.500, selon les organisateurs. Le
cortège s'est ébranlé derrière une unique banderole "Lingua corsa
ufficiale" (langue corse officielle), portée par des étudiants.
"Nous réclamons l'officialisation de la langue corse. Nous réclamons
son enseignement de la maternelle à l'université sans
discontinuité", a déclaré Josepha Giacometti, porte-parole du
mouvement nationaliste Ghjuventu Indipendentista, au cours d'une
allocution prononcée en corse.
Dans la Nuit du Samedi 23 Mars
au Dimanche 24 Mars 2002 : Une tentative d'attentat à l'explosif a
été commise dans la nuit de samedi à dimanche contre le domicile
d'Emile Zuccarelli, maire de Bastia. Aucune Revendication. Il y a
quelques années, un attentat avait été perpétré comme la porte
d'entrée de l'appartement d'Emile Zuccarelli, ancien ministre de la
Fonction Publique. (Une charge évaluée à 250 grammes de gel explosif
avait été découverte par des policiers le 24 mars 2002 vers 01H00
devant la porte de l'appartement de M. Zuccarelli (PRG), dans le
centre de Bastia. Des voisins avaient donné l'alerte après avoir
croisé, dans la cage d'escalier, trois hommes cagoulés et armés qui
les avaient brièvement menacés avant de prendre la fuite.
Le Dimanche 24 Mars 2002 : Le
corps d'un homme d'une quarantaine d'année a été découvert dimanche
soir à 20h30 dans un appartement du centre ville d'Ajaccio, dont la
porte était entre- baillée. On ignore pour l'instant l'identité de
la victime et les circonstances de sa mort
Le lundi 25 Mars 2002 :
Agression à Isula Rossa de Maria Stella Rochi. Maria Stella Rochi
Décédera après avoir échappé a son agresseur, 4 heures après...
L'homme d'origine méditeranéene est recherché. Marie-Stella Rocchi,
une jeune femme de 19 ans est morte dans la nuit de lundi 25 à mardi
26 mars d'un malaise cardio-vasculaire quelques heures après avoir
été enlevée dans sa propre voiture et frappée par un inconnu.
Marie-Stella Rocchi circulait à L'Ile-Rousse lundi (25 mars) vers
22H00 lorsqu'un individu s'est placé en travers de la route, la
contraignant à s'arrêter. Sous la menace d'un couteau, il l'a forcée
à le prendre à bord et s'est fait conduire sur un chemin de terre où
il l'a obligée à boire de l'alcool et l'a brutalisée, sans abuser
d'elle. L'agresseur s'est ensuite éloigné à pied en emportant les
clés du véhicule. Sa victime a rejoint L'Ile-Rousse. Là, un ami l'a
emmenée à la gendarmerie où elle a été examinée par un médecin.
C'est alors que son compagnon la raccompagnait en voiture chez elle
à Montemaggiore, à quelques kilomètres de là, qu'elle a succombé à
un malaise. La gendarmerie recherchait toujours mardi l'auteur de
l'agression, qu'elle avait pu décrire aux enquêteurs comme un homme
ivre d'une quarantaine d'années.
Le mardi 26 Mars 2002 :
Tentative d'assassinat mardi 26 mars vers 6h 45 à Santa Reparata di
Moriani où un homme de 37 ans, Paul Silvanioli, a été pris pour
cible par un tireur alors qu'il venait de quitter son domicile.
Atteint de plusieurs balles au bras, il a été transporté au centre
hospitalier de Bastia où ses jours ne sont pas en danger.
L'agresseur a lui été interpellé et placé en garde à vue à la
gendarmerie de Cervioni. On ne connaît pas pour l'instant les
mobiles de son acte.
Le mercredi 27 Mars 2002 :
Jean-Martin Verdi, le gérant de l'ancienne entreprise de convoyage
de fonds Bastia Securita, l'avocate nationaliste Marie-Hélène Mattei
et Christophe Pieri, fils du responsable nationaliste Charles Pieri,
ont été relaxés mercredi 27 mars par la cour d'appel de Bastia dans
une affaire d'abus de biens sociaux. Jean-Martin Verdi avait été
condamné en première instance le 2 octobre à 18 mois de prison, dont
six ferme, et 7.623 euros d'amende, Christophe Pieri à 18 mois avec
sursis et 4.574 euros d'amende et Hélène Mattei à 15 mois avec
sursis et 4.574 euros d'amende. Jean-Martin Verdi était poursuivi
pour avoir continué à verser un salaire à François Santoni,
assassiné le 17 août 2001, alors qu'il était en détention entre le
17 décembre 1996 et le 10 novembre 1998, ainsi qu'à Christophe
Pieri, détenu entre octobre 1998 et février 1999. Marie-Hélène
Mattei était poursuivie pour recel, soupçonnée d'avoir profité du
traitement versé à François Santoni, qui était alors son compagnon,
via un compte joint. En appel, l'avocat général avait réclamé 18
mois de prison avec sursis et 7.623 euros d'amende contre
Jean-Martin Verdi et la confirmation des peines contre Christophe
Pieri et Marie-Hélène Mattei. Les juges ont estimé, comme l'avait
plaidé la défense, qu'aucune disposition du droit du travail
n'interdisait à un employeur de payer le salaire d'un employé en
détention provisoire. Bastia Securita a cessé ses activités en 1999.
Une partie de ses actifs a été reprise par la société ESSE.
Le Vendredi 29 Mars 2002 : Le
commissariat de Bastia et la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse)
ont été mitraillés vendredi soir par des nationalistes clandestins
qui ont aussitôt pris la fuite. Il n'y a pas eu de victimes !!!
Vendredi, vers 21h, un tir nourri d'armes automatiques avait d'abord
pris pour cible le troisième étage du commissariat de Bastia, sans
faire de blessés, selon la police. Selon les premières
constatations, les auteurs de ce mitraillage ont agi depuis une
esplanade face à l'hôtel de police. Deux heures plus tard, une
opération du même type visait les locaux de la sous-préfecture de
Corte (Haute-Corse). Cette deuxième action n'a pas non plus fait de
blessés
Le Samedi 30 Mars 2002 : Les
nationalistes du groupe sans nom ont revendiqué samedi 30 mars neuf
attentats et tentatives lors d'une conférence de presse clandestine
dans la région de Corte, au cours de laquelle ils ont demandé aux
candidats à l'élection présidentielle de "modifier la Constitution
pour donner un pouvoir législatif à la Corse". Dans un communiqué,
ils ont également appelé les candidats Jacques Chirac et Lionel
Jospin à "s'engager" à "prononcer une amnistie immédiate pour les
patriotes corses". Le groupe sans nom, apparu fin octobre en Corse,
a revendiqué les deux mitraillages qui ont visé, à quelques heures
d'intervalle, dans la nuit de vendredi 29 à samedi 30 mars, la
sous-préfecture de Corte ainsi que le commissariat de Bastia. Les
clandestins ont par contre assuré ne pas être à l'origine de la
tentative d'attentat, le week-end dernier, contre le domicile du
maire de Bastia Emile Zuccarelli, tout en ajoutant: "nous en
félicitons et encourageons les auteurs". Le Groupe sans nom s'est
dit "loin de décréter une trêve de ses actions politico-militaires
car il n'y a pas eu de geste fort allant vers nos revendications,
notamment l'absence de rapprochement des patriotes corses à Borgo".
Dans son communiqué, le groupe ajoute: "nous mettons en garde les
forces coloniales françaises que nous réagirons avec virulence si
elles continuent leurs exactions". Il ajoute cependant que "la paix
reste une de nos priorités, mais elle ne sera effective que
lorsqu'une vraie solution politique négociée sera mise en place".
Les clandestins réaffirment leur souhait de voir les Corses se
réunir en "assemblée générale" pour "déterminer les critères pour la
constitution d'un corps électoral qui servira à mettre en place une
assemblée nationale provisoire corse ainsi qu'à un éventuel
referendum". Le groupe sans nom a revendiqué l'attentat contre la
vedette des douanes perpétré le 12 février dans le vieux port de
Bastia, le mitraillage d'un cantonnement de gendarmes mobiles le 1er
mars près de Calvi, le mitraillage de la façade de la préfecture de
Haute-Corse à Bastia le 5 mars, la tentative d'attentat contre la
trésorerie générale de Bastia le 12 mars, ainsi que les attentats
contre deux villas à Lumio. Il endosse également la responsabilité
d'une tentative d'attentat contre la villa dite du "roi des Belges",
visée à deux reprises les 11 et 16 février, en précisant avoir
déposé "deux charges de nitrate fioul de 50 kilos couplées à du
cimagel".
Le 30 mars 2002 : une
paillote située sur la commune de Pianottoli-Caldarello, dont le
maire est Jérôme Polverini, président de l'office de l'Environnement
et de l'Association des maires de la Corse-du-Sud, a été la cible
des plastiqueurs, une semaine après le Conservatoire du Littoral,
installé non loin de là.
Le Dimanche 31 Mars 2002 : Une
information judiciaire contre X pour assassinat a été ouverte par le
parquet de Bastia à la suite de la découverte dimanche 31 mars du
cadavre d'un jeune homme, mort depuis plusieurs mois, à Giuncaggio.
L'autopsie du cadavre, rendue extrêmement difficile en raison de son
état de décomposition avancée, a indiqué que l'homme a
vraisemblablement été atteint de projectiles. Aucun élément n'a
permis de déterminer l'identité de la victime, dont l'âge se
situerait entre 20 et 35 ans. Le corps avait été découvert par un
automobiliste dans des buissons en contrebas d'une route nationale,
dans un endroit isolé.
Avril
Dans la nuit du Lundi 1er
Avril au Mardi 2 Avril 2002 : Dans la nuit de lundi à mardi, une
charge a explosé devant le bar, brisant sa vitrine et endommageant
une voiture stationnée. I Fratelli avait déjà été visé par un
attentat en novembre 2001. Ces actes, qui seraient liés à un
différend d'ordre privé ou commercial, n'ont pas été revendiqués.
Le Mercredi 3 Avril : Le
travail a repris mercredi 3 avril à la DDE de Corse-du-Sud après une
longue grève de quatre mois entamée en décembre par les agents pour
réclamer un meilleur régime indemnitaire et des assurances sur le
changement de statut provoqué par la loi sur la Corse du 22 janvier.
Les agents ont voté mardi (2) la reprise du travail après avoir été
reçus, la semaine dernière, par le ministre de l'Equipement,
Jean-Claude Gayssot, qui a accepté certaines de leurs
revendications, comme la prise en compte financières des
spécificités des conditions de leur travail en Corse. Par ailleurs,
une mission ministérielle va étudier les conséquences des évolutions
du statut des agents qui s'apprêtent à passer, d'ici 2004, sous la
coupe de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) dans le cadre
des transferts de compétences prévus par la nouvelle loi. Lancée le
5 décembre, la grève des services de l'équipement, qui emploie près
de 500 personnes en Corse-du-Sud, a fortement perturbé l'activité
des entreprises de BTP, notamment en stoppant la délivrance des
permis de construire.
Le Mercredi 3 Avril :
Arrestation d'un militant du parti Indipendenza, le Comité
Anti-Répression appel à se mobiliser devant le commissariat
D'Aiacciu dans la Soirée. Arrestation aussi d'une autre personne.
Le Jeudi 4 Avril 2002 : Un
attentat à l'explosif a visé dans la soirée une caserne de
gendarmerie dans le centre d'Ajaccio, brisant plusieurs vitres de
bureaux et d'appartements et endommageant des véhicules. Une charge,
évaluée à 300 grammes selon les premières constatations, a été
lancée par un inconnu à 21H17 par dessus le mur d'enceinte de la
caserne Bacchiochi qui abrite le groupement de gendarmerie de
Corse-du-Sud, à proximité du palais de justice.
Dans la nuit du Jeudi 4 Avril
au Vendredi 5 Avril 2002 : Un bar d'Ajaccio a été fortement
endommagé dans la nuit de jeudi à vendredi par un attentat, le
deuxième le visant depuis le début de la semaine. La salle du bar I
Fratelli, situé dans la rue principale d'Ajaccio, a été dévastée à
03H40 par l'explosion d'une charge, évaluée à 1 kg, dont l'effet de
souffle a également détruit un mur.
Le jeudi 4 avril 2002 : Un
bungalow a été endommagé plusieurs autres dans l'enceinte du Club
Méditerranée à Lumio, près de Calvi (Haute-Corse). Un commando a
fait irruption peu avant 22H00 dans le complexe, situé dans la
Marine de San Ambrogio, avant de placer plusieurs charges devant des
bungalows. L'un d'entre eux a été détruit, deux autres ont été
fortement endommagés et une dizaine d'autres légèrement.
Le Vendredi 5 Avril 2002 : Les
deux négociateurs nationalistes du processus de Matignon, Jean-Guy
Talamoni et Paul Quastana, seront candidats aux élections
législatives en Haute-Corse et en Corse-du-Sud. Corsica Nazione
présente par ailleurs François Sargentini, l'un des responsables du
parti Indipendenza, dans la deuxième circonscription de Haute-Corse,
à Corte, et Jean-Marie Poli, l'un des porte-paroles du Comité
anti-répression, dans celle d'Ajaccio.
Le Vendredi 5 Avril 2002 :
Deux ans de prison largement assorti de sursis ont été requis
vendredi 5 avril devant le tribunal correctionnel de Bastia contre
Dominique Bursachi, un retraité de 70 ans, soupçonné d'avoir
provoqué en août 2000 le gigantesque incendie d'une des plus belles
forêts de Corse à cause d'un différend entre chasseurs aux
sangliers. Dominique Bursachi, qui avait reconnu les faits devant
les enquêteurs avant de se rétracter, a de nouveau nié toute
responsabilité, déclarant ne se souvenir ni de l'incendie ni de ses
aveux. Son avocat a plaidé la relaxe, arguant que son client faisait
un "coupable idéal"
Le 5 Avril 2002 : Deux jeunes
Maghrébins agressés à L'Ile-Rousse : Alors qu'ils quittaient une
résidence où ils étaient venus rendre visite à des amis deux
immigrés ont été attaqués, vendredi soir, par quatre hommes
encagoulés. L'une des deux victimes a été blessée par un pistolet à
grenailles et hospitalisée. Cette agression, a soulevé une
désapprobation quasi générale. Profitant de l'émotion provoquée par
le décès de la jeune Maria-Stella Rocchi, 19 ans, et demi, survenu
après une agression le 25 mars dernier, certaines personnes se
laissent aller depuis à des penchants xénophobes. Plusieurs tracts
anonymes entachés de propos racistes ont en effet circulé dans la
microrégion. Le siège de « l'Union des Marocains en Balagne » a
également été mitraillé et des inscriptions « Arabi fora »
fleurissent sur les murs de la cité paoline.
Le Samedi 6 Avril 2002 : Le
Comité Anti-Répression était présent pour accueillir a sa manière le
Candidat Jospin... Banderolles, Slogans et Revendications d'un
traitement politique des prisonniers politiques. Lionel Jospin a
annoncé un "contrat pour la Corse" qui "comportera notamment de
nouvelles avancées institutionnelles". "Une révision de la
Constitution rendra possible ces avancées en même temps qu'elle
permettra la consultation des Corses sur ce projet".... Il a
réaffirmé qu'il n'était pas question d'amnistie pour les assassins
du préfet de Corse Claude Erignac, abattu le 6 février 1998 à
Ajaccio. !!!
Le Samedi 6 Avril 2002 : l'ACA
accède à la Division 1. Bastia perd son match, son maintien en D1,
n'es toujours pas assuré.
Le Lundi 8 Avril 2002 :
Jacques Chirac s'est déclaré, lundi, "très réservé" sur le projet de
consultation des Corses avancé par Lionel Jospin, faisant valoir que
"donner le droit à chacun de s'exprimer sur l'unité de la République
est extrêmement dangereux".
Le Lundi 8 avril 2002 : Huit
dockers d'une petite société de manutention corse observent une
grève qui a contraint la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM)
à dérouter deux de ses navires à destination de L'Ile-Rousse et
Calvi (Haute-Corse), a annoncé l'entreprise publique. Les huit
manutentionnaires de la SOMABA, société d'acconage de L'Ile-Rousse,
ont déposé samedi un préavis de grève jusqu'au 18 avril pour
"obtenir immédiatement une prime d'ancienneté de 10% au moins du
salaire mensuel", selon leur porte-parole Michel Magnardi, militant
du Syndicat des travailleurs corses (STC).
Le lundi 8 Avril 2002 :
L'organisation syndicale CGT-GNC du centre EDF-GDF Corse a tenu une
conférence de presse pour dénoncer la situation politique au sein de
l'entreprise. Aux côtés d'Antoine Mandrichi, secrétaire général CGT,
et de Patrick Maurel, responsable de l'union départementale 2A, une
délégation nationale de la fédération des Mines-Energies avait fait
le déplacement notamment Denis Cohen, secrétaire national ;
Jean-Claude Dougnac, responsable de la branche Energie, et Maurice
Durand, responsable du collectif régional PACA-Corse. Dix-huit
conseils de discipline en trois mois, une révocation, des
harcèlements, un climat délétère... D'entrée le secrétaire général
de la CGT a dénoncé les relations qui se sont nettement détériorées,
depuis quelque temps, entre la direction et le personnel. Ils ont
mis surtout en avant l'emprisonnement de deux agents de la centrale
du Vazzio, après le saccage de celle-ci au cours de la journée
d'action du 15 novembre. « Il y a six ans jour pour jour, un
hélicoptère d'EDF s'écrasait dans l'Extrême Sud faisant quatre
morts. A l'heure actuelle aucune, responsabilité n'est établie, rien
de concret n'est mis en exergue. Par contre, deux salariés sont
poursuivis depuis trois mois et incarcérés depuis vingt jours pour
avoir saccagé des locaux. Est-ce normal ? » a relevé Antoine
Mandrichi en dénonçant la justice à deux vitesses « Nous avons
condamné les faits et il est normal que la justice passe. Mais elle
doit être identique pour tout le monde ». « Nous exigeons la
libération immédiate des deux salariés ». Entre colère et
indignation, il a ajouté : « Le mouvement syndical est là pour
défendre les salariés, le service public, pour faire avancer les
choses. On a la nette impression qu'on essaye d'affaiblir le
mouvement à travers toutes ces actions. »
Le Mardi 9 Avril 2002 : A
Manca Naziunale présente ses candidats pour les élections
législatives.
Le Mardi 9 Avril 2002 : Le
juge antiterroriste Gilbert THIEL a mis en examen à Paris, un
habitant d'Aiacciu, interpellé la semaine dernière avec une autre
personne dans le cadre d'une enquête sur une tentative d'attentat à
la poubelle piégée contre un camion de CRS en décembre 2001. La
deuxième personne avait été relâchée. Francis Nivaggioli inconnu des
services de police et non militant a été mis en examen pour
"complicité d'association de malfaiteurs et complicité de tentative
de destruction de biens immobiliers appartenant à autrui par effet
d'une substance explosive, infractions en relation avec une
entreprise terroriste". Il a été libéré et placé sous contrôle
judiciaire. Une autre personne déjà arreté dans le cadre de ce
dossier est toujours détenue.
dans la nuit de mercredi 10
Avril 2002 au jeudi 11 Avril 2002 : Un attentat à l'explosif a été
commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un bar-glacier de
Porticcio, station balnéaire située sur la rive sud du golfe
d'Ajaccio (Corse-d-Sud), a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
L'explosion qui s'est produite peu après 3h40 visait le "Sextant",
situé à environ 100 mètres de la mer. La charge était disposée
devant la porte d'entrée et a provoqué des dégâts "assez importants"
mais n'a pas fait de blessé. Cet attentat n'a pas été revendiqué
Le Mercredi 10 Avril 2002 :
Des agriculteurs de la FDSEA, mécontents à la suite de coupures
d'eau, ont occupé mercredi 10 avril les locaux de l'Office
Hydraulique à Bastia. Ces coupures seraient consécutives à des
factures impayées
Le Jeudi 11 Avril 2002 : Deux
villas inoccupées ont été plastiquées jeudi soir en Corse. Il n'y a
pas eu de blessés. Les villas étaient situées route du Littoral, sur
la commune de Pianottoli-Caldarello, en Corse-du-Sud. Les deux
charges, estimées chacune à six kilogrammes de dynamite et placées
dans des fûts de bière, puis disposées aux issues, au centre et à
l'extérieur des deux résidences secondaires, ont explosé vers 23h30
et ont détruit les villas à 70%. L'une des maisons appartient à un
artiste nommé Moroni, vivant a Monaco, et l'autre à Jean-Louis
Vinciguerra, un cadre de France Télécom résidant sur le continent.
Selon les indications ces villas étaient relativement isolées dans
le secteur du camping Kevano, elles ont été bâties, il y a
respectivement 23 et 30 ans. Jérome Polverini a déclaré : « Les deux
maisons criminellement détruites, hier, ont été respectivement
autorisées il y a un quart de siècle, pour la maison Hardy le 6 aout
1972, pour la maison Liautaud le 15 juin 1979, c'est-à-dire dans les
deux cas fort légalement puisque antérieurement à la directive
d'aménagement du 27 septembre 1979 qui a édicté, pour la première
fois, l'interdiction de construire dans la bande des 100 mètres.
Depuis cette époque un refus systématique a toujours été opposé aux
demandes de permis de construire dans cette bande y compris aux
extensions nettes à partir du moment où l'administration les a
elles-mêmes interdites (...).
Le Jeudi 11 Avril 2002 : Une
charge explosive de faible puissance contre un restaurant de la
résidence San Damiano lieu dit "Tépina" commune d'Algajola.
Le Jeudi 11 Avril 2002 :
Affaire Attentats de Strasbourg 97, Pietrosella et vichy. Quatre
prévenus demandent le non lieu : Jean Castela, Vincent Andreuzzi,
Jean Philippe Antolini et Marcel Istria.
Le 12 Avril 2002 :
Après la
proposition de Corsica Nazione-Indipendenza : ANC et
Elections législatives : Réuni
le vendredi 12 avril à Corte, l'Exécutif de l'ANC a pris
connaissance de la proposition de Corsica Nazione -Indipendenza
offrant la place de suppléant à l'ANC dans la circonscription
d'Ajaccio aux élections Législatives de Juin. Sans entrer
dans certaines divergences de fond qui auraient pu aisément se
résoudre dans le cadre de la prise en compte des 14 points de la
démarche Unità, et tout en comprenant les difficultés rencontrées
par les uns et les autres dans ces désignations de candidats, l'ANC
se voit néanmoins contrainte de décliner l'offre qui lui est faite,
considérant la proposition insuffisante au plan des quatre
circonscriptions. Elle remercie toutefois Corsica Nazione-Indipendenza
d'Ajaccio pour leur volonté de privilégier l'union dans les faits.
Le Samedi 13 Avril 2002 :
Aiacciu : Manifestation à l'appel d'une trentaine d'associations et
de partis politiques pour défendre les droits des Palestiniens. L'un
des défilés les plus importants s'est formé en Corse, où près de
deux mille personnes ont manifesté dans le calme à Ajaccio
(Corse-du-Sud). Le cortège, parti de la place de la gare, a remonté
le cours Napoléon, artère principale d'Ajaccio, pour s'arrêter
devant la préfecture de région. Les manifestants ont demandé le
déploiement d'une force d'interposition.
Le Samedi 13 Avril 2002 : Les
gendarmes de Borgo ont fait samedi (13 avril) une macabre découverte
sur la plage de la Maraninca à Borgo : le corps d'un homme d'une
trentaine d'années dont la mort semblait remonter à la veille. Une
autopsie aura lieu en début de semaine afin de déterminer les
raisons du décès.
Le Samedi 13 Avril 2002 : Une
voiture présumée « piégée » a été neutralisée par les forces de
l'ordre, samedi soir, à Bastia. Le fait qu'elle stationnait de nuit
devant le palais de justice et que sa plaque d'immatriculation
correspondait à celle d'un véhicule « signalé » volé a suffi à
déclencher le branle-le bas au sein des forces de l'ordre. Au bout
du compte, il s'est avéré que le véhicule est la propriété légitime
d'un couple tranquille qui se trouvait au cinéma. Cherchez l'erreur.
Le Dimanche 14 Avril 2002 : Le
corps d'un éleveur de 71 ans, Mathieu Ettori, tué d'au moins une
décharge de chevrotine dans le dos, a été retrouvé dans un champ
dimanche matin (14 avril) à Olmeto. Mathieu Ettori a été retrouvé
par un membre de sa famille, alors qu'il gisait dans son champ. Son
corps a été transporté à la morgue du centre hospitalier d'Ajaccio
pour être autopsié. Les mobiles du meurtre, qui n'aurait aucun
caractère politique, n'étaient pas connus dans l'immédiat.
Dans la Nuit de Dimanche à
lundi 15 Avril 2002 : L'explosion d'une charge de faible puissance a
soufflé cette nuit la porte d'entrée d'un bar situé dans la galerie
marchande d'un hypermarché à Corte. L'attentat n'a été ni signé, ni
revendiqué.
publié le 15 / Le ?? Avril
2002 : Dans un communiqué, « les emplois jeunes STC se déclarent
satisfaits des premiers résultats d'une grève qui a duré 12 jours et
qui a vu une multitude d'actions menées dans l'unité, par des jeunes
adhérents de différentes organisations syndicales. Pour la première
fois et grâce à cette mobilisation exemplaire, les pouvoirs publics
ont reconnu le bien fondé des revendications des aides éducateurs et
au-delà, de l'ensemble des emplois jeunes qui craignent pour leur
avenir. La réunion du mardi 2 avril entre le recteur, le directeur
régional du travail, le directeur régional de l'ANPE et une
délégation d'aides éducateurs qui a été suivie par un conseil
académique vendredi 5 avril, a porté ses fruits : mise en place de
réunions de travail dès la rentrée avec les représentants des
pouvoirs publics ; création d'un comité de pilotage de l'ANPE,
campagne de promotion et forum en faveur des aides éducateurs ; mise
en contact direct au mois de juin des aides éducateurs avec leur
ministère ; retenue d'une journée symbolique de grève sur les douze.
Enfin, les emplois jeunes du STC vont tout mettre en œuvre pour que
les directions de toutes les organisations syndicales travaillent
dans l'unité, pour faire du dossier « emplois jeunes » une des
priorités de la rentrée sociale de septembre 2002 ».
Le lundi 15 Avril 2002 : Lors
d'une conférence de presse donnée Lundi 15 avril à Bastia, le Comité
Anti Répression a dénoncé une nouvelle fois la détention
indéfiniment prolongée qui, loin d'être l'exception prévue par la
loi, est devenue la règle pour les prisonniers politiques corses. Le
mouvement dénonce les conditions de détention qui leur sont imposées
et qu'il qualifie "d'indignes d'un pays se présentant volontiers
comme la patrie des droits de l'homme". Et de citer en vrac les
Privations de courrier, de visites, de parloir ; les interdictions
d'accès aux bibliothèques, aux cours de gymnastique, les mises au
secret dont seraient l'objet les prisonniers corses. Le CAR demande
toujours le regroupement des prisonniers dans un seul et même centre
de détention, ce qui, selon lui, contribuerait fortement à détendre
l'atmosphère, à apaiser rancœurs et rancunes et à faciliter la
recherche d'une solution politique. En pleine période électorale, le
CAR demande aussi solennellement au peuple corse, à ses
représentants élus, à tous les partis et mouvements politiques de
prendre une position officielle sur la remise en liberté des
prisonniers politiques corses.
Le Mardi 16 Avril 2002 :
Arrestation dans le Nebbiu d'une militante nationaliste, elle a été
relâché dans l'après midi. Leria Franceschini a été interpellée
Le Mardi 16 Avril 2002 :
Visite de Jacques Chirac en Corse. Devant quelque 1.500 personnes
rassemblées sous un chapiteau sur les terrains de l'aéroport de
Bastia-Poretta, Jacques Chirac a affirmé mardi 16 avril à Bastia
qu'il n'accepterait pas que la Corse soit écartée d'une façon ou
d'une autre de l'ensemble français et a appelé à sortir de
l'ambiguïté sur l'avenir de l'île. "Les Corses ont besoin que soit
mis définitivement un terme à la violence qui sape les fondements
mêmes de la paix sociale sur l'île, qui empêche tout démarrage
sérieux des investissements privés, qui écoeure les bonnes volontés.
S'agissant du statut, je vous le dis simplement mais solennellement
je n'accepterai pas demain, en 2004 ou en quelque autre date ce que
j'ai refusé hier. Je n'accepterai pas que la Corse soit écartée
d'une façon ou d'une autre de l'ensemble français. La République est
une, la loi s'applique à tous et seul le Parlement peut la voter",
a-t-il déclaré. Pour le candidat, cela ne veut pas dire qu'il ne
faille pas profondément modifier l'architecture des pouvoirs entre
l'Etat et les collectivités locales. Il a rappelé sa proposition
d'une révision de la Constitution pour donner plus de pouvoirs aux
citoyens et faire en sorte que les décisions soient prises au
meilleur niveau de compétence et d'expérience. "La Corse, les Corses
participeront naturellement au grand débat national sur ce sujet que
j'appelle de mes voeux et au référendum national qui devra le
conclure. Je suis sûr qu'ainsi nous moderniserons notre pays et que
nous donnerons à la démocratie sociale comme à la démocratie locale
les vocations qui sont les leurs, être les moteurs du progrès, ceci
naturellement qu'il s'agisse du continent ou de l'île, dans un même
et unique ensemble français", a-t-il dit. Le président sortant a
également assuré qu'il veillerait à ce que l'Etat tienne les
engagements contenus dans la loi du 22 janvier 2002 sur l'avenir de
la Corse. "Rien ne serait plus dangereux que de retarder ou de
rétrécir les dispositions prises, tant en matière de transferts de
compétence que de mise en oeuvre des mesures fiscales ou de
développement économique", a-t-il dit Le sénateur DVD de Haute-Corse
Paul Natali, Jean Baggioni, président RPR du conseil exécutif de
l'assemblée territoriale de Corse, et le député DL Paul Patriarche
étaient aux côtés de Jacques Chirac sur la tribune. REACTIONS :
Emile Zuccarelli a d'ores et déjà réagit aux déclarations de Jacques
Chirac. Dans un communiqué le maire de Bastia déclare : " Les
déclarations du candidat Jacques Chirac quant à l'avenir de notre
région pourraient être intéressantes si elles ne venaient pas d'un
homme qui, occupant la plus haute fonction dans la république, est
resté silencieux tout au long des discussions du processus dit de
Matignon. Se contentant simplement, de ci de là, de propos destinés,
d'abord, à ne fâcher personne. Ni les tenants ni les opposants au
processus. Aujourd'hui à 4 jours de l'élection présidentielle
Jacques Chirac découvre les dangers d'une dérive institutionnelle
notamment à travers la dévolution d'un pouvoir législatif dont ses
principaux soutiens auto-proclamés dans l'île, comme José Rossi et
Jean Baggioni, ont été les promoteurs" Et Emile Zuccarelli de
conclure : "Les Corses mesurent combien les propos de dernière
minute de Jacques Chirac sont à visée purement électoraliste. Ils le
savent, le seul vote sans ambiguïté dimanche pour affirmer leur
attachement à la place de la Corse dans la République est le vote
pour Jean Pierre Chevenement". André Vallini, un des porte-parole de
Lionel Jospin, a lui affirmé que Jacques Chirac n'avait aucune leçon
à donner au Premier ministre-candidat sur la Corse. "Jacques Chirac,
en nouvelle Madonne des aéroports, a consacré quelques heures à la
Corse sur les tarmacs d'Ajaccio et de Bastia pour énoncer quelques
formules d'évidence sur le Parlement qui fait la loi ou la
République une et indivisible. Son action pour la Corse depuis 25
ans se résume en fait au drame d'Aléria lorqu'il était Premier
ministre en 1975 et aux négociations secrètes avec les
indépendantistes en 1996. Il n'a donc aucun leçon à donner à Lionel
Jospin dont l'action courageuse, et au grand jour, a commencé à
dessiner l'avenir de l'ile, son développement économique et social
et le retour à la paix de la Corse dans la République" écrit A.
Vallini dans un communiqué.
Le mardi 16 Avril 2002 : La
Ghjuventù Indipendendista communique : Le premier procès suite aux
interpellations de ceux qui défendaient leur langue aura lieu le
MARDI 30 AVRIL A BASTIA. ANTO OCCHIONI : 17 ans membre de la GI
BASTIA passera devant le tribunal correctionnel de Bastia.Rappelons
que ce jeune garçon avait ete interpelle le lundi 4 mars alors qu il
circulait en ville ,et qu on lui reproche sa participation au manifs
des jours precedents. Un second procès est prévu le 29 JUIN pour PM
NICOLAI. D'autre militants de la GI (SEBASTIEN QUENOT, HERVE
SENTELLI,JM PRESCELTI)seront entendu par les services de répression
coloniale dans les prochain jours. La GI apporte son soutient a
touts les militants poursuivis et demande l arrêt immediat de toutes
ces poursuites! LA REPRESSION NE FERA QU ACCROÎTRE NOTRE
DÉTERMINATION!!!!!
Le Mardi 16 Avril 2002 : Une
dizaine de personnes appartenant au milieu du grand banditisme corse
ont été interpellées, mardi 16 avril, par les gendarmes, à Bastia,
Marseille et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations,
qui concernent cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à
Bastia, font suite à une série de règlements de comptes et de vols à
main armée. Les gendarmes agissaient sur commission rogatoire d'un
juge de Bastia.
dans la nuit de mercredi 17
Avril 2002 à jeudi 18 Avril 2002 : Un attentat à l'explosif a été
commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un camping d'Algajola
(Haute-Corse). Une charge de faible puissance avait été déposée
devant l'entrée de la supérette de cet établissement appartenant à
Olivier Loverini. L'explosion a provoqué des dégâts légers. Il était
environ 23 h 30 lorsque l'explosion s'est produite, dans l'enceinte
du camping de la plage, situé dans la plaine d'Aregno, sur la ligne
droite d'Algajola.
Le Jeudi 18 Avril 2002 :
Arrestation de nouveau de la militante nationaliste du Nebbiu et
elle a été mise en Garde à Vue. Des interpellations ont eu lieu
aussi à Bastia dans les rangs nationalistes. Afin de protester
contre l'arrestation à Bastia et St Florent de plusieurs colleurs
d'affiche de Ghjuventù Indipendentista, le Comité Anti Repression a
organisé jeudi soir (18 avril) un rassemblement devant la
Gendarmerie de St Florent. En tout six personnes ont été entendu par
les forces de répression, trois militants dont deux de la Ghjuventù
Paolina, Jean Christophe Benedetti et Jerome Albertini seront
convoqués Lundi 22 Avril par cette même justice ! Des Militants de
la Ghjuventù Indipendentista dont un militant de l'extrême sud
seront eux aussi convoqués. 2 militants de la Ghjuventù Paolina,
JCB et JA sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour
être entendu dans le cadre d'incidents qui aurait fait suite à
l'occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi
avant la manif pour l'officialisation du 5 avril.
Le Jeudi 18 Avril 2002 : La
Ghjuventù Indipendentista Communique : Six personnes, proches ou
militants de la Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés
aujourd'hui dans la région Bastiaise. Leria Franceschini, Hervé
Santelli et quatre autres jeunes ont été une nouvelle fois victimes
de la répression effrénée de l'Etat Français. De plus d'autres
militants ont été convoqués ces derniers jours (J.M.Prescelti,
Occhioni, M. Giraschi ...) et restent sous la menace de sanctions
judiciaires. Ces faits sont intolérables et témoignent d'une volonté
délibérée des forces répressives de nous fragiliser voire de nous
démanteler. La Ghjuventù Indipendentista tient à faire savoir
qu'elle ne se laissera jamais intimider, et qu'elle reste prête à se
mobiliser. Nous demandons l'arrêt immédiat de cette vague répressive
ainsi que de toutes les poursuites. BASTA A RIPRESSIONI !!! A NOSCIA
CUSCENZA HÈ RISISTENZA !
Le Jeudi 18 Avril 2002 : Le
C.A.R communique : Les récentes auditions et interpellations de
jeunes militants et sympathisants indépendantistes mettent en
évidence la continuité d’une répression politico – judiciaire à
l’encontre de celles et ceux qui, il y a quelques semaines, posaient
avec gravité la place de notre langue et de notre culture au sein de
notre société actuelle. Les agissements policiers de ces dernières
heures ne sont ni plus ni moins que la suite logique de cette
politique négationniste qui récuse les valeurs identitaires de notre
peuple, malgré leur dimension universelle… Ils interviennent
également de concert avec les propos de certains candidats à
l’élection présidentielle française qui, opposés à toute approche
évolutive du problème politique corse, brandissent une énième fois
le spectre de l’immobilisme et de la répression, aidés en cela par
quelques élus retournés pour la circonstance… Le Comité Anti
Répression apporte son total soutien à toute cette jeunesse qui
démontre qu’un autre avenir est possible, bâti sur des valeurs
inaliénables, en dehors de toute approche réactionnaire et
répressive. LOTTA GHJUVENTU, L’AVVENE SI TU !!! COMITE ANTI
REPRESSION.
Le Jeudi 18 Avril 2002 : On
apprend que Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la
french connection, est convoqué mardi prochain à la brigade
financière du SRPJ d'Ajaccio, dans le cadre d'une enquête pour abus
de biens sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel
Gentil. Son épouse, Arlette Colonna, devrait également être placée
en garde à vue. Tous deux vont notamment s'expliquer sur les
conditions de rachat de l'hôtel de luxe le Miramar, à Propriano. Les
enquêteurs soupçonnent Jean-Jé Colonna d'être le véritable
propriétaire de cet établissement, dont les murs ont été rachetés
par Robert Feliciaggi . Jean-Jé Colonna, qui a échappé jusqu'à
présent à tous les services d'enquête, sera aussi entendu pour une
affaire d'emploi fictif. Sa seule rémunération officielle est un
salaire de 1 524 € versé par son épouse, qui l'emploierait dans une
supérette... Défendu par M e Jacques Vergès, cette figure mythique
du grand banditisme devrait être également entendue dans le cadre
d'une enquête pour " blanchiment ", portant sur l'exploitation du
casino d'Ajaccio. Pour Jean Jé Colonna qui est sorti de sa réserve
pour la première fois depuis très longtemps et répondant à une
interview de notre confrère Le Parisien, il s'agit d'une machination
politique, dont le but est de faire croire qu'il existe une mafia en
Corse, dont il serait le parrain, qui, elle même, serait liée à des
hommes politiques. "Je constate simplement que mes ennuis se
produisent plus fréquemment sous les gouvernements de gauche que de
droite. A travers Robert Feliciaggi, qui se présente aux prochaines
élections législatives, on veut atteindre Charles Pasqua" a t-il
déclaré à notre confrère.
Le Vendredi 20 Avril 2002 :
Quatre membres présumés du banditisme corse, interpellés mardi 16
avril lors d'un coup de filet des gendarmes à Marseille, Toulon et
Bastia, ont été mis en examen vendredi par un juge bastiais et
écroués. Les quatre personnes ont toutes été mises en examen pour
association de malfaiteurs, deux d'entre elles l'étant en outre pour
infraction à la législation sur les armes. Elles ont été écrouées à
la maison d'arrêt de Borgo. Jeudi 18 avril, un homme interpellé à
Marseille avait déjà été mis en examen pour association de
malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes, et écroué
par le juge Charles Duchaine. La veille, un homme avait été écroué
et une femme placée sous contrôle judiciaire après avoir été tous
deux mis en examen pour association de malfaiteurs. Tous sont
soupçonnés d'avoir pris part à des préparatifs de règlements de
comptes dans le milieu. Des perquisitions ont permis de saisir de
nombreuses armes de poing, des armes d'épaule, des perruques, des
munitions et des gilets pare-balles. Une dizaine de personnes
avaient été interpellées mardi par les gendarmes à Bastia, Marseille
et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations
concernaient cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à
Bastia
Le Samedi 20 Avril 2002 :
Communiqué de l'A.N.C : Une demi-douzaine de militants de A
Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés et auditionnées ces
jour-ci, d’autres ont été convoqués pour audition. Après les
mobilisations de mars en faveur de la langue corse, la jeunesse
corse attendait d’autres réponses à ses légitimes aspirations que
celle de la répression.
L’ANC demande aux pouvoirs publics de faire cesser des manoeuvres
aussi grossières qui n’ont d’autre but que l’intimidation et les
pressions pour que les jeunes ne se mobilisent plus et rentrent dans
le rang.
Les importantes mobilisations de mars ont montré que la jeunesse
corse dans le calme et la responsabilité, à l’instar de la grande
manifestation d’Ajaccio, entendaient porter jusqu’au bout leurs
revendications en faveur de la langue de la culture et de
l’université.
L’ANC leur apporte son soutien total et sera toujours aux côtés de
cette jeunesse pour que leurs justes revendications soient enfin
prises en compte.
Le Samedi 20 Avril 2002 : Le
conseil municipal de Luri annoncé samedi 20 avril qu'il
n'organiserait pas de scrutin présidentiel dimanche, afin de
protester contre "l'intrusion de gendarmes" dans sa salle de
délibérations. Les élus de Luri, un village du Cap corse comptant
750 habitants, n'ont pas supporté que des gendarmes en tenue
viennent vérifier si leur maire, déclaré inéligible, continuait
malgré tout d'exercer son mandat. En octobre, la cour de cassation
avait condamné Dominique Cervoni à deux ans d'inéligibilité pour
favoritisme et, début avril, le préfet de Haute-Corse a pris un
arrêté pour faire appliquer cette décision de justice. Les gendarmes
ont constaté la présence de D. Cervoni à la mairie, mais les
conseillers leur ont expliqué que l'ancien maire était simplement
venu discuter à bâtons rompus avec les conseillers, après la séance
de délibérations. La préfecture a nommé un délégué spécial pour
organiser les élections en lieu et place du maire et de ses
conseillers
Le dimanche 21 Avril 2002 : La
Corse a suivi la même voie que le reste de la France en plaçant en
tête Jacques Chirac, en recul toutefois par rapport à 1995.
Jean-Marie Le Pen effectue une spectaculaire percée sur une île où
le Front National est peu implanté. J.M. Le Pen fait presque jeu
égal avec M. Chirac dans plusieurs des principales villes de l'île,
comme Porto-Vecchio, où seules 22 voix les séparent, ou à Bonifacio.
Il obtient la deuxième place tant à Ajaccio qu'à Bastia. Jean-Pierre
Chevènement, l'un des principaux opposants du processus, réalise en
Corse, avec 7,03% des voix, un meilleur score qu'au niveau national,
après avoir été soutenu par le maire de Bastia Emile Zuccarelli et
le sénateur Nicolas Alfonsi, tous deux élus du PRG. Il obtient ainsi
11,73% à Bastia
Le Lundi 22 Avril 2002 :Un bar
du centre-ville d'Ajaccio a été visé par un attentat vers 3h du
matin dans la nuit de dimanche à lundi. la charge a détruit en
partie l'établissement "Le Forum", situé sur le vieux port Tino
Rossi. La bâche a entièrement été déchirée, la baie vitrée de la
porte d'entrée a volé en éclats et certaines vitres des habitations
situées au-dessus de l'établissement ont été soufflées par
l'explosion. Cet attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.
L'enquête a été confiée à la Sûreté urbaine d'Ajaccio. C'est la
quatrième fois en deux mois qu'un établissement est visé dans la
cité impériale
Le Lundi 22 Avril 2002 : Deux
militants Ghjuventù Paolina Jean Christophe Benedetti et Jérôme
Albertini sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour
être entendu dans le cadre d'incidents qui aurait fait suite à
l'occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi
avant la manif pour l'officialisation du 5 avril.
Le Lundi 22 Avril 2002 :
Résultat Présidentielle suite (...) : Jean-Marie Le Pen a obtenu
dimanche 100 % des suffrages à Piano (Haute-Corse) en recueillant la
voix du seul électeur ayant voté, a-t-on appris auprès de la mairie.
Le petit village de Piano, dans la région de la Castagniccia au sud
de Bastia, compte cinquante inscrits mais le taux d'abstention a
atteint 98 % en raison d'un "boycott du scrutin qui a été suivi par
tous les habitants sauf un", a expliqué le maire Jean Imperinetti
(SE). Le conseil municipal avait organisé ce boycott pour protester
contre "l'attitude des pouvoirs publics" sur les dossiers de la mise
aux normes des captages d'eau et de la divagation des animaux, un
problème récurrent en Corse. Le score record de M. Le Pen "n'a rien
à voir avec l'image de la commune", a précisé le maire.
Le Lundi 22 Avril 2002 : Des
peines d'amende ont été requises lundi à l'encontre du sénateur DVD
Paul Natali et de trois autres responsables de la Chambre de
commerce et d'industrie (CCI) de Bastia, jugés devant le tribunal
correctionnel pour prise illégale d'intérêt et recel. Le procureur
adjoint Francis Battut a requis une amende de 30.000 euros à
l'encontre de Paul Natali, poursuivi en sa qualité d'ancien
président de la CCI, sur les conditions d'attribution à des
fournisseurs privés de différents marchés, comme la vente de
véhicules ou de travaux, entre 1995 et 1997. Outre Paul Natali, onze
autres personnes, dont les enfants du sénateur, Pierre et
Marie-Dominique, co-directeurs de deux sociétés de bâtiment, sont
poursuivies pour faux et recel, favoritisme et prise illégale
d'intérêt. Toujours en sa qualité de président du conseil général,
il a en revanche été relaxé dans une autre affaire de prise illégale
d'intérêt portant sur l'attribution de marchés publics aux sociétés
de ses enfants, qui ont également été relaxés.
Le Lundi 22 Avril 2002 : Au
lendemain des élections présidentielles Jean-Guy Talamoni, chef de
file des nationalistes corses, a estimé que la France ressemblait à
"un navire en perdition" en qualifiant de "très inquiétante" la
deuxième place obtenue par Jean-Marie Le Pen.. "La Corse apparaît à
la remorque d'un navire en perdition, la France. C'est pourquoi nous
proposons de prendre nos distances le plus rapidement possible". Ces
élections "illustrent l'état de décomposition de la classe politique
française", a-t-il ajouté. Pour J.G. Talamoni, le processus de
Matignon "apparaît mal en point" après l'élimination de Lionel
Jospin dès le premier tour. "Mais nous allons attendre les élections
législatives pour nous positionner. Nous nous préparons à toutes les
éventualités. Nous continuons à privilégier le dialogue mais nous
sommes également prêts à la confrontation si la voie de la
répression est choisie par le futur gouvernement français". Il a
estimé que le faible taux de participation en Corse, première région
pour les abstentionnistes avec 41,38%, s'expliquait "en bonne partie
par le refus de voter des nationalistes", pour qui il s'agissait
avant tout d'une élection "franco-française".
Le Lundi 22 Avril 2002 : Le
président RPR du conseil exécutif de Corse, Jean Baggioni, a annoncé
lundi 22 avril sa candidature aux élections législatives dans la
première circonscription de Haute-Corse, à Bastia, où il affrontera
notamment le maire Emile Zuccarelli, vainqueur en 1995.
Le Mardi 23 Avril 2002 :
Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la french
connection, etait convoqué mardi prochain à la brigade financière du
SRPJ d'Ajaccio, dans le cadre d'une enquête pour abus de biens
sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil.
Mais Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna ne s'est pas présenté ce
mardi 23 avril à la brigade financière du SRPJ d'Ajaccio qui l'avait
convoqué dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux,
instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. Il aurait
demandé le report de son audition afin de déconnecter cette affaire
du contexte électoral. J.B.Colonna devait notamment s'expliquer sur
les conditions de rachat de l'hôtel le Miramar, à Propriano. Il
devait aussi être entendu pour une affaire d'emploi fictif. Arlette
Colonna, son épouse, en revanche a été placée en garde à vue ce
matin. Dans une interview qu'il avait donné la semaine dernière à
notre confrère Le Parisien, il avait déclaré que pour lui il
s'agissait d'une machination politique, dont le but était de faire
croire qu'il existait une mafia en Corse, dont il serait le parrain,
qui, elle même, serait liée à des hommes politiques. Selon certaines
sources, le juge ajaccien ne serait pas enclin à reporter cette
audition et pourrait donc délivrer rapidement un mandat d'amener.
Le Mardi 23 Avril 2002 :
Réunion au sommet, ce mardi après-midi, en mairie de Feliceto. Tous
les maires de Balagne étaient regroupés pour venir apporter leur
soutien à leur consœur, Mme Chantal Connault-Leca, violemment prise
à partie lundi par un administré mécontent. Alors qu'elles se
trouvaient en mairie, le premier magistrat et la secrétaire, Mme
Christine Leonetti, ont eu une altercation avec un homme du village,
qui les a menacées avec un bâton. A l'origine de cet accès de
violence, une banale histoire d'urbanisme, qui s'est envenimée. En
signe de protestation, toutes les mairies de Balagne fermeront leurs
portes au public, le vendredi 26 avril de 10 heures à 12 heures. La
mairie de Feliceto est quant à elle fermée jusqu'à nouvel ordre, le
conseil municipal entendant ainsi dénoncer « la carence des services
de l'Etat dans ce type d'affaires et un certain laxisme de la part
de la gendarmerie ».
Le Mardi 23 Avril 2002 :
L'enquête ouverte après le meurtre du glacier bastiais Pierre
Martinelli, a abouti ce mardi 23 avril à l'arrestation du meurtrier
présumé. Celui ci a été mis en examen pour assassinat et écroué à la
prison de Borgo. Il s'agit du fils de la victime, Pierre-Louis
Martinelli, 22 ans. Son complice et la compagne de celui ci ont
également été écroués. On ignore cependant encore dans quelles
circonstances s'est joué ce drame. Pierre Martinelli, 55 ans, gérant
de la pizzeria Gino à Bastia, avait été retrouvé chez lui, le 16
mars dernier, seul, par un membre de sa famille. La victime avait
reçu deux décharges de fusil de chasse. Pierre-Louis Martinelli,
Jean-Charles Fieschi et Sandrine Nasica (dont le propre fils de la
victime, un ami proche et la compagne de celui-ci ont en effet été
interpellés dimanche et avant-hier) se trouvaient dans le cabinet du
juge Marie Leclerc, en chargé de ce délicat dossier. Tous trois ont
été mis en examen pour « assassinat » et « complicité » et deux
d'entre deux, dont le fils du restaurateur, ont été écroués à la
maison d'arrêt de Borgo
Le Mardi 23 Avril 2002 : Deux
ans de prison avec sursis ont été requis mardi 23 avril à l'encontre
du sénateur Paul Natali, jugé, avec d'autres anciens responsables de
la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bastia, pour
favoritisme dans le cadre de la passation de marchés publics. Le
procureur adjoint Francis Battut a requis, outre de la prison avec
sursis, 30.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits
civiques et civils contre P. Natali, président de la CCI entre 1996
et 1999. Treize autres membres de la CCI et chefs d'entreprises ont
comparu à ses côtés pour favoritisme, faux et usage de faux et recel
dans une affaire concernant des travaux effectués sur le port de
commerce de Bastia - avec notamment la construction d'un terminal et
d'un poste à quai -, et à la gare maritime de L'Ile-Rousse entre
1995 et 1997. Le procureur Battut a requis une peine de 18 mois avec
sursis, 20.000 euros d'amende et 3 ans d'interdiction des droits
civiques à l'encontre d'Augustin Linale, ex-président de la
commission des marchés de la CCI, ainsi que 18 mois avec sursis et
une amende de 15.000 euros contre Nicolas Vellutini, directeur
général des services. 15.000 euros d'amende ont été requis pour les
entreprises soumissionnaires, dont celle dirigée par les enfants du
sénateur, Pierre et Marie-Dominique. Le procès se termine mercredi
24 avril par les plaidoiries des avocats, qui ont qualifié de
"disproportionnées" les réquisitions. Lundi, dans le cadre d'une
première affaire, F. Battut avait requis des amendes de 30.000 euros
contre M. Natali, et de 22.000 et 15.000 contre trois autres anciens
élus de la CCI pour "prise illégale d'intérêt".La justice leur
reproche les conditions de passage de marchés, portant sur des
travaux ou la fourniture de véhicules entre 1995 et 1997, entre la
CCI et des entreprises auxquelles ils étaient liés. Les prévenus ont
fait valoir qu'ils n'avaient retiré aucun enrichissement de ces
marchés et leurs avocats ont plaidé la relaxe. Ce jugement a été mis
en délibéré au 28 mai.
Le Mardi 23 Avril 2002 : A
l'appel du SNACL, du SNES, du SNEP, du STI et du STC, les parents
d'éleves et le personnel du CES de Lucciana ont poursuivi mardi 23
avril leur grève entamée hier afin de protester contre la dotation
horaire globale qui selon eux entrainerait la suppression de deux
classes. Ils demandaient aussi le classement de l'établissement en
ZEP, Zone d'Education Prioritaire et d'avantages, la création d'un
poste d'agent de maintenance et davantage de moyens financier et
humain pour le collège. En soirée, ayant en partie obtenu
satisfaction, parents d'éleves et enseignants ont annoncé la fin du
mouvement. Les cours reprendront donc jeudi.
Le Mercredi 24 Avril 2002 : Le
C.A.R communique : Malgré notre appel public du premier tour à tous
les candidats à l’élection présidentielle française, malgré une
position de compréhension du problème politique corse affirmé par
quelques-uns – uns d’entre – eux, aucun malheureusement n’a répondu,
officiellement et positivement, à notre demande d’amélioration
immédiate des conditions de détention des prisonniers politiques
corses et d’amnistie globale à terme… Beaucoup il est vrai se sont
plutôt prononcé, eu égard à la conjoncture sécuritaire, à la
continuité d’une répression … A droite notamment, et à l’extrême –
droite, on s’évertue même à nier tout processus d’évolution
politique, renvoyant ainsi aux oubliettes la précédente initiative
dite de Matignon… Aujourd’hui, il apparaît inopportun à nos yeux de
reposer aux deux candidats en lice notre question, sachant que l’un
préside depuis des années avec, au quotidien une Corse s’enlisant au
rythme de centaines d’interpellations, de dizaines d’arrestations et
déportations, démystifiant ainsi son prétendu attachement aux droits
de l’homme et aux dites libertés républicaines, et que l’autre, n’a
pour vision que… le rétablissement de la peine de mort… Entre
l’autoritarisme affiché de l’un et l’autoritarisme larvé de l’autre,
l’heure est désormais au repositionnement, à la lutte et à la
résistance publique de tous les instants. Il s’avère urgent de
renforcer, dans l’esprit qui a prévalu pour l’exemplaire
réconciliation nationale, une véritable dynamique d’union globale et
stratégique qui reposera à terme, à l’état français, l’inéluctable
question des prisonniers et recherchés politiques corses. A POPULU
FATTU, BISOGNA A MARCHJA !!! COMITE ANTI REPRESSION
Le Vendredi 26 Avril 2002 : Le
maire de Furiani, François Vendasi, se présentera bien aux
prochaines élections législatives dans la 1ère circonscription de la
Haute-Corse. Il l'annoncera officiellement le 26 avril prochain. Son
suppléant pourrait être Jacky Padovani.
Le Samedi 27 Avril 2002 :
Manifestation Anti Extrème droite à Aiacciu. Quelque 500 personnes
manifestent, le 27 avril 2002 dans les rues d'Ajaccio, pour
protester contre le Front national et la présence de son président
Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, à
l'appel d'associations d'artistes corses et de défense des droits de
l'homme.
Le Lundi 29 Avril 2002 :
Communiqué du C.A.R : Un jeune militant indépendantiste sera jugé
demain par le tribunal correctionnel de Bastia. Ce jugement
intervient après les poursuites judiciaires engagées contre cette
jeunesse avide de liberté et de culture… Le Comité Anti Répression
tient à lui apporter son total soutien et rappelle à l’opinion
publique, les comportements autoritaires de l’institution judiciaire
et policière face à une revendication de nature universelle qu’est
le droit à l’apprentissage d’une langue. La répression politique ne
sera jamais une réponse à une jeunesse et un peuple en lutte pour sa
dignité. COMITE ANTI REPRESSION
Le Lundi 29 Avril 2002 : Deux
individus armés et cagoulés ont fait irruption lundi 29 avril vers
10h dans le magasin Le Dénicheur à folelli et se sont emparés de la
caisse puis se sont enfuis en voiture.
Le Lundi 29 Avril 2002 :
Aujourd'hui, à 16 heures, dans les locaux d'Indipendenza à Ajaccio,
Corsica Nazione, à travers les médias, fera œuvre pédagogique pour
expliquer son positionnement actuel. Comme annoncé, le mouvement, en
effet, n'ira pas aux élections législatives. C'est la conséquence
immédiate du premier tour de l'élection présidentielle. Ce faisant,
la tête du mouvement s'accorde avec la majorité de sa base, qui
n'était pas motivée pour s'investir dans une élection
« franco-française » où les nationalistes n'avaient rien à gagner,
sinon le simple fait de se compter - de manière aléatoire d'ailleurs
tant le désintérêt était manifeste. En fait, les arguments pour être
présent dans les circonscriptions se résumaient à deux : poursuivre
la présence sur le terrain dans le cadre du processus de Matignon -
de sa perspective 2004 plus précisément - et ne pas laisser le champ
libre aux autres composantes du mouvement national, soucieuses de
légitimité populaire dans la perspective des élections
territoriales. Corsica Nazione va demander le lancement de la « Cunsulta
naziunale », qui installera concrètement le nationalisme comme
contre-pouvoir, avec des institutions spécifiques. Cette démarche,
qui avait pris corps avec le projet d'« assemblée nationale
provisoire » (ANP), fait quasiment l'unanimité.
Après le premier tour de
l'élection présidentielle, il ne reste pour la corse que les options
de Chirac et Le Pen. Si elles sont exprimées par l'un et l'autre de
façon différente et si l'on ne peut mettre les deux candidats sur le
même plan politique, elles se rejoignent sur le fond en préconisant
un traitement de la question corse dans le droit commun français et
de façon autoritaire. Ces changements qui s'opèrent en France font
apparaître une nouvelle donne. Nous n'en voulons pour preuve que les
démarches répressives réactivées au lendemain du premier tour.
Devant cette situation, le mouvement national doit reprendre
l'initiative politique.
Face a la montée de l'extrême droite, nous demandons à notre peuple
de s'opposer de toutes ses forces à cette idéologie parce que elle
est porteuse de drames, de soumission.
Elle se situe aux antipodes de notre nationalisme, qui est celui de
la libération et qui demeurera quoiqu'il advienne un humanisme
combattant face à toutes les formes d'oppression.
Nous demandons aux corses qui ont soutenu cette démarche fasciste de
bien mesurer la portée de leur acte, les problèmes posés à notre
communauté, notamment celui de l'immigration, ne pouvant être réglés
en donnant approbation au marchand d'illusion LE PEN, mais en
confortant nos valeurs et en affirmant avec force qu'il n'y a qu'une
seule communauté de droit sur cette terre : le peuple corse.
Face a l'arrêt du dialogue et au blocage de la situation, le
mouvement national doit concevoir différemment ses rapports avec la
France et dépasser le cadre des organisations de lutte existantes.
1. En créant un outil de
souveraineté hors des institutions françaises : A CUNSULTA
NAZIUNALE. A CUNSULTA sera la représentation unique de la Nation et
s'inscrira dans le principe du droit des peuples à
l'autodétermination.
2. En unissant le mouvement
national sur un projet d'avancées statutaires dans le cadre français
et européen.
Nous proposons à l'ensemble
des organisations du mouvement national de commencer un travail
commun sur ces deux axes.
Pour le premier, il s'agit
d'un objectif à moyen terme qui nécessite un travail d'explication
et d'installation ( définition du corps électoral corse, nationalité
etc.…) Ce sera l'acte stratégique de la démarche fondant le socle
institutionnel de la Nation.
Le second répondra à une
gestion immédiate des intérêts de notre peuple, parce que les leçons
du passé nous indiquent qu'il faudra tout arracher à l'Etat
colonial. Nous devons constituer la force politique dont la Corse
d'aujourd'hui a besoin, pour s'opposer au reniement de Baggioni et
Rossi, au parti anti-corse de Zuccarelli et Alfonsi qui combattent
les intérêts de leur pays, signifier à ceux qui veulent les
remplacer que les corses n'acceptent plus d'être représentés par des
harkis et d'imposer à la France de véritables négociations.
Il y a un mois, l'AG de
Corsica Nazione décidait de notre participation aux élections
législatives parce qu'il restait un faible espoir de solution
politique. Aujourd'hui, cette option est écartée. De ce fait, il
faut consacrer toute notre énergie à construire un nouveau rapport
de forces.
Avec le raidissement de la France, un résultat aux élections
législatives ne serait pas de nature à inverser la tendance. Seule
l'union des forces vives de ce pays sur un projet d'émancipation est
de nature à imposer un règlement définitif de la question nationale
corse.
C'est la raison pour laquelle
nous avons décidé, lors d'une nouvelle assemblée générale du
mouvement, de retirer tous nos candidats pour les élections
législatives françaises et de demander à toutes les organisations du
mouvement national d'en faire de même. Nous allons leur proposer
d'organiser ensemble, pendant ces élections, la première Cunsulta
Naziunale di a Corsica, véritable Assemblée Nationale Corse
Constituante.
A cette occasion, nous
adresserons à l'Etat français, à l'Europe et à l'opinion
internationale un message fort et déterminé, celui d'un peuple en
marche vers sa souveraineté.
Nous appelons l'ensemble de
nos militants et sympathisants à participer à la commémoration de
Ponte Novu, le mercredi 8 Mai.
Le Lundi 29 Avril 2002 : Emile
Zuccarelli sera bien candidat aux prochaines législatives dans la
1ere circonscription de Haute-Corse. Il aura pour suppléant Albert
Calloni
Le Mardi 30 Avril 2002 :
Procès de Anto Occhioni, militant de la Ghjuventù Indipendentista de
Bastia.
Le Mardi 30 Avril 2002 : Le
syndicat agricole Via Campagnola s'est réuni en assemblée générale à
Corte. Au cours de celle-ci, le syndicat a émis de vives critiques à
l'encontre du vote de la CTC du 22 mars dernier concernant la
politique agricole de l'Ile. Pour Paul André Fluxia, responsable du
mouvement, "aucunes orientations n'ont été définies". Le syndicat s'èléve
aussi sur la position de la CTC pour qui le réglement de la dette
agricole est un préalable au développement.
Mai
Le Mercredi 1er Mai 2002 :
Plus de 2.000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont
manifesté mercredi matin (1er mai) contre l'extrême droite à
Ajaccio, Bastia et Porto Vecchio, à l'appel des syndicats et
d'associations à l'occasion du 1er mai. Les manifestants, qui
étaient environ un millier à Ajaccio et à Bastia et près de 200 à
Porto Vecchio, ont défilé dans le calme derrière des banderoles
appelant, en corse et en français, à "faire barrage à Le Pen" le 5
mai.
Le Jeudi 2 Mai 2002 : Paul
Patriarche annoncera officiellement sa candidature jeudi.
Le Jeudi 2 Mai 2002 :
Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, 40 ans, et Frédéric Giuntini, 30
ans, ont été condamnés, jeudi 2 mai, à 2 ans d'emprisonnement par le
tribunal correctionnel de Paris pour le mitraillage de l'hôtel
Pascal Paoli d'Aregno, près de l'Ile Rousse, le 27 octobre 1996.
Alors qu'il était poursuivi comme auteur des faits, le tribunal a
cependant estimé que Jean Dominique Allegrini n'avait pas participé
directement aux faits, le déclarant "complice". Frédéric Giuntini
était poursuivi car un important stock d'armes avait été découvert
chez lui. Jean-Baptiste Biaggi, 52 ans, a par ailleurs été condamné
à 15 mois d'emprisonnement. Il était poursuivi pour avoir été
l'auteur du mitraillage. Yannick Graziani et Jean-Louis Joanenc ont
été respectivement condamnés à 750 euros d'amende et à 2 mois
d'emprisonnement avec sursis, mais le tribunal a écarté la
circonstance aggravante de terrorisme et précisé que cette
condamnation ne serait pas inscrite à leur casier judiciaire. Enfin
Joseph Giuntini a été relaxé. Les peines prononcées sont proches des
peines requises par le parquet. Les prévenus avaient comparu entre
le 14 et le 28 mars devant la 16ème chambre du tribunal
correctionnel. Le FLNC-Canal Historique avait justifié l'attentat
par le fait que l'établissement visé allait recevoir des "forces
répressives", en l'occurrence des gendarmes. Onze personnes avaient
été mises en examen dans cette affaire mais l'une a bénéficié d'un
non-lieu et quatre ont été tuées, dont Jean-Michel Rossi.
Le Jeudi 2 Mai 2002 : la plus
courte des majorités, le conseil d'administration de BTP-Vacances a
pris une délibération pour proposer la fermeture du village vacances
de la commune : 400 emplois, directs et induits sont ainsi appelés à
être supprimés. C'est aussi une institution vieille de 35 ans qui
disparait car on ignore encore ce que sera la reconversion du site.
La décision est tombée comme un couperet ! Par six voix contre
quatre, le conseil d'administration de BTP-Vacances, qui gère le
village Les Iles (ex-CNPO) à Taglio-Isolaccio, propose la cessation
d'activités. La procédure obéit à des formes mais le résultat est le
même. Le centre va officiellement mettre la clé sous la porte - il
est déjà sous le coup d'une fermeture administrative - et ce sont 76
salariés qui se trouvent brusquement sans emploi.
Le Jeudi 2 Mai 2002 : Francis
Mariani a été condamné, jeudi 2 mai, à quatre ans d'emprisonnement
et 4.500 euros d'amende pour recel de vol de véhicules et port
d'arme en réunion, par le tribunal correctionnel d'Ajaccio. Le
tribunal a requalifié les faits en supprimant l'association de
malfaiteurs. Alexandre Chevrière, 50 ans, un des trois coprévenus en
fuite de Francis Mariani, a été condamné à la même peine. Les deux
autres, Pierre-Marie Santucci, 45 ans, et Maurice Costa, 50 ans, ont
été condamnés à trois ans de prison et 3.000 euros d'amende. Le
procureur de la République avait requis huit ans de prison contre
Francis Mariani et Alexandre Chevrière, et six ans de prison contre
les deux autres :L'homme qui comparaît aujourd'hui devant le
tribunal correctionnel d'Ajaccio n'est pas un paysan comme les
autres. A 52 ans, Francis Mariani est bien connu dans l'île pour
deux autres activités : ses talents de coureur automobile et son
appartenance à la bande de la Brise de mer, l'un des groupes
criminels les plus puissants de Corse. Francis Mariani répond
aujourd'hui et demain des accusations « d'association de
malfaiteurs, infraction à la législation sur les armes et recel de
vol de véhicules en bande organisée ». Encourant une peine maximale
de dix ans, il sera seul dans le box des prévenus ; ses trois
coaccusés, Alexandre Chevrière, 50 ans, Pierre-Marie Santucci, 45
ans, et Maurice Costa, 50 ans, sont en cavale depuis de longs mois.
le soir du 3 juillet 2000. A la pizzeria Le Palace, deux
consommateurs interpellent le patron, Jean-Pierre Muriani, par
ailleurs employé à la Direction départementale de l'équipement. « La
prochaine fois, c'est toi qui nous inviteras », lâche l'un d'eux.
Affolé, le restaurateur craint-il alors que ses clients en aient
après son fils condamné pour meurtre et libéré depuis peu ? A la
grande surprise des militaires, il se présente le lendemain à 9
heures à la gendarmerie de Sartène pour dénoncer ses deux clients. A
midi, il affirme aux gendarmes avoir vu ses deux « racketteurs » en
plein centre de Sartène. Peu après, cinq hommes correspondant au
signalement donné par Jean-Pierre Muriani sont interpellés. Ils
déclinent leur identité : Alexandre Chevrière, Maurice Costa, Éric
Marand, Francis Mariani et Pierre-Marie Santucci. Pour les
connaisseurs du grand banditisme insulaire, voilà une équipe
d'élite. Costa, Mariani et Santucci sont des piliers de la Brise de
mer, née à la fin des années 70 dans un petit bar bastiais du même
nom. Alexandre Chevrière, quant à lui, a été poursuivi dans l'un des
plus beaux casses attribué à la bande : celui de l'UBS de Genève le
25 mars 1990 (31 millions de francs suisses dérobés et jamais
retrouvés). Chômeur de 35 ans, Éric Marand, qui fera l'objet d'un
non-lieu, est en revanche inconnu des services de police. Jeté par
l'un des cinq hommes au moment de l'interpellation, un sac à dos
livre son trésor : un pistolet 9 mm, deux chargeurs pleins et une
cagoule. Sur les « agriculteurs » Mariani et Costa, sur les «
RMistes » Chevrière et Marand et sur le « magasinier » Santucci, les
gendarmes saisiront la somme totale de 56 662 francs en espèces,
fruit, selon les intéressés, de leurs économies ou encore de la
vente de bétail. Les arrestations déclenchent une violente crise
d'amnésie chez Jean-Pierre Muriani. Ne reconnaissant pas ses
racketteurs, il publie le 7 juillet dans Corse Matin un communiqué
où il « tient à apporter un démenti formel aux rumeurs le désignant
comme victime (d'une) tentative d'extorsion de fonds ». Il quitte
ensuite Sartène avec son fils pour une destination inconnue et
revendra sa pizzeria en juin 2001. Cette volte-face a naturellement
effacé l'accusation d'extorsion de fonds mais pas celle
d'association de malfaiteurs. Si elle ignore toujours ce que ces
hommes venaient faire à Sartène, l'accusation soutient qu'ils
préparaient « un ou plusieurs crimes ou délits » comme en témoignent
les armes et les voitures volées saisies. Au-delà des arguments
exposés pendant ces deux jours, les acteurs du procès d'Ajaccio
savent qu'ils seront étudiés à la loupe. En juillet 2000, l'ancien
procureur général de Bastia, Bernard Legras, écrivait que les
membres de la Brise de mer avaient « renoncé aux actions
spectaculaires en Corse, après avoir largement investi le tissu
économique local mais en conservant une force de frappe dissuasive
et convaincante ».
Le 2 Mai 2002 : La dissolution
de la chambre des métiers de Haute-Corse, décrétée en juin 2001 par
le gouvernement, a été validée jeudi 2 mai par le Conseil d'Etat, du
fait notamment des "graves perturbations" qui affectaient son
fonctionnement. Le gouvernement avait dissous cet organisme le 12
juin 2001 après des conflits à répétition opposant les salariés à la
direction et des membres de la direction entre eux. Un rapport de
l'Inspection générale de l'industrie et du commerce, diligenté par
le préfet après cinq semaines de grève du personnel, avait dénoncé
en avril 2001 le fonctionnement de la chambre, dont il soulignait
notamment un exercice anormal de la fonction de président, un
fonctionnement parfois illégal, irrationnel et inefficace du bureau
et une assemblée générale cantonnée dans un rôle de chambre
d'enregistrement. En juillet, le Conseil d'Etat avait d'abord
suspendu ce décret, estimant qu'il "aurait dû être précédé d'une
procédure contradictoire", mais après l'examen du fond du dossier,
la plus haute juridiction administrative l'a finalement jugé fondé.
Le Conseil estime que "les graves perturbations qui affectaient
depuis plusieurs années le fonctionnement collégial" de la chambre,
avaient "rendu impossible" son fonctionnement normal, estimant que
la "gravité de la situation" justifiait sa cessation d'activités.
Cette dissolution sans appel entraînera dans les semaines qui
viennent de nouvelles élections. Claude Desjobert, l'actuel
président de la Chambre de Métiers, a d'ores et déjà annoncé sa
candidature. En attendant le préfet de la Haute-Corse nommera une
commission provisoire chargée d'expédier les affaires courantes.
Le 3 Mai 2002 : Deux ans de
prison dont un an avec sursis, 15.000 euros d'amende et 3 ans de
privation de droits civiques ont été requis vendredi 3 mai par le
tribunal correctionnel de Bastia contre Laurent Duriani, maire de
Pietroso. Il était poursuivi pour "escroquerie" et "détournements de
fonds". Le jugement aura lieu le 7 juin
Le 3 Mai 2002 : Un jeune
tenancier de Pub de Porticcio, Dominique Laurenzi, 19 ans, a été
condamné vendredi 3 mai, par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à 2
mois de prison ferme et écroué sur le champ. Il avait été interpellé
le matin même pour avoir brûlé un feu rouge au volant de sa Porsche
qu'il conduisait sans permis et résisté aux gendarmes lors de son
interpellation.
Le 2 ou 3 Mai 2002 : Quatre
hommes armés et en cagoule ont agressé hier un commerçant de
Porticcio alors qu'il regagnait son domicile. Sous la menace de
leurs fusils les malfaiteurs lui ont réclamé la somme de 700.000
euros. Avant de partir ils l'ont ligoté au pare-choc de son 4X4
après l'avoir délesté de son chéquier et de son portable. Au mois de
mars dernier, le commerçant avait reçu deux lettres à en-tête du
FLNC dans lesquelles il lui était demandé une forte somme d'argent.
Dans la Nuit du 3 Mai 2002 au
4 Mai 2002 : Attentat à l'explosif dans la nuit de vendredi 3 mai à
samedi 4 mai à porto Vecchio. C'est une résidence secondaire qui
était visée et qui a été partiellement endommagée par l'explosion
d'une charge de moyenne puissance.
Dans la nuit du 3 Mai au 4 Mai
2002 : Dans la nuit vendredi 3 mai à samedi 4 mai, un attentat à
l'explosif a été commis vers 2h à Corte sur le parking de
l'Université contre une véhiculed'un employé de la Faculté. Les
gendarmes sur place ont aussi découvert des bombages visant et
menaçant de mort cette personne. Cette action n'a pas été
revendiquée. Christian Garcia en est la victime.
Le Samedi 4 Mai 2002 : Pierre
Poggioli le leader de l'ANC a indiqué samedi 4 mai qu'il serait
candidat aux prochaines législatives sous la bannière du "U Partitu
di a Corsica". Il a d'ores et déja reçu le soutien de l'ANC et
entend fédérer les nationalistes.
Le Dimanche 5 Mai 2002 :
CATASTROPHE DE FURIANI 10 ANS !
Dans la Nuit du 5 au 6 Mai
2002 : NUIT BLEU EN CORSE ET EN FRANCE : Un attentat à l'explosif a
causé de gros dégâts dans la nuit de dimanche 5 à lundi 6 mai autour
d'un centre des impôts de Marseille, une action que les policiers
ont vite rapprochée d'autres perpétrées à Paris et en Corse et d'un
appel de revendication, non authentifié. Une habitante d'un immeuble
proche a été commotionnée par la charge d'explosif "brisant" estimée
à une dizaine de kilos par les enquêteurs. Plusieurs véhicules garés
à proximité ont été détruits et les vitres du secteur soufflées par
la déflagration survenue vers 03H00. Dans la même nuit, six villas
en chantier ont été détruites ou endommagées par des attentats à
Porto-Vecchio, Grosseto-Prugna, Lumio et Saint-Florent où
l'explosion a fait voler en éclats les vitres d'habitations
environnantes et d'un hôtel occupé par des touristes. A
Grosseto-Prugna, les gendarmes ont relevé plusieurs inscriptions
FLNC. Dans la journée, on apprenait que la villa d'un Allemand avait
été détruite à l'explosif à Palombaggia. Trois autres villas
appartenant à des Italiens ont été visées à Pianottoli, mais la mise
à feu des engins n'a pas fonctionné. A Paris, c'est une dizaine de
bâtons de dynamite qui a été retrouvée lundi à 07h30 dans l'enceinte
de la caserne de Reuilly, dans le 12ème arrondissement de Paris.
Lancée de l'extérieur par dessus le mur d'enceinte, la charge aurait
été rendue inopérante par l'humidité. La police a rapidement
envisagé la possibilité d'un lien entre ces différentes opérations.
En fin de matinée, une correspondante d'i-télévision à Ajaccio a
reçu l'appel d'un correspondant anonyme affirmant que l'attentat
contre le centre des impôts avait été commis pour le FLNC. La
revendication n'a pas été authentifiée, ce qui n'empêchait pas les
enquêteurs de la prendre au sérieux, tout en restant prudents. Ces
attentats coïncident en effet avec l'anniversaire du FLNC, créé le 5
mai 1976. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie
des enquêtes sur tous ces attentats.
Le Mardi 7 mai dans la nuit :
Une villa appartenant à un Allemand a été détruite par l'explosion
d'une charge de puissance indéterminée mardi 7 mai vers 01h00 du
matin à Ventiseri. L'attentat, qui n'a pas fait de blessé, n'a été
ni signé ni revendiqué.
Le Mardi 7 Mai 2002 : A Manca
Naziunale a présenté ce mardi 7 mai ses candidats aux prochaines
législatives. Dans la 1ère circonscription de la Corse du Sud
(Ajaccio) il s'agira de Maïté Santini-Nicolaï, dans la 2ème
circonscription Duménigu Susini (Porto Vecchio), dans la 1ère
circonscription de la Haute-Corse Didier Ramelet et dans la 2ème
Jean Lefebvre.
Le 7 mai 2002 : les huit
accusés du commando ERIGNAC sont renvoyés par les juges
d'instruction devant une cour d'assises spéciale
Le 9 Mai 2002 : Dans un
communiqué authentifié le FLNC a revendiqué jeudi 9 mai les
attentats et tentatives d'attentat perpétrés à Paris, Marseille
ainsi que contre plusieurs villas en Corse durant la nuit de
dimanche 5 à lundi 6 mai. Le FLNC, qui revendique l'attentat contre
un centre des impôts de Marseille, la tentative d'attentat contre la
caserne de Reuilly à Paris ainsi que sept actions commises durant la
même nuit contre des villas en Corse, endosse également la
responsabilité de onze autres actions, dont certaines visant les
forces de l'ordre. Parmi celles-ci figurent un attentat à l'explosif
commis le 4 avril contre un caserne de gendarmerie du centre
d'Ajaccio et l'explosion d'une charge lancée contre un fourgon de
CRS le 20 mars devant le palais de justice de Bastia dans laquelle
trois policiers avaient été choqués. Le FLNC revendique aussi un
attentat perpétré le 4 avril contre le Club Méditerranée près de
Calvi. Dans son communiqué, l'organisation clandestine rappelle que
les attentats de la nuit de dimanche à lundi sont survenus à la date
anniversaire de la création du FLNC, le 5 mai 1976. Elle fait aussi
référence à l'élection présidentielle: "les évolutions récentes du
paysage politique français caractérisées d'une part par la poussée
de l'extrême droite fasciste, d'autre part par le discours de
fermeture et de répression de la droite créent une situation qui
nous éloigne d'une solution négociée à laquelle nous demeurons
attachés", affirme le communiqué. Les clandestins annoncent leur
intention de poursuivre "une action maîtrisée et sans concession
tant que les droits fondamentaux de la nation ne seront pas
définitivement acquis". Ils appellent "le peuple corse" à élaborer
"ses propres institutions afin d'accélérer le processus d'accession
à l'indépendance".
Le Vendredi 10 Mai 2002 :
Trois prévenus poursuivis pour l'assassinat du préfet Claude
Erignac, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi et José Versini,
appellent, dans une lettre ouverte vendredi 10 mai, les "forces
vives" de Corse à se rassembler dans "une structure fédérative" pour
créer "une dynamique de lutte" afin de négocier le "virage
historique de 2004 avec succès". Jugeant que le processus de
Matignon avait été vidé de sa substance et a abouti à "une solution
timorée, inadaptée et donc inacceptable", les trois prévenus,
incarcérés à la maison d'arrêt de Fleury-Merogis, jugent que "la
situation est aujourd'hui bloquée". "Il nous semble aujourd'hui
nécessaire et urgent de construire au plus vite un espace de
réflexion et de rapprochement de l'ensemble des forces vives de
l'île regroupant le mouvement national dans toutes ses composantes",
ajoute la lettre ouverte. Cette "structure fédérative" devra "créer
une dynamique de lutte permettant d'affronter l'échéance inéluctable
de 2004", estiment les trois prévenus qui invitent les nationalistes
à "atténuer leurs divergences" et s'en prennent aux "élus du clan"
ayant fait "allégeance aux états-majors parisiens". (Lettre
publié sur le site du C.A.R.)
Depuis 30 ans, les gouvernements successifs de la France se sont
essayés à tenter de résoudre le " problème Corse ". Eludant de leur
raisonnement la dimension politique de celui-ci, ils se sont
contentés d'apporter des " mesurettes " au niveau institutionnel
(bi-départementalisation, décentralisation en 1981, statut Joxe et
enfin processus de Matignon). Ces mesures s'accompagnaient d'un
effort financier important permettant à une chefferie locale, dont
on connaît la rapacité et les despotismes, de se maintenir en place
;
La répression active étant
réservée aux nationalistes, à ceux qui ont décidé de vivre debout.
L'échec est aujourd'hui patent. Après des années de lutte, de
sacrifices, de drames, le gouvernement de Lionel Jospin reconnaît
implicitement le caractère éminemment politique du problème Corse et
décide d'entamer en décembre 99, un dialogue qui ouvre
incontestablement de sérieuse perspectives d'espoir.
S'ouvre alors une période d'échange, de réflexion où l'on voit, pour
la première fois, l'ensemble de la classe politique insulaire taire
momentanément ses divergences pour élaborer un projet politique de
nature à répondre aux attentes de notre peuple et de ses intérêts,
et permettre une sortie de crise susceptible de mettre un terme à 30
années de violence politique.
Hélas, cet espoir fût de
courte durée, compte tenu des contingences politiques, de l'attitude
politicienne et irresponsable de certains partis politique Français,
des pesanteurs institutionnelles d'une république chancelante et de
l'omniprésence d'un fort sentiment jacobin, la montagne accouchait
d'une souris.
Une énième adaptation du
statut Joxe, fait du processus de Matignon une solution timorée,
inadaptée et donc inacceptable. Une fois de plus, le processus
s'accompagne d'une manne financière (PEI) qui semble faire le
bonheur des décideurs locaux, bien décidés à se refaire une santé
politique et morales.
Il est nécessaire de rappeler que cette nouvelle reculade de l'Etat
intervient à la suite d'un débat parlementaire très controversé et
particulièrement insultant pour notre peuple. La situation est
aujourd'hui bloqué, et force est de constater, qu'une fois de plus,
les élus du clan ont opté pour le reniement et fait de nouveau
allégeance aux états majors parisiens. Si certains considèrent que
l'ouverture de ce dialogue a été une prime à la violence politique,
le P.E.I apparaît à nos yeux comme une récompense au reniement.
Face à cette nouvelle méprise, il nous semble aujourd'hui nécessaire
et urgent de construire au plus vite un espace de réflexion et de
rapprochement de l'ensemble des forces vives de l'Iles regroupant le
mouvement national dans toutes ses composantes.
Quelle que soit la forme de cette structure " fédérative " et son
appellation (cuncolta Naziunale, A.N.P), elle devra s'inscrire dans
le prolongement des accords de Migliacciaru et traduire une volonté
farouche de créer une dynamique de lutte permettant d'affronter
l'échéance inéluctable de 2004.
Celle-ci n'aura le mérite d'exister que si les nationalistes
expriment la volonté d'atténuer leurs divergences, leurs inimitiés,
écarter les ambitions personnelles, afin d'offrir à notre peuple la
véritable alternative à notre devenir.
La constitution de cette structure est indispensable pour faire
échec à la probable émergence d'une force corsiste, surfant sur nos
idées, mais dont les butes ultimes restent la prise de pouvoir et la
création d'un obstacle majeur à l'émancipation nationale.
Notre attitude n'est nullement
liée à l'approche de notre procès, car nous saurons expliquer le
choix politique que a été le notre, mais par la volonté de rester
fidèles à nos idéaux et à l'amour viscéral que nous vouons à notre
terre, a tarra corsa.
Nous devons, dans un élan
qualitatif, rechercher les voies et moyens de retrouver les chemins
de la morale et sauvegarder notre dignité.
Il nous faudra négocier ce virage historique de 2004 avec succès,
pour éviter à notre jeunesse le choix de la rupture douloureuse.
Nous sommes persuadés que tant
l'ensemble des prisonniers que la majorité des militants
nationalistes partagent nos sentiments et nos espoirs.
Incu a fede di sempri,
Fratellenza a tutti
EVVIVA A LOTTA !
Fleury Mérogis, u 17 d'aprile
Petru alessandri - Alanu
Ferrandi - Ghjaseppe Versini
Le 10 Mai 2002 : Les locaux
d'une entreprise de réfrigération, "Corse-froid", ont été très
légèrement endommagés vendredi soir (10 mai) par un attentat à
l'explosif à Biguglia. Une charge de faible puissance a brisé des
vitres et endommagé la grille de protection du bâtiment contre
laquelle elle avait été déposée. L'attentat n'a été ni signé, ni
revendiqué. Selon les enquêteurs, cette action n'aurait aucun
caractère politique.
Le Vendredi 10 Mai 2002 :
Attentat à l'explosif tôt vendredi 10 mai, il était dirigé contre
l'hotel-restaurant "La Caravelle" situé sur les quais du port de la
cité. L'explosion de la charge, déposée devant la porte d'entrée,
n'a fait que de legers dégats. L'attentat n'a été ni signé ni
revendiqué.
Le Samedi 11 MAI 2002 : FINALE
DE LA COUPE DE FRANCE : BASTIA - LORIENT : Le CHOC ! Le président
Jacques Chirac a demandé samedi soir au président la Fédération
française de football (FFF) de faire retarder le coup d'envoi de la
finale de la Coupe de France après que la Marseillaise eut été
sifflée par une partie du public. "Quelques irresponsables ont cru
devoir siffler la Marseillaise au début de ce match. C'est
inadmissible et inacceptable," a déclaré le président français sur
TF1. "J'ai donc retardé le début du match et demandé au président de
la fédération française de présenter immédiatement les excuses de la
fédération à la France qui est humiliée par un geste de cette
nature", a-t-il ajouté. "Je ne tolérerai pas que soit porté atteinte
aux valeurs essentielles de la République et à ceux qui les
représentent", a ajouté Jacques Chirac. Le président de la FFF,
Claude Simonet, a obtempéré et le match opposant le FC Lorient au SC
Bastia a débuté avec un gros quart d'heure de retard. Claude Simonet
a fait sortir les deux équipes du terrain et a en vain demandé le
calme au public du Stade de France, avant d'expliquer, sur un ton
très énervé, qu'il était indigne de siffler l'hymne français et que
le match ne démarrerait pas tant que le calme ne serait pas revenu.
Cinq minutes plus tard, les deux équipes attendaient toujours à
l'entrée du terrain et de nombreux sifflets se faisaient encore
entendre. Le "speaker" du stade a précisé que la finale aurait bien
lieu. "Nous sommes opprimés par l'Etat français, nous sifflerons
l'hymne français chaque fois qu'il sera joué", a témoigné sur TF1
une supportrice, le visage peint en blanc et bleu aux couleurs de
Bastia.
Le 11 Mai 2002 : Prière de
diffuser (le 3 Mai 2002). Informations du Comité Anti Répression
Corse : Le Comité Anti-Répression in Pariggi organisera le 11 mai
prochain une distribution de tracts en faveur des prisonniers
politiques, autour du Stade de France, avant la finale de la coupe
opposant le S.C Bastia à Lorient. Nous invitons toutes les bonnes
volontés à prendre contact avec nous au N° de téléphone suivant :
06.81.61.19.37 ou bien par fax au : 01.47.28.00.59 Plus que jamais
nous restons à la disposition des familles et sommes prêts à
répondre à leurs besoins. CAR PARIGGI
L I B E R T A
Le 11 Mai 2002 : Les locaux de
la Société routière de Haute-Corse (SRHC) ont été sérieusement
endommagés samedi soir (11mai) vers 21h25 par un attentat à
l'explosif à Biguglia (Haute-Corse). L'explosion a ravagé
l'intérieur du bâtiment et détruit le mobilier. La Société routière
de Haute-Corse est un organisme public dépendant du conseil général
de Haute-Corse. L'attentat n'a été ni signé, ni revendiqué.
Dans la Nuit du 11 Mai au 12
Mai 2002 : Une moto a été détruite par un attentat à l'explosif dans
la nuit de samedi à dimanche (12 mai). Ni signature ni
revendication.
Le Dimanche 12 Mai et le Lundi
13 Mai 2002 : Emile Zuccarelli (maire de Bastia): "Cet un incident
regrettable. Il faut toutefois relativiser les choses. Il s'agit
d'une poignée d'imbéciles, ils ne representent ni Bastia, ni le
Sporting, ni la Corse". Simon Renucci (Maire Ajaccio) : "Je condamne
cet incident. Une enceinte sportive n'est pas une tribune politique.
Cela ne refelte pas la Corse". François Nicolaï (Président du SCB) :
Nous sommes évidemment trés déçus du résultat et de ce qui s'est
passé ! Dire que c''est representatif de la Corse, je ne le pense
pas ! Ces supporters là doivent comprendre que ce n'est pas de cette
façon qu'ils feront avancer le Sporting Club de Bastia"
Le Lundi 13 Mai 2002 : Le
Comité Anti-Répression Corse commmunique : Alors candidat, M. Chirac
avait précisé sa courte vue sur la situation politique corse :
vouant aux gémonies la phase législative du processus institutionnel
de Matignon, il réaffirmait « qu’il faisait de la lutte contre
l’insécurité, sous toutes ses formes une priorité nationale »…
Entendons par-là, parce qu’elle est malheureusement coutumière pour
cela, la continuité par la droite d’une répression politico –
judiciaire… La récente mise en place du gouvernement sous l’égide de
M. Raffarin, a donc lancé les bases d’une vision sécuritaire dont la
Corse risque de faire les frais… Et a défaut d’une initiative
politique majeure, c’est de nouveau la logique de la négation, des
déportations et de la prison qui risque de prévaloir… Évidemment, au
même titre qu’elle fermait les portes d’un réel dialogue évolutif,
la droite française, alors en campagne électorale, – toutes
tendances confondues – n’a jamais eu un mot sur la question des
prisonniers politiques, et leurs inhumaines conditions de détention…
Et aujourd’hui on ne peut qu’amèrement sourire, lorsque le président
de la république française, élu par un peuple qui n’avait le choix
qu’entre « un voleur et un facho », lui qui justement a
instrumentalisé à son profit le monde sportif lors de sa campagne de
l’entre deux tours, lui dont la tolérance l’a amené à vilipender «
l’odeur » de ces étrangers, lui qui peut en toute tranquillité
échapper à cette soi – disant « justice indépendante », prétendre
intolérable ce malaise identitaire qui s’est cette fois - ci
manifesté samedi soir au parc des princes, et ce au nom de valeurs
républicaines sur lesquelles il s’est assit depuis longtemps… Pour
notre part, nous estimons que la réalité de ces valeurs se mesure à
l’état des prisons françaises dans lesquelles croupissent dans
l’oubli nos frères incarcérés. Quant aux jérémiades de certains
élus, qu’ils se fassent petits, quand on sait qu’ils n’ont jamais eu
mot ou geste pour des familles qui ne demandent que le rapprochement
des leurs, eux qui aujourd’hui hurlent, sans scrupule aucun à
l’affront et a l’irrespect… Décidément, la farce est vraiment
triste… BASTA A CUMEDIA !!! LIBERTA PA A CORSICA !!! LIBARTA PA I
PATRIOTTI !!! COMITE ANTI REPRESSION
Le Lundi 13 Mai 2002 : Le
gouvernement "est décidé à faire respecter l'ordre républicain" en
Corse, et "les moyens seront employés pour cela", a déclaré le
ministre délégué aux Libertés locales, Patrick Devedjian, dans un
entretien au quotidien "Le Monde" lundi 13 mai. "Nous allons
engager, pas seulement pour la Corse, mais pour l'ensemble de la
France, une vraie politique de décentralisation", a ajouté le
ministre, tout en précisant que la décentralisation ne pouvait pas
"porter atteinte à l'unité de la République et à l'égalité des
citoyens devant la loi". Un comité interministériel consacré à la
décentralisation devrait se tenir avant les élections législatives,
a-t-il précisé. "La Constitution reconnaît la commune et le
département, mais ignore la région. Il faut réparer cette carence.
Deuxièmement, il est envisagé de garantir l'autonomie financière des
collectivités territoriales (...) Enfin, il faut reconnaître le
droit à l'expérimentation", a-t-il dit, en écartant toutefois
l'éventualité d'une délégation des pouvoirs législatifs. Interrogé
sur l'incident survenu samedi soir au stade de France, lorsque
l'hymne national a été hué par des supporters corses, P. Devedjian a
estimé que ces sifflets "étaient un signe du délitement du pacte
républicain". "Jacques Chirac a bien fait de marquer le coup, de
montrer qu'il y a des limites qu'il ne laissera pas franchir",
a-t-il dit.
Le Lundi 13 Mai 2002 : José
Rossi, Le président de l'Assemblée de Corse a estimé, lundi 13 mai,
que le processus de dialogue sur la Corse, initié par les accords de
Matignon sous le gouvernement de Lionel Jospin, n'avait pas vocation
à être enterré. "Je pense qu'à l'été prochain, avec un gouvernement
fort de sa nouvelle légitimité, nous pourrons parler tout à fait
normalement. Matignon, aujourd'hui, c'est Jean-Pierre Raffarin, ce
n'est plus M. Jospin et un processus de dialogue, par contre, n'a
pas vocation à être enterré. Je crois qu'il faut qu'il y ait une
actualisation de ce qui a été proposé par le gouvernement Jospin,
qu'il y ait face aux propositions gouvernementales de travail qui se
manifesteront inévitablement sur la décentralisation et sur la
Corse, une réaction des élus de la Corse et des députés élus en
juin. Il faudra tout naturellement rétablir le dialogue républicain
dès que chacun sera en situation de responsabilité clairement
établie. M. Raffarin est un homme qui est très décentralisateur
depuis longtemps mais qui souhaite qu'il y ait un grand mouvement de
décentralisation pour l'ensemble des régions françaises". J. Rossi a
souligné la volonté réformatrice forte de Jacques Chirac en matière
de réforme de l'Etat, de création d'un véritable pouvoir local en
France. "Dans ce cadre-là, il appartient aux Corses et aux
responsables corses de réactualiser leur analyse et de voir où ils
en sont. C'est le triangle président de la République-Premier
ministre-ministre de l'Intérieur qui sera au coeur de la réflexion
sur la Corse", a conclu le président de l'Assemblée de Corse..
Le Lundi 13 Mai 2002 :
Jean-Guy Talamoni, le chef de file de Corsica Nazione, a déclaré
lundi 13 mai que l'exaspération en Corse était revenue au niveau qui
était le sien en décembre 1999 avant le lancement du processus de
Matignon. "Les sifflets qui ont couvert la Marseillaise lors de la
finale de la Coupe de France de football samedi manifestent, avec
d'autres signes, une exaspération très importante. Nous sommes déjà
dans la situation d'avant 1999 même si l'irréparable n'a pas été
commis et qu'il est encore temps que la raison triomphe. Aujourd'hui
le processus de Matignon est mort et Jacques Chirac est venu dire en
avril qu'il n'y avait pas de problème corse mais des problèmes en
Corse. C'étaient déjà des propos de Valéry Giscard d'Estaing, comme
si 25 années de tragédies n'avaient servi à rien. Le climat actuel
est propice à toutes les dérives, en particulier les dérives
répressives, qui commencent à s'annoncer". L'élu de Corsica Nazione
juge cependant qu'il n'y avait rien d'irréversible et réclame que
s'ouvre un dialogue au grand jour. "Mais actuellement, du côté de
Paris on semble complètement aveuglé par les législatives"
Le Mardi 14 Mai 2002 : Un
automobiliste s'est fait braqué à l'entrée de L'Ile Rousse par un
individu armé qui l'a obligé à s'arrêter. Après l'avoir fait
descendre du véhicule, le malfaiteur s'est mis au volant et a pris
la fuite.
Le 14 Mai 2002 : Les juges
d'instruction antiterroristes chargés de l'enquête sur l'assassinat
du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio, ont ordonné
le renvoi de huit nationalistes corses devant une cour d'assises
spéciale. Suivant les réquisitions du parquet, les juges ont en
revanche prononcé un non-lieu pour l'agriculteur et militant
nationaliste Mathieu Filidori, première personne interpellée et mise
en examen dans cette affaire. L'assassin présumé du préfet, Yvan
Colonna, en fuite depuis plus de deux ans et demi, n'est pour sa
part pas renvoyé devant les assises à ce stade car la procédure le
concernant a été disjointe du reste de l'affaire et les
investigations sont toujours en cours. La loi sur la présomption
d'innocence, entrée en vigueur le 1er janvier 2001, autorise les
avocats des personnes mises en cause à faire appel d'un renvoi aux
assises devant la chambre de l'instruction. Ces éventuels recours
pourraient éloigner la tenue du procès qui devrait par conséquent
avoir lieu fin 2002 ou début 2003. Les huit personnes renvoyées
devant les assises sont Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre
Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini,
Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Sur les six personnes toujours
écrouées, cinq ont reconnu leur participation, certains revenant par
la suite partiellement sur leurs aveux. Outre les six "exécutants"
présumés et leurs complices, deux enseignants, Vincent Andriuzzi et
Jean Castela, soupçonnés d'avoir été les "inspirateurs" de
l'assassinat et d'avoir participé à l'élaboration et à la diffusion
du communiqué de revendication, sont également renvoyés devant les
assises. Leur avocat, Me Vincent Stagnara, affirme que ses clients
ne sont "absolument pas liés à cet assassinat".
Le Mercredi 15 Mai 2002 :
INDIPENDENZA communique : Les dernières élections présidentielles
créent une situation nouvelle dans la mesure où le président élu,
Jacques Chirac, développe des positions qui nient le caractère
politique de la question corse. Elles se matérialisent en
particulier par l'arrêt définitif du processus de Matignon. Face a
l'arrêt du dialogue et au blocage de la situation, le mouvement
national doit reprendre l'initiative et rechercher dans l'unité la
création de nouvelles perspectives. Dans cette situation, Corsica
Nazione et Indipendenza organiseront dans les jours à venir une
série de réunions publiques pour exposer le contenu de leur
démarche. La première réunion se tiendra le Vendredi 17 Mai 2002
Sartène à 18 heures 30 Salle des fêtes. Les réunions suivantes, dont
les heures et lieux seront communiqués ultérieurement, sont prévues
à Corti (Mardi 21 mai), Porti Vecchju (Samedi 25 mai), Balagna
(Jeudi 30 mai), Fium Orbu (Samedi 01 juin), Bastia (Jeudi 06 juin ),
Aiacciu (Vendredi 07 juin).
Le Mercredi 15 Mai 2002 :
INDIPENDENZA communique : Samedi 11 mai 2002, à l'occasion de la
finale de la coupe de France, la Marseillaise a été sifflée par les
supporters corses. Le président de la république, croyant tenir
l'occasion de se poser en rempart des valeurs républicaines, qu'il
ne cesse de méconnaître lui même, a transformé l'expression d'un
juste courroux en une affaire d'état. Car ni M. CHIRAC, ni M.
SIMONET , président godillot de la Fédération Française de Football
ne peuvent ignorer les manifestations racistes et déshonorantes
fomentées lors des grands rendez vous du football hexagonal :
démonstrations nazies au Parc Des Princes, insultes aux victimes du
drame de Furiani à Gerland lors de la dernière journée du
championnat de France…etc, sur lesquelles on ferme les yeux. En
Corse, les seules déclarations favorables à cette réaction de vertu
outragée, émanent, faut-il le dire, des Harkis du clan dont la
servilité est aussi constante que leur pensée politique est
fluctuante. Il n'en demeure pas moins que les sifflets de Samedi au
stade de France démontrent, s'il en était besoin, combien le peuple
Corse est excédé par des décennies d'humiliation, d'incompréhension,
de mépris et de volonté de briser notre expression nationale. Trente
mille corses de toutes tendances ont fait savoir, là où ils le
pouvaient, et comme ils le pouvaient, leur désapprobation quant à la
fin de non recevoir d'une revendication régulièrement exprimée
depuis trente ans. C'est ainsi que les conséquences de cet incident
apparemment mineur pourraient bien dépasser le seul effet médiatique
savamment orchestré par le chef de l'Etat français. Jacques Chirac a
choisi, comme d'autres avant lui, la communauté corse pour
poursuivre une normalisation qui le conforterait comme leader de la
politique sécuritaire. Désormais, deux logiques s'affrontent :L'une
exprime le mouvement qui pousse un peuple constitué à trouver les
voies et moyens de mener à bien sa construction nationale ; l'autre
traduit le désordre d'un état à bout de souffle contraint de
s'inventer un ultime théâtre d'opérations colonial avant de
disparaître victime de la marche de l'Histoire, dont il ne comprend
plus le sens.
Le Mercredi 15 Mai 2002 : La
cour d'assises de l'Isère a continué mercredi 15 mai à examiner en
appel la première des cinq affaires impliquant Jean-Pascal
Aldrovandi, un Corse de 37 ans, condamné deux fois à la réclusion
criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Rhône, pour des
vols à main armé, un homicide sur un policier et des tentatives
d'homicides. Des poils de barbe retrouvés dans un rasoir, dont l'ADN
correspond selon les experts à Aldrovandi ainsi que des vêtements
abandonnés dans un hôtel en Isère, semblent le mettre en cause dans
un vol de voiture où deux policiers avaient été blessés à Vienne
(Isère) en juin 1995. L'accusé a continué à nier sa participation.
Un complice présumé, Jean-Pierre Albertini, condamné à 3 mois de
prison pour ce vol de voiture mais qui a obtenu un non lieu
concernant l'agression des policiers, a de nouveau soutenu mardi
devant les jurés qu'Aldrovandi n'était pas la personne qui
l'accompagnait, tout en refusant d'identifier l'inconnu. Jean-Pascal
Aldrovandi nie toute participation à d'autres faits criminels depuis
son arrestation mouvementée à Lyon en février 1997, au cours de
laquelle il avait tué un motard de police. Lui-même atteint par
balle, il est depuis paraplégique. Il reçoit ainsi depuis le début
du procès les soins d'un kinésithérapeute à intervalles réguliers,
dans une salle annexe spécialement aménagée avec un lit médicalisé.
La cour doit ensuite examiner une affaire datant du 1er juillet 1996
dans laquelle cinq douaniers ont été menacés avec une arme lors d'un
contrôle routier en Corrèze. Jean-Pascal Aldrovandi, 37 ans,
condamné cinq fois par la cour d'assises du Rhône, a fait appel de
ces condamnations le concernant et le procès devrait durer jusqu'au
7 juin.
Le Jeudi 16 Mai 2002 : Deux
hommes ont été mis en examen et écroués jeudi 16 mai, quatre mois
après une tentative d'attentat contre un magistrat du tribunal
d'Ajaccio. Robert Angeli, un éleveur de 32 ans, et Stéphane
Allemondi, 28 ans, tous deux domiciliés en Haute-Corse, ont été mis
en examen pour tentative d'assassinat par substance explosive par un
juge d'instruction d'Ajaccio et écroués à la maison d'arrêt de
Borgo, près de Bastia. Le 18 janvier, Philippe Toccanier, substitut
du tribunal d'Ajaccio depuis trois ans, avait découvert une charge
reliée à un détonateur au pied de la porte de son appartement, situé
sur les hauteurs d'Ajaccio, alors qu'il le quittait, peu avant
08H00, en compagnie de son épouse et de ses deux enfants. La charge
n'avait pas explosé en raison d'une défectuosité de son système de
mise à feu. Les deux auteurs présumés ont été interpellés par des
gendarmes le 13 mars à Luri au cours d'un contrôle routier, en
possession d'un pistolet mitrailleur et d'un fusil 22 Long Rifle.
Les enquêteurs ont également découvert dans leur véhicule un
minuteur identique à celui utilisé dans la tentative d'attentat
contre le magistrat, leur permettant ainsi de faire le rapprochement
avec cette affaire suivie par la police judiciaire. Par ailleurs,
Ph. Toccanier avait requis contre R. Angeli au cours d'une audience
au tribunal d'Ajaccio le 8 janvier. L'éleveur, qui ne s'était pas
présenté, avait alors été condamné à un an d'emprisonnement dont six
mois avec sursis pour avoir menacé par téléphone un agriculteur,
avec qui il était en conflit, d'un attentat. Les deux hommes ont
refusé de s'exprimer devant le juge.
Dans la nuit du 16 Mai 2002 au
17 Mai 2002 : Deux hommes ont été interpellés dans la nuit de jeudi
16 à vendredi 17 mai et placés en garde à vue au commissariat de
Bastia. Les deux hommes ont attiré l'attention des policiers vers
02H00 vendredi, en circulant à vive allure sur le front de mer
bastiais. Se sachant repérés, ils ont jeté un sac par la fenêtre de
leur véhicule, contenant une charge explosive de 800 grammes.
Le 17 Mai 2002 : 3ème hold up
en quelques mois au centre de tri postal de Furiani. En début
d'après midi de vendredi 17 mai un homme masqué armé a fait
irruption dans le bureau de poste et sous la menace de son arme
s'est fait remettre le contenu du coffre avant de s'enfuir.
Dans la Nuit du 18 Mai 2002 au
19 Mai 2002 : Un attentat à l'explosif a totalement détruit dans la
nuit de samedi 18 à dimanche 19 mai la résidence principale d'un
commerçant corse, sans faire de blessé, dans le village de Canale di
Verde, près de Ghisonaccia. La charge explosive couplée à quatre
bouteilles de gaz a explosé vers 3H00 du matin, soufflant totalement
l'habitation qui était vide au moment des faits. L'attentat n'a été
ni signé, ni revendiqué.
Le Lundi 20 Mai 2002 : Un
fusil M-16 et une Kalachnikov, deux armes de première catégorie,
figurent parmi les quatre armes découvertes lundi matin (20 mai) par
des promeneurs à proximité d'un sentier à Cargese. Un fusil à pompe
et une carabine Winchester étaient également cachés, enveloppés dans
des paquets, sous une plaque de tôle que les randonneurs ont
soulevée par hasard sur le bord du chemin. Ces armes ont été
envoyées lundi dans un laboratoire de la police scientifique pour y
être examinées tandis que l'enquête a été confiée au SRPJ d'Ajaccio.
Fin avril, une importante cache d'armes avait été découverte dans la
région de Cargese, dans le jardin d'un militant nationaliste
présumé. Ce dernier a été mis en examen à Paris et placé en
détention provisoire le 2 mai. Plusieurs armes ont été découvertes
lundi matin (20 mai) sur un chemin du littoral du village de
Cargese. La découverte a été faite peu avant 10h00 par des
promeneurs. Sous une plaque de tôle se trouvaient quatre paquets
contenant des armes longues, vraisemblablement des armes d'épaule
(fusils ou carabines), apparemment au nombre de une par paquet. Les
paquets, qui n'ont pas été ouverts dans l'immédiat pour préserver
les indices, devaient être transportés dans un laboratoire de police
pour y être radiographiés et examinés. L'affaire a été confiée au
SRPJ d'Ajaccio. Fin avril, une importante cache d'armes avait été
découverte dans la région de Cargese, dans le jardin d'un militant
nationaliste présumé. L'homme, Jean-Pierre Voglimacci, avait été mis
en examen à Paris et placé en détention provisoire le 2 mai.
Le Lundi 20 Mai 2002 : Le
président Jacques Chirac a affirmé lundi 20 mai sa totale
détermination à voir l'enquête sur l'assassinat du préfet de Corse
Claude Erignac bénéficier de moyens renouvelés afin que l'assassin
présumé soit arrêté et traduit devant la justice. "Le président de
la République a pris connaissance de la déclaration de Mme Erignac
avec beaucoup d'attention", précise l'Elysée dans un communiqué. J.
Chirac s'en est entretenu avec le ministre de l'Intérieur Nicolas
Sarkozy qui recevra très prochainement la veuve du préfet assassiné,
a ajouté l'Elysée. "Le chef de l'Etat a affirmé sa totale
détermination à voir l'enquête bénéficier de moyens renouvelés afin
que l'assassin présumé soit arrêté et traduit devant la justice", a
conclu l'Elysée. Dominique Erignac, la veuve de Claude Erignac,
avait lancé ce lundi un appel au président Jacques Chirac, demandant
"un geste fort" pour que soit arrêté l'assassin présumé de son mari.
Dans un communiqué, elle a souhaité que le président réélu ait la
volonté politique d'arrêter l'assassin présumé de son mari.
Le Mardi 21 Mai 2002 : Cinq
présumés nationalistes corses comparaissent depuis mardi 21 mai
devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de
malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, après la
découverte, en avril 1996, d'un dépôt d'armes et d'explosifs dans un
appartement de Lupino-Bastia. Etienne Lovisi, Jean-Daniel Géronimi
et Jean-Marc Négroni comparaissent détenus, tandis que Charles Paoli
et Stéphane Pietronave comparaissent libres. Poursuivi à leurs
côtés, un sixième comparse, Jean-Felix Leca, est jugé par défaut
après s'être échappé de prison en mars 2001. Les cinq hommes avaient
été arrêtés dans le cadre d'une enquête ouverte après un vol à main
armée commis dans une agence du Crédit agricole, en décembre 1994.
Ils sont soupçonnés d'avoir oeuvré pour le compte du MPA (Mouvement
pour l'autodétermination), aujourd'hui dissous mais qui à l'époque
des faits était très impliqué dans la guerre ouverte que se
livraient les nationalistes corses. Interrogés sur leur appartenance
à la mouvance nationaliste, trois d'entre eux ont expliqué qu'ils
n'avaient "jamais fait de politique". Les deux seuls à reconnaître
une activité militante sont Charles Paoli et Etienne Lovisi.
Principal prévenu dans ce dossier, le second a expliqué qu'il avait
commencé à militer en 1981, "par conviction et par idéal", allant
jusqu'à se présenter à des élections cantonales. Après la découverte
de la cache d'armes, il s'était enfuit au Nicaragua, d'où il avait
été expulsé en septembre 1999. Le procès s'achèvera le 29 mai
Le Mardi 21 Mai 2002 : Gérard
et Léo Guerrini, les deux hommes arrêtés dans la nuit de jeudi 16 à
vendredi 17 mai à Bastia et soupçonnés d'appartenir au FLNC,
principale organisation clandestine corse, ont été mis en examen et
écroués mardi 21 mai à Paris. Les deux cousins âgés de 32 et 22 ans,
ont été mis en examen par le juge d'instruction spécialisé dans la
lutte anti-terroriste Gilbert Thiel pour "association de malfaiteurs
en vue de préparer un acte terroriste, fabrication et détention d'un
engin explosif et refus d'obtempérer, le tout en relation avec une
entreprise terroriste". Les deux hommes ont été placés sous mandat
de dépôt par le juge des libertés et de la détention
(JLD)conformément aux réquisitions du parquet. Ils avaient été
interpellés dans la nuit de jeudi à vendredi par une patrouille de
la Brigade anti-criminalité (BAC) alors qu'ils circulaient à vive
allure sur le front de mer bastiais. Se sachant repérés, ils avaient
jeté un sac par la fenêtre de leur véhicule qui contenait une charge
explosive de 800 grammes.
Le Mardi 21 Mai 2002 :
Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, ancien porte-parole de Presenza
Naziunale, considérée comme la vitrine d'Armata Corsa, a été
interpellé mardi 21 mai à l'aube avec sa femme à leur domicile
d'Aregno. Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, proche de Jean-Michel
Rossi et François Santoni, faisait l'objet d'un mandat d'amener
délivré par la juge antiterroriste Laurence Le Vert chargée de
l'enquête sur une tentative d'attentat à la voiture piégée à
Marseille le 20 octobre 2000, revendiquée le 3 janvier suivant au
nom du groupe clandestin Armata Corsa. Quatre autres personnes ont
été interpellées à Marseille. L'opération a été menée par la
Division nationale antiterroriste (DNAT) en liaison avec des hommes
de la police judiciaire. Jean-Dominique Allegrini-Simonetti,
ex-porte-parole du cercle de réflexion Presenza Naziunale, dont les
chefs Jean-Michel Rossi et François Santoni passaient aussi pour les
co-fondateurs d'Armata Corsa, a été transféré dans les locaux du
Service régional de la police judiciaire de Marseille. Son épouse a
été placée en garde à vue au commissariat de Bastia. Les policiers
ont découvert un pistolet automatique Glock à leur domicile. Le 20
octobre 2000, une 306 Peugeot piégée avec 60 kilos d'explosifs avait
été découverte devant un commissariat d'arrondissement dans une rue
du centre de Marseille à la suite d'une alerte anonyme. Cette action
avait été revendiquée par Armata Corsa en même temps que sept autres
et deux "exécutions" que le groupe n'avait pas précisées. Armata
Corsa reprochait alors au gouvernement Jospin de ne pas tout mettre
en oeuvre pour retrouver les assassins de Jean-Michel Rossi, tué le
7 août 2000. François Santoni a été assassiné à son tour le 17 août
2001. Les meurtriers de ces deux figures nationalistes n'ont pas été
retrouvés. Un communiqué signé Armata Corsa, mais non-authentifié,
avait annoncé le 27 août des représailles à la mort de Santoni, mais
le mouvement clandestin, qui pourrait avoir été décimé par une série
d'homicides, ne s'est plus manifesté depuis. Jean-Dominique
Allegrini-Simonetti avait été mis en examen et écroué en septembre
2001, la justice le soupçonnant d'être un membre influent d'Armata
Corsa. Il avait ensuite été relâché. Huit nationalistes corses ont
été arrêtés mardi et mercredi en Corse et à Marseille et placés en
garde à vue dans une enquête qui porte sur une tentative d'attentat
à la voiture piégée le 20 octobre 2000 à Marseille,
Le Mardi 21 Mai 2002 : Une
femme, sa fille et son fils ont été interpellés mercredi matin 22
mai à Bastia dans l'enquête sur le mitraillage de la gendarmerie de
Borgo le 27 septembre. Les interpellations ont été effectuées par la
section de recherche de la gendarmerie sur commission rogatoire du
juge antiterroriste Gilbert Thiel. Les trois personnes, âgées de 58,
38 et 36 ans, sont soupçonnées d'avoir apporté un soutien logistique
à Cédric Courbet, auteur présumé du mitraillage, interpellé deux
jours après les faits. Les gendarmes ont également procédé à une
perquisition au domicile de l'un des suspects à Bastia. Ils ont
saisi divers documents qui seraient relatifs aux activités du FLNC.
Les trois personnes interpellées pourraient être transférées à Paris
pour y être entendues.
Le Jeudi 23 Mai 2002 : Les
trois personnes interpellée à Bastia ont été Transférées à la
Caserne de la SR D'aspretto à Aiacciu.
Le Jeudi 23 Mai 2002
:Affaire Prete Mondoloni :
Rififi à Ponte Leccia jeudi 23 mai aprés midi aux obsèques d'un
gendarme retraité. Le président des anciens combattants de la
section de Corte ayant voulu mettre le drapeau tricolore à proximité
du cercueil s'est vu opposé un refus énergique de l'abbé Mondoloni
connu pour ses idées indépendantistes. A l'issue de la cérémonie et
alors que le président des anciens combattants a reproché son
attitude à l'ecclésiastique celui ci pour toute réponse lui a donné
un coup de tête dans l'estomac. Le président des anciens combattants
à porté plainte.
Le Vendredi 24 Mai 2002 :
Réunion Femu Aiacciu à Aiacciu
Le Vendredi 24 Mai 2002 :
Rassemblement du CAR devant la Caserne D'asprettu à Aiacciu.
Le Vendredi 24 Mai 2002 :
Dominique Bursachi a été condamné vendredi matin à deux ans de
prison dont deux mois ferme par le tribunal correctionnel de Bastia
(Haute-Corse), a-t-on apppris au palais de justice. Dominique
Bursachi, 70 ans, est accusé d'être à l'origine de l'incendie qui,
en août 2000, a dévasté 5.000 hectares dans la forêt de Vivario
(Haute-Corse). Il avait été arrêté en octobre 2000. Cette peine,
assortie de deux ans de mise à l'épreuve, correspond à ce qu'avait
requis le procureur lors de l'audience le 5 Avril dernier. L'avocat
de Dominique Bursachi, Me Jean-Louis Seatelli, avait plaidé la
relaxe en raison de l'état psychologique de son client.
Le Samedi 25 Mai 2002 :
Réunion débat publique Corsica Nazione / Indipendenza à Purti
Vecchju
Le Samedi 25 Mai 2002 :
Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, l 'ancien porte-parole de
Presenza Naziunale, ainsi que plusieurs personnes interpellées mardi
21 mai dans le cadre de l'enquête sur une tentative d'attentat à la
voiture piégée à Marseille ont été relâchés samedi 25 mai.
Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, proche de Jean-Michel Rossi et
François Santoni, avait été arrêté mardi en Corse en vertu d'un
mandat d'amener délivré par le juge antiterroriste Jean-François
Ricard. Plusieurs autres personnes avaient été interpellées dans
l'île ainsi qu'à Marseille et placées en garde à vue. Mais aucune
charge n'a finalement été retenue contre elles. Le 20 octobre 2000,
une voiture piégée avec 60 kilos d'explosifs avait été découverte
dans une rue de Marseille à la suite d'une alerte anonyme. Cette
action avait été revendiquée par Armata Corsa en même temps que sept
autres et deux "exécutions" que le groupe n'avait pas précisées.
Dans la nuit du 26 Mai 2002 au
27 Mai 2002 : Le restaurant "le grand bleu" à Bonifacio a été la
cible d'un attentat dans la nuit de dimanche 26 à lundi 27 mai. En
explosant la charge de faible puissance n'a fait que peu de dégâts à
l'établissement fermé depuis mars 2000 !. Cet attentat n'a été ni
signé, ni revendiqué.
Le Lundi 27 Mai 2002 :
Interpellations de 8 Femmes et 8 hommes dans le cadre de L'affaire
de la Tentative d'attentat contre Zuccarelli.
Le Lundi 27 Mai 2002 : Pour la
première fois siège à partir de ce lundi 27 mai à Bastia la cour
d'assises d'appel de Haute-Corse. Elle devra juger d'ici mercredi
Antoine Nicolaï condamné pour homicide Volontaire par la cour
d'assises d'Ajaccio. Celle ci l'avait condamné le 7 mars 2001 à 15
ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de Jean Marie
Gorovenko, le 8 mars 1996 à Sartène. Antoine Nicolaï qui nie depuis
le début être impliqué dans cette affaire avait fait appel et à
partir de ce lundi, la cour va donc réexaminer l'affaire dans son
entier. Déjà ce matin la cour a délivré 4 mandats d'amener contre
des témoins absents.
Le Mardi 28 Mai 2002 : Des
peines de un an de prison avec sursis à 6 ans de prison ferme ont
été requises mardi 28 mai devant le tribunal correctionnel de Paris,
à l'encontre de six présumés nationalistes corses poursuivis pour
association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.
Le jugement sera mis en délibéré à l'issue des plaidoiries de la
défense, qui s'achèveront mercredi 29 mai. Etienne Lovisi,
Jean-Daniel Géronimi, Jean-Marc Négroni, Charles Paoli et Stéphane
Pietronave comparaissent depuis la semaine dernière dans cette
affaire liée à la découverte, en avril 1996, d'un important dépôt
d'armes et d'explosifs dans un appartement de Bastia. Le sixième
prévenu, Jean-Felix Lecas, était jugé par défaut après s'être évadé
de prison en mars 2001. A l'époque où la cache d'armes avait été
découverte, les groupes clandestins corses étaient en guerre ouverte
les uns avec les autres. A l'encontre d'Etienne Lovisi, ancien cadre
du MPA (Mouvement pour l'autodétermination, aujourd'hui dissout), le
"cerveau" présumé du petit groupe, la procureur a requis la peine la
plus lourde : 6 ans de prison. Pour Charles Paoli, ex-sympathisant
du même mouvement, elle a réclamé 4 ans de prison dont un avec
sursis. Contre Jean-Felix Lecas, Jean-Marc Negroni et Jean-Daniel
Geronimi le ministère public a requis 4 ans ferme. Enfin Stéphane
Pietronave, qui avait aidé son cousin Etienne Lovisi à organiser sa
fuite après la découverte de la cache d'armes, s'est vu réclamer à
son encontre une peine de un an avec sursis.
Le Mardi 28 Mai 2002 : Les
neuf personnes, proches des milieux nationalistes, interpellées
lundi soir (27 mai) dans le cadre de l'enquête sur la tentative
d'attentat perpétrée le 24 mars contre Emile Zuccarelli sont
toujours en garde à vue au commissariat de Bastia. Parmi ces
personnes interrogées, plusieurs femmes et un médecin. Le CAR,
Comité Anti-Repression, a appelé à un rassemblement ce soir devant
le commissariat de Bastia. (Une charge évaluée à 250 grammes de gel
explosif avait été découverte vers une heure du matin le 24 mars
devant la porte de l'appartement de E. Zuccarelli, dans le centre de
Bastia, par les policiers avertis par des voisins. Cette opération
manquée n'avait pas été revendiquée. La quatorzième section du
parquet de Paris, spécialisée dans l'anti-terrorisme, avait ouvert
une information judiciaire pour tentative d'assassinat)
Le Mardi 28 Mai 2002 :
Rassemblement du CAR devant le commissariat de Bastia. Communiqué du
CAR : "L’ordre sécuritaire établi par le nouveau gouvernement
français fonctionne à pleins tubes : il ne se passe plus un jour
sans qu’une personne ne soit victime d’agissements policiers…
Prenant maintenant prétexte de la tentative d’attentat contre
l’appartement de M. Zuccarelli, les forces répressives ont de
nouveau interpellés des sympathisants et militants nationalistes,
démontrant, à l’instar de ce qui avait été fait pour le procureur M.
Toucanier, une orientation bien sélective et ciblée des prétendues
investigations… La Corse vit aux bruits des bottes : c’est le rappel
à l’ordre de M. Chirac… Il appartient désormais au mouvement
national de prendre les initiatives susceptibles de faire barrage au
totalitarisme." COMITE ANTI REPRESSION
Le Mardi 28 Mai 2002 : Au
deuxième jour du procès en appel d'Antoine Nicolaï, la cour
d'assises d'appel de Haute-Corse a procédé à l'audition des témoins
qui ne s'étaient pas présenté lundi au début donc du procès. La cour
s'est ensuite penchée sur la personnalité et l'emploi du temps de la
victime Jean Marie Gorovenko. (Elle devra juger d'ici mercredi
Antoine Nicolaï condamné pour homicide Volontaire par la cour
d'assises d'Ajaccio. Celle ci l'avait condamné le 7 mars 2001 à 15
ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de Jean Marie
Gorovenko, le 8 mars 1996 à Sartene. Antoine Nicolaï qui nie depuis
le début être impliqué dans cette affaire avait fait appel et à
partir de ce lundi, la cour va donc réexaminer l'affaire dans son
entier
Le 28 Mai 2002 : Le jugement
en délibéré au 28 mai de Paul Natali, poursuivi en sa qualité
d'ancien président de la CCI, sur les conditions d'attribution à des
fournisseurs privés de différents marchés, comme la vente de
véhicules ou de travaux, entre 1995 et 1997 : Le tribunal
correctionnel de Bastia a rendu ce mardi son délibéré dans trois
affaires dans lesquelles étaient impliqués Paul Natali entre 1995 et
1997 alors qu'il était Président de la Chambre de Commerce de
Haute-Corse et une dizaine d'autres personnes. Dans la première
affaire qui avait trait à un marché passé par la CCI pour des
travaux effectués sur le port de commerce de Bastia et à la gare
maritime de L'Ile Rousse, Paul Natali a été relaxé ainsi que 13
autres personnes dont des élus de cette même CCI et des chefs
d'entreprises. La cour n'a en effet pas retenu les délits de
favoritisme, recel, complicité, faux et usage de faux réclamé par le
procureur qui avait alors requis le 23 avril dernier 2 ans de prison
avec sursis pour Paul Natali, 30.000 € d'amende et 5 ans de
privation de droits civiques et civils. Dans le cadre de l'affaire
concernant des travaux sur le 8ème poste à quai du port de Bastia,
Paul Natali a été condamné à 7500 € d'amende pour prise illégale
d'intérêt. La cour a également retenu le délit de recel de prise
illégale d'intérêts à propos de ses enfants, les condamnant à des
amendes de 4500 €. Enfin dans la dernière affaire qui concernait des
passations de marché, Paul Natali a été condamné à 7500 € d'amende
pour prise illégale d'intérêts, et Joseph Gandolfi Sheit à 3800 €.
De leur coté Paul Bianchi et Jean Marc Paoli ont été relaxés. Le
parquet a annoncé son intention de faire appel du jugement.
Le Mardi 28 Mai 2002 :
Joséphine Sbraggia, 58 ans, interpellée mercredi 22 mai à Bastia, a
été mise en examen mardi 28 mai à Paris dans l'enquête sur le
mitraillage de la gendarmerie de Borgo le 27 septembre 2001.
J.Sbraggia, poursuivie du chef d'"association de malfaiteurs en
relation avec une entreprise terroriste" par le juge anti-terroriste
Gilbert Thiel, sera rapidement présentée à un juge des libertés et
de la détention en vue de son éventuel placement en détention
provisoire. Elle est soupçonnée d'avoir apporté un soutien
logistique à Cédric Courbey, auteur présumé du mitraillage,
interpellé deux jours après les faits. Le fils et la fille de
Joséphine Sbraggia avaient aussi été appréhendés mercredi à Bastia
sur commission rogatoire du juge Thiel. Ils ont tous deux été remis
en liberté. Les gendarmes ont par ailleurs procédé à une
perquisition au domicile de l'une des personnes arrêtées à Bastia au
cours de laquelle divers documents, qui seraient relatifs aux
activités du FLNC ont été saisis.Quatorze impacts avaient été
relevés sur la caserne de Borgo, visée à l'arme automatique. Aucun
gendarme ne se trouvait à l'intérieur.
Le Mardi 28 Mai 2002 : Bouh
Chi Risa ! Hold up ce mardi 28 mai, peu après midi à la Banque
Populaire, rue César Campinchi à Bastia. Alors que le personnel
avait quitté l'agence et qu'il restait seul dans la banque, le
directeur, installé au 1er étage, a soudain entendu des bruits
suspects provenant du rez-de chaussée et a aussitôt déclenché la
sirène d'alarme. Arrivé sur les lieux, les policiers de la BREC,
Brigade Régionale d'Enquête et de Coordination a mis en place un
périmètre de sécurité et fait sortir le directeur de la banque par
une échelle. Les policiers ont pu ensuite pénétrer à l'intérieur de
l'établissement par une porte arrière mais les malfaiteurs avaient
déjà pris la fuite. Sur place les policiers ont pu constater
l'effraction de plusieurs coffres mais le montant du butin n'a pas
pu encore être évalué. A priori le ou les cambrioleurs se seraient
introduits dans la banque et en seraient ressortis par une porte
située derrière l'établissement. Le dispositif de sécurité a été
levé peu après 15h. Le directeur de la banque a été placé en
observation à l'hôpital de Bastia.
Le 29 Mai 2002 : Corsica
Nazione communique : Comme cela était prévisible, la répression
politique se poursuit et s’accentue ces derniers jours en Corse. Le
but poursuivi demeure toujours le même : réprimer les idées,
quadriller le pays et tenter pour la énième fois d’éradiquer tout
esprit de résistance. Mais les patriotes corses bénéficieront
toujours de la solidarité de leur Peuple. CORSICA NAZIONE apporte
son soutien à toutes les victimes de cette répression inique : simu
à fiancu à voi per sempre... è sin’à a vittoria... Più dura ghjè a
ripressione, più forte sarà a diterminazione di u Populu.
Le 29 Mai 2002 : Corsica
Nazione communique : Devant les velléités anti-démocratiques de
l’état espagnol, CORSICA NAZIONE apporte son soutien au peuple
basque : ce n’est pas en bâillonnant l’expression populaire et en
interdisant un parti politique représentatif comme BATASUNA que l’on
résoudra le problème basque et que l’on s’engagera sur la voix de la
paix.
Le Mercredi 29 Mai 2002 : Dans
le procès en appel d'Antoine Nicolai à Bastia (voir plus haut), le
procureur de la république a requis contre celui ci 15 ans de prison
dont 10 ans d'incompressibilité et 5 ans de privation de ses droits.
Le 29 Mai 2002 : Une vingtaine
de personnes ont été arrêtées mercredi 29 mai à Ajaccio et Marseille
dans le cadre d'une enquête sur un réseau de prostitution qui
sévissait à Ajaccio. Les propriétaires de 3 bars de la cité
impériale ont été interpellés ains ique des jeunes femme d'origine
africaine ou d'europe de l'Est.
Le Jeudi 30 Mai 2002 :
LIBERATION DE CARLU PIERI dès 9h00 du Matin !!! Après plus de 4 ans
de prison.
Le Jeudi 30 Mai 2002 :
L'avocat général Didier Durand a réclamé jeudi 30 mai une peine de
réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté
de 20 ans, contre le braqueur corse multirécidiviste Jean-Pascal
Aldrovandi qui comparaît en appel depuis le 14 mai devant la cour
d'assises de l'Isère. Le verdict sera rendu vendredi 31 mai.
Jean-Pascal Aldrovandi, 37 ans, condamné cinq fois par la cour
d'assises du Rhône, dont deux fois à perpétuité, pour des vols à
main armée, un homicide et des tentatives d'homicide, avait fait
appel de ces jugements. Alors qu'il avait refusé d'assister aux
audiences à Lyon, il a accepté de comparaître devant la cour
d'assises de l'Isère. A travers une démonstration logique, l'avocat
général a retracé la participation aux faits de Jean-Pascal
Aldrovandi, qui a nié son implication dans quatre des cinq affaires
qui lui sont reprochées. L'avocat général a réclamé une "sanction
exemplaire et sévère". Il a réfuté la "thèse du complot de policiers
et de gendarmes" invoquée par la défense, et justifié la peine
requise par le fait qu'il ne voyait "pas de circonstances
atténuantes" dans les dossiers. De son côté, Me Bernard Ripert, a
plaidé la relaxe de son client dans les quatre affaires
qu'Aldrovandi continue à nier, parlant "d'accusations chancelantes".
Il a estimé qu'on lui faisait endosser des faits qui ne le
concernent pas: "on pourrait l'accuser de tous les crimes, on
trouverait toujours un témoin pour dire c'est lui ! c'est lui !".
Durant sa plaidoierie, il a mis en doute les reconnaissances
effectuées par les témoins, notamment avec "l'accent corse tellement
significatif" d'Aldrovandi, non mentionné dans de nombreuses
dépositions, et sur le fait que "les reconnaissances semblent
s'aiguiser au fil des années dans ces dossiers". Me Ripert reconnaît
les faits de février 1997 à Lyon, "véritable drame de cette
affaire", en minimisant la volonté de tuer évoquée par le procureur,
car son client n'avait pas ouvert le feu le premier. L'avocat a
enfin souligné qu'à la vue de l'état de santé de son client, qui vit
en chaise roulante, prendre des "sanctions extrêmes" signifierait
une "mort lente", "encore plus cruelle et barbare que la peine de
mort brutale
Le Jeudi 30 Mai 2002 : Alors
que Carlu Pieri était Libéré, Neuf personnes étaient déporté à
Paris. Hervé Santelli sur le Reportage de France 3 corse se débat
pour qu"on ne cache pas son visage. Neuf personnes, interpellées
depuis lundi 27 mai en Haute-Corse dans l'enquête sur la tentative
d'attentat perpétrée le 24 mars contre le maire de Bastia Emile
Zuccarelli, ont été transférées jeudi 30 mai vers Paris pour être
présentées à un juge antiterroriste du parquet de Paris. Sept
personnes sont montées à bord d'un avion de la sécurité civile
affrété à l'aéroport de Bastia-Poretta en milieu de matinée. Deux
autres ont été ensuite transférées à bord d'un vol régulier.
Considérées comme proches des milieux nationalistes, ces six hommes
et trois femmes avaient été interpellés dans la région bastiaise par
des inspecteurs de la police judiciaire et de la Division nationale
antiterroriste (DNAT). Elles devraient être présentées au juge
vendredi 31 mai. Une autre femme a été remise en liberté après avoir
été interrogée à Bastia. Les policiers estiment avoir grandement
avancé dans la résolution de l'affaire à l'issue de l'enquête, qui a
notamment porté sur l'analyse ADN de traces retrouvées à proximité
du lieu de l'attentat et sur l'examen d'appels téléphoniques par
portables. Les interpellations opérées dans le cadre de cette
enquête et dans d'autres récemment ont été dénoncées par Corsica
Nazione, pour qui "la répression politique se poursuit et s'accentue
ces derniers jours en Corse". Le mouvement indépendantiste a
apporté, ainsi que le Comité anti-répression, "son soutien à toutes
les victimes de cette répression inique".
Le Vendredi 31Mai 2002 :
Gérard Cianelli et Hervé Santelli, les deux principaux suspects dans
l'enquête sur la tentative d'attentat commise en mars contre le
maire de Bastia Emile Zuccarelli ont été mis en examen dans la
soirée à Paris notamment pour "tentative d'assassinats". Gérard
Cianelli, 49 ans, médecin à Bastia, et Hervé Santelli, un antiquaire
de 31 ans, considérés comme les organisateurs de la tentative
d'attentat, et 4 autres hommes sont aussi poursuivis pour
"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste, tentative de dégradation de biens immobiliers par
substance explosive en bande organisée et infraction à la
législation sur les armes". Ils ont tous été écroués. Trois femmes
ont été quant à elles ont été mises en examen pour "Association de
malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" ont été
remises en liberté sous contrôle judiciaire. Les trois juges
anti-terroristes parisiens Laurence Le Vert, Gilbert Thiel et
Jean-Louis Bruguière ont donc entendu hier les neuf suspects, six
hommes et trois femmes, interpellés en début de semaine dans
l'enquête sur la tentative d'attentat perpétrée le 24 mars contre le
maire de Bastia Emile Zuccarelli.. Une majorité d'entre eux ont
reconnu leur implication, à des degrés divers, dans cette tentative
d'attentat. Le 28 mars, le parquet de Paris avait ouvert une
information judiciaire pour "tentative d'assassinat", "association
de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste", infractions à
la législation sur les explosifs et sur les armes" et "violences
volontaires". Considérés comme proches des milieux nationalistes,
ces six hommes et trois femmes avaient été interpellés dans la
région bastiaise par des inspecteurs de la police judiciaire et de
la Division nationale antiterroriste (DNAT). Une autre femme avait
été remise en liberté après avoir été interrogée à Bastia. Une
charge évaluée à 250 grammes de gel explosif avait été découverte le
24 mars vers une heure du matin devant la porte de l'appartement d'E.Zuccarelli
dans le centre de Bastia, par les policiers, avertis par une
personne ayant croisé des hommes encagoulés dans l'escalier.
Le Vendredi 31 Mai 2002 :
Au cours d'une conférence de presse donnée vendredi 31 mai à Bastia,
le mouvement Ghjuventù indipendentista a dénoncé l'attitude de
l'Etat qui selon lui s'acharne sur ses militants et d'une façon
générale sur les sympathisants nationalistes. Pour Ghjuventù
Indipendentista depuis la manifestation en faveur de la langue corse
du 23 mars dernier : interpellations, auditions et violences
policières sont devenus le lot quasi quotidien des jeunes militants.
Le mouvement estime qu'il s'agit plus aujourd'hui de manœuvres
politiciennes en adressant un message sécuritaire au peuple français
en vue des législatives, que d'afficher une volonté de règlement
politique de la question corse. (Intégrale de la conférence de
presse sur les sites : Ghjuventù Indipendentista : www.ghjuventu-i.com02.com(archives site libertà)
Le Vendredi 31 Mai 2002 : Le
braqueur multirécidiviste Jean Pascal Aldrovandi a été condamné en
appel, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période
de sûreté de 15 ans, par la cour d'assises de l'Isère. Jean-Pascal
Aldrovandi avait fait appel de 5 arrêts différents rendus par la
cour d'assises de Lyon concernant de nombreux braquages et
fusillades avec les forces de l'ordre de juin 1995 à février 1997,
dans le sud-ouest et dans la région lyonnaise. Depuis l'ouverture de
son procès en appel le 14 mai, il a farouchement nié toute
participation à plusieurs hold-up qui lui sont reprochés, comme il a
nié avoir tiré sur des policiers à Vienne (Isère) en juin 1995,
blessant grièvement l'un d'eux à la tête. En revanche, l'accusé a
reconnu avoir tué, à la suite d'une fusillade, un motard de la
police en février 1997 à Lyon, au terme de deux hold-up. L'avocat
général Didier Durand avait réclamé jeudi la perpétuité assortie
d'une période de sûreté de 20 ans. "Je n'ai ni respect pour vous, ni
compassion", a déclaré l'avocat général à l'accusé, qui est
paraplégique depuis son arrestation mouvementée à Lyon lors de
l'attaque de février 1997 et comparaît sur un fauteuil roulant. Me
Bernard Ripert avait plaidé la relaxe de son client dans les quatre
affaires qu'Aldrovandi continue à nier, parlant "d'accusations
chancelantes" il avait estimé qu'on faisait endosser à son client
des faits qui ne le concernaient pas. Il avait aussi, durant toute
la durée des débats, minimisé l'attitude meurtrière de Jean-Pascal
Aldrovandi. "Fureur meurtrière extrême" pour l'avocat général,
"légitime défense" pour Me Bernard Ripert qui avait accusé les
policiers d'avoir ouvert le feu les premiers à Lyon en février 1997.
Dans les autres dossiers, Me Ripert avait mis en doute les
témoignages, "qui semblent s'aiguiser d'année en année". Alors qu'il
avait refusé d'assister aux audiences à Lyon lors de son premier
procès, Jean-Pascal Aldrovandi avait accepté de comparaître devant
la cour d'assises de l'Isère mais avait refusé de se soumettre aux
tests psychologiques que la cour réclamait. Avant que la cour ne se
retire pour délibérer, Jean-Pascal Aldrovandi a exprimé ses excuses.
"Ces trois semaines de procès m'ont fait prendre conscience de tout
ce que j'avais fait", a-t-il déclaré, avant d'ajouter: "Je m'excuse
pour toutes les victimes, j'aimerais bien revenir en arrière, que
tout ça ne se soit pas passé". Les victimes sont apparues encore
très émues à la barre plus de cinq ans après les faits: les
témoignages des douaniers ou policiers qui ont essuyé des coups de
feu et de la veuve du motard décédé ont été des moments intenses du
procès.
le Vendredi 31 Mai 2002 : La
gérante des Établissements Lançon à Valrose a été braquée et prise
en otage jeudi. Un individu casqué et armé a fait irruption dans
l'entreprise aux environs de 13 h et sous la menace de son arme
s'est fait remettre le contenu de la caisse puis a obligé la gérante
à se rendre à son domicile bastiais pour lui remettre l'argent dont
elle y disposait. La mere de la gérante et sa fille ont été choquées
par les faits. Le parquet de Bastia a ouvert une enquête, confiée à
la police judiciaire.
Le vendredi 31 Mai 2002 : Vers
16h45, un vol à main armée a été commis à Porto Vecchio sur le
parking du supermarché Hyper U à Porto Vecchio. Un homme cagoulé,
sous la menace de son arme, s'est fait remettre la sacoche que
transportait une employée et qui contenait plusieurs centaines de
chèques.
Le Vendredi 31 Mai 2002 : Une
tentative d'attentat a eu lieu vendredi soir (31 mai) à Olmeta di
Tuda. Une charge explosive de faible puissance placée dans un pot de
confiture a été découverte devant le domicile d'un commerçant.
Alertés les démineurs ont pu désamorcer la charge.
Le 31 Mai 2002 : Indipendenza
communique : INDIPENDENZA condamne le désordre perpétré à
l'intérieur de l'église de PONTE-LECCIA au mépris de l'autorité
cléricale assurée par Prete Mondoloni. Au-delà de cet incident monté
en épingle par les représentants du parti français en Corse. Nous
constatons une fois de plus que les autorités de ce pays ont
organisé immédiatement une campagne médiatique contre un prêtre
patriote. INDIPENDENZA considère que cet incident a été délibérément
provoqué pour nuire à Jean-Claude Mondoloni auquel sa personnalité
irréprochable de prêtre au service de la foi confère une autorité
naturelle qui porte ombrage aux autorités officielles, laïques ou
religieuses. INDIPENDENZA dénonce d'ores et déjà la complaisance de
l'Évêque de Corse envers les représentants de la pensée coloniale ;
le seul désordre qui trouble la vie évangélique de notre pays est
celui créée par la présence sur notre terre d'une autorité
épiscopale au train de vie immodeste qui s'éloigne de plus en plus
de la mission de paix et de charité qui doit être la sienne.
Dans la nuit du 31 Mai 2002 au
1er Juin 2002 : Un attentat à l'explosif a visé dans la nuit de
vendredi à samedi 1er juin, le restaurant "Chez Huguette" situé sur
le vieux port de Bastia. Le restaurant qui était fermé pour cause de
rénovation devait rouvrir prochainement. L'explosion de la charge de
faible puissance n'a fait que de légers dégâts. Cet attentat ni
signé ni revendiqué n'aurait aucun caractère politique.
Juin
Le 1er Juin 2002 : Un patron
de bar a été abattu de plusieurs balles, samedi matin (1er juin), au
volant de sa voiture, tandis qu'il circulait sur une route du sud
d'Ajaccio. Dominique Rochard, 38 ans, a été tué vers 06H00 non loin
du village de Valle-di-Mezzana, au sud d'Ajaccio. Propriétaire d'un
bar et d'un établissement de nuit à Ajaccio, la victime n'est pas
connue des services de police. L'enquête a été confiée au SRPJ
d'Ajaccio. Ce dernier tenait un snack discothèque, le Sun Sea à
Aspretto. (selon la presse il aurait été tué dans le cadre de la
lutte pour le contrôle des boites de nuits à Aiacciu. l'expertise
ballistique indique qu'une des deux armes, un AK 47 a les memes
étuis que ceux qui ont tué François Santoni)
Le 1er Juin 2002 : Un attentat
a détruit samedi soir une villa en construction sur la commune de
Corbara, près de l'Île-Rousse en Haute-Corse. L'explosion, qui s'est
produite à 22h3O, a totalement détruit cette résidence encore
inachevée et de fait inhabitée dans un lotissement de la "Marine de
Davia", située sur la commune de Corbara. Les gendarmes enquêtent
pour déterminer la nature et la puissance de la charge explosive,
qui n'a occasionné que des dégâts matériels, et tenter de trouver
dans un amoncellement de parpaings et de gravats un indice
susceptible de les conduire sur la piste des auteurs de cet
attentat. Celui-ci n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.
Le 4 Juin 2002 : Les auteurs
présumés de l'assassinat de Mathilde Signanini le 29 juillet 2001 à
L'Ile Rousse (Haute-Corse) ont été interpellé mardi matin dans la
région de Calvi (Haute-Corse). Mathilde Signanini avait été abattue
au cours d'une fusillade dans le bar restaurant où elle travaillait,
le 29 juillet dernier à L'Ile Rousse. A l'issue de dix mois
d'enquête, cette opération de police judiciaire, qui a eu lieu à six
heures du matin, sur commission rogatoire pour "chefs d'homicide
volontaire et association de malfaiteurs", a conduit à
l'interpellation de quatre personnes. Au cours des perquisitions,
des armes ont été saisies. Les auteurs présumés de l'assassinat ont
été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie.
Cinquante trois gendarmes étaient mobilisés dans le cadre de ces
interpellations
le 5 Juin 2002 : Dans un
communiqué le CAR, Comité Anti Répression, s'insurge contre les
conditions de détention de Jean Castela qui, selon lui, ont provoqué
un malaise cardiaque au militant nationaliste en détention
préventive depuis plus de 3 ans et 1/2 à Fresnes. Selon le CAR Jean
Castela, hospitalisé à deux reprises dans des hôpitaux parisiens
publics, souffrirait de carences alimentaires et des conditions
particulièrement difficiles de détention.
Le 5 Juin 2002 : Jean-Guy
Talamoni, chef de file de Corsica Nazione, a déclaré mercredi 5 juin
que les indépendantistes corses attendaient que le gouvernement
relance au plus tôt après les élections législatives un processus de
dialogue sur l'avenir de l'île. "Nous attendons les législatives
pour voir. Nous ne nous contenterons pas de paroles. Il convient de
relancer au plus tôt un processus de dialogue", a déclaré
J.G.Talamoni. L'élu de Corsica Nazione a précisé n'avoir rencontré
aucun membre du gouvernement Raffarin depuis la nomination de ce
dernier. "Le processus de Matignon est mort et bien mort mais il a
provoqué quelque chose d'irréversible car la France a reconnu le
caractère politique de la question corse. Il ne pourra plus y avoir,
de la part de responsables politiques à Paris, de déclaration selon
laquelle il n'y a pas de problème politique corse mais seulement un
problème d'ordre judiciaire". Corsica Nazione et Indipendenza ont
par ailleurs dénoncé "les velléités répressives" apparues ces
dernières semaines "avec un grand nombre d'interpellations".
Concernant les législative, les deux mouvements, qui avaient retiré
leurs candidats le 30 avril, ont expliqué qu'ils n'appelaient pas à
voter pour les candidats des autres partis nationalistes car ces
derniers avaient "choisi comme axe principal de campagne la critique
de la clandestinité".
Juillet
Le 2 Juillet 2002 : Procès des
6 jeunes interpellés en Avril 2002 pour "délit d'affichage" !!!
Mardi 16 juillet 2002 : Dans
la nuit de dimanche à lundi, devant la trésorerie principale
d'Ajaccio, une charge explosive de 25 kg d'explosifs couplée à des
bouteilles de gaz a été désamorcée. Cette tentative d'attentat n'a
pas été revendiquée.
Jeudi 17 juillet 2002 ATTENTAT
à 13H30 : 5 explosions ont détruit une caserne de CRS en
construction à Bastia. Une dizaine de personnes cagoulées et armées
ont investi le chantier et ont déposé les explosifs.
le 18 juillet 2002 : Attentat
contre la caserne de CRS de Furiani (Haute-Corse). 5 explosions ont
détruit une caserne de CRS en construction à Bastia. Une dizaine de
personnes cagoulées et armées ont investi le chantier et ont déposé
les explosifs peu de temps avant la première visite en Corse du
ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. La caserne de CRS en
construction de Furiani avait été presque entièrement détruite par
cinq explosions le 18 juillet. Un commando d'hommes armés et
encagoulés avait fait évacuer les ouvriers du chantier avant de
placer les charges. Le cantonnement avait déjà été touché un an
auparavant, le 6 juillet 2001, par une action similaire, également
revendiquée par les "sans nom".
Jeudi 25 juillet 2002 : Le
groupe clandestin "Sans nom" revendique l'attentat contre le caserne
de CRS du 17 juillet 2002.
Vendredi 26 juillet 2002 :
Arrivée de Nicolas Sarkozy à Bastia, il est attendu à Ajaccio samedi
27 juillet 2002.
Samedi 27 juillet 2002 Visite
surprise : le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, rejoint le
Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy dans la cité impériale. Les
élus corses sont satisfaits des déclarations de Mr Raffarin et de Mr
Sarkozy, les élus nationalistes favorables au dialogue préfèrent
être prudents et attendent des engagements concrets du gouvernement.
Aout
Le 10 août, un nouveau groupe avait fait son
apparition, l'Armata di Liberazione Naziunale (ALN). Elle avait
revendiqué un attentat perpétré à l'aide de deux grenades contre la
gendarmerie de Solenzara (Corse-du-Sud), le 2 août, sans faire de
blessé.
Le mardi 13 août 2002, un communiqué authentifié
faisait savoir que le groupe "sans nom", devenait le "FLNC dit des
anonymes" et se posait en concurrent du FLNC dit Union des
Combattants issu de la fusion le 25 novembre 1999 de plusieurs
organisations clandestines dont trois qui viennent de le quitter.
Septembre
Le 12 Septembre 2002 :
Attentat contre le véhicule de fonction du nouveau directeur général
des services de la mairie d'Ajaccio.
Le 6 septembre 2002 : AFFAIRE
ERIGNAC / l'appel formé par quatre membres du commando est rejeté,
et leur renvoi devant les assises confirmé
Le 17 Septembre 2002 :
Revendication du F.L.N.C
Le 25 SEPTEMBRE 2002 :
Tentative d'attentat contre la trésorerie de Nice.
Le 28 septembre 2002 . Une
Grenade jetée dans la cour du groupement de gendarmerie de
Haute-Corse à Bastia
Octobre
Le Mardi 1er Octobre : Deux
des principaux suspects de l'assassinat de l'ex-dirigeant
nationaliste François Santoni en août 2001 en Corse ont été
identifiés, mais l'un est en fuite et le second est décédé, selon Le
Monde.
Le Mardi 1er Octobre 2002 :
Les gendarmes de la section de recherche d'Ajaccio ont rendu visite,
mardi, au commissariat de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ce
n'était pas une visite de courtoisie : ils venaient interpeller un
gardien de la paix soupçonné d'avoir fourni des armes au mouvement
clandestin corse Armata corsa. L'agent était encore en garde à vue
dans les locaux de la section de recherche de Versailles. Durant
l'été 2001, et surtout à l'automne, la Haute-Corse a connu une série
d'assassinats et de règlements de comptes liés, en partie, à
l'affrontement de deux bandes rivales dont les activités n'avaient
rien de politique. On leur reproche d'être mêlées à des trafics de
voitures volées et de cartes grises, de montres de valeur «tombées
du camion», ou encore d'armes. La plupart des victimes appartenaient
à un groupe de jeunes Bastiais, mais certains avaient été proches du
groupe nationaliste Armata corsa. A l'époque de ces règlements de
comptes, François Santoni, qu'on soupçonnait d'être à la tête d'Armata
corsa, était lui-même assassiné. De là à penser que cette série
visait à éliminer Armata corsa, concurrente du FLNC, la tentation
était grande. D'autant que le père d'un des chefs de la bande
adverse est un ami d'un des patrons du même FLNC. De quoi
embrouiller les cartes. Mais ce genre de rapprochement, en Corse, où
«tout le monde se connaît», peut être trompeur. N'empêche, Olivier
H., le policier interpellé mardi, était un ami d'enfance de deux des
victimes de la série noire de l'automne 2001, «Dume» Marcelli et
Nicolas Montigny. Jusqu'à l'assassinat de Dominique Marcelli, tombé
dans un guet-apens en compagnie de son cousin le 27 août, et celui
de Nicolas Montigny, exécuté dans un café Internet de Bastia, les
trois jeunes restaient très proches. Ainsi, lorsqu'il s'était
«replié» sur le continent pour suivre ses études, mais aussi pour
échapper aux menaces qu'il savait peser sur lui, Nicolas Montigny se
faisait fréquemment «accompagner» par son ami Olivier, le policier.
Celui-ci avait d'ailleurs été interpellé et interrogé pour ses liens
avec Armata corsa. Cette fois, c'est dans le cadre d'une instruction
pour «association de malfaiteurs», sans connotation politique, que
l'agent est entendu. Il pourrait faire l'objet d'un mandat d'amener
à Bastia. (LIBERATION).
Le Mardi 1er Octobre 2002 :
Les indépendantistes ont lancé les inscriptions au « corps électoral
corse », une initiative controversée qu'ils présentent comme la
« première étape » vers « la restauration de la nation corse » et
l'élection d'une assemblée nationale corse. L'idée, lancée en juin
et débattue durant l'été, fera-t-elle recette? Aucun objectif
chiffré n'a été fixé par les cinq organisations (Corsica Nazione,
Indipendenza, Fronte Corsu, ANC et I Verdi Corsi) à l'origine de
cette opération. Un formulaire d'inscription sera adressé à tous les
foyers en Corse courant octobre. Un bilan sera tiré dans six mois,
puis dans un an. L'adhésion au « corps électoral » est ouverte,
« sur la base du volontariat », à toute personne de plus de 17 ans
d'origine corse, autrement dit « toute personne ayant un ascendant
corse ». Pour les autres, « dix ans de résidence sont demandés »,
précisent les promoteurs pour qui ces critères sont « très
ouverts ». Dans la classe politique insulaire, le scepticisme
prédomine. « Ce corps électoral représentera un réseau de militants
élargi et l'élection qui suivra donnera naissance à une assemblée
générale des nationalistes », prédit José Rossi, président UMP de
l'assemblée de Corse. Le député-maire PRG de Bastia, Emile
Zuccarelli, s'est montré le plus critique : cette « nouvelle
gesticulation serait risible si elle ne visait pas à couvrir une
démarche de différenciation ethnique inquiétante.
Le Mercredi 2 Octobre 2002 :
L'affaire du Crédit agricole de Corse a franchi un cap important,
mercredi 2 octobre, avec la mise en examen – à laquelle le parquet
s'est opposé – pour "escroquerie", de l'ancien préfet de Haute-Corse
(de janvier 1990 à avril 1992), Henri Hurand. M. Hurand est
poursuivi dans le cadre de l'enquête conduite par le juge de Bastia,
Charles Duchaine, sur le détournement d'aides publiques à
l'agriculture insulaire, notamment l'octroi de prêts abusifs
distribués par la caisse régionale du Crédit agricole au début des
années 1990
Le Mercredi 2 Octobre 2002 :
Quatre personnes ont été placées en garde à vue à Ajaccio dans le
cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-dirigeant nationaliste
corse François Santoni en août 2001. Deux d'entre elles ont été
sorties dès mardi de la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse), où
elles purgent une peine de droit commun, pour être entendues,
précise pour sa part le Nouvel observateur sur son site internet.
Ces auditions semblent marquer une accélération de l'enquête sur la
mort de François Santoni. Elles ont suivi la publication, mardi, par
Le Monde, d'informations selon lesquelles les assassins de François
Santoni auraient été identifiés. L'un serait décédé, un second
serait en fuite, et d'autres personnes seraient recherchées. Selon
le quotidien, l'enquête devrait écarter la piste politique au profit
d'une vengeance de droit commun, thèse qui faciliterait la reprise
du dialogue du gouvernement avec les élus de l'île, dont les
nationalistes. Ces informations avaient été partiellement publiées
il y a deux semaines par l'hebdomadaire "L'Investigateur" sur son
site internet. Le premier suspect, Alain Robin, aurait échappé à un
coup de filet en juillet dernier. Il est depuis recherché par les
enquêteurs. Le second assassin présumé est Ange-Marie Orsoni, cousin
de l'ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni. Il aurait succombé à un
infarctus en pleine partie de chasse un mois après l'assassinat de
François Santoni. Ange-Marie Orsoni serait devenu l'ennemi juré de
François Santoni en pleine guerre fraticide entre nationalistes, en
1996, quand le dirigeant nationaliste l'avait accusé d'avoir
assassiné son garde du corps, Jules Massa. François Santoni aurait
témoigné devant la police de violentes algarades au cours desquelles
Jules Massa aurait été menacé. La photocopie du procès verbal de
l'audition du leader de la Cuncolta avait été photocopiée et
distribuée sous forme de trac dans les rues d'Ajaccio. Six ans après
cet affront, Ange-Marie Orsoni aurait convaincu Alain Robin de
l'accompagner dans une expédition vengeresse contre François
Santoni, souligne Le Monde, qui dit s'appuyer sur des déclarations
des enquêteurs. L'ex-dirigeant nationaliste corse Charles Pieri a
été libéré de prison en mai dernier après avoir purgé la
quasi-totalité d'une peine de cinq ans pour "association de
malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".L'ancien
leader du mouvement A Cuncolta avait été accusé par certains milieux
nationalistes d'avoir commandité les assassinats de ses anciens
compagnons Jean-Michel Rossi, en août 2000, et François Santoni, en
août 2001
Le Mercredi 2 Octobre 2002 :
La commission tripartite s'est réunie le 2 octobre pour prendre
connaissance des principales conclusions de la mission des
inspections générales de l'administration et des finances relatives
au transfert des services entre l'Etat et la CTC. Dans le cadre de
la mise en oeuvre des transferts de personnel prévus par la loi du
22 janvier 2002 attribuant de nouvelles compétences à la
Collectivité territoriale de Corse, la mission conjointe de
l'Inspection générale de l'administration et de l'Inspection
générale des finances mise en place le 30 mai 2002 par le ministre
de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales et
le ministre de l'économie des finances et de l'industrie a achevé
ses travaux. Les conclusions auxquelles sont parvenues les
missionnaires ont été présentées au président du conseil exécutif et
seront soumises prochainement à la discussion interministérielle.
Elles n'engagent donc pas l'Etat à ce stade. Cependant, dans le
souci de transparence qui inspire le processus de transfert des
services, les principales conclusions de la mission ont été
présentées aux organisations syndicales représentées au sein de la
commission tripartite qui s'est réunie le 2 Octobre, sous la
présidence du préfet de Corse et en présence du président du conseil
exécutif. Cette réunion a été l'occasion pour les membres de la
mission d'éclairer les syndicats sur les propositions auxquelles ils
sont parvenus ainsi que sur les conditions des transferts de
services et de personnels de l'Etat vers la CTC.
Dans la Nuit du 3 Octobre 2002
au 4 Octobre 2002 : Trois attentats à l'explosif et une tentative
ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi à Bastia et dans sa
périphérie. La première explosion s'est produite à 2h00 devant
l'agence de la Société Générale du quartier de Lupino, dans les
quartiers sud de la ville. Elle a endommagé la vitrine de la
succursale bancaire. Quelques minutes plus tard, deux autres
explosions provoquaient des dégâts qualifiés de moyens à la
devanture d'un bar du centre-ville ainsi qu'un engin de chantier
appartenant à la société de BTP Raffalli. Enfin, une charge de
faible puissance a été désamorcée devant l'entrée d'une agence de la
Société Générale de la place Saint-Nicolas au centre de Bastia. Ces
atttentats et cette tentative n'ont pas été revendiqués
Le Samedi 5 Octobre 2002 : Six
personnes ont été interpellées samedi à l'aube en Corse dans le
cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'indépendantiste François
Santoni, abattu le 17 août 2001 à Monaccia d'Aullène (Corse-du-Sud).
Trois de ces personnes ont été appréhendées en Haute-Corse, les
trois autres en Corse-du-Sud, au cours d'une opération menée
conjointement par la Division nationale anti-terroriste (DNAT) et le
Service régional de police judiciaire (SRPJ) d'Ajaccio. Toutes ont
été placées en garde à vue au commissariat d'Ajacio, où quatre
autres personnes sont déjà entendues depuis mercredi. Deux hommes
extraits de leur cellule ont été interrogés, ainsi que leurs
compagnes respectives, concernant leurs liens éventuels avec les
assassins présumés. Ces deux hommes ont réintégré samedi soir leur
cellule après que le procureur de la République d'Ajaccio leur a
notifié un mandat d'amener délivré par le juge d'instruction
antiterroriste parisien Gilbert Thiel. Ils doivent être transférés
en début de semaine dans la capitale pour être présentés au
magistrat. Une Septième a été interpellée dans l"après midi.
Le Samedi 5 Octobre 2002 :
Deux des six personnes interpellées en Corse, samedi matin, dans le
cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien leader nationaliste
corse François Santoni ont été relachées. Il s'agit des deux
compagnes des deux détenus, condamnés dans des affaires de droit
commun, entendus mercredi par les enquêteurs du SRPJ d'Ajaccio après
avoir été extraits de leur cellule des maisons d'arrêt de Borgo
(Haute-Corse) et d'Ajaccio où ils sont écroués. "On a jeté mon fils
en pature pour disculper d'autres personnes, c'est une manipulation
pure et simple. Avant il y avait des tracts anonymes et maintenant
on prefére manipuler la presse", s'est indigné René Orsoni, le père
d'"Angeot" lors d'une conférence de presse. "Ces accusations
interviennent dans un contexte étonnant. Elles sont formées à un
moment où le ministre de l'Intérieur affirme avoir progressé sur le
dossier corse", a jouté M.Orsoni.
Le Dimanche 6 Octobre 2002 :
Cinq des sept personnes interpellées samedi dans le cadre de
l'enquête sur l'assassinat de l'ancien leader nationaliste corse
François Santoni restaient dimanche soir en garde à vue dans les
locaux de la police judiciaire d'Ajaccio. Six personnes avaient été
interpellées samedi matin, trois en haute Corse et trois en
Corse-du-Sud dont une à Bocognano, lors d'une opération menée à
l'aube par policiers de la Division nationale antiterroriste (DNAT)
et du Service régional de la police judiciaire (SDPJ). Une septième
personnes, interpellée dans l'après-midi, les avait rejoint en garde
à vue. Parmi les interpellées figure l'ancienne compagne
d'Ange-Marie Orsoni, dit "Angeot", mort d'une crise cardiaque en
septembre 2001 et présenté par la police comme un membre présumé du
commando des assassins de François Santoni. Samedi, deux des sept
interpellés ont été remis en liberté. Les policiers ont également
relâché les compagnes de deux détenus maintenues en garde à vue
depuis mercredi après avoir été interpellées dans la région de Porto
Vecchio (Corse-du-Sud). Leurs compagnons, condamnés dans des
affaires de droit commun avaient été placés en garde à vue le même
jour après avoir été extrait de leur cellule des maisons d'arrêt de
Borgo (Haute-Corse) et d'Ajaccio. Ils vont être transférés à Paris
pour être entendus par les juges antiterroristes en charge du
dossier et un mandat d'amener devrait leur être délivré en début de
semaine.
Le 8 octobre 2002 : Deux
hommes soupçonnés d'avoir fourni leur voiture aux tueurs ont été mis
en examen pour les mêmes motifs et placés sous mandat de dépôt. Ces
deux hommes, Cédric Andrani et Michel Chiari, étaient déjà écroués
en Corse pour d'autres faits de droit commun. L'un des deux auteurs
présumés de l'assassinat identifiés par la police antiterroriste,
Ange-Marie Orsoni, est mort d'un infarctus en 2001. Cédric Andreani,
23 ans, et Michel Chiari, 28 ans, ont été mis en en examen pour
"complicité d'assassinat", "complicité de tentative d'assassinat" et
"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste". La justice soupçonne Cédric Andreani d'avoir prêté le
véhicule de la société dans laquelle il travaillait au commando qui
a assassiné le leader nationaliste et blessé une seconde personne.
Cédric Andreani a expliqué aux enquêteurs avoir prêté ce véhicule à
Michel Chiari. Ce dernier dément avoir utilisé le véhicule et
affirme que son ami l'a prêté à une tierce personne dont il tait le
nom. Ce véhicule a été retrouvé carbonisé quelques heures après
l'assassinat de François Santoni. Les deux hommes, qui purgeaient à
Borgo et Ajaccio une peine de deux ans d'emprisonnement pour une
affaire de stupéfiants, ont été écroués à La Santé et à
Fleury-Mérogis. Plusieurs noms des commanditaires présumés de cet
assassinat ont circulé ces derniers temps dans la presse. Ils
auraient agi pour assouvir une vieille vengeance, une thèse qui
laisse songeurs les spécialistes de la lutte antiterroriste. Ce
matin, deux des hommes «interpellés» mardi dans les prisons de Borgo
et d'Ajaccio où ils sont incarcérés pour une affaire de
«saucissonnage» de touristes allemands. Cette voiture, découverte à
quelques kilomètres des lieux du crime, a parlé. Elle appartenait à
Cédric A., l'un des deux détenus transférés aujourd'hui à Paris.
Celui-ci l'avait bien déclarée volée, mais l'interrogatoire de sa
compagne semble démonter cette version. Ainsi, probablement
missionné pour fournir une auto volée au commando, Cédric A. aurait
préféré donner la sienne.
Le 9 Octobre 2002 : Roger
Marion a été nommé en Conseil des ministres préfet délégué pour la
sécurité et la défense auprès du préfet de la région Provence Alpes
Côte d'Azur (PACA). Ancien chef de la division nationale
antiterroriste (DNAT), Roger Marion était le numéro deux de la
police judiciaire. Surnommé « Eagle Four » par ses collègues, Roger
Marion ne s'est pas fait que des amis au sein de la police et dans
le monde politique, qui ont peu aimé sa façon de mener certaines
enquêtes, notamment celle sur l'assassinat du préfet de Corse Claude
Erignac, abattu le 6 février 1998 à Ajaccio. Raymond Forni, ancien
président PS de l'Assemblée nationale, a sévèrement critiqué hier le
travail de Roger Marion. « Je crois que c'est une très bonne chose
pour la police nationale que M. Marion quitte ses responsabilités.
Quand on est policier, on n'est pas une diva ». Devant la commission
d'enquête parlementaire sur la Corse, Roger Marion avait accusé les
services des Renseignements généraux d'avoir averti Yvan Colonna,
l'assassin présumé du préfet, de l'imminence de son arrestation. Né
en 1947, Roger Marion a intégré l'école des commissaires de police
de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône) en 1976. Deux ans plus tard, il
est affecté à Toulouse. Nommé commissaire principal en 1985, il
devient l'année suivante chef de la section criminelle de la PJ de
Marseille avant d'être nommé en 1990 commissaire divisionnaire. La
même année, il est nommé chef de la sixième division centrale de la
police judiciaire qui deviendra par la suite la DNAT. En 1997, il
est nommé contrôleur général de la police nationale. Et 1999, c'est
Jean-Pierre Chevènement qui lui décerne le titre d'inspecteur
général et le nomme directeur central adjoint de la police
judiciaire. Le départ de Roger Marion devrait être suivi d'une
réorganisation de la Direction de la police judiciaire française
(DCPJ) avec dédoublement de poste.
Le Mercredi 9 Octobre 2002 :
Quatre personnes ont été relâchées mercredi matin par les enquêteurs
du Service régional de police judiciaire d'Ajaccio dans le cadre de
l'enquête sur l'assassinat de l'ancien leader nationaliste corse
François Santoni, abattu le 17 août 2001 à Monacia-d'Aullène
(Corse-du-Sud). Interpellés samedi à l'aube dans différentes
micro-régions de l'île, elles avaient été transférées dans les
locaux du SRPJ pour y être interrogées. A l'issue de leur garde à
vue, aucune charge n'a été retenue contre elles. Sur la vague
d'interpellations menée la semaine dernière dans l'île, les
enquêteurs du SRPJ d'Ajaccio avaient déjà relâché deux autres
personnes, après le placement en garde à vue de Cédric Andreani et
de Michel Chiari, deux détenus extraits de leurs cellules des
maisons d'arrêts de Borgo et d'Ajaccio. Ces derniers, incarcérés
pour des affaires de droit commun, ont été mis en examen mardi à
Paris pour "complicité et association de malfaiteurs en relation
avec une entreprise terroriste". Ils sont soupçonnés par le juge
d'instruction Laurence Le Vert d'avoir apporté un soutien logistique
aux assassins de Santoni en leur fournissant notamment un véhicule
pour se rendre à Monacia-d'Aullène. M. Santoni avait mis en cause M.
Orsoni, après la mort de son ami et garde du corps Jules Massa,
déclarant qu'Orsoni avait menacé Massa publiquement. La famille de
M. Orsoni a nié toute responsabilité de ce dernier, évoquant une
"manipulation". L'ancienne compagne de François Santoni, l'avocate
Christel Baldocchi a également déclaré ne pas croire à cette thèse.
Dès le début, l'enquête s'était révélée difficile, faute de
témoignages précis. Mais, avant sa mort, François Santoni se sentait
menacé. Après l'assassinat de son ami et autre figure nationaliste
Jean-Michel Rossi, le 7 août 2000 à L'Ile-Rousse (Haute-Corse),
Santoni avait désigné un autre responsable nationaliste, Charles
Pieri, alors emprisonné, comme le commanditaire du crime, et accusé
le gouvernement de ne pas chercher les coupables. Le FLNC,
principal mouvement clandestin armé de l'île, avait décliné toute
responsabilité. Des spécialistes de la lutte antiterroriste, ont
évoqué une réalité plus nuancée soulignant la personnalité
"bicéphale" de François Santoni, qui faisait de la "politique et...
pas seulement de la politique", et trempait aussi dans des "affaires
immobilières" ou d'extorsion de fonds.
Le Mercredi 9 Octobre 2002 :
Un avion a effectué une sortie de piste accidentelle lors de son
atterrissage mercredi soir à l'aéroport de Bastia Poretta, mais il
n'y a pas eu de blessés. L'avion, un Fokker 100 en provenance de
Marseille, était attendu à Bastia à 18h05. Selon les premières
informations recueillies auprès de la compagnie CCM Airlines, les
intempéries pourraient être à l'origine de l'accident. L'avion,
arrivé en bout de piste, a glissé dans l'eau et n'a pu s'arrêter
malgré le freinage. L'appareil s'est arrêté dans l'herbe sans
rencontrer d'obstacle. N'ayant pas eu de choc, il ne serait pas
endommagé. La cinquantaine de passagers qui se trouvait à bord a été
transportée en autobus jusqu'à l'aérogare après avoir quitté l'avion
par la passerelle. Le trafic aérien a dû être interrompu le temps de
dégager la piste, mais il devait reprendre dans les plus brefs
délais, selon la compagnie CCM Airlines. Un avion en provenance de
Paris, qui devait atterrir aux alentours de 18h, a été détourné sur
Ajaccio.
Le Jeudi 10 Octobre 2002 :
Perquisition dans un appartement Marseillais dans le Cadre de
l'enquete sur l"assassinat de FRANCOIS SANTONI en AOUT 2001 .
Le Jeudi 10 Octobre 2002 : Le
secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la Justice, Pierre
Bédier, a annoncé jeudi la construction prochaine d'un centre de
détention et d'une maison d'arrêt en Corse-du-Sud, vraisemblablement
à Ajaccio. "Ces deux établissements seraient regroupés en un seul,
avec évidemment les séparations qui s'imposent. Ce type de centre
mixte existe par ailleurs et ne serait donc pas une particularité
insulaire", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bastia.
"Simultanément, la rénovation du palais de justice d'Ajaccio sera
l'autre priorité", a-t-il ajouté. De source judiciaire en Corse, on
confirme qu'un projet de construction d'une nouvelle prison à
Ajaccio est à l'étude et on indique que les travaux de construction
de ce centre de détention pourraient durer cinq ans. La maison
d'arrêt d'Ajaccio, que Pierre Bédier a visitée mercredi, a été
construite en 1824. Elle compte actuellement une soixantaine de
prisonniers pour 54 places.Pierre Bédier a visité jeudi le centre
pénitentiaire de Casabianda, dans la plaine orientale de l'île, puis
la maison d'arrêt de Borgo, près de Bastia. Cette visite de deux
jours en Corse du secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la
justice intervient alors que le gouvernement a confirmé sa décision
de procéder au rapprochement des détenus corses avec leurs familles.
"Les condamnés insulaires seront rapprochés de leurs familles. Non
pas parce qu'ils sont corses mais parce que c'est la loi", a indiqué
Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, dans un entretien au
Journal du Dimanche du 29 septembre. Les maisons d'arrêt d'Ajaccio
et de Borgo, qui ont vocation à n'accueillir que les prévenus et les
condamnés à des peines de moins d'un an, et le centre de Casabianda
sont les trois seuls établissements pénitentiaires de Corse, où il
manque un centre de détention pour les peines supérieures à un an.
Le Jeudi 10 Octobre 2002 :
"Pour nous, M. Bédier est un technicien. Nous n'attendons donc rien
de sa visite", avait expliqué en début de semaine Jean-Marie Poli,
du Comité Anti-Répression, l'association de soutien aux détenus
nationalistes.
Le Vendredi 11 Octobre 2002 :
L'ancien leader nationaliste corse, Alain Orsoni, a été entendu
comme témoin vendredi au SRPJ d'Ajaccio dans le cadre de ce dossier
par les enquêteurs de la division nationale antiterroriste (DNAT).
Selon le journal "Aujourd'hui", qui a révélé l'information, l'ancien
secrétaire national du Mouvement pour l'autodétermination (MPA) se
trouvait jeudi dans un appartement marseillais perquisitionné dans
le cadre de cette enquête. Il a affirmé "qu'il était en voyage et se
trouvait en avion" le jour de l'assassinat de François Santoni, le
17 août 2001, à Monacia-d'Aullène (Corse-du-Sud), a ajouté le
journal. Dans ce dossier, deux hommes, Cédric Andreani et Michel
Chiari, ont été mis en examen le 8 octobre à Paris pour "complicité
d'assassinat et association de malfaiteurs en relation avec une
entreprise terroriste" par la juge d'instruction Laurence Le Vert.
Selon une source proche du dossier, ils sont soupçonnés d'avoir
apporté un soutien logistique aux assassins de François Santoni.
L'un des auteurs présumés de cet assassinat, Ange-Marie Orsoni, est
décédé et l'autre, Alain Robin, a disparu depuis le mois de juillet,
selon des sources policières. Le mobile de l'assassinat serait lié à
"une vengeance de droit commun" qui n'aurait pas de caractère
politique, selon une source policière. L'AUDITION s'est déroulée
discrètement vendredi matin dans les locaux du SRPJ d'Ajaccio
(Corse-du-Sud). Alain Orsoni, ancien secrétaire national du
Mouvement pour l'autodétermination (MPA), a été entendu comme témoin
plusieurs heures dans le cadre de l'assassinat de son ancien rival
politique, François Santoni. Selon une source proche de l'enquête,
cet interrogatoire a fait suite à l'interpellation la veille à
Marseille d'un proche d'Ange-Marie Orsoni, soupçonné d'être l'un des
assassins de François Santoni. En effectuant cette opération, les
policiers ont eu la surprise de tomber par hasard sur Alain Orsoni
dans l'appartement marseillais qu'ils étaient en train de
perquisitionner. L'ancien chef nationaliste s'est présenté
tranquillement devant les enquêteurs le lendemain pour fournir
quelques explications. Interrogé notamment sur son emploi du temps
le soir du meurtre, commis le 17 août 2001 à Monacia-d'Aullène
(Corse-du-Sud), Alain Orsoni a expliqué qu'il était en voyage et se
trouvait dans un avion
Le Samedi 12 Octobre 2002 : Un
engin sur le chantier d'un hôtel Ibis en construction sur les
hauteurs de Bastia (Haute-Corse) a été endommagé samedi soir par un
attentat à l'explosif. L'explosion, qui s'est produite vers 22h, a
causé peu de dégâts sur l'engin de chantier mais des vitres
d'immeubles proches ont été soufflées et des voitures garées à
proximité ont été endommagées. La charge explosive estimée à 200
grammes était posée près du moteur de la grue appartenant à la
société TP Bat. Les locaux de cette entreprise situés dans le
quartier de Port Toga à Bastia avaient été la cible d'un attentat
voilà quelques mois. L'action avait été revendiquée par le FLNC dans
un communiqué le 17 septembre. Quelques jours après, une charge dont
la mèche avait fait long feu avait été découverte sur le chantier de
l'hôtel Ibis.
Le Lundi 14 Octobre 2002 : Un
homme, soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat de l'ancien
leader nationaliste corse François Santoni, a été transféré lundi
matin à Paris pour être entendu par un magistrat antiterroriste.
L'homme avait été placé en garde à vue mercredi dans les locaux du
Service régional de la police judiciaire (SRPJ) d'Ajaccio puis
écroué à la maison d'arrêt de Borgo dans l'attente de son transfert.
Sylvain A., l'homme amené de Bastia à Paris pour y être présenté au
juge Gilbert Thiel, pourrait être le «guetteur» du commando qui, en
août 2001, a abattu François Santoni, ex-leader nationaliste corse.
Jusque-là, les enquêteurs n'avaient pu coincer que des comparses,
les deux principaux protagonistes supposés étant «indisponibles».
Totalement pour le premier, Ange-Marie Orsoni, mort d'une crise
cardiaque voici un an. Le second, Alain Robin, a pris le maquis.
Avec Sylvain A., l'enquête commencerait à s'étayer. C'est peut-être
ce qui explique que les deux juges saisis de l'affaire, Gilbert
Thiel et Laurence Le Vert, se soient un peu chamaillés pour le
prendre en main. Finalement, le juge Thiel a eu gain de cause.
Sylvain A., 45 ans, a «vaguement fricoté avec le MPA» dans les
années 80, mais les policiers le soupçonnent de s'être «plus
intéressé au proxénétisme et au trafic de stupéfiants
Le Mardi 15 Ocotbre 2002 :
Sylvain Aletti est soupçonné d'avoir assisté les deux hommes qui ont
criblé de balles François Santoni à la sortie d'un mariage le 17
août 2001 à Monacia-d'Aullène (Corse-du-Sud). Il est le 3ème homme à
être mis en examen dans l'enquête sur l'assassinat l'an dernier du
dirigeant nationaliste. Sylvain Aletti est poursuivi pour
"complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste"
et "association de malfaiteurs". Le 8 octobre, deux hommes
soupçonnés d'avoir fourni leur voiture aux tueurs avaient déjà été
mis en examen pour les mêmes motifs et placés sous mandat de dépôt.
Ces deux hommes, Cédric Andrani et Michel Chiari, étaient déjà
écroués en Corse pour d'autres faits de droit commun. L'un des deux
auteurs présumés de l'assassinat identifiés par la police
antiterroriste, Ange-Marie Orsoni, est mort d'un infarctus en 2001.
Le second, Alain Robin, est en fuite. Il a failli être arrêté en
juillet dernier. Une vieille rivalité entre nationalistes,
remontant à des affrontements armés entre factions en 1996, serait
le mobile de l'assassinat de François Santoni, criblé de balles.
Ange-Marie Orsoni aurait tenu rancune à François Santoni de lui
avoir imputé devant la police l'assassinat de son garde du corps,
Jules Massa. Alain Orsoni, ancien responsable du Mouvement pour
l'autodétermination (MPA) aujourd'hui dissous, a été entendu comme
témoin la semaine dernière par les magistrats antiterroristes.
Parent éloigné d'Ange-Marie Orsoni, il dirigeait la faction qui
s'opposait à celle de François Santoni dans les années 1990.
Le Mercredi 16 Octobre 2002 :
Transfert de compétences, "droit à l'expérimentation",
reconnaissance d'un pouvoir réglementaire régional: autant de
dispositions prévues par la réforme de la décentralisation dont
bénéficie déjà la Corse. D'où la prudence des élus insulaires
vis-à-vis d'un texte dont ils attendent encore de voir les
retombées précises. L'île de Beauté fait en effet figure de
"précurseur" en matière de décentralisation, selon l'expression du
ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Elle dispose ainsi déjà, au
terme de trois statuts particuliers depuis 1982, de compétences
accrues dans de nombreux domaines (développement économique,
transports, enseignement et formation professionnelle,
agriculture...). Une singularité consacrée une nouvelle fois par les
accords de Matignon de juillet 2000 qui allaient même jusqu'à lui
accorder un pouvoir d'adaptation des lois nationales. Cette
disposition a cependant été censurée par la suite par le Conseil
constitutionnel. Du coup, du côté des élus corses, on attend surtout
de voir se clarifier le projet gouvernemental avant de se prononcer,
même si la plupart accueille favorablement la démarche. "Cela reste
des paroles, j'attends les actes", expliquait récemment le
porte-parole du mouvement nationaliste Corsica Nazione, Jean-Guy
Talamoni. Pas question en tout cas pour lui de fondre la
"spécificité corse" dans une réforme globale concernant toutes les
régions de France. "Aujourd'hui comme hier, la singularité insulaire
et l'identité culturelle de la Corse rendent nécessaire un costume
sur mesure pour notre île", a également souligné le président (UMP)
de l'Assemblée de Corse, José Rossi, en espérant que la réforme
"consacrera cette voie". "Après les lois Joxe, Deferre et pour ainsi
dire Jospin, nous sommes allés le plus loin possible en matière
d'adaptation du pouvoir législatif", a souligné de son côté le
député-maire d'Ajaccio, Simon Renucci. "Le projet de loi actuel
pourra-t-il aller au-delà? Je n'en sais rien", avouait-il.
"J'attends d'en savoir davantage." "Reste à définir les contours
exacts de la mise en oeuvre de ce projet", a également noté le
député maire (PRG) de Bastia, Emile Zuccarelli. Le droit au "statut
particulier" ne saurait en tout cas selon lui "envisager des
réorganisations institutionnelles, telles que la suppression des
départements, sans l'accord d'une large majorité des élus
concernés", a en tout cas averti cet opposant résolu au processus de
Matignon.
Dans la nuit du 17 octobre
2002 au 18 octobre 2002 : A une semaine d'une nouvelle visite de
Nicolas Sarkozy, la Corse a connu une petite "nuit bleue": quatorze
attentats à l'explosif et une tentative ont été perpétrés entre
jeudi soir et vendredi matin dans les deux départements de l'île. Le
ministre de l'Intérieur a accusé leurs auteurs de travailler "contre
la Corse". Commis entre 22h et 1h du matin, ces attentats -huit et
une tentative en Haute-Corse et six en Corse-du-Sud. En Haute-Corse,
cinq établissements financiers de Ghisonaccia, à une soixantaine de
kilomètres, au sud de Bastia, ont été visés. Les agences du Crédit
Agricole, du Crédit Lyonnais, de la Caisse d'épargne et de la
Société Générale ont subi des dégâts importants. Les bureaux de la
Mutualité Sociale Agricole ont été plus fortement atteints encore.
Une personne domiciliée dans un appartement situé au dessus de l'une
des agences bancaires de Ghisonaccia a été commotionnée par le
souffle de l'explosion et transportée vers l'hôpital de Bastia. A
Aleria, à 70 kilomètres au sud de Bastia, les plastiqueurs s'en sont
pris à un garage abritant huit véhicules personnels des gendarmes
logés dans la caserne de la localité ainsi qu'aux bureaux d'une
station de pompage d'eau. Une entreprise agro-alimentaire de Borgo,
à la sortie sud de Bastia, a également été visée. Par ailleurs, une
charge a été découverte à proximité de la perception de Prunelli di
Fiumorbu. Le dispositif de mise à feu n'a pas fonctionné, selon les
gendarmes. En Corse du Sud, six attentats ont été perpétrés. Ils ont
visé une agence du Crédit agricole à Sagone, à une quarantaine de
kilomètres au nord d'Ajaccio, contre deux villas à Portigliolo, sur
la rive sud du golfe d'Ajaccio, un restaurant dans Ajaccio, ainsi
que deux villas, découvertes endommagées vendredi matin par les
gendarmes à Campomoro, près de Propriano. Cette série d'attentats
intervient à une semaine du nouveau déplacement en Corse du ministre
de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui doit participer aux tables
rondes des Assises des libertés locales les 25 et 26 octobre dans
l'île. "La Corse n'a vraiment pas besoin de cela. La Corse a besoin
de calme, de la mobilisation de chacun, du renoncement à la violence
qui n'amène qu'à l'impasse", a commenté vendredi Nicolas Sarkozy.
"Et ceux qui font ça, qui se cachent, travaillent contre la Corse".
Nicolas Sarkozy avait effectué il y a trois mois sa première visite
en Corse depuis sa nomination place Beauvau. A quelques jours de ce
déplacement, un attentat, revendiqué par un groupe anonyme, avait
été perpétré le 18 juillet contre la caserne de CRS de Furiani
(Haute-Corse). La dernière mini "nuit bleue" en Corse remonte au
soir du second tour de l'élection présidentielle, le 5 mai dernier.
Neuf villas de Corse, dont plusieurs en construction, avaient été
visées et sur le continent un centre des impôts avait été sévèrement
endommagé à Marseille tandis qu'une charge de dynamite, qui n'avait
pas explosé, avait été jetée à l'intérieur du centre de recrutement
de la caserne militaire Reuilly à Paris. Ces attentats avaient été
revendiqués quatre jours plus tard par le Front de Libération
Nationale de la Corse (FLNC).
Le 17 Octobre 2002 :
Jean-Laurent Leca et Paul Colombani, deux détenus corses incarcérés
à la centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), ont demandé, dans une
lettre adressée lundi au directeur de l'établissement, leur
transfert pour raisons familiales à la maison d'arrêt de Borgo
(Haute-Corse). Arrêté le 25 mars 1996, en pleine guerre entre
nationalistes, Jean-Laurent Leca a été condamné à dix ans
d'emprisonnement le 19 mars 1999 pour une tentative d'attentat
contre la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio. Poursuivi
dans une affaire de droit commun, Paul Colombani purge, quant à lui,
une peine de sept ans pour association de malfaiteurs. Leur démarche
intervient trois jours après l'annonce par Pierre Bédier, secrétaire
d'Etat aux Programmes immobiliers de la justice, de la construction,
d'ici à 4 à 5 ans, d'un centre de détention dans l'île. Evoquant
l'aménagement, dans l'attente de l'achèvement dudit bâtiment, d'un
centre provisoire de détention apte à accueillir les condamnés à une
peine inférieure à dix ans, Pierre Bédier avait également précisé
que, « à très court terme, il serait sans doute possible d'examiner
au cas par cas les situations des détenus, quels qu'ils soient, qui
pourraient être rapprochés en Corse pour des raisons familiales
fortes ». Une réflexion qui n'a visiblement pas échappé à
Jean-Laurent Leca et Paul Colombani
Dans la nuit du Vendredi 18
Octobre 2002 au 19 Octobre 2002 : Un jeune homme de 23 ans dont
l'identité n'a pas été révélée a été retrouvé gravement brûlé dans
la nuit de vendredi à samedi près de son domicile à Corte, en
Haute-Corse, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Le jeune homme
a été aspergé d'essence dans des circonstances que l'enquête de
gendarmerie en cours s'efforce de déterminer. Les enquêteurs
ignorent pour l'heure s'il s'agit d'une tentative de meurtre, d'une
tentative de suicide ou d'un accident. Retrouvé par ses parents
devant l'entrée de son domicile vendredi peu avant minuit, le jeune
homme a été évacué vers un hôpital de Lyon (Rhône) spécialisé dans
les soins administrés aux grands brûlés. Il est inconnu des services
de police et de gendarmerie
Le 19 octobre 2002 : Un
attentat à l'explosif a provoqué samedi soir des dégâts
"importants", sans faire de blessé, dans un village de vacances
appartenant au ministère de l'Intérieur, au nord d'Ajaccio.
L'explosion, qui serait survenue vers 20h30 samedi, n'a été
constatée que dimanche en fin de matinée, le centre étant fermé à
cette époque de l'année. Le village de vacances, dénommé "Air Soleil
Loisirs", est situé à Tiuccia, une station balnéaire à une
quarantaine de kilomètres au nord d'Ajaccio. Fondé il y a une
trentaine d'années, il peut accueillir 70 enfants des agents du
ministère de l'Intérieur. Deux des trois bâtiments qui le composent
ont été endommagés par l'explosion. L'un, qui abrite des locaux
techniques, a été entièrement soufflé. Dans l'autre, qui contient
des dortoirs, seules les portes et les fenêtres ont été atteintes.
L'attentat n'a été ni signé ni revendiqué. Le SRPJ d'Ajaccio a été
chargé de l'enquête.
Le 21 Octobre 2002 : Un mandat
d'arrêt a été délivré le 21 octobre dernier par le juge
d'instruction d'Ajaccio, Jean-Michel Gentil, à l'encontre de
Jean-Jérôme Colonna, présenté comme le "parrain corse". Le juge
d'instruction impute à ce retraité de 63 ans des recels d'abus de
biens sociaux, d'un montant de plus d'un million d'euros, sur deux
sociétés dont la propriétaire était son épouse Arlette Colonna. Le
23 avril dernier, le juge Jean-Michel Gentil avait mis en examen
cette dernière avant de la placer en détention provisoire. Arlette
Colonna avait été libérée un mois plus tard. De son côté,
Jean-Jérôme Colonna s'était soustrait à la convocation de la justice
Le Lundi 21 Octobre 2002 : Un
attentat a fortement endommagé le local technique de la piscine d'un
centre de vacances proche de Calvi (Haute-Corse) sans faire de
blessé lundi soir. Une charge explosive a détoné à 22h40 au Club
Méditerranée situé à la marine de Sant'Ambroggio, à dix kilomètres
au nord de Calvi. Cette action, qui n'a pas été revendiquée, a rendu
inutilisable le matériel technique dévolu au bon fonctionnement de
la piscine.
Le 21 Octobre 2002 : Roland
Bernard, 52 ans, qui le dernier membre du « gang des Corses »,
comparaît devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales pour
l'attaque manquée de deux fourgons blindés qui avait fait quatre
blessés et pour un hold-up avec prise d'otages. Arrêté en 1998, il
est jugé avec deux complices pour ces deux affaires. Roland Bernard
a toujours nié sa participation à l'attaque. Après son arrestation,
il a par contre revendiqué un hold-up avec prise d'otages contre une
banque de Béziers (Hérault) le 18 février 1998 qui avait rapporté
plus d'un million de francs (152.000 euros). Originaire de
Meurthe-et-Moselle, instruit à l'école du milieu marseillais, Roland
Bernard avait fait partie dans les années 1980 du fameux « gang des
Corses », qui avait nargué la police avec une série de braquages
minutieusement organisés : équipé de scanners et de radios, ce gang
neutralisait le personnel des banques et prenait en otage les
clients au fur et à mesure de leur arrivée. Le gang était tombé en
1986. Mais, remis en liberté provisoire en 1989, Roland Bernard en
avait profité pour disparaître. Jugé à Besançon en 1999 pour sept
braquages commis entre 1985 et 1987, il avait été condamné à sept
ans d'emprisonnement.
Le Lundi 21 Octobre 2002 : Le
Front de libération nationale de la Corse (FLNC) ne saurait se
"contenter d'un simulacre qui serait fondé sur la nouvelle
régionalisation de la France", dans un communiqué authentifié
parvenu lundi après-midi à la rédaction de France-3 Corse à Ajaccio.
Sur deux pages, où il n'est nullement question des nombreux
attentats commis ces derniers jours dans l'île, le FLNC évoque sa
position concernant les "évolutions possibles du statut de la Corse"
et le projet de loi sur la décentralisation du gouvernement de
Jean-Pierre Raffarin. Le FLNC demande notamment que les Corses
disposent du "pouvoir législatif dans les domaines économique,
social, culturel" et l'instauration d'une "nouvelle fiscalité" qui
doit "se construire avec l'aval de l'Europe". "Nous sommes hostiles
à toute mesure financière de type PEI (Programme exceptionnel
d'investissement, qui prévoit d'attribuer deux milliards d'euros à
la Corse sur quinze ans pour rattraper ses retards en matière
d'infrastructure, ndlr), qui ne résout en rien les problèmes
économiques de la Corse", poursuit l'organisation, avant d'assurer
que "l'emploi doit être prioritairement accessible aux citoyens
corses". "Sans vouloir en faire pour autant un ultimatum, il est
essentiel de faire savoir que nous entendons que ces réformes se
mettent en place rapidement et dans un délai de 18 mois", exige le
FLNC. "A l'Etat français de comprendre que le temps des
atermoiements est terminé". S'adressant à sa famille politique, le
FLNC souligne par ailleurs que son "souci était et demeure l'union
du mouvement national sur une base programmatique et, au-delà, le
rassemblement maximum sur un projet collectif". Disant savoir qu'une
"part importante de la classe politique corse reste davantage
motivée par la sauvegarde de ses intérêts personnels que la prise en
compte de l'intérêt collectif", le mouvement estime que
"malheureusement, cet état d'esprit touche aussi parfois une frange
certes minime et souvent isolée du mouvement national". Ce
communiqué intervient alors que le ministre de l'intérieur Nicolas
Sarkozy est attendu en corse les 25 et 26 octobre. Le dernier
communiqué du FLNC date du 27 septembre.
Le Lundi 21 Octobre 2002 : LE
CONSEIL GÉNÉRAL de Haute-Corse a rejeté, lundi 21 octobre, le
principe de la suppression des deux départements de Corse, telle que
certains élus l'avaient proposée dans le cadre de la réforme
institutionnelle préparée par le gouvernement. Réunie en session
extraordinaire, l'assemblée départementale a adopté une motion,
présentée par quatre élus de gauche et à laquelle se sont joints des
élus de droite, qui « demande avec détermination le maintien des
deux départements de la Corse ». Le conseil général de Corse-du-Sud
avait déjà adopté une motion identique, le 9 octobre. En revanche,
la motion présentée par le président (PRG) du conseil général, Paul
Giacobbi, qui est également député, plus favorable à une «
simplification administrative » de l'île, a été rejetée. Le maire de
Bastia et député (PRG) de Haute-Corse Emile Zuccarelli a souhaité «
que le gouvernement entende ce message clair et sans équivoque ».
Le 22 Octobre 2002 : Jean-Marc
Rebière, qui s'attendait à être mis en examen, a été questionné par
le juge bastiais Charles Duchaine, qui enquête sur le détournement
d'aides publiques à l'agriculture insulaire. L'actuel préfet des
Hauts-de-Seine, Jean-Marc Rebière, a été interrogé en qualité de
"témoin assisté", mardi 22 octobre, dans l'enquête sur l'octroi de
prêts abusifs par le Crédit agricole de Corse conduite par le juge
bastiais Charles Duchaine. M. Rebière, convoqué aux fins de mise en
examen, était menacé d'être poursuivi au titre de ses anciennes
fonctions de préfet de Haute-Corse (de mai 1992 à juin 1993). Il
avait succédé à Henri Hurand (en poste de janvier 1990 à
avril 1992), mis en examen par le juge Duchaine au début du mois
pour "escroquerie". MM. Hurand et Rebière, en leur qualité de
préfets, présidaient de fait la commission départementale
"agriculteurs en difficulté" (Agridif), chargée de répartir les
aides de l'Etat
Le Mardi 22 Octobre 2002 :
Déclaration du Prefet de Corse : "Après la série d'attentats qui a
touché de nombreux établissements en Corse dans la nuit du 17 au 18
octobre, un nouvel acte de violence a eu lieu le 19 octobre au soir
et a visé un centre de vacances pour enfants situé dans le golfe de
Liscia, au nord d'Ajaccio. Ce centre, propriété du ministère de
l'intérieur, fonctionne depuis trente ans. Je condamne avec la plus
grande fermeté cet acte imbécile, odieux et indigne par lequel ses
auteurs ont cherché à priver des enfants de familles aux revenus
souvent modestes d'un lieu de vacances et de découverte de la
Corse."
le 22 octobre 2002,, des militants "déçus" du
FLNC-Union des combattants s'étaient manifestés pour la première
fois en revendiquant dans un "communiqué N°l" une série d'attentats
perpétrés sur l'île à la veille du déplacement à Ajaccio et Bastia
du ministre de l'Intérieur, venu assister aux Assises des libertés
locales. Ce nouveau FLNC le troisième du nom, remplaçait
vraisemblablement l'ALN (voir article " le FLNC Union des
Combattants réduit à sa plus simple expression)
Le Mardi (mercredi?) 22
Octobre 2002 : Le Comité anti-représsion (CAR), qui réunit les
familles des militants incarcérés, avait estimé que le secrétaire
d'Etat faisait l'impasse sur un regroupement à brève échéance des
"patriotti".
"Il est maintenant très clair que le gouvernement cherche à gagner
du temps", déclarait Stella Castella, sa porte-parole. Elle ajoutait
que le but à terme du CAR restait non pas un simple regroupement
mais la libération de tous les "prisonniers politiques" dans le
cadre d'une amnistie, mesure que le gouvernement a refusé
d'envisager jusqu'ici. Les 16 attentats ou tentatives perpétrés dans
l'île une semaine avant la visite de Nicolas Sarkozy ont donné du
poids à cette revendication, qui, compte tenu du phénomène
insulaire, est soutenue bien au-delà des rangs nationalistes.
Le Mercredi 23 Ocotbre 2002 :
Les gendarmes de Haute-Corse ont découvert sur la route Impériale,
sur les hauteurs de Bastia, un stock d'armes et de munitions. Ils
ont trouvé dans une malle en métal un millier de cartouches, un
fusil à pompe rouillé, des chargeurs d'arme de première catégorie,
des couteaux de chasse, quelques mètres de cordeau détonant, un
gilet pare-balles et un sac à dos. Le procureur de la République,
Patrick Beau, a déclaré lors d'un point de presse "se garder de
toute interprétation". Les enquêteurs s'attachent désormais à
retrouver la trace des propriétaires des pièces saisies. Cette
découverte intervient à 48 heures de la visite de Nicolas Sarkozy
qui doit présider, vendredi et samedi, les Assises des libertés
locales.
Le Mercredi 23 Octobre 2002 :
Les détenus corses purgeant une condamnation seront progressivement
rapatriés en Corse "à partir des prochaines semaines", a annoncé
mercredi le ministre de la Justice, Dominique Perben. Le garde des
Sceaux a précisé sur Europe 1 qu'il se rendrait vendredi et samedi
en Corse, en même temps que le ministre de l'Intérieur Nicolas
Sarkozy, pour étudier ce regroupement, dans l'attente de la
construction d'une nouvelle prison à Ajaccio. L'annonce de Dominique
Perben fait suite à un regain de tension dans l'île, où des
nationalistes ont organisé la semaine dernière une série d'attentats
pour obtenir un règlement rapide de la question des "patriotes"
incarcérés. Prié de dire quand s'effectuerait le regroupement des
détenus corses, Dominique Perben a répondu : "A partir des
prochaines semaines, et progressivement en fonction de la durée de
peine qui reste à courir et en fonction des conditions de sécurité.
Une prison neuve sera construite à Ajaccio (Corse-du-Sud), a annoncé
mercredi le ministre de la Justice Dominique Perben. "Nous avons
l'intention de construire un prison neuve à Ajaccio qui comprendra à
la fois un centre de détention et une maison d'arrêt", a déclaré le
garde des Sceaux sur Europe 1. "Je me rendrai en Corse vendredi et
samedi en même temps que Nicolas Sarkozy (ministre de l'Intérieur).
Je veux y rencontrer les magistrats, les pénitentiaires et les élus
locaux pour évoquer la situation en matière de prisons en
particulier, et voir comment -avant la construction de prison
d'Ajaccio- nous pourrons régler cette question" a-t-il ajouté. A
propos du regroupement des détenus corses sur l'île, Dominique
Perben a précisé qu'il se fera "à partir des prochaines semaines
puis progressivement, en fonction de la durée de la peine qui reste
à courir et en fonction des conditions de sécurité".
Le 24 octobre. Une nouvelle
entité, qui revendique aussi l'appellation FLNC, endosse une
vingtaine d'attentats, dont ceux de la petite «nuit bleue» les 17 et
18 octobre. Un groupe dissident, composé de militants issus du
"FLNC-Union des combattants", a revendiqué jeudi au nom du "FLNC"
une série d'attentats, survenus notamment lors d'une petite "nuit
bleue" les 17 et 18 octobre. Dans un communiqué non authentifié
transmis à une radio insulaire, présenté comme son "communiqué n°1",
ce groupe prend position avant la visite, vendredi et samedi, de
trois ministres, dont ceux de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et de la
Justice Dominique Perben. Il affirme que celle-ci "est l'occasion
pour l'Etat de démontrer sa réelle volonté de mettre en place les
moyens de régler politiquement la question nationale corse". Il
précise n'avoir "aucun a priori négatif contre le nouveau
gouvernement". En préambule, ce groupe explique avoir été créé par
"des militants issus de toutes les composantes" du FLNC-Union des
combattants, dont il déplore "le vide politique et les
dysfonctionnements internes". Il déclare vouloir "retrouver le
chemin de la lutte" en organisant "un mouvement clandestin véritable
structure politico militaire". De source proche de l'enquête, on
considérait comme une piste sérieuse, mais "avec un maximum de
prudence en raison de l'absence d'authentification", l'émergence
d'un troisième groupe revendiquant le sigle emblématique FLNC (Front
de Libération Nationale de la Corse). Il existe déjà le "FLNC-Union
des Combattants", considéré comme proche de la mouvance
indépendantiste publique, et le "FLNC dit des Anonymes", apparu à
l'automne 2001. Ces dissensions s'illustrent par la publication,
lundi, d'un communiqué authentifié du FLNC-Union des combattants
reprenant ses principales revendications politiques. Si elle se
confirmait, cette situation complexe rappellerait celle des années
90 lorsque plusieurs mouvements clandestins opéraient sous le sigle
FLNC, soulignent des observateurs. Ces groupes semblent davantage
diverger sur la méthode que sur l'idéologie affirmée, basée sur "la
reconnaissance du peuple corse", "l'enseignement obligatoire de la
langue corse" et l'obtention d'"un pouvoir législatif". "L'Etat
français nous a toujours montré que seul le rapport de force violent
était susceptible de faire changer les choses", affirme le nouveau
groupe, tout en précisant n'être pas "jusqu'au boutiste". Ce nouveau
groupe revendique des attentats commis en Haute-Corse et
Corse-du-Sud, dont une quinzaine dans la nuit du 17 au 18 octobre:
des agences bancaires, un ouvrage hydraulique, le garage d'une
gendarmerie, des villas ainsi qu'un village de vacances du ministère
de l'Intérieur le 19 octobre et un attentat le 12 septembre contre
le véhicule de fonction du nouveau directeur général des services de
la mairie d'Ajaccio. Ces actes ont été condamnés par la classe
politique insulaire et par M. Sarkozy, qui les a qualifiés de "non
événement
Le Jeudi 24 Octobre 2002 : Le
tribunal administratif de Bastia a ordonné jeudi (24 octobre)
l'expulsion des exploitants des deux derniers kiosques à sandwichs
de la place St Nicolas. Les deux propriétaires ont décidé de faire
appel de cette décision, mais celle ci n'est pas suspensive et la
mairie peut donc faire procéder à la démolition des installations.
Le Jeudi 24 Octobre 2002 : Le
Comité anti-répression, qui soutient les prisonniers nationalistes,
a réaffirmé jeudi que Borgo "peut accueillir la totalité des détenus
dans l'immédiat".
Le Vendredi 25 Octobre 2002 :
Arrivé vendredi en Corse pour participer deux jours durant aux
assises régionales des libertés locales sur l'avenir institutionnel
de l'Ile-de-Beauté, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a
invité la population à faire un "saut collectif" et à tourner la
page de la violence. Les Corses doivent abandonner leur "tradition
insulaire souvent fascinée par la dramaturgie, la nostalgie et le
pessimisme", a-t-il lancé, en préambule de la première table ronde
("développement économique et dialogue social"), à l'institut
méditerranéen de formation de Borgo, près de Bastia.Il faut faire un
"saut collectif" vers l'avenir, afin de sortir l'île de la
"stagnation" économique. "Tout doit être mis en oeuvre pour que le
développement économique et le dialogue social soient l'avenir de la
Corse, et non pas la dérive vers la violence", a-t-il clamé. L'île a
"bien évidemment besoin de paix et de sécurité".Aux 300 élus et
représentants de la société civile qui ont assisté à ce premier
échange, Nicolas Sarkozy a également rappelé les projets du
gouvernement en matière de décentralisation. Le projet de loi
constitutionnelle, que les sénateurs doivent examiner à partir de
mardi, permettra en effet aux collectivités locales d'exercer un
certain nombre de compétences et de procéder à des
expérimentations.A cet égard, le ministre a suggéré quelques pistes
de réforme aux élus corses. Un groupe de travail sera ainsi lancé la
semaine prochaine pour réfléchir aux difficultés liées à la sortie
de la zone franche en fin d'année. Evoquant la revendication des
indépendantistes sur la "corsisation" des emplois, il a souhaité que
soient "développés les concours régionaux pour le recrutement des
fonctionnaires".M. Sarkozy -dont c'est la deuxième visite en Corse
depuis juillet- a également indiqué qu'il poursuivait les
négociations avec Bercy pour autoriser de nouveaux régimes
dérogatoires sur la fiscalité du tabac en Corse et qu'il tentait
d'obtenir de la Commission européenne des mesures de protection de
la pêche locale et de la filière agricole.Le locataire de la place
Beauvau s'est ensuite entretenu avec une centaine de militants de
l'UMP à l'hôtel Poretta, à Bastia. Il a invité les membres
insulaires de la majorité à montrer l'exemple, les encourageant à
poursuivre leurs efforts pour conforter le développement de la
région.Mais pas question, pour le "premier flic de France", de se
laisser impressionner par les menaces nationalistes. Il a rendu
visite aux gendarmes d'Aléria, victimes d'un attentat lors de la
"nuit bleue" du 17 au 18 octobre. Questionné sur les menaces du
nouveau groupe clandestin dissident "FLNC-Union des combattants", il
a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de se laisser impressionner
par des "non-événements".Revendiquant la quinzaine d'attentats
commis sur l'île lors de la "nuit bleue", ce groupe avait averti le
ministre dans un communiqué qu'il ne soutiendrait pas "les démarches
politiciennes" et les "différents plans proposés jusqu'à ce jour par
l'Etat".Interrogé dans la matinée sur France-Inter, M. Sarkozy avait
déjà martelé qu'il n'était "pas question" d'amnistier les
prisonniers corses condamnés pour des attentats ou des crimes de
sang. "Depuis six mois, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a
mis en oeuvre des moyens considérables pour retrouver Yvan Colonna",
a-t-il plaidé, ajoutant qu'il s'agissait pour lui d'"un objectif
prioritaire".Invité de dernière minute en Corse, le ministre de la
Justice Dominique Perben a pour sa part visité dans l'après-midi la
maison d'arrêt de Borgo. Il devait s'entretenir dans la soirée de la
question épineuse du regroupement sur l'île des prisonniers déjà
condamnés, avec les magistrats de Haute-Corse. En attendant la
construction d'une prison neuve à Ajaccio, le gouvernement pourrait
aménager un centre de détention dans la maison d'arrêt de Borgo.Mais
ce n'est que samedi que le garde des Sceaux devait s'exprimer
publiquement sur cette question, lors de la dernière table ronde sur
les "évolutions institutionnelles de l'île", prévue à la salle des
Congrès d'Ajaccio.
Le Vendredi 25 Octobre 2002 :
Sondage du Parisien : Près d'un Français sur deux (46%) fait
davantage confiance au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin qu'à
celui de Lionel Jospin pour améliorer la situation en Corse, selon
un sondage CSA publié vendredi par "Le Parisien".Ils sont en
revanche 32% à faire "moins confiance" au gouvernement de droite
qu'à son prédécesseur et 14% à ne lui manifester "ni plus ni moins
confiance".Une très grande majorité (84%) des personnes interrogées
se disent opposées à une "amnistie des prisonniers corses condamnés
dans les attentats ou des crimes de sang". Seulement 11% sont
favorables à cette amnistie. Sur "le regroupement dans les prisons
des détenus corses impliqués dans des affaires de terrorisme",
l'opinion est très partagée: 46% sont pour et 46% contre.Ce sondage
a été réalisé par téléphone les 22 et 23 octobre auprès d'un
échantillon représentatif de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus,
suivant la méthode des quotas
Le Vendredi 25 Octobre 2002 :
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a assuré vendredi avant
son départ pour la Corse qu'il "n'est pas question d'amnistie" pour
les assassins de l'ex-préfet de Corse Claude Erignac, ni pour les
crimes de sang. Interrogé sur France Inter sur la question de
l'amnistie, "y compris pour les crimes de sang" comme le réclament
certains nationalistes corses, M.Sarkozy a répondu: "Non, il n'en
est pas question, ni aujourd'hui ni demain"."Depuis six mois que je
suis ministre de l'Intérieur, je reçois chaque mois Mme Erignac, la
veuve du préfet assassiné, a dit M. Sarkozy. Je connais sa position,
je connais son chagrin". Aussi, "la question de l'amnistie (pour les
crimes de sang), est une question qui ne peut pas se poser", a-t-il
affirmé. Il a assuré que, depuis que le gouvernement de Jean-Pierre
Raffarin a été mis en place, "nous avons mis en oeuvre des moyens
considérables" pour retrouver Yvan Colonna, l'assassin présumé du
préfet Erignac, ce qui constitue "pour nous un objectif prioritaire,
extrêmement important".Selon lui, ses "prédécesseurs n'ont pas tout
mis en oeuvre" pour traquer Yvan Colonna et "il y a quatre ans de
retard dans l'enquête", a-t-il affirmé
Le Vendredi 25 Octobre 2002 :
L'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a accusé le
gouvernement Raffarin de faire preuve de "la même complaisance" que
l'équipe Jospin sur le rapprochement des détenus corses avec leurs
familles. "Une prison sur la Côte d'Azur aurait fait l'affaire",
estime-t-il dans un entretien publié dans "Le Figaro" vendredi, deux
jours après l'annonce par le ministre de la Justice Dominique Perben
de la construction d'une prison neuve à Ajaccio (Corse-du-Sud)."Sur
ce dossier, le gouvernement fait preuve de la même complaisance que
le précédent", a critiqué Jean-Pierre Chevènement, alors que le
ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy est attendu vendredi en
Corse pour débattre avec les élus locaux de l'avenir institutionnel
de l'île.Dans le cadre de la décentralisation, "nous allons vers une
loi flexible au gré des intérêts locaux. La spécificité corse,
c'est-à-dire la violence, ne sera pas traitée par la construction
d'une prison à Ajaccio", a fait valoir l'ancien ministre."Ce que
Nicolas Sarkozy offre à la Corse dès maintenant, c'est à la fois un
statut particulier et la possibilité de déroger à la loi. C'est
exactement ce que prévoyait le processus de Matignon", a-t-il
affirmé."Ce qui devait faire l'objet d'un référendum constitutionnel
en 2004 est accordé dès cette année sans que le gouvernement ait
obtenu quelque assurance que ce soit de la part d'une minorité
violente qui n'a aucunement renoncé à ses objectifs et à ses
méthodes", a-t-il poursuivi.Opposé au processus de Matignon parce
qu'il accordait un pouvoir législatif et réglementaire aux élus
corses, Jean-Pierre Chevènement avait démissionné du gouvernement de
Lionel Jospin en août 2002. Daniel Vaillant lui avait succédé place
Beauvau
Dans la Nuit du Vendredi 25
Octobre 2002 au Samedi 26 Octobre 2002 : Un attentat à l'explosif a
endommagé une agence bancaire dans la nuit de vendredi à samedi à
Ajaccio au moment où trois ministres du gouvernement Raffarin, dont
Nicolas Sarkozy, effectuent une visite de 24 heures dans l'île.
L'explosion s'est produite à 03h45 contre la façade d'une succursale
de la Banque populaire, dans la périphérie de la ville. "Il s'agit
vraisemblablement d'une forte charge mais seules les vitres des
logements situés au-dessus de l'établissement ont été brisées. La
devanture en revanche a été fortement endommagée". Les ministres de
l'Intérieur et de la Justice, Nicolas Sarkozy et Dominique Perben,
devaient ouvrir en milieu de matinée une table ronde à Ajaccio dans
le cadre de la réforme de la décentralisation.
Le Samedi 26 Octobre 2002 : Le
garde des Sceaux Dominique Perben est arrivé samedi matin devant la
maison d'arrêt d'Ajaccio (Corse-du-Sud). Il devait rencontrer les
responsables de la prison et effectuer une brève inspection des
lieux. Dominique Perben devait ensuite assister, en compagnie de son
collègue de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et de Patrick Devedjian,
ministre délégué aux Libertés locales, à la table ronde organisée
dans la salle des congrès d'Ajaccio, en présence de toute la
représentation de la classe politique insulaire, dans le cadre des
Assises des libertés locales. Le garde des Sceaux Dominique Perben a
confirmé samedi la décision du gouvernement de construire "le plus
rapidement possible un établissement dans les environs d'Ajaccio
susceptible d'accueillir les prévenus en attente de jugement et les
condamnés d'origine corse". Compte tenu du délai qu'imposera la
réalisation de cet établissement -entre quatre et cinq ans-, le
ministre de la Justice a précisé qu'il allait "très rapidement"
prendre des mesures pour permettre aux prisonniers déjà condamnés
d'être incarcérés, non plus dans les prisons du continent, mais dans
les maisons d'arrêt de l'île déjà existantes "d'ici à la fin de
l'année". Dominique Perben établira la liste des travaux et des
modifications des infrastructures pénitentiaires existantes pour
accueillir très rapidement les détenus déjà condamnés en Corse. Le
garde des Sceaux a précisé que "ces transfèrements seraient basés
sur le volontariat et après étude au cas par cas de la situation de
chaque prisonnier".
Le Samedi 26 Octobre 2002 :
Réactions de Sarkozy à l'attentat de la veille : Nicolas Sarkozy
refuse de céder devant la violence en Corse : Le ministre de
l'Intérieur Nicolas Sarkozy, dont la venue à Ajaccio samedi a été
précédée dans la nuit par un attentat contre une agence bancaire de
la préfecture de Corse-du-Sud, a déclaré qu'il "continuerait de
dialoguer au-delà de ceux qui ne veulent pas comprendre que la
violence est une impasse". "Je ne céderai à aucune provocation et le
gouvernement continuera son travail, y compris sur les questions
sensibles", a-t-il lancé en ouverture de la table ronde sur les
évolutions institutionnelles de l'île de Beauté, ajoutant qu'il
était là pour "donner à la Corse les moyens de se développer et
demander à l'ensemble de sa population de construire plutôt que de
détruire". "Je me réjouis d'être ici aujourd'hui devant une
assistance qui a eu le courage de toujours dialoguer et de
s'exprimer à visage découvert. Quand on n'est pas d'accord, on fait
face, c'est la démocratie", a poursuivi le ministre. "Je viens pour
donner à la Corse les moyens de se développer, et demander à
l'ensemble de sa population de construire plutôt que de détruire.
(...) Aucun tabou, aucun faux-semblant n'est de mise et, après la
nuit sereine qu'il m'a été donné de passer, je continuerai à venir
en Corse dès l'année prochaine". Et d'assurer que "ce n'est pas à
Paris au cours de transactions soit secrètes, soit trop médiatisées,
que va se décider l'avenir de la Corse".
Le Samedi 26 Octobre 2002 :
une cinquantaine de militants du Comité anti-répression (CAR) ont
manifesté pacifiquement devant les grilles de la préfecture pour
réclamer le rapprochement immédiat des détenus nationalistes, avant
d'être évacués manu militari par les forces de Répression
Coloniale. Jean-Guy Talamoni et Paul Quastana, conseillers
territoriaux du groupe Corsica Nazione, se sont dits satisfaits par
les propos du garde des Sceaux. "Le gouvernement confirme ce que
nous avait promis Nicolas Sarkozy en juillet. Nous attendons avec
attention la suite des événements. Si cela se confirme ce sera une
avancée dont il faudra tenir compte", a estimé Jean-Guy Talamoni.
De leur côté, une cinquantaine de membres du Comité anti-répression
(CAR) qui regroupe les familles de prisonniers ont manifesté dans
l'après-midi devant la préfecture d'Ajaccio derrière des banderoles
"Basta l'esiliu" (l'exil, ça suffit) et "liberta". Ils ont été
dispersés par les forces de l'ordre.
Le 26 Octobre 2002 : Suite de
la Visite de Sarkozy à Aiacciu : Le ministre de l'Intérieur Nicolas
Sarkozy n'a pas exclu samedi, lors de sa deuxième et dernière
journée de visite dans l'île de Beauté, l'organisation d'un
référendum pour trancher l'épineuse question de l'avenir
institutionnel de la région. La création d'une collectivité unique
au profit de la suppression des deux départements divise en effet
toujours la classe politique insulaire. En outre, le garde des
Sceaux, Dominique Perben, a annoncé le transfèrement prochain de
prisonniers corses détenus sur le continent, sans même attendre la
construction d'une nouvelle prison. "La Corse, ces vingt dernières
années, a connu pas moins de trois statuts et la question de la
réforme des institutions empoisonne", a déclaré Nicolas Sarkozy.
"J'ai dit aux élus de choisir eux-mêmes ce que sera leur
organisation et que le gouvernement suivrait leurs propositions à
l'expresse condition qu'elles soient consensuelles". En l'absence de
consensus, le ministre de l'Intérieur s'est dit "prêt à utiliser une
possibilité de la réforme constitutionnelle qu'a souhaitée
Jean-Pierre Raffarin", à savoir le référendum.C'est donc autour de
ce thème de l'évolution institutionnelle que se sont engagés samedi
matin, dans la salle des congrès d'Ajaccio, les débats de la
troisième et dernière table ronde organisée dans le cadre des
Assises des libertés locales, auxquels assistaient également le
ministre délégué aux Libertés Locales, Patrick Devedjian, et le
ministre de la Justice, Dominique Perben.Martelant depuis la veille
de son arrivée dans l'île avec l'ambition de "construire pour la
Corse et pour les Corses", Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa
détermination d'y éradiquer la violence, en privilégiant notamment
le dialogue.A ce titre, il a salué la très forte participation des
Corses aux réunions organisées vendredi et samedi dans l'île: "500
acteurs économiques et sociaux hier après-midi à Bastia, 600 acteurs
culturels hier soir à Porto-Vecchio, 450 élus ce matin à Ajaccio...
Autant dire que la démarche engagée depuis plus de cinq mois par le
gouvernement de Jean-Pierre Raffarin est constructive", s'est-il
réjoui.Décidé à revenir dans moins de quatre mois en Corse, "pour
prendre la température" et poursuivre le travail effectué pendant
son séjour, le ministre de l'Intérieur a donc exhorté les élus
rassemblés dans la salle des congrès "à prendre leurs
responsabilités".Interpellé sur le fait qu'il répondait finalement à
un certain nombre de revendications nationalistes, telles que
l'octroi d'un pouvoir législatif, le rapprochement des prisonniers
corses, la "corsisation" des emplois et le lancement d'un
référendum, Nicolas Sarkozy s'est défendu "d'agir sous la pression"
des clandestins - qui, dans la nuit, avaient perpétré un attentat
contre une agence de la Banque Populaire d'Ajaccio - invoquant que
le contexte avait sensiblement changé."Nous avons proposé que
l'Assemblée de Corse revienne sur le débat de juillet 2000, formule
un certain nombre de revendications et que cet ensemble
d'orientations soit directement soumis au peuple corse par voie de
référendum populaire", a indiqué pour sa part le leader de Corsica
Nazione, Jean-Guy Talamoni, à l'issue de la table ronde.De son côté,
Dominique Perben a annoncé dans les jardins de la préfecture de
région que la maison d'arrêt de Borgo, près de Bastia, allait être
réaménagée "dans les plus brefs délais" pour accueillir les
prisonniers corses déjà condamnés. Le "transfèrement en Corse", qui
s'effectuera "sur la base du volontariat et après un examen au cas
par cas de la situation des prisonniers", qu'ils soient
nationalistes ou de droit commun, devrait selon lui concerner une
soixantaine de détenus.Parallèlement à cette mesure destinée à
rapprocher de leurs familles les prisonniers corses et à favoriser
leur réinsertion dans l'île, le garde des Sceaux a confirmé qu'une
nouvelle prison serait construite dans les environs d'Ajaccio dans
un délai de 4 à 5 ans.
Le 27 octobre. Attentat contre
l'Agence bancaire du Crédit Lyonnais de Propriano. Un attentat à
l'explosif a visé dans la nuit de dimanche à lundi une succursale du
Crédit Lyonnais à Propriano (Corse-du-Sud-). Peu après 20h30
dimanche, une charge de moyenne puissance a explosé devant l'entrée
de l'agence. La façade a été fortement endommagée. Cet attentat n'a
pas fait de blessé et n'a pas été revendiqué
Le Lundi 28 Octobre 2002 :
Emboîtant le pas au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, le
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin n'a pas exclu lundi de
consulter la population corse sur l'avenir institutionnel de l'île,
si les élus insulaires ne parvenaient pas à un consensus. "Si vous
avez des perspectives institutionnelles qui rassemblent, qui sont
fortes pour permettre le développement, nous, Etat, nous sommes
favorables à avancer avec vous et de ce point de vue là, le
référendum pourra faire avancer les choses", a-t-il lancé aux Corses
sur LCI. "On interrogera les Corses, puisqu'il s'agit du
développement de la Corse, pour les Corses, mais toujours avec le
vote du Parlement national, qui est celui qui devra autoriser ce
référendum", a-t-il toutefois prévenu. Rassurant, Jean-Pierre
Raffarin a mis en avant sa "vision positive" de la question corse.
"Ce que nous voulons, c'est avoir une logique de confiance, et pas
une logique d'accusation", a-t-il affirmé. "Il y a là une démarche
qui est à la fois une démarche de liberté et en même temps une
démarche républicaine".
Le Lundi 28 Octobre 2002 : les
nationalistes corses regroupés au sein de la coalition Indipendenza-Corsica
Nazione ont salué, lundi 28 octobre, lors d'une conférence de
presse, la « nouveauté » des propositions du « gouvernement français
», tout en les jugeant « loin d'être suffisantes ». La coalition
rappelle que la « libération de tous les prisonniers politiques »,
la « citoyenneté corse » et la maîtrise du patrimoine foncier
figurent également parmi leurs revendications. "Nous sommes prêts à
apporter notre contribution car il n'y a pas eu, pour l'heure, de
reniement de la parole donnée", estime Jean-Guy Talamoni, président
du groupe Corsica Nazione de l'Assemblée de Corse, qui fut le
principal négociateur nationaliste des accords de Matignon. "Les
avancées positives qui viennent d'être proposées par le gouvernement
nous permettent d'espérer aller plus loin", poursuit-il dans une
interview au Monde publiée lundi, en évoquant l'annonce du
regroupement des condamnés corses à la maison d'arrêt de Borgo et
une "régionalisation" des emplois de fonctionnaires en Corse.
Concernant un référendum sur le statut territorial de l'île,
Jean-Guy Talamoni estime qu'il "faut qu'il pose également la
question du pouvoir législatif de l'Assemblée de Corse et de mesures
concrètes en faveur de notre langue". "Si ce n'est pas le cas, il
faudra sans doute organiser plusieurs consultations, au risque de
lasser les électeurs", ajoute-t-il. Lors de sa visite sur l'île la
semaine dernière, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a
indiqué que le gouvernement n'excluait pas la tenue d'un référendum
local pour trancher la question d'une collectivité territoriale
unique. "Aujourd'hui, nous considérons que les conditions sont
réunies pour la poursuite du dialogue" avec le gouvernement, estime
le nationaliste corse Jean-Guy Talamoni dans une interview au Monde
publiée lundi. "Nous sommes prêts à apporter notre contribution car
il n'y a pas eu, pour l'heure, de reniement de la parole donnée",
ajoute le président du groupe Corsica Nazione de l'Assemblée de
Corse, qui fut le principal négociateur nationaliste des accords de
Matignon. "Les avancées positives qui viennent d'être proposées par
le gouvernement nous permettent d'espérer aller plus loin", estime
Jean-Guy Talamoni en évoquant l'annonce du regroupement des
condamnés corses à la maison d'arrêt de Borgo et une
"régionalisation" des emplois de fonctionnaires en Corse. Concernant
un référendum sur le statut territorial de l'île, Jean-Guy Talamoni
estime qu'il "faut qu'il pose également la question du pouvoir
législatif de l'Assemblée de Corse et de mesures concrètes en faveur
de notre langue". "Si ce n'est pas le cas, il faudra sans doute
organiser plusieurs consultations, au risque de lasser les
électeurs", ajoute-t-il. Lors de sa visite sur l'île la semaine
dernière, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a indiqué que
le gouvernement n'excluait pas la tenue d'un référendum local pour
trancher la question d'une collectivité territoriale unique.
Le Mardi 29 octobre 2002 :
Jean-Pierre Raffarin a présenté devant le Sénat son texte de loi sur
la décentralisation, qui vise à moderniser la France et à mettre la
"République des proximités" à "l'écoute des citoyens". Le Premier
ministre s'est donné "150 jours" pour réussir sa réforme. "Le moment
est venu de passer à l'acte II de la décentralisation (...) Que la
République se partage et s'exprime dans les proximités", a-t-il
lancé. Le texte examiné depuis mardi matin par le Sénat prévoit en
effet que les collectivités territoriales pourront procéder à des
expérimentations pour tester telle ou telle compétence, dérogeant de
fait à la loi nationale. Et ce, pour une durée de cinq ans, au terme
desquels le Parlement se prononcerait sur la poursuite de cette
expérience, sa généralisation ou y mettrait un coup d'arrêt. Le
projet de loi stipule également que le Parlement pourra autoriser
l'organisation d'un référendum local portant sur l'avenir
institutionnel d'une collectivité. Enfin, des collectivités à
"statut particulier" pourront voir le jour. Ces mesures doivent
toutefois être précisées en mars par une loi organique. Reste
qu'elles semblent taillées sur mesure pour la Corse et s'inscrivent
dans la lignée des accords de Matignon conclus en juillet 2000 par
Lionel Jospin. Ceux-ci prévoyaient en effet une réforme
constitutionnelle en 2004 pour permettre la tenue d'un référendum
régional en Corse. La loi Corse du 22 janvier 2002 a également donné
aux élus de l'île un pouvoir d'adaptation réglementaire (mais pas
législatif, disposition censurée par le Conseil constitutionnel).
Le 30 octobre 2002 :
L'organisation syndicale des transporteurs routiers Strada Corsa a
décidé le 30 octobre après-midi de bloquer les 3 navires à quai sur
le port d'Ajaccio : Le Napoléon Bonaparte ( SNCM ) Le Monte Cinto (
SNCM ) et le Mega Express ( Corsica Ferries). Plus de 1000 passagers
dont des femmes et des enfants ont ainsi été pris en otage .
L'action engagée faisait suite à des manifestations similaires sur
les ports de Propriano et de Bastia dans le cadre d'un mouvement de
mécontentement des autocaristes insulaires qui dénoncent les tarifs
préférentiels accordés par les compagnies maritimes aux
transporteurs continentaux . L'Office des transports de la
Collectivité Territoriale de Corse compétent à en la matière avait
pris en considération les revendications des protestataires.
Cependant, l'accord de principe intervenu n'a pas empêché les
protestataires de manifester de nouvelles exigences . Devant cet
état de fait, et compte tenu de l'attitude irresponsable des
manifestants qui n'ont pas accepté de libérer l'accès aux bateaux
interdisant même toute manoeuvre de sécurité, la force publique a dû
être employée .
Le Mercredi 30 Octobre 2002 :
Le président du Front national reproche au ministre de l'Intérieur
Nicolas Sarkozy d'avoir qualifié de "non événement" les attentats
commis avant, pendant et après sa visite en Corse le week-end
dernier. "Il n'y a donc plus de préalable à l'arrêt des violences et
les ministres se bousculent pour accorder tout ce qu'ils rejetaient
avec horreur lorsqu'ils étaient dans l'opposition", écrit-il dans un
communiqué. Jean-Marie Le Pen cite le transfert d'un pouvoir
législatif et le référendum dans l'île permis par la future loi de
décentralisation ainsi que la "corsisation des emplois" évoquée par
Nicolas Sarkozy et l'aménagement de la prison de Borgo pour
accueillir les condamnés corses. "Le gouvernement Raffarin va plus
loin dans la capitulation et le reniement que ce que les socialistes
avaient rêvé. Ils s'imaginent qu'ils vont régler les problèmes en
lâchant tout ce que demandent les indépendantistes. Mais déjà
ceux-ci réclament davantage", ajoute-t-il. Lors de sa visite dans
l'île, vendredi et samedi derniers, Nicolas Sarkozy a appelé les
Corses à tourner la page de la violence et à saisir l'opportunité de
la loi de décentralisation pour "construire l'avenir".
Le 31 Octobre 2002 : Les
opérations de dégagement des accès aux navires ont débuté le 31
octobre à 00h30 pour s'achever à 04h30 sans incident notable .Elles
ont pour l'essentiel consisté dans l'utilisation des véhicules
lourds de la Gendarmerie pour déplacer les cars et les camions
stationnés sur les rampes d'accès des ferries . A signaler
toutefois, l'interpellation d'un chauffeur de transport en commun
participant à l'occupation qui a percuté une grille de l'enceinte du
port . Le conducteur s'est révélé conduire sous l'empire d'un état
alcoolique. Le 31 au matin, dès 07h30, le 3 navires ont pu embarquer
les véhicules des passagers et appareiller .
Le 31 Octobre 2002 :
Assassinat de Lillo Lauricella à CARACAS VENUZUELA.
Dans la Nuit du Jeudi 31
octobre 2002 au Vendredi 1er Novembre 2002 : Un homme dont
l'identité n'a pas été révélée a été assassiné dans la nuit de jeudi
à vendredi à son domicile à Ajaccio. Peu après 22h00, deux inconnus
ont fait irruption dans l'appartement de la victime dans le quartier
résidentiel du Belvédère sur les hauteurs de la ville. Les tireurs
ont atteint leur victime de plusieurs balles dans la tête avant de
prendre la fuite. Selon les enquêteurs, ce crime n'aurait aucune
connotation politique
Novembre
Le 1er novembre 2002 .
Attentat contre une Villa à Porticcio (Corse-du-Sud). Déjà atteinte
en mai par FLNC. Un attentat à l'explosif a fortement endommagé
vendredi soir une résidence secondaire en construction à Agosta-plage
sur la rive sud du golfe d'Ajaccio, sans faire de blessé, a-t-on
appris auprès de la gendarmerie. Peu après 20h30, une charge de
forte puissance et de nature pour l'heure indéterminée a provoqué
d'importants dégâts dans cette villa inoccupée et dont la
construction était sur le point de s'achever après un premier
attentat commis au printemps dernier. Cette maison est située en
bord de mer mais disposait d'un permis de construire en bonne et due
forme. L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.
Dans la nuit du 2 au 3
novembre 2002 : Deux attentats à l'explosif ont été commis dans la
nuit de samedi à dimanche contre une résidence secondaire et un
magasin de fleurs à Coti-Chiavari et Ajaccio. Le premier attentat a
visé la résidence secondaire inoccupée d'un Parisien, dont
l'identité n'a pas été précisée, à une trentaine de kilomètres au
sud d'Ajaccio. L'explosion d'une charge de très forte puissance,
suivie d'un incendie, a totalement détruit la villa bâtie en pierre
et en bois, située dans une zone relativement peu peuplée. A 3h50,
un autre attentat a visé une boutique de fleurs située dans le
quartier des Salines dans le sud d'Ajaccio. La charge de 100 grammes
placée devant la vitrine a provoqué des dégâts qualifiés de légers.
Ces deux attentats n'ont pas fait de blessés et n'ont pas été
revendiqués dans l'immédiat. Le premier a été perpétré à minuit au
lieu-dit La Castagna, commune de Coti Chiavari, sur la rive sud du
golfe d'Ajaccio. Une villa appartenant à Michel Ville, demeurant à
Paris, a été entièrement détruite par l'explosion d'une charge de
forte puissance et l'incendie qui a suivi. Le second a eu lieu à
03h50 avenue docteur Noël Franchini, à Ajaccio, où la boutique d'un
fleuriste a été sérieusement endommagée par une forte déflagration.
Le 3 Novembre 2002 : Mossa
naziunale, un mouvement nationaliste corse, à voté sa dissolution à
l'unanimité, dimanche 3 novembre. Ses quelque 200 militants ont
annoncé leur fusion avec les modérés de l'ex-UPC-Scelta Nova dans le
nouveau Partitu di a nazione corsa (PNC), mouvement qui prône
l'autonomie de l'île.
Le
Mardi 5 Novembre 2002 : Le FLNC-Union des Combattants a revendiqué
mardi, dans un communiqué authentifié reçu par France-3 Corse à
Ajaccio, une série d'attentats ayant visé ces dernières semaines des
banques, des établissements touristiques, des villas et des
commerces. Dans ce communiqué d'une page, sans commentaire, le
mouvement clandestin armé endosse la responsabilité de dix-sept
"actions" commises depuis la mi-septembre. Parmi elles, figure
l'attentat qui a endommagé une agence de la Banque Populaire à
Ajaccio dans la nuit du 25 au 26 octobre, lorsque le ministre de
l'Intérieur Nicolas Sarkozy était en visite dans l'île. Cette
revendication intervient dans un contexte complexe marqué par des
divergences apparentes au sein de la mouvance clandestine, qui ont
débouché sur l'émergence d'un groupe s'appropriant le sigle FLNC,
créé par des dissidents de l'Union des Combattants. Ces derniers ont
revendiqué, le 24 octobre, une série de dix-sept attentats et
tentatives, commis notamment lors d'une petite "nuit bleue" les 17
et 18 octobre. Le FLNC-Union des Combattants s'était signalé la
dernière fois le 21 octobre par un communiqué rappelant ses
principales revendications politiques, notamment "l'obtention d'un
pouvoir législatif". Affirmant qu'il ne saurait "se contenter d'un
simulacre qui serait fondé sur la nouvelle régionalisation de la
France", il donnait dix-huit mois au gouvernement pour mettre en
oeuvre les réformes qu'il réclame. Dans son communiqué, il classe en
trois catégories les attentats revendiqués. Quatre "actions" contre
des bars et des commerces entrent dans le cadre d'une "campagne
anti-drogue". Contre "la spéculation immobilière", les clandestins
ont visé le Club Med de San Ambrogio, près de Calvi, la grue du
chantier d'un hôtel Ibis à Bastia et des villas sur le golfe
d'Ajaccio. Sept "actions" ont été menées "contre la politique des
banques", avec notamment deux attentats à l'explosif contre la
Société Générale à Bastia. Le mouvement revendique également un
attentat contre le Crédit Agricole à Sagone (Corse-du-Sud), qui
faisait pourtant partie du communiqué de revendication d'un groupe
dissident le 24 octobre. Cette action a "déjà été revendiqué
précipitamment par d'autres", souligne le FLNC-Union des
Combattants. Au nom d'une "campagne anti-drogue", le mouvement
revendique les quatre attentats récemment commis contre le "bar
Novelty" de Bastia, la boucherie de la Place du Marché de Bastia, le
bar "Le Gant d'Or" d'Ajaccio et le restaurant "La Kasba" d'Ajaccio.
Au titre de la lutte contre la "spéculation immobilière", les
soldats de l'ombre revendiquent par ailleurs six actions contre
différentes villas de Porto-Vecchio et de Coti-Chiavari, contre le
Club Med de San Ambrogiu, contre la grue installée sur le chantier
de l'hôtel Ibis de Bastia, déjà visé dans le passé par le même
mouvement, ou encore contre un architecte de Porto-Vecchio. Enfin,
dans le cadre des actions menées "contre la politique des banques",
le FLNC revendique six attentats contre des agences de la Société
Générale (Lupino et Bastia), du Crédit Agricole (Sagone et
Porticcio) et du Crédit Lyonnais (Propriano) et de la Banque
Populaire, à Ajaccio, une action "déjà revendiquée précipitamment
par d'autres", soulignent les auteurs du communiqué.
Le Mardi 5 Novembre 2002 : Des
policiers du SRPJ d'Ajaccio se sont rendus, mardi 5 novembre, au
ministère de l'intérieur, dans les locaux de la sous-direction des
courses et jeux de la direction centrale des renseignements généraux
(DCRG). Les enquêteurs ont consulté et se sont fait remettre des
notes et des documents administratifs portant sur les dirigeants et
le fonctionnement du casino d'Ajaccio (Corse-du-Sud). Ils agissaient
dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge David
Launois, qui a succédé courant octobre au juge Jean-Michel Gentil.
Ce dernier instruisait depuis août 2000 une information judiciaire
pour " blanchiment", ouverte à l'issue d'une enquête préliminaire de
deux ans visant la gestion du casino d'Ajaccio
Le Mercredi 6 Novembre 2002 :
L'agence "L'immobilière corse" de Saint-Florent (Haute-Corse) a été
visée par un attentat, à l'explosif mercredi soir. Il était 23h2O,
mercredi, lorsqu'une charge explosive, dont la nature et la quantité
restent pour l'heure indéterminées, a endommagé la devanture d'une
agence immobilière spécialisée dans les expertises et située dans le
village de Saint-Florent. Un véhicule en stationnement devant
l'agence a également subi des dégradations, mais l'explosion n'a
fait aucun blessé. Cette action n'a été ni revendiquée, ni signée.
L'enquête a été confiée à la brigade technique de la gendarmerie de
Saint-Florent
Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 novembre 2002, trois
nationalistes corses porteurs de faux papiers et d'armes de poing
étaient été interpellés dans le port de Marseille. Parmi eux
figurait Edmond Melicucci, 33 ans, membre du FLNC Canal historique,
qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par le juge
antiterroriste Jean-Louis Bruguières en 1999.
Décembre
Le 5 Décembre 2002 : Attentat
commis le 5 décembre contre le siège de la société de BTP Vendasi à
Furiani (Haute-Corse), l'une des plus importantes de Corse,
l'entreprise qui 'effectue des travaux sur une caserne de CRS de
Furiani que le FLNC dit des ANONYMES avaient fait sauter en juillet
dernier.. (Affaire FLNC des ANONYMES).
Le 6 Décembre 2002 : Attentat
perpétré le 6 décembre contre une villa à Saint-Florent
(Haute-Corse). (Affaire FLNC des ANONYMES)
Le 9 Décembre 2002 : Vague
d'interpellation contre les militants nationalistes du FLNC dit des
ANONYMES. (Affaire FLNC des ANONYMES)
Le 19 décembre 2002: les
pourvois en cassation formés par deux des huit accusés du commando
ERIGNAC sont rejetés.
Le 29 Décembre 2002 :
Resistenza Corsa", organisation clandestine apparue récemment, a
revendiqué le 29 décembre, par téléphone, quatre attentats à
l'explosif commis dans la région de Bastia et visant des
maghrébins.(Affaire RESISTENZA CORSA)
Dans la Nuit du 30 décembre
2002 au 31 Décembre 2002 : Un attentat a été perpétré dans la nuit
du 30 au 31 décembre contre un véhicule 4x4 garé dans le quartier de
Lupino à Bastia. Le groupe RESISTENZA CORSA a déclaré agir "en
représailles des agressions qui avaient visé plusieurs jeunes
corses" et dénoncé "les violences urbaines qui se multiplient ainsi
que la prolifération de la vente de drogue" (Affaire RESISTENZA
CORSA)
Le 31 décembre 2002 : Une
charge explosive de forte puissance a provoqué des dégâts importants
sur une pelleteuse d'une société de travaux publics dans la nuit de
mardi à mercredi à Bastia (Haute-Corse). Cet attentat, qui n'a pas
été revendiqué, visait la société Vendasi, spécialisée dans les
travaux publics et dont le siège a déjà été fortement endommagé par
un attentat le 5 décembre dernier. Cette entreprise appartient au
maire de Furiani, François Vendasi. L'attentat de la dernière nuit a
fait également voler en éclats les vitres de la caserne des pompiers
à proximité de laquelle l'engin était stationné. Plusieurs pompiers
qui réveillonnaient dans le réfectoire ont été choqués par le
souffle de l'explosion. Une charge de 300 grammes a pulvérisé vers
21h45 une pelleteuse qui se trouvait sur le chantier où est
actuellement construite la nouvelle caserne, à proximité de l'actuel
bâtiment. Les vitres ont volé en éclats. Dix pompiers de service
pour le réveillon ont été choqués par le souffle. Souffrant de
douleurs aux oreilles, ils ont été examinés au centre hospitalier
puis ont pu rejoindre la caserne. (Affaire FLNC DES ANONYMES)
BILAN ANNEE 2002 : Le nombre
des attentats par explosif et des tentatives a bondi de près de 60%
en Corse en 2002, pour atteindre 250, mais l'île a connu quatre fois
moins d'homicides, selon des statistiques publiées lundi en marge de
la rentrée solennelle de la cour d'appel de Bastia. Huit meurtres ou
assassinats, dont aucun ne présente de caractère politique, ont été
commis en 2002, contre 31 l'année précédente. Sept de ces huit
affaires ont été élucidées, s'est félicité le procureur général près
la cour d'appel de Bastia, Patrick Lalande. 2001 avait été
particulièrement meurtrier avec la mort du nationaliste François
Santoni, suivie par une série d'assassinats au cours de violents
guet-apens. 250 attentats à l'explosif, dont 49 tentatives, contre
149 en 2001, ont été perpétrés l'an dernier dans les deux
départements de l'île, la Haute-Corse étant plus touchée que la
Corse-du-Sud avec 188 actes. "Ces chiffres sont surréalistes,
inconcevables", a qualifié M. Lalande, en s'élevant contre
"l'insupportable banalisation" de cette violence. Parmi la centaine
d'attentats revendiqués, 59 l'ont été par le FLNC-Union des
Combattants, 6 par le FLNC des anonymes et 17 par un nouveau FLNC
apparu à l'automne. "Certains de ces attentats bénéficient de la
noble appellation de politique. Ils démontrent surtout de la part de
leurs auteurs une incapacité à s'exprimer et à convaincre
démocratiquement", a commenté Patrick Beau, le procureur de la
République de Bastia. Parmi les cibles favorites des plastiqueurs,
figurent la gendarmerie visée à 32 reprises, des bâtiments publics,
des villas et, fait nouveau, des entreprises de travaux publics
alors que se profilent les gros chantiers du Plan exceptionnel
d'investissement prévu par la loi sur la Corse de janvier 2002. Au
total, les attentats ont visé 223 biens privés. 2003 a commencé en
Corse dans un calme relatif marqué par l'annonce de la "suspension
des actions politico-militaires" par les trois différents FLNC et
par l'interpellation, en décembre, de membres actifs présumés du
FLNC des anonymes. Dans son discours, M. Lalande a indiqué que 93
des 250 affaires de 2002 étaient suivies par les magistrats
anti-terroristes parisiens. Tout en notant que le dispositif était
"pertinent" et "a fait ses preuves", il a jugé "indispensable" que
les magistrats en Corse soient "au fait des grandes orientations des
enquêtes et des instructions parisiennes (...) dans un souci
constant de complémentarité et pour éviter les chevauchements, les
doublons et les télescopages".
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