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2002 |
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Janvier |
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Le Mercredi 2 Janvier 2002 :
Affaire Erignac . Renvoi aux Assises requis pour huit nationalistes.
Un peu moins de quatre ans après l'assassinat du préfet Claude
Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio (Corse du sud), le parquet de
Paris a demandé lundi le renvoi devant les assises de huit
nationalistes corses. Mais l'assassin présumé, Yvan Colonna, est
toujours en fuite. Recherché depuis deux ans et demi, Yvan Colonna,
soupçonné d'avoir tué le préfet de trois balles dans la tête, n'est
pas concerné par ces réquisitions car la procédure le concernant a
été disjointe du reste de l'affaire. Ainsi, les juges peuvent
poursuivre leurs investigations. Les huit personnes dont le parquet
demande le renvoi sont Alain Ferrandi, Didier Maranelli, Pierre
Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani, Joseph-Antoine Versini,
Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Dans ses réquisitions, en
revanche, le parquet a demandé un non-lieu pour le nationaliste
Mathieu Filidori.
Dans la nuit du lundi 7
janvier au mardi 8 janvier 2002 : Étrange mitraillage à Bastia : Une
voiture a été la cible d'une fusillade dans le quartier de Toga au
Nord de la ville. A l'intérieur du véhicule des traces de sang et
une cagoule ont été retrouvés . Mais son et ses occupants sont tout
simplement volatilisés. Un avis de recherche a été lancé à
l'attention de tous les établissement de soins pour tenter de
retrouver le ou les blessés potentiels.
Le Dimanche 10 Janvier 2002 :
Dominique Charvet a été officiellement installé ce jeudi 10 février
à la présidence de la cour d'appel de Bastia. Il y remplace Michel
Jeannoutot nommé en Savoie. Autre installation ce jeudi, celle de
Thomas Pison, au poste de substitut général ; place laissée vacante
à la suite de la nomination de Patrick Mathé comme procureur général
au tribunal de grande instance d'Ajaccio. En marge de la rentrée
solennelle de la Cour d'appel de Bastia, le point a été fait sur la
criminalité en Corse. Ainsi le nombre des attentats et des homicides
ont de nouveau augmenté en Corse en 2001 par rapport à l'année
précédente après avoir fortement reculé en 2000. 271 attentats, dont
155 par explosifs, ont été perpétrés l'an dernier dans les deux
départements de l'île. En 2000, ils avaient chuté de 42% sur un an
pour tomber à 197. Malgré cette augmentation, le chiffre de 2001
reste inférieur aux 338 attentats de 1999 et surtout aux 602
comptabilisés en 1995. Par ailleurs, 31 homicides et 19 tentatives
ont été commis l'an dernier contre respectivement 24 et 14 l'année
précédente.
Dans la nuit du jeudi 10 au
vendredi 11 Janvier 2002 : Attentat à Ajaccio. Cette nuit à Ajaccio,
un attentat a détérioré le bâtiment d'AGEFOS PME. Le véhicule
appartenant au directeur de cet organisme a également été plastiqué.
Cette action non signée vise une structure au service de la
formation des salariés.
Le vendredi 11 janvier 2002 :
Le préfet Bernard Bonnet a été condamné vendredi 11 janvier à trois
ans de prison, dont un ferme, et trois ans d'interdiction de ses
droits par le tribunal correctionnel d'Ajaccio dans l'affaire des
paillotes incendiées en Corse. L'ancien commandant de la gendarmerie
de Corse, le colonel Henri Mazères, et l'ex-directeur de cabinet du
préfet, Gérard Pardini, ont été condamnés tous deux à deux ans et
demi de prison, dont six mois ferme, et deux ans d'interdiction de
leurs droits civiques et civils. Le tribunal a en outre infligé deux
ans de prison, dont six mois ferme, à Norbert Ambrosse, l'ancien
commandant du Groupe de pelotons de sécurité (GPS), qui avait
participé avec quatre autres gendarmes à l'incendie du restaurant de
plage Chez Francis. Contre ces quatre gendarmes, les juges ont
prononcé une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis. Contre
B. Bonnet et H. Mazères, le tribunal est resté en-deçà des
réquisitions prononcées le 5 décembre par le procureur Patrick
Mathé. Ce dernier avait réclamé quatre ans de prison, dont trois
ferme, contre l'ancien préfet de Corse, le seul à nier sa
participation aux faits.Il le désignait comme le "donneur d'ordres",
celui qui, exaspéré par les résistances à son action de
"rétablissement de l'Etat de droit", aurait ordonné d'incendier les
paillotes Aria Marina le 7 mars 1999 et Chez Francis le 20 avril
suivant. Bernard Bonnet et son nouvel avocat, Me Jacques Vergès, ont
annoncé qu'ils allaient faire appel du jugement "très grave" que
venait de rendre le tribunal correctionnel d'Ajaccio. "Ce qui s'est
passé ce matin est très grave", a déclaré le préfet qui s'est dit
condamné pour un ordre qu'il n'avait pas donné et s'en est de
nouveau pris au gouvernement Jospin. " Les responsables de l'affaire
des paillotes incendiées en 1999 en Corse sont la direction de la
gendarmerie agissant sur l'ordre du gouvernement", a déclaré Jacques
Vergès estimant que son client était "un bouc émissaire". "Je
maintiens que Bernard Bonnet n'a pas donné d'ordre et qu'il n'y a
dans le dossier aucune preuve, sauf les déclarations des coupables".
"Les gendarmes qui ont incendié les paillotes ont agi sur l'ordre du
gouvernement et Matignon a couvert la pantalonnade", a-t-il ajouté,
estimant que le préfet Bonnet "portait le chapeau d'une politique de
manipulation et de provocation en Corse". "Dans cette affaire, il y
a un mystère Matignon et un mystère gendarmerie, nous voulons que ce
mystère soit éclairci", a-t-il dit
Le Mercredi 16 Janvier 2002 :
Procès des paillotes : ailleurs? Le nouveau bâtonnier de l'ordre des
avocats de Bastia prend position dans le dossier des paillotes.
Maître Jean-Marc Balesi est favorable au dépaysement du procès en
appel de Bernard Bonnet et des autres prévenus... Il en va selon lui
de la crédibilité de l'Etat. Une attitude qui surprend plusieurs de
ses confrères...
Le jeudi 17 Janvier 2002 : La
cour d'appel de Paris a condamné jeudi 17 janvier à un an de prison
ferme les huit nationalistes corses arrêtés en 1994 alors qu'ils
allaient faire sauter le complexe immobilier de Sperone. Les huit
membres du commando Spérone, surpris en mars 1994, avec armes et
explosifs, alors qu'ils s'apprêtaient à faire sauter le complexe,
ont écopé de cinq ans de prison dont un ferme, et cinq ans
d'interdiction des droits civiques, civils et familiaux. Les
prévenus ne devraient pas retourner en prison, leur peine étant pour
l'essentiel couverte par leur détention provisoire. La 10ème chambre
de la cour d'appel est donc restée très en deçà des réquisitions du
parquet général, qui avait requis la confirmation du jugement du
tribunal correctionnel de Paris de novembre 2000, qui les avait
condamné à quatre ans de prison ferme. André Albertini, Pierre
Guerrini, Christian Lanfranchi, Jean-Pierre Luciani, Toussaint
Matteaccioli, Georges Preziosi, Jean Venturini et Stéphane
Vergellati, alors membres du FLNC-Canal historique, avaient parlé
d'une opération contre "un symbole de la spoliation" de la terre
corse en première instance
Le Vendredi 18 Janvier 2002 :
Un magistrat visé par un attentat. Une tentative d'attentat a visé
le substitut du Procureur du tribunal d'Ajaccio. C'est ce matin en
sortant de son domicile que le jeune magistrat a découvert la charge
devant sa porte palière . Une charge rapidement désamorcée par les
artificiers .
Le Dimanche 19 Janvier 2002 :
José Bové est l'invité de la traditionnelle journée de
l'hebdomadaire Arritti au cour de laquelle il sera beaucoup question
d'agriculture, de mondialisation et des échanges économiques et
sociaux
Le Dimanche 20 Janvier 2002 :
Union de nationalistes !!! Après l'accord politique signé vendredi
dernier entre l'UPC,Scelta Nova et la Mossa Naziunale ,U Fronte
Corsu , A Chjama per l'Indipendenza et le Rinnovu se sont unis cet
après midi à Corte pour fonder le Fronte Corsu. Les 2 mouvements
étaient réunis en assemblée préparatoire pour constituer ce front
unitaire .Objectif de cette alliance:établir un projet de société
pour l'indépendance et le socialisme . Les mouvements nationalistes
Rinnovu, Chjama per l'Indipendenza, PPI ainsi que des militants
n'appartenant à aucune organisation, ont présenté dimanche 20
janvier à Corte le parti "Frontu Corsu" dont le slogan sera : "
Indipendenza e sucialisimu". Le parti travaillera sur trois thèmes
:l'accession à l'indépendance politique, la libération sociale, la
recherche permanente de l'unité nationale. Le mouvement devrait
achever de se structurer dans les prochaines semaines.
Le mardi 29 janvier 2002 :
Quatre personnes ont été interpellées mardi matin (29 janvier) en
Haute-Corse par des policiers de la Division Nationale
antiterroriste (DNAT) dans le cadre d'une commission rogatoire
délivrée par le juge Jean-Louis Bruguière. Trois hommes et une femme
ont été interpellés à leur domicile à Borgo, Biguglia et Lucciana,
dans les environs de Bastia, avant d'être placés en garde à vue au
commissariat. Ils y sont notamment interrogés dans le cadre de
l'enquête sur l'assassinat de Jean-Michel Rossi, tué par balles le 7
août 2000 à la terrasse d'un café de l'Ile-Rousse. Les perquisitions
menées aux domiciles de ces personnes n'auraient rien donné.
Le Mercredi 30 Janvier 2002 :
Dans son édition datée de mercredi 30 janvier, le quotidien Le monde
révèle qu'au moins trois avocats et six journalistes ont été placés
sur écoutes, en 2000 et 2001, dans le cadre d'une enquête visant le
leader nationaliste François Santoni, assassiné le 17 août 2001.
Selon le journal, ces écoutes judiciaires ont été demandées pour
l'essentiel par le juge d'instruction anti-terroriste Jean-Louis
Bruguière. Elles sont légales mais passent outre l'usage établi qui
veut que la justice s'interdise de violer le secret de la
correspondance de certaines professions comme les avocats et les
journalistes. Parmi les avocats qui auraient été écoutés, Le Monde
cite Christel Baldocchi, la compagne de François Santoni et Me
Pascal Garbarini, l'avocat du leader nationaliste, ainsi que la
compagne d'un journaliste, avocate de profession. Parmi les
journalistes, le journal donne les noms de Jean-Pierre Rey,
photographe de Gamma et de sa compagne Michèle Fines, rédactrice en
chef à France 2. J.P. Rey avait d'ailleurs été longuement interrogé
en septembre 2001 lors d'une garde à vue de près de 96 heures.
Enfin, toujours selon Le Monde, Guy Benhamou, qui a cosigné le livre
"Pour solde de tout compte" avec François Santoni et Jean-Michel
Rossi aurait également été écouté du 25 janvier au 29 mars 2001.
Le Mercredi 30 Janvier 2002 :
Les quatre personnes interpellées mardi 29 janvier en Haute-Corse
par des policiers de la DNAT, Division nationale antiterroriste (DNAT)
dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge
Jean-Louis Bruguière, ont été relâchées mercredi 30 janvier. Ces
personnes, militants ou proches des milieux nationalistes, ont été
interrogées au commissariat de Bastia dans le cadre de l'enquête sur
l'assassinat du responsable nationaliste Jean-Michel Rossi, tué par
balles le 7 août 2000 avec son garde du corps, Jean-Claude Fratacci,
à la terrasse d'un café de l'Ile-Rousse
Le jeudi 31 Janvier 2002 : Le
préfet Bernard Bonnet est cité à comparaître jeudi 31 janvier devant
le tribunal correctionnel d'Ajaccio par un élu nationaliste pour
"tentative d'attentat", mais l'examen de cette affaire devrait être
renvoyé à la demande de l'une des parties. Paul Quastana, l'un des
deux négociateurs nationalistes des accords de Matignon, avait
déposé la citation directe contre l'ancien préfet de Corse, son
ex-directeur de cabinet Gérard Pardini et l'ancien commandant de la
gendarmerie dans l'île, le colonel Henri Mazères, le 8 novembre
2001, onze jours avant le début du procès de l'affaire des
paillotes. L'élu de Corsica Nazione, qui entend obtenir leur mise en
cause pour "associations de malfaiteurs" et "tentative d'attentat",
soupçonne les trois hommes d'avoir été les instigateurs d'une
opération menée contre lui en janvier 1999. Il avait alors vu des
individus en combinaisons sombres se déplacer dans son jardin avant
de prendre la fuite une fois repérés. Le 19 novembre, le tribunal
avait refusé de joindre cette citation au dossier des paillotes et
renvoyé son examen au 31 janvier. Le préfet Bonnet a fait appel du
jugement le condamnant, le 11 janvier, à trois ans de prison, dont
un ferme, pour avoir ordonné l'incendie de deux paillotes en 1999 H.
Mazères et G.Pardini ont également fait appel.
Le jeudi 31 Janvier 2002 :
CARLU PIERI RESTE EN PRISON : A la suite de l'avis défavorable du
procureur de la République de Bastia, Patrick Beau, le juge de
l'application des peines de la prison de Salon de Provence, a rejete
jeudi 31 janvier la demande de libération conditionnelle de Carlu
Pieri, ancien secrétaire national de la Cuncolta. Carlu Pieri avait
été condamné à 5 ans de prison en janvier 2001 par la cour d'appel
de Paris. Pour Me Pascal Garbarini, l'avocat de Carlu.Pieri, qui a
décidé de faire appel, " Le procureur donne un caractère politique à
ce qui n'aurait dû être qu'une mesure administrative". Incarcéré
depuis le 4 octobre 1998, à la suite de la découverte d'armes dans
sa villa de Furiani, Charles Pieri avait écopé de 4 ans de prison
dont un avec sursis, mais la peine avait été alourdie à la suite de
l'appel du parquet.
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Février |
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Le 1er Février 2002 : Le
groupe anonyme clandestin apparu fin octobre 2001 en Corse a
revendiqué vendredi 1er février dans un communiqué authentifié trois
actions, dont un attentat contre un cantonnement de CRS et une
tentative contre une gendarmerie. Dans ce communiqué le groupe a
appelé "l'ensemble des patriotes corses à reprendre la lutte armée".
Ce groupe dépourvu de nom et de sigle a averti dans son communiqué
qu'il s'"attaquera" à "tout ce qui représente le colonialisme
français ainsi qu'aux projets spéculatifs". "Nos actions se feront
avec ampleur et détermination, afin qu'une réelle solution négociée
soit mise en place". Dans son communiqué d'une page, le groupe
"réitère" son "appel aux responsables de l'union des combattants, à
l'ensemble des patriotes corses à reprendre la voie de la lutte
armée". Ce mouvement clandestin avait déjà revendiqué quatre
attentats le 20 octobre, puis, le 15 novembre, une tentative
d'attentat à l'explosif et un mitraillage contre deux casernes de
gendarmes mobiles. Dans son nouveau communiqué, le groupe dénonce
l'aboutissement du processus de Matignon engagé en décembre 1999 par
le gouvernement: "Une fois de plus, le peuple corse a été trompé. Le
soi-disant processus dit de Matignon n'était qu'un écran de fumée,
une coquille vide avec pour finalité la décision du conseil
constitutionnel français réduisant à néant tout espoir aux Corses
d'exercer un pouvoir législatif et de retrouver la paix" indique
t-il affirmant que "le temps de la naïveté est révolu", le groupe
annonce qu'il n'attendra "pas l'échéance de 2004", la deuxième étape
prévue pour la réforme du statut de l'île par le processus de
Matignon. Il s'agit, pour les auteurs, de "faire prendre conscience
au peuple corse que lui seul est à même de reprendre la situation en
main". Parmi les actions revendiquées figure l'attentat mené avec un
jouet téléguidé portant une charge qui avait explosé le 12 décembre
devant un cantonnement de CRS près de Bastia, choquant un CRS en
faction. Le groupe revendique également un attentat à l'explosif qui
avait tourné court, le 23 décembre, dans la caserne de gendarmerie
de Calvi, ainsi que la destruction, deux jours plus tôt, de deux
bungalows en construction à Vescovato, sur la côte orientale au sud
de Bastia.
Dans la Nuit du samedi 2
février au dimanche 3 février 2002 : Double Attentat contre des
villas de Gendarmes à Ventisari. Les villas, appartenant à deux
beaux-frères en poste à Brignoles et en Corse-du-Sud, devront être
rasées après avoir été presque totalement détruites par l'explosion
des deux charges reliées à des bouteilles de gaz
Le Lundi 4 Février 2002 : La
quatorzième section du parquet de Paris, spécialisée dans les
affaires terroristes, s'est saisie lundi 4 février du double
attentat qui a détruit deux villas en construction appartenant à des
gendarmes en Haute-Corse. Ces actes n'ont toujours pas été
revendiqués même si France 3 Corse a indiqué avoir reçu dimanche un
appel téléphonique les revendiquant au nom du FLNC. Cette
revendication n'a pas été formellement authentifiée. Les villas,
appartenant à deux beaux-frères en poste à Brignoles et en
Corse-du-Sud, devront être rasées après avoir été presque totalement
détruites par l'explosion des deux charges reliées à des bouteilles
de gaz dans la nuit de samedi (2) à dimanche (3 février).
Le Mardi 5 Février 2002 : Les
nationalistes candidats !!! "Corsica Nazione" devrait finalement
présenter des candidats aux législatives comme ce fut le cas en 93.
C'est suite à un vote majoritaire lors d'une réunion à Corti de
Corsica Nazione et de Indipendenza.
Le 7 Février 2002 : La Cour de
cassation a rejeté le pourvoi des auteurs présumés de l'attentat à
la bombe commis le 18 février 1994 contre le palais de justice de
Mende et attribué au FLNC. Dans son arrêt daté du 23 janvier mais
rendu public jeudi 7 février, la chambre criminelle de la Cour de
cassation rejette les pourvois de tous les accusés, Jean-Philippe
Antolini, 30 ans, Jean Castela, 42 ans, Vincent Andriuzzi, 46 ans,
Benoît Fustier, 26 ans, et Stéphane Monti, 31 ans. Ils sont accusés
d'avoir participé à l'attentat de Mende ainsi qu'à l'attentat à
l'explosif commis le 15 septembre 1994 contre une annexe du rectorat
de Paris, rue Curial (19e), qui a fait un blessé, et à l'attaque, le
26 avril 1994, du lycée Jean Giono à Nice, pendant les épreuves du
concours d'agrégation d'histoire. Plusieurs individus armés et
cagoulés se disant du FLNC avaient fait évacuer la salle, lancé des
fumigènes, écrit FLNC sur les murs et volé des copies. Accusés
également d'association de malfaiteurs terroriste et de
reconstitution de ligue dissoute, ils devront comparaître devant la
Cour d'assises de Paris, spécialement composée de magistrats, à une
date qui sera ultérieurement fixée par le parquet général de Paris.
Le lundi 11 Février 2002 : Les
douanes visées par un attentat. Un attentat contre la vedette des
douanes dans le vieux port de Bastia. L'explosion d'une charge de
moyenne puissance a provoqué des dégâts moyennement importants. Une
action qui a suscité aussitôt une réaction de la CGT.
Le Lundi 11 février 2002 :
Après Charles Signanini, restaurateur à L'Ile Rousse, lundi 11
février un deuxième homme a été interpellé et écroué pour
"complicité de tentative d'assassinat" dans le cadre de l'enquête
sur la tentative d'assassinat de Frédéric Suzzoni à l'hôpital de
Bastia. Cette affaire pourrait avoir un lien avec le meurtre de
Mathilde Signanini, une jeune Barmaid tuée le 29 juillet dernier
dans un bar de L'Ile Rousse. Charles Signanini étant le père de la
victime et la deuxième personne écrouée, son oncle.
Le Vendredi 15 Février 2002 :
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 15 février
Hervé Flori, 38 ans, à trois ans d'emprisonnement dont deux ans avec
sursis, pour avoir aidé les deux auteurs de la fusillade de
Saint-Florent le 18 décembre 1996. Hervé Flori avait été repéré par
les gendarmes à proximité des lieux, en train de faire le guet,
alors que Paul Garatte et Olivier Orsini mitraillaient la
gendarmerie et tiraient ensuite sur les gendarmes qui les
poursuivaient. Paul Garatte a été condamné à sept ans
d'emprisonnement par la cour d'assises de Paris le 3 novembre 2000,
et Olivier Orsini est en fuite. Alors que les gendarmes
poursuivaient les auteurs du mitraillage de leur caserne, ils
avaient repéré Flori, qui attendait au volant de sa voiture. Le
lendemain, ils avaient retrouvé au même endroit l'un des trois
émetteurs-récepteurs volés quelques temps auparavant à la
capitainerie du port. H.Flori a reconnu avoir obéi à Garatte qui lui
avait demandé de faire le guet de ce lieu surplombant Saint-Florent,
explique le jugement rendu par la 17ème chambre du tribunal, en
ajoutant que selon un témoin, il avait même pour mission de prendre
dans sa voiture les deux auteurs des faits pour leur permettre de
fuir. Les magistrats ajoutent qu'il était incontestablement au
courant du caractère politique et illicite de l'opération à laquelle
il participait et qu'il savait même, puisqu'il parle de "chemin de
repli" et de "cible", qu'il s'agissait d'un attentat. Ils l'ont
condamné pour recel de vol et participation à une association de
malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme
Le vendredi 15 Février 2002 :
La société corse est entrain de perdre totalement l’ensemble de ses
valeurs. Tel est la déclaration faite vendredi 15 février par les
militants d’independenza qui pour l’occasion s’étaient réunis devant
la mairie d’Ajaccio. Les nationalistes ont insisté sur l’apparition
de plus en plus perceptible dans la société insulaire de phénomènes
sociaux jusqu’alors quasiment inconnus chez nous, entendez les
viols, les agressions de personnes âgées et la drogue. Les
nationalistes attribuent cette déliquescence à la déstabilisation de
la société corse en particulier ce qu’ils appellent la volonté de
l’Etat d’effacer tout lien social dans ce pays Et les nationalistes
de conclure qu’il faut très vite conforter le peuple corse chez lui,
revoir les politiques d’urbanisme et soutenir le développement de
l’intérieur.
Le vendredi 15 Février 2002 :
Une opération a été lancée tôt vendredi matin (15 février) pour
tenter de capturer Yvan Colonna. L'affaire a été révélée mardi 19
février par le procureur de Sardaigne Valerio Ciccalo. Un tuyau
serait à l'origine de cette action d'envergure qui n'a toutefois pas
permis de retrouver Y.Colonna. Selon certaines informations, Yvan
Colonna se cacherait sur l'ile de la Maddalena au Nord-Est de la
Sardaigne et se rendrait souvent de nuit en Corse. Une souricière
avait donc été mis en place mais sans résultat. Une perquisition
dans un résidence de l'ile Giardinelli, un ilôt situé entre La
Madalenna et l'ile de Caprera.
Le vendredi 22 Février 2002 :
Jacques Fieschi : 2 mois de prison avec sursis Avec une amende
de 1000 euros , c'est la peine prononcée ce matin par le tribunal
correctionnel d'Ajaccio à l'encontre de Jacques Fieschi. Les juges
n'ont donc pas suivi les réquisitions du procureur Patrick Mathé qui
avait demandé 2 ans de suspension du permis de conduire pour le
transporteur proprianais . Placé sous mandat de dépôt depuis deux
jours , Jacques Fieschi comparaissait ce matin en citation directe
pour entrave à la circulation .Il avait, avec l'un de ses camions ,
bloqué le pont de Sartène pendant 3 heures pour dénoncer l'attitudes
des services fiscaux à son encontre.
Le mardi 26 Février 2002 : Un
homme de 27 ans est jugé depuis mardi 26 février par la Cour
d'assises de Corse-du-Sud à Ajaccio pour le double assassinat, qu'il
nie, d'un patron de bar et de son fils, tués dans leur
établissement, à Monaccia d'Aullène, en octobre 1999. Soixante-trois
témoins ont été cités à comparaître d'ici à vendredi 1er mars devant
le tribunal d'Ajaccio pour tenter d'éclaircir les circonstances de
la mort de Michel Lovichi et de son fils, également prénommé Michel,
décédés respectivement à 52 et 29 ans. Ils ont été tués le 11
octobre 1999 dans leur bar "Le rétro" par un homme portant une
cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un fusil de chasse.
Aucun des quatre clients alors présents dans l'établissement n'a
identifié le tireur. Quelques jours plus tard, les enquêteurs
interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu, qualifié de
violent, qui aurait eu un différend avec les victimes peu
auparavant. Mis en examen pour assassinat, l'accusé a de nouveau nié
devant la Cour toute responsabilité, comme il le fait depuis son
interpellation. Cette affaire ne présente aucun caractère politique,
les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes
"sans histoire" et "ne se connaissant pas d'ennemi".
Le mardi 26 février 2002 :
Cargos explosifs : Corsica Nazione alerte l'Assemblée de Corse sur
le transport maritime des produits dangereux. Le mouvement
nationaliste met en cause le traitement de ces matières, leurs
stockages et leurs conditions de transports et préconise l'achat
d'un navire spécialement adapté à ce type de transport
Le Mercredi 27 Février 2002 :
suite à l'occupation pacifique du Rectorat à Aiacciu par des
militants de la Ghjuventù Indipendentista et de l'Associu di i
Liceani Corsi, l'assaut est donné par les forces de répression. Sans
ménagement et avec violence, les jeunes militants sont évacués manu
militari par des fauves surexcité sous le commandement d'un
commissaire fraîchement promu... Suite au matraquage violent, une
étudiante, pris de vomissement et d'étourdissements a été amené
d'urgence à l'hôpital de la miséricorde à Aiacciu. Les manifestants
avaient demandé aux policiers présent de prévenir les secours,
choses qu'à confirmer verbalement le commissaire présent sur les
lieux aussitôt démenti par les pompiers arrivés sur les lieux suite
à l'appel d'un étudiant.
Le Mercredi 27 Février 2002 :
Une peine de prison de 18 mois avec sursis a été requise à
l'encontre de Jean Martin Verdi, ex-gérant de l'ancienne entreprise
de convoyage de fonds Bastia Securita, jugé mercredi 27 février en
appel après avoir été condamné à 18 mois, dont six ferme, le 2
octobre. L'avocat général a également requis la confirmation d'une
amende de 7.623 euros d'amende à l'encontre de Jean-Martin Verdi,
jugé pour abus de biens sociaux. Il a par ailleurs demandé la
confirmation des peines de Christophe Pieri, fils du responsable
nationaliste Charles Pieri, condamné à dix-huit mois avec sursis et
4.574 euros d'amende, et de l'avocate Marie-Hélène Mattei, qui avait
écopé d'une peine de quinze mois avec sursis et 4.574 euros
d'amende, pour recel d'abus de biens sociaux. Le délibéré a été fixé
au 27 mars. La justice reproche à Jean-Martin Verdi d'avoir continué
à verser un salaire à François Santoni, assassiné le 17 août 2001,
alors qu'il était en détention entre le 17 décembre 1996 et le 10
novembre 1998, ainsi qu'à Christophe Pieri, détenu entre octobre
1998 et février 1999. Marie-Hélène Mattei était poursuivie pour
avoir profité du traitement versé à François Santoni, qui était
alors son compagnon, via un compte joint. Les avocats de la défense
ont réclamé la relaxe de leurs clients, en arguant qu'aucune
disposition du droit du travail n'interdit à un employeur de payer
le salaire d'un employé en détention provisoire
Le Jeudi 28 Février 2002 :
Affaire Pietrosella : nouveau procès. Mathieu Filidori est blanchit
dans cette affaire. Neuf nationalistes corses ont été renvoyés
devant les assises dans l'affaire de l'attaque de la gendarmerie de
Pietrosella au cours de laquelle avait été dérobée l'arme utilisée
pour assassiner le préfet Erignac. L'assassin présumé du préfet
Claude Erignac, Yvan Colonna, en fuite depuis mai 1999, est
également poursuivi dans le dossier Pietrosella mais n'est pas
renvoyé devant les assises à ce stade, les juges d'instruction ayant
disjoint son cas du reste du dossier. Huit des neuf personnes
renvoyées devant une cour d'assises spécialement composée,
compétente en matière de terrorisme, sont poursuivies dans l'affaire
de l'assassinat du préfet Erignac. Il s'agit d'Alain Ferrandi,
Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Martin Ottaviani,
Joseph-Antoine Versini, Vincent Andriuzzi et Jean Castela. Le
parquet a demandé leur renvoi devant les assises dans le dossier
Erignac. Les juges d'instruction vont se prononcer dans les semaines
à venir. Le dossier de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella,
en septembre 1997, a été joint aux enquêtes concernant les attentats
commis dans la nuit du 10 au 11 novembre 1997 à Vichy, et le 4
septembre 1997 contre l'Ecole nationale d'administration (ENA) à
Strasbourg. Dans son ordonnance de renvoi, signée lundi 25 février,
et conforme aux réquisitions du parquet, le juge d'instruction
antiterroriste Gilbert Thiel a en revanche accordé un non lieu au
militant nationaliste Mathieu Filidori. Dans la nuit du 5 au 6
septembre 1997, un commando avait maîtrisé deux gendarmes de la
brigade de Pietrosella, dérobé leurs armes ainsi que des uniformes
et des formulaires administratifs et dynamité la gendarmerie. Cinq
mois après le plasticage, le 6 février 1998, le préfet Claude
Erignac était abattu en pleine rue à Ajaccio. Le pistolet
automatique Beretta, dérobé dans la gendarmerie, était retrouvé à
quelques mètres du corps de la victime. Plusieurs communiqués
anonymes de revendication avaient permis d'établir un lien entre ces
différentes actions terroristes. La loi sur la présomption
d'innocence, entrée en vigueur le 1er janvier 2001, autorise les
avocats des personnes renvoyées devant les assises à contester
l'ordonnance de renvoi devant la chambre de l'instruction de la Cour
d'appel de Paris qui doit alors, à son tour, se prononcer sur le
dossier. Au terme de la procédure, le dossier Pietrosella pourrait
être joint au dossier Erignac en vue d'un procès unique.
Le jeudi 28 Février 2002
:Lycées : manifestations pour le corse : Des lycéens bloquent des
cours et descendent dans la rue à l'appel du syndicat Gjhuventu
Indipendentista. Près de 500 d'entre eux sont rassemblés devant le
rectorat à Ajaccio où une délégation a exposé des revendications
relatives à l'enseignement de la langue corse. A Bastia, quelques
dizaines de lycéens se sont rassemblés devant les grilles de la
préfecture où un étudiant a été interpellé
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Archive vidéo : Législatives 2002 UPC -
SCELTA NOVA - MOSSA NAZIUNALE (France 3 Corse)
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Archive vidéo : Législatives 2002 I VERDI
CORSI (France 3 Corse)
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Mars |
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Le Vendredi 1er Mars 2002 :
Manifestations lycéennes : Les rassemblements devant les préfectures
dégénèrent. Mobilisés pour l'enseignement de la langue corse, des
lycéens se sont rassemblés devant les préfectures de l'île. .
Le Mardi 2 Mars 2002 :
Stéphane Naseddu, 27 ans, a été condamné samedi 2 mars à Ajaccio à
une peine de 30 ans de prison, dont 22 incompressibles, par la cour
d'assises de Corse-du-Sud devant laquelle il comparaissait depuis
mardi pour le double assassinat d'un patron de bar et de son fils,
tués dans leur établissement en octobre 1999 à Monaccia d'Aullène.
Dans son réquisitoire, l'avocat général Philippe Toccanier avait
requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de
sûreté de 22 ans. Durant le procès, l'accusé a nié toute
responsabilité dans ce double assassinat comme il l'a fait depuis
son interpellation. La défense avait demandé l'acquittement
affirmant que ce procès était celui de la rumeur qui "avait été
prépondérante à tous les stades de l'enquête et qui avait guidé les
pas des gendarmes". "Je ne m'autoriserais jamais à requérir une
peine aussi lourde sur la fois de simples rumeurs. je le fais parce
que j'ai l'intime conviction que M. Naseddu est coupable et parce
que cela repose sur des évidences et des faits matériellement
prouvés", avait expliqué l'avocat général. Les deux victimes, Michel
Lovichi, 52 ans, et son fils, également prénommé Michel, 29 ans, ont
été tués le 11 octobre 1999 dans leur bar "Le rétro" par un homme
portant une cagoule et un treillis, qui a ouvert le feu avec un
fusil de chasse. Aucun des quatre clients alors présents dans
l'établissement n'a identifié le tireur. Quelques jours plus tard,
les enquêteurs interpellaient un homme du village, Stéphane Naseddu,
qualifié de violent, qui aurait eu un différend avec les victimes
peu auparavant. Cette affaire ne présente aucun caractère politique,
les deux victimes ayant été présentées mardi comme des personnes
"sans histoire" et "ne se connaissant pas d'ennemi"
Le Mardi 5 Mars 2002 : Un a a
visé dans la nuit de mardi a mercredi le garage privé de Dominique
Bucchini et l'un de ses véhicules a été détruit .
Le Mardi 5 Mars 2002 :
Manifestation à Corti, Bastia è Aiacciu pour la Langue Corse : Une
manifestation qui dégénère à Corti, La manifestation régionale des
étudiants et des lycéens pour l'officialisation de la langue corse a
dégénéré dans la soirée à Corti. Certains jeunes gens se sont
opposes aux forces de l'ordre et le directeur départemental des
renseignements généraux a été retenu pendant une heure par un groupe
de manifestants avant d'être libéré. Un étudiant a été interpellé
auparavant par les gendarmes. . Le Neveu de Petru Albertini a été
interpellé.... Un milliers de manifestants à Corte et quelques
centaines à Bastia. Bataille rangée sur le boulevard Paoli et
affrontements à Corte.
Le Mercredi 6 Mars 2002 : Le
pourvoi en cassation de Marie-Hélène Matteï et Dominique Rossi,
condamnés le 29 mai 2001 par la cour d'appel de Paris pour la
tentative d'extorsion de fonds de 1996 visant le propriétaire du
golf de Spérone a été rejeté mercredi 6 mars. La peine de 3 ans
d'emprisonnement dont un an avec sursis d'M.H. Matteï et celle de 2
ans d'emprisonnement de D. Rossi, sont donc devenues définitives et
exécutoires. Les deux prévenus étaient également frappés d'une
interdiction de leurs droits civiques pour 5 ans. La tentative
d'extorsion de fonds de 600.000 EUR avait visé en 1996 Jacques Dewez,
le propriétaire du golf de Sperone et du luxueux domaine qui
l'entoure. Les prévenus avaient été condamnés pour "participation à
une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de
terrorisme" et "complicité de tentative d'extorsion de fonds en
relation avec une entreprise terroriste".
Le Vendredi 8 Mars 2002 :
L'avocat Vincent Stagnara de l'avocate Marie Hélène Mattei est déçu.
La Cour de Cassation rejette le recours de Marie-Hélène Mattei,
L'avocate et ancienne dirigeante nationaliste avait été condamnée
dans le cadre de l'affaire de Sperone. Elle devra retourner en
prison ainsi que Dominique Rossi.
Le mardi 12 Mars 2002 : Les
Nationalistes en campagne !!!! En pleine campagne présidentielle,
Corsica Nazione et Indipendenza durcissent le ton. Lors d'une
conférence presse donnée à Ajaccio mardi 12 mars, les mouvements
nationalistes Corsica Nazione et Indipendenza ont appelé les Corses
à se mobiliser pour établir "un rapport de force politique avec
l'Etat afin de réussir la deuxième étape du processus de Matignon
après l'échec de la première". "L'absence de toute avancée impose
aujourd'hui une situation nouvelle qui nous amène à reconsidérer nos
rapports avec l'Etat et sa classe politique en Corse", ont ainsi
déclaré François Sargentini, membre de l'exécutif d' Indipendenza et
Jean-Guy Talamoni de Corsica Nazione à l'assemblée de Corse. Les
nationalistes ont tiré de nouveau un bilan négatif du processus
estimant que seul le rapport de force politique était de nature à
permettre, à la possible étape 2004, de constituer un réel processus
de paix. Pour les nationalistes, cette deuxième étape est
essentielle car elle comporte des promesses de forte autonomie, avec
une évolution institutionnelle. Concernant les prochaines échéances
électorales, Jean Guy Talamoni a rappelé que la présidentielle
n'était pas la préoccupation principale des nationaliste car
"franco-française". Le chef de file de Corsica Nazione a toutefois
estimé que la Corse ne devait pas être laissée de côté des débats.
Le mardi 12 Mars 2002 :
Soutien à un directeur sans poste : La société d'aménagements
fonciers ( SAFER ) est toujours en attente . Les agriculteurs ont
demandé ce matin au président de la Société d'Aménagements Fonciers
et d'Établissement Rural de ne prendre aucune décision concernant le
poste de directeur tant que la situation de Maurice Lucciani n'est
pas tranchée par la justice . Celui-ci, nommé il y a quatre ans, n'a
jamais pu exercer ses fonctions .
Le mercredi 13 mars 2002 :
" Indépendantiste corse , mémoires d'un franc tireur. " C'est le
titre de l'ouvrage signé Pantaleon Alessandri, l'un des fondateurs
et chefs du FLNC. Interview de Pantaleon Alessandri sur le site de
France 3 Corse. Pantaléon Alessandri, l'un des fondateurs du FLNC,
Front de Libération Nationale de la Corse, vient de publier chez
Calmann-Lévy une biographie qui révèle des aspects très particuliers
des courants nationalistes corses : "Indépendantiste corse, Mémoires
d'un franc-tireur". Chef militaire au nord de la Corse pour le
mouvement indépendantiste, il retrace les actions, spectaculaires et
parfois meurtrières, du front. Il raconte comment ce groupe s'est
forgé une théorie alors que la plupart des militants étaient en
prison. Et surtout comment il s'est dévoyé avec "l'impôt
révolutionnaire" et les luttes de clans. Amnistié en 81 alors qu'il
purgeait deux peines de 10 et 13 ans, il retourne volontairement en
prison pour y tuer deux voyous, ce qui lui vaudra de retourner 5 ans
en centrale où il croisera quelques durs du terrorisme, Anis
Naccache ou George Ibrahim Abdallah. Libéré en 89, il refuse de
reprendre sa place dans un mouvement qu'il ne reconnaît plus,
tellement le front est empêtré dans les compromissions. De la mort
du préfet Erignac, "qui gêne tout le monde", aux "vraix-faux"
accords de Matignon, P.Alessandri dit des vérités qui surprennent et
qui ne plairont pas à tout le monde mais il estime avoir un "devoir
de vérité".
Le jeudi 14 Mars 2002 : Procès
du M : L'affaire du mitraillage d'un hôtel d'Aregno en octobre 96
devant le tribunal correctionnel de Paris : L'action avait été
revendiquée par le FLNC canal historique. Dix personnes ont été
mises en examen dans ce dossier mais quatre d'entre elles ont été
depuis abattues. Le mitraillage de l'hôtel Pascal Paoli à Aregno le
27 octobre 1996 sera au cœur d'un procès en correctionnelle à Paris
à partir de jeudi 14 mars, dans lequel comparaîtront six prévenus
dont Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, présenté à l'époque comme
un des "lieutenants" de Jean-Michel Rossi. Il avait été interpellé
et écroué de janvier 1997 à septembre 1998 dans cette affaire, qui
n'avait fait aucune victime. Ce mitraillage, accompagné de jets de
grenades, avait été revendiqué par le FLNC-Canal historique un mois
après l'attentat. L'hôtel devait héberger des gendarmes mobiles
envoyés en renfort sur l'île et avait été stigmatisé dans la
revendication comme un "établissement s'apprêtant à recevoir des
forces répressives". L'attaque était intervenue neuf mois après la
conférence de presse de Tralonca où s'étaient rassemblées des
centaines de militants cagoulés et puissamment armés. Dix personnes
ont été mises en examen dans cette affaire, que la justice avait
démêlée grâce à l'identification d'une 306 rouge dans laquelle deux
suspects avaient été identifiés. Quatre d'entre elles -dont
Jean-Michel Rossi et son garde du corps Jean-Claude Fratacci- ont
été abattues depuis. Les six survivants comparaissent pour
dégradation aggravée, association de malfaiteurs en relation avec
une entreprise terroriste et détention d'armes et d'explosifs. Tous
nient leur implication. Le tribunal correctionnel de Paris a égrené
jeudi 14 mars, au premier jour du procès de six nationalistes corses
accusés du mitraillage d'un hôtel en octobre 1996, les faibles
charges pesant contre les accusés, revenant longuement sur la
tension extrême qui régnait dans l'île à l'époque. Cinq ans après
les faits, sur les onze personnes mises en examen (pour dégradation
aggravée, association de malfaiteurs terroriste, détention d'armes),
l'une a bénéficié d'un non-lieu et quatre ont été abattues. Parmi
les victimes, Jean-Michel Rossi, tué en août 2000. Suite des débats
vendredi, puis les 22, 23 et 28 mars.
A CLASSER
Procès de six nationalistes
Des peines de quatre mois de
prison avec sursis à deux ans ferme ont été requises jeudi à Paris à
l'encontre de six militants nationalistes corses, soupçonnés d'avoir
participé au mitraillage de l'hôtel Pascal Paoli d'Aregno, près de
l'Ile Rousse le 27 octobre 1996. Le parquet a requis trois ans de
prison dont deux ans ferme devant le tribunal correctionnel à
l'encontre de Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, et 15 mois ferme à
l'encontre de Jean-Baptiste Biagi, accusés tous les deux du
mitraillage proprement dit de l'établissement. Deux ans de prison
ferme ont été requis contre Frédéric Giuntini, chez lequel un
impressionnant stock d'armes avait été découvert. Le ministère
public a enfin réclamé dix mois avec sursis contre Joseph Giuntini,
et quatre mois avec sursis contre Yannick Graziani et Jean-Louis
Joanenc. Le FLNC-Canal Historique avait justifié l'attentat par le
fait que l'établissement allait recevoir des "forces répressives",
en l'occurence des gendarmes. Parmi les onze personnes mises en
examen à l'origine, l'une a bénéficié d'un non-lieu et quatre ont
été abattues,
Le tribunal a mis son jugement
en délibéré.
Remise en liberté de Charles
Pieri : mis en déliberé
La Cour d'Appel d'Aix en
Provence a qui les défenseurs de Charles Pieri avait demandé une
nouvelle sa remsie en liberté, a mis sa décision en délibéré au 16
avril. Rappelons que le parquet s'était prononcé contre la remise en
liberté du militant nationaliste.
Le 16 Mars 2002 : Assassinat
de Pierre Martinelli à son domicile de Ville-di-Pietrabugno, sur les
hauteurs de Bastia.
Le 17 Mars 2002 : Le corps de
Pierre Martinelli a été retrouvé le 17 mars, au petit matin, dans sa
chambre à coucher, atteint de deux décharges de chevrotines. Le
parquet de Bastia qui privilégiait la piste de droit commun ne
dispose que de très peu d'éléments
Le lundi 18 mars 2002 :
Contestation de la politique agricole : Via Campagnola rejette les
projets de l'Assemblée de Corse. Affilié à la Confédération
paysanne, le mouvement Via Campagnola a présenté une critique
radicale du projet agricole qu'examine l'Assemblée de Corse le 22
mars.
Le Mardi 19 Mars 2002 : Dans
un communiqué authentifié le FLNC a revendiqué mardi (19 mars) cinq
attentats commis ces dernières semaines en Corse, dont quatre visant
des gendarmes, et annoncé qu'il "répondra systématiquement aux
menées répressives de l'Etat français". Dans son communiqué, le FLNC
revendique une action contre la gendarmerie de Peri, près d'Ajaccio,
ainsi qu'une opération commando menée le 3 février contre deux
villas en construction appartenant à des gendarmes à Ventiseri et un
attentat contre une autre villa appartenant à un gendarme à Porto
Vecchio. Le mouvement endosse par ailleurs la responsabilité d'un
attentat qui avait légèrement endommagé un village de vacances,
fréquenté en particulier par des Autrichiens, à Calvi, indiquant que
cette structure travaillait en totale autarcie et n'employait
quasiment aucun personnel local. Concernant le processus de
Matignon, qui avait provoqué sa démission du gouvernement en août
2000, J.P. Chevènement a critiqué Jacques Chirac, "qui s'est mis aux
abonnés absents pendant toute cette affaire", mais surtout Lionel
Jospin "qui a retourné sa politique à 180 degrés" à l'automne 1999.
"Les accords de Matignon, c'est une bombe dont le minuteur est fixé
sur 2004", avec la perspective de "l'octroi d'un pouvoir
législatif", qui est, selon lui "un levier pour acheminer la Corse
vers l'indépendance, qu'une majorité de Corses ne souhaitent pas".
Le Mardi 19 Mars 2002 :
Aiacciu : Le meeting de Jean Pierre Chevènement : La journée de
l'ancien ministre de l' Intérieur a été pour le moins mouvementée,
Le candidat du pole républicain a été accueilli à Bastia tout
d'abord puis à Ajaccio par une poignée de militants nationalistes
hostiles à sa visite . Devant ces manifestations Alain Madelin est
venu saluer son concurrent . Tous ces parasitages n'ont pas été du
goût de Jean Pierre Chevènement mais n'ont toutefois pas empêché le
candidat du pôle républicain de tenir son meeting . Une cinquantaine
de nationalistes brandissant des drapeaux corses ont manifesté à
Bastia contre la venue de Jean-Pierre Chevènement, chef de file des
opposants aux accords de Matignon. Une distribution de tracts et des
bombages avaient été auparavant effectués dans le centre de Bastia,
où l'ex-ministre de l'Intérieur s'est déplacé sous haute protection
policière. Cet individu a déclaré : "Corses, vous êtes aussi
confrontés à un révisionnisme culturel. Je voudrais m'adresser aux
jeunes qui vivent en Corse, pour leur dire que leur avenir ne passe
pas par l'enfermement communautariste". Un militant d'Indipendenza a
été molesté et interpellé, un militant de la Ghjuventù
Indipendentista a été passé à tabac et interpellé !!
Le Mercredi 20 Mars 2002 : CRS
cibles d'explosif : Une action qui a visé dans la soirée un camion
de CRS en faction devant le Palais de Justice de Bastia . 3 CRS ont
été choqués par une charge explosive de faible puissance lancée sur
le véhicule .L'engin aurait été envoyé par dessus un muret par un ou
plusieurs individus .
Le vendredi 22 Mars 2002 : Un
attentat a visé vendredi matin 22 mars vers 5h un immeuble de 6
studios destinés à la location de vacances à Prunelli di Fiumorbu et
appartenant à une société gérée par un continental. L'immeuble a été
complètement détruit. L'attentat n'a été ni signé, ni revendiqué.
Le samedi 23 Mars 2002 : Plus
de 2.000 personnes ont manifesté cet après-midi à Ajaccio pour
défendre la langue et la culture corse... A l'appel d'un collectif
constitué des trois syndicats étudiants représentés à l'université
de Corte (Ghjuventu paolina, Consulta di i studienti corsi et
Ghjuventu indipendentista), des syndicats lycéens, de plusieurs
mouvements, associations et partis nationalistes, soit au total une
trentaine d'organisations, la manifestation a rassemblé 1.500
personnes, selon la police, 2.500, selon les organisateurs. Le
cortège s'est ébranlé derrière une unique banderole "Lingua corsa
ufficiale" (langue corse officielle), portée par des étudiants.
"Nous réclamons l'officialisation de la langue corse. Nous réclamons
son enseignement de la maternelle à l'université sans
discontinuité", a déclaré Josepha Giacometti, porte-parole du
mouvement nationaliste Ghjuventu Indipendentista, au cours d'une
allocution prononcée en corse.
Dans la Nuit du Samedi 23 Mars
au Dimanche 24 Mars 2002 : Une tentative d'attentat à l'explosif a
été commise dans la nuit de samedi à dimanche contre le domicile
d'Emile Zuccarelli, maire de Bastia. Aucune Revendication. Il y a
quelques années, un attentat avait été perpétré comme la porte
d'entrée de l'appartement d'Emile Zuccarelli, ancien ministre de la
Fonction Publique. (Une charge évaluée à 250 grammes de gel explosif
avait été découverte par des policiers le 24 mars 2002 vers 01H00
devant la porte de l'appartement de M. Zuccarelli (PRG), dans le
centre de Bastia. Des voisins avaient donné l'alerte après avoir
croisé, dans la cage d'escalier, trois hommes cagoulés et armés qui
les avaient brièvement menacés avant de prendre la fuite.
Le Dimanche 24 Mars 2002 : Le
corps d'un homme d'une quarantaine d'année a été découvert dimanche
soir à 20h30 dans un appartement du centre ville d'Ajaccio, dont la
porte était entre- baillée. On ignore pour l'instant l'identité de
la victime et les circonstances de sa mort
Le lundi 25 Mars 2002 :
Agression à Isula Rossa de Maria Stella Rochi. Maria Stella Rochi
Décédera après avoir échappé a son agresseur, 4 heures après...
L'homme d'origine méditeranéene est recherché. Marie-Stella Rocchi,
une jeune femme de 19 ans est morte dans la nuit de lundi 25 à mardi
26 mars d'un malaise cardio-vasculaire quelques heures après avoir
été enlevée dans sa propre voiture et frappée par un inconnu.
Marie-Stella Rocchi circulait à L'Ile-Rousse lundi (25 mars) vers
22H00 lorsqu'un individu s'est placé en travers de la route, la
contraignant à s'arrêter. Sous la menace d'un couteau, il l'a forcée
à le prendre à bord et s'est fait conduire sur un chemin de terre où
il l'a obligée à boire de l'alcool et l'a brutalisée, sans abuser
d'elle. L'agresseur s'est ensuite éloigné à pied en emportant les
clés du véhicule. Sa victime a rejoint L'Ile-Rousse. Là, un ami l'a
emmenée à la gendarmerie où elle a été examinée par un médecin.
C'est alors que son compagnon la raccompagnait en voiture chez elle
à Montemaggiore, à quelques kilomètres de là, qu'elle a succombé à
un malaise. La gendarmerie recherchait toujours mardi l'auteur de
l'agression, qu'elle avait pu décrire aux enquêteurs comme un homme
ivre d'une quarantaine d'années.
Le mardi 26 Mars 2002 :
Tentative d'assassinat mardi 26 mars vers 6h 45 à Santa Reparata di
Moriani où un homme de 37 ans, Paul Silvanioli, a été pris pour
cible par un tireur alors qu'il venait de quitter son domicile.
Atteint de plusieurs balles au bras, il a été transporté au centre
hospitalier de Bastia où ses jours ne sont pas en danger.
L'agresseur a lui été interpellé et placé en garde à vue à la
gendarmerie de Cervioni. On ne connaît pas pour l'instant les
mobiles de son acte.
Le mercredi 27 Mars 2002 :
Jean-Martin Verdi, le gérant de l'ancienne entreprise de convoyage
de fonds Bastia Securita, l'avocate nationaliste Marie-Hélène Mattei
et Christophe Pieri, fils du responsable nationaliste Charles Pieri,
ont été relaxés mercredi 27 mars par la cour d'appel de Bastia dans
une affaire d'abus de biens sociaux. Jean-Martin Verdi avait été
condamné en première instance le 2 octobre à 18 mois de prison, dont
six ferme, et 7.623 euros d'amende, Christophe Pieri à 18 mois avec
sursis et 4.574 euros d'amende et Hélène Mattei à 15 mois avec
sursis et 4.574 euros d'amende. Jean-Martin Verdi était poursuivi
pour avoir continué à verser un salaire à François Santoni,
assassiné le 17 août 2001, alors qu'il était en détention entre le
17 décembre 1996 et le 10 novembre 1998, ainsi qu'à Christophe
Pieri, détenu entre octobre 1998 et février 1999. Marie-Hélène
Mattei était poursuivie pour recel, soupçonnée d'avoir profité du
traitement versé à François Santoni, qui était alors son compagnon,
via un compte joint. En appel, l'avocat général avait réclamé 18
mois de prison avec sursis et 7.623 euros d'amende contre
Jean-Martin Verdi et la confirmation des peines contre Christophe
Pieri et Marie-Hélène Mattei. Les juges ont estimé, comme l'avait
plaidé la défense, qu'aucune disposition du droit du travail
n'interdisait à un employeur de payer le salaire d'un employé en
détention provisoire. Bastia Securita a cessé ses activités en 1999.
Une partie de ses actifs a été reprise par la société ESSE.
Le Vendredi 29 Mars 2002 : Le
commissariat de Bastia et la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse)
ont été mitraillés vendredi soir par des nationalistes clandestins
qui ont aussitôt pris la fuite. Il n'y a pas eu de victimes !!!
Vendredi, vers 21h, un tir nourri d'armes automatiques avait d'abord
pris pour cible le troisième étage du commissariat de Bastia, sans
faire de blessés, selon la police. Selon les premières
constatations, les auteurs de ce mitraillage ont agi depuis une
esplanade face à l'hôtel de police. Deux heures plus tard, une
opération du même type visait les locaux de la sous-préfecture de
Corte (Haute-Corse). Cette deuxième action n'a pas non plus fait de
blessés
Le Samedi 30 Mars 2002 : Les
nationalistes du groupe sans nom ont revendiqué samedi 30 mars neuf
attentats et tentatives lors d'une conférence de presse clandestine
dans la région de Corte, au cours de laquelle ils ont demandé aux
candidats à l'élection présidentielle de "modifier la Constitution
pour donner un pouvoir législatif à la Corse". Dans un communiqué,
ils ont également appelé les candidats Jacques Chirac et Lionel
Jospin à "s'engager" à "prononcer une amnistie immédiate pour les
patriotes corses". Le groupe sans nom, apparu fin octobre en Corse,
a revendiqué les deux mitraillages qui ont visé, à quelques heures
d'intervalle, dans la nuit de vendredi 29 à samedi 30 mars, la
sous-préfecture de Corte ainsi que le commissariat de Bastia. Les
clandestins ont par contre assuré ne pas être à l'origine de la
tentative d'attentat, le week-end dernier, contre le domicile du
maire de Bastia Emile Zuccarelli, tout en ajoutant: "nous en
félicitons et encourageons les auteurs". Le Groupe sans nom s'est
dit "loin de décréter une trêve de ses actions politico-militaires
car il n'y a pas eu de geste fort allant vers nos revendications,
notamment l'absence de rapprochement des patriotes corses à Borgo".
Dans son communiqué, le groupe ajoute: "nous mettons en garde les
forces coloniales françaises que nous réagirons avec virulence si
elles continuent leurs exactions". Il ajoute cependant que "la paix
reste une de nos priorités, mais elle ne sera effective que
lorsqu'une vraie solution politique négociée sera mise en place".
Les clandestins réaffirment leur souhait de voir les Corses se
réunir en "assemblée générale" pour "déterminer les critères pour la
constitution d'un corps électoral qui servira à mettre en place une
assemblée nationale provisoire corse ainsi qu'à un éventuel
referendum". Le groupe sans nom a revendiqué l'attentat contre la
vedette des douanes perpétré le 12 février dans le vieux port de
Bastia, le mitraillage d'un cantonnement de gendarmes mobiles le 1er
mars près de Calvi, le mitraillage de la façade de la préfecture de
Haute-Corse à Bastia le 5 mars, la tentative d'attentat contre la
trésorerie générale de Bastia le 12 mars, ainsi que les attentats
contre deux villas à Lumio. Il endosse également la responsabilité
d'une tentative d'attentat contre la villa dite du "roi des Belges",
visée à deux reprises les 11 et 16 février, en précisant avoir
déposé "deux charges de nitrate fioul de 50 kilos couplées à du
cimagel".
Le 30 mars 2002 : une
paillote située sur la commune de Pianottoli-Caldarello, dont le
maire est Jérôme Polverini, président de l'office de l'Environnement
et de l'Association des maires de la Corse-du-Sud, a été la cible
des plastiqueurs, une semaine après le Conservatoire du Littoral,
installé non loin de là.
Le Dimanche 31 Mars 2002 : Une
information judiciaire contre X pour assassinat a été ouverte par le
parquet de Bastia à la suite de la découverte dimanche 31 mars du
cadavre d'un jeune homme, mort depuis plusieurs mois, à Giuncaggio.
L'autopsie du cadavre, rendue extrêmement difficile en raison de son
état de décomposition avancée, a indiqué que l'homme a
vraisemblablement été atteint de projectiles. Aucun élément n'a
permis de déterminer l'identité de la victime, dont l'âge se
situerait entre 20 et 35 ans. Le corps avait été découvert par un
automobiliste dans des buissons en contrebas d'une route nationale,
dans un endroit isolé.
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Avril |
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Dans la nuit du Lundi 1er
Avril au Mardi 2 Avril 2002 : Dans la nuit de lundi à mardi, une
charge a explosé devant le bar, brisant sa vitrine et endommageant
une voiture stationnée. I Fratelli avait déjà été visé par un
attentat en novembre 2001. Ces actes, qui seraient liés à un
différend d'ordre privé ou commercial, n'ont pas été revendiqués.
Le Mercredi 3 Avril : Le
travail a repris mercredi 3 avril à la DDE de Corse-du-Sud après une
longue grève de quatre mois entamée en décembre par les agents pour
réclamer un meilleur régime indemnitaire et des assurances sur le
changement de statut provoqué par la loi sur la Corse du 22 janvier.
Les agents ont voté mardi (2) la reprise du travail après avoir été
reçus, la semaine dernière, par le ministre de l'Equipement,
Jean-Claude Gayssot, qui a accepté certaines de leurs
revendications, comme la prise en compte financières des
spécificités des conditions de leur travail en Corse. Par ailleurs,
une mission ministérielle va étudier les conséquences des évolutions
du statut des agents qui s'apprêtent à passer, d'ici 2004, sous la
coupe de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) dans le cadre
des transferts de compétences prévus par la nouvelle loi. Lancée le
5 décembre, la grève des services de l'équipement, qui emploie près
de 500 personnes en Corse-du-Sud, a fortement perturbé l'activité
des entreprises de BTP, notamment en stoppant la délivrance des
permis de construire.
Le Mercredi 3 Avril :
Arrestation d'un militant du parti Indipendenza, le Comité
Anti-Répression appel à se mobiliser devant le commissariat
D'Aiacciu dans la Soirée. Arrestation aussi d'une autre personne.
Le Jeudi 4 Avril 2002 : Un
attentat à l'explosif a visé dans la soirée une caserne de
gendarmerie dans le centre d'Ajaccio, brisant plusieurs vitres de
bureaux et d'appartements et endommageant des véhicules. Une charge,
évaluée à 300 grammes selon les premières constatations, a été
lancée par un inconnu à 21H17 par dessus le mur d'enceinte de la
caserne Bacchiochi qui abrite le groupement de gendarmerie de
Corse-du-Sud, à proximité du palais de justice.
Dans la nuit du Jeudi 4 Avril
au Vendredi 5 Avril 2002 : Un bar d'Ajaccio a été fortement
endommagé dans la nuit de jeudi à vendredi par un attentat, le
deuxième le visant depuis le début de la semaine. La salle du bar I
Fratelli, situé dans la rue principale d'Ajaccio, a été dévastée à
03H40 par l'explosion d'une charge, évaluée à 1 kg, dont l'effet de
souffle a également détruit un mur.
Le jeudi 4 avril 2002 : Un
bungalow a été endommagé plusieurs autres dans l'enceinte du Club
Méditerranée à Lumio, près de Calvi (Haute-Corse). Un commando a
fait irruption peu avant 22H00 dans le complexe, situé dans la
Marine de San Ambrogio, avant de placer plusieurs charges devant des
bungalows. L'un d'entre eux a été détruit, deux autres ont été
fortement endommagés et une dizaine d'autres légèrement.
Le Vendredi 5 Avril 2002 : Les
deux négociateurs nationalistes du processus de Matignon, Jean-Guy
Talamoni et Paul Quastana, seront candidats aux élections
législatives en Haute-Corse et en Corse-du-Sud. Corsica Nazione
présente par ailleurs François Sargentini, l'un des responsables du
parti Indipendenza, dans la deuxième circonscription de Haute-Corse,
à Corte, et Jean-Marie Poli, l'un des porte-paroles du Comité
anti-répression, dans celle d'Ajaccio.
Le Vendredi 5 Avril 2002 :
Deux ans de prison largement assorti de sursis ont été requis
vendredi 5 avril devant le tribunal correctionnel de Bastia contre
Dominique Bursachi, un retraité de 70 ans, soupçonné d'avoir
provoqué en août 2000 le gigantesque incendie d'une des plus belles
forêts de Corse à cause d'un différend entre chasseurs aux
sangliers. Dominique Bursachi, qui avait reconnu les faits devant
les enquêteurs avant de se rétracter, a de nouveau nié toute
responsabilité, déclarant ne se souvenir ni de l'incendie ni de ses
aveux. Son avocat a plaidé la relaxe, arguant que son client faisait
un "coupable idéal"
Le 5 Avril 2002 : Deux jeunes
Maghrébins agressés à L'Ile-Rousse : Alors qu'ils quittaient une
résidence où ils étaient venus rendre visite à des amis deux
immigrés ont été attaqués, vendredi soir, par quatre hommes
encagoulés. L'une des deux victimes a été blessée par un pistolet à
grenailles et hospitalisée. Cette agression, a soulevé une
désapprobation quasi générale. Profitant de l'émotion provoquée par
le décès de la jeune Maria-Stella Rocchi, 19 ans, et demi, survenu
après une agression le 25 mars dernier, certaines personnes se
laissent aller depuis à des penchants xénophobes. Plusieurs tracts
anonymes entachés de propos racistes ont en effet circulé dans la
microrégion. Le siège de « l'Union des Marocains en Balagne » a
également été mitraillé et des inscriptions « Arabi fora »
fleurissent sur les murs de la cité paoline.
Le Samedi 6 Avril 2002 : Le
Comité Anti-Répression était présent pour accueillir a sa manière le
Candidat Jospin... Banderolles, Slogans et Revendications d'un
traitement politique des prisonniers politiques. Lionel Jospin a
annoncé un "contrat pour la Corse" qui "comportera notamment de
nouvelles avancées institutionnelles". "Une révision de la
Constitution rendra possible ces avancées en même temps qu'elle
permettra la consultation des Corses sur ce projet".... Il a
réaffirmé qu'il n'était pas question d'amnistie pour les assassins
du préfet de Corse Claude Erignac, abattu le 6 février 1998 à
Ajaccio. !!!
Le Samedi 6 Avril 2002 : l'ACA
accède à la Division 1. Bastia perd son match, son maintien en D1,
n'es toujours pas assuré.
Le Lundi 8 Avril 2002 :
Jacques Chirac s'est déclaré, lundi, "très réservé" sur le projet de
consultation des Corses avancé par Lionel Jospin, faisant valoir que
"donner le droit à chacun de s'exprimer sur l'unité de la République
est extrêmement dangereux".
Le Lundi 8 avril 2002 : Huit
dockers d'une petite société de manutention corse observent une
grève qui a contraint la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM)
à dérouter deux de ses navires à destination de L'Ile-Rousse et
Calvi (Haute-Corse), a annoncé l'entreprise publique. Les huit
manutentionnaires de la SOMABA, société d'acconage de L'Ile-Rousse,
ont déposé samedi un préavis de grève jusqu'au 18 avril pour
"obtenir immédiatement une prime d'ancienneté de 10% au moins du
salaire mensuel", selon leur porte-parole Michel Magnardi, militant
du Syndicat des travailleurs corses (STC).
Le lundi 8 Avril 2002 :
L'organisation syndicale CGT-GNC du centre EDF-GDF Corse a tenu une
conférence de presse pour dénoncer la situation politique au sein de
l'entreprise. Aux côtés d'Antoine Mandrichi, secrétaire général CGT,
et de Patrick Maurel, responsable de l'union départementale 2A, une
délégation nationale de la fédération des Mines-Energies avait fait
le déplacement notamment Denis Cohen, secrétaire national ;
Jean-Claude Dougnac, responsable de la branche Energie, et Maurice
Durand, responsable du collectif régional PACA-Corse. Dix-huit
conseils de discipline en trois mois, une révocation, des
harcèlements, un climat délétère... D'entrée le secrétaire général
de la CGT a dénoncé les relations qui se sont nettement détériorées,
depuis quelque temps, entre la direction et le personnel. Ils ont
mis surtout en avant l'emprisonnement de deux agents de la centrale
du Vazzio, après le saccage de celle-ci au cours de la journée
d'action du 15 novembre. « Il y a six ans jour pour jour, un
hélicoptère d'EDF s'écrasait dans l'Extrême Sud faisant quatre
morts. A l'heure actuelle aucune, responsabilité n'est établie, rien
de concret n'est mis en exergue. Par contre, deux salariés sont
poursuivis depuis trois mois et incarcérés depuis vingt jours pour
avoir saccagé des locaux. Est-ce normal ? » a relevé Antoine
Mandrichi en dénonçant la justice à deux vitesses « Nous avons
condamné les faits et il est normal que la justice passe. Mais elle
doit être identique pour tout le monde ». « Nous exigeons la
libération immédiate des deux salariés ». Entre colère et
indignation, il a ajouté : « Le mouvement syndical est là pour
défendre les salariés, le service public, pour faire avancer les
choses. On a la nette impression qu'on essaye d'affaiblir le
mouvement à travers toutes ces actions. »
Le Mardi 9 Avril 2002 : A
Manca Naziunale présente ses candidats pour les élections
législatives.
Le Mardi 9 Avril 2002 : Le
juge antiterroriste Gilbert THIEL a mis en examen à Paris, un
habitant d'Aiacciu, interpellé la semaine dernière avec une autre
personne dans le cadre d'une enquête sur une tentative d'attentat à
la poubelle piégée contre un camion de CRS en décembre 2001. La
deuxième personne avait été relâchée. Francis Nivaggioli inconnu des
services de police et non militant a été mis en examen pour
"complicité d'association de malfaiteurs et complicité de tentative
de destruction de biens immobiliers appartenant à autrui par effet
d'une substance explosive, infractions en relation avec une
entreprise terroriste". Il a été libéré et placé sous contrôle
judiciaire. Une autre personne déjà arreté dans le cadre de ce
dossier est toujours détenue.
dans la nuit de mercredi 10
Avril 2002 au jeudi 11 Avril 2002 : Un attentat à l'explosif a été
commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un bar-glacier de
Porticcio, station balnéaire située sur la rive sud du golfe
d'Ajaccio (Corse-d-Sud), a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
L'explosion qui s'est produite peu après 3h40 visait le "Sextant",
situé à environ 100 mètres de la mer. La charge était disposée
devant la porte d'entrée et a provoqué des dégâts "assez importants"
mais n'a pas fait de blessé. Cet attentat n'a pas été revendiqué
Le Mercredi 10 Avril 2002 :
Des agriculteurs de la FDSEA, mécontents à la suite de coupures
d'eau, ont occupé mercredi 10 avril les locaux de l'Office
Hydraulique à Bastia. Ces coupures seraient consécutives à des
factures impayées
Le Jeudi 11 Avril 2002 : Deux
villas inoccupées ont été plastiquées jeudi soir en Corse. Il n'y a
pas eu de blessés. Les villas étaient situées route du Littoral, sur
la commune de Pianottoli-Caldarello, en Corse-du-Sud. Les deux
charges, estimées chacune à six kilogrammes de dynamite et placées
dans des fûts de bière, puis disposées aux issues, au centre et à
l'extérieur des deux résidences secondaires, ont explosé vers 23h30
et ont détruit les villas à 70%. L'une des maisons appartient à un
artiste nommé Moroni, vivant a Monaco, et l'autre à Jean-Louis
Vinciguerra, un cadre de France Télécom résidant sur le continent.
Selon les indications ces villas étaient relativement isolées dans
le secteur du camping Kevano, elles ont été bâties, il y a
respectivement 23 et 30 ans. Jérome Polverini a déclaré : « Les deux
maisons criminellement détruites, hier, ont été respectivement
autorisées il y a un quart de siècle, pour la maison Hardy le 6 aout
1972, pour la maison Liautaud le 15 juin 1979, c'est-à-dire dans les
deux cas fort légalement puisque antérieurement à la directive
d'aménagement du 27 septembre 1979 qui a édicté, pour la première
fois, l'interdiction de construire dans la bande des 100 mètres.
Depuis cette époque un refus systématique a toujours été opposé aux
demandes de permis de construire dans cette bande y compris aux
extensions nettes à partir du moment où l'administration les a
elles-mêmes interdites (...).
Le Jeudi 11 Avril 2002 : Une
charge explosive de faible puissance contre un restaurant de la
résidence San Damiano lieu dit "Tépina" commune d'Algajola.
Le Jeudi 11 Avril 2002 :
Affaire Attentats de Strasbourg 97, Pietrosella et vichy. Quatre
prévenus demandent le non lieu : Jean Castela, Vincent Andreuzzi,
Jean Philippe Antolini et Marcel Istria.
Le 12 Avril 2002 :
Après la
proposition de Corsica Nazione-Indipendenza : ANC et
Elections législatives : Réuni
le vendredi 12 avril à Corte, l'Exécutif de l'ANC a pris
connaissance de la proposition de Corsica Nazione -Indipendenza
offrant la place de suppléant à l'ANC dans la circonscription
d'Ajaccio aux élections Législatives de Juin. Sans entrer
dans certaines divergences de fond qui auraient pu aisément se
résoudre dans le cadre de la prise en compte des 14 points de la
démarche Unità, et tout en comprenant les difficultés rencontrées
par les uns et les autres dans ces désignations de candidats, l'ANC
se voit néanmoins contrainte de décliner l'offre qui lui est faite,
considérant la proposition insuffisante au plan des quatre
circonscriptions. Elle remercie toutefois Corsica Nazione-Indipendenza
d'Ajaccio pour leur volonté de privilégier l'union dans les faits.
Le Samedi 13 Avril 2002 :
Aiacciu : Manifestation à l'appel d'une trentaine d'associations et
de partis politiques pour défendre les droits des Palestiniens. L'un
des défilés les plus importants s'est formé en Corse, où près de
deux mille personnes ont manifesté dans le calme à Ajaccio
(Corse-du-Sud). Le cortège, parti de la place de la gare, a remonté
le cours Napoléon, artère principale d'Ajaccio, pour s'arrêter
devant la préfecture de région. Les manifestants ont demandé le
déploiement d'une force d'interposition.
Le Samedi 13 Avril 2002 : Les
gendarmes de Borgo ont fait samedi (13 avril) une macabre découverte
sur la plage de la Maraninca à Borgo : le corps d'un homme d'une
trentaine d'années dont la mort semblait remonter à la veille. Une
autopsie aura lieu en début de semaine afin de déterminer les
raisons du décès.
Le Samedi 13 Avril 2002 : Une
voiture présumée « piégée » a été neutralisée par les forces de
l'ordre, samedi soir, à Bastia. Le fait qu'elle stationnait de nuit
devant le palais de justice et que sa plaque d'immatriculation
correspondait à celle d'un véhicule « signalé » volé a suffi à
déclencher le branle-le bas au sein des forces de l'ordre. Au bout
du compte, il s'est avéré que le véhicule est la propriété légitime
d'un couple tranquille qui se trouvait au cinéma. Cherchez l'erreur.
Le Dimanche 14 Avril 2002 : Le
corps d'un éleveur de 71 ans, Mathieu Ettori, tué d'au moins une
décharge de chevrotine dans le dos, a été retrouvé dans un champ
dimanche matin (14 avril) à Olmeto. Mathieu Ettori a été retrouvé
par un membre de sa famille, alors qu'il gisait dans son champ. Son
corps a été transporté à la morgue du centre hospitalier d'Ajaccio
pour être autopsié. Les mobiles du meurtre, qui n'aurait aucun
caractère politique, n'étaient pas connus dans l'immédiat.
Dans la Nuit de Dimanche à
lundi 15 Avril 2002 : L'explosion d'une charge de faible puissance a
soufflé cette nuit la porte d'entrée d'un bar situé dans la galerie
marchande d'un hypermarché à Corte. L'attentat n'a été ni signé, ni
revendiqué.
publié le 15 / Le ?? Avril
2002 : Dans un communiqué, « les emplois jeunes STC se déclarent
satisfaits des premiers résultats d'une grève qui a duré 12 jours et
qui a vu une multitude d'actions menées dans l'unité, par des jeunes
adhérents de différentes organisations syndicales. Pour la première
fois et grâce à cette mobilisation exemplaire, les pouvoirs publics
ont reconnu le bien fondé des revendications des aides éducateurs et
au-delà, de l'ensemble des emplois jeunes qui craignent pour leur
avenir. La réunion du mardi 2 avril entre le recteur, le directeur
régional du travail, le directeur régional de l'ANPE et une
délégation d'aides éducateurs qui a été suivie par un conseil
académique vendredi 5 avril, a porté ses fruits : mise en place de
réunions de travail dès la rentrée avec les représentants des
pouvoirs publics ; création d'un comité de pilotage de l'ANPE,
campagne de promotion et forum en faveur des aides éducateurs ; mise
en contact direct au mois de juin des aides éducateurs avec leur
ministère ; retenue d'une journée symbolique de grève sur les douze.
Enfin, les emplois jeunes du STC vont tout mettre en œuvre pour que
les directions de toutes les organisations syndicales travaillent
dans l'unité, pour faire du dossier « emplois jeunes » une des
priorités de la rentrée sociale de septembre 2002 ».
Le lundi 15 Avril 2002 : Lors
d'une conférence de presse donnée Lundi 15 avril à Bastia, le Comité
Anti Répression a dénoncé une nouvelle fois la détention
indéfiniment prolongée qui, loin d'être l'exception prévue par la
loi, est devenue la règle pour les prisonniers politiques corses. Le
mouvement dénonce les conditions de détention qui leur sont imposées
et qu'il qualifie "d'indignes d'un pays se présentant volontiers
comme la patrie des droits de l'homme". Et de citer en vrac les
Privations de courrier, de visites, de parloir ; les interdictions
d'accès aux bibliothèques, aux cours de gymnastique, les mises au
secret dont seraient l'objet les prisonniers corses. Le CAR demande
toujours le regroupement des prisonniers dans un seul et même centre
de détention, ce qui, selon lui, contribuerait fortement à détendre
l'atmosphère, à apaiser rancœurs et rancunes et à faciliter la
recherche d'une solution politique. En pleine période électorale, le
CAR demande aussi solennellement au peuple corse, à ses
représentants élus, à tous les partis et mouvements politiques de
prendre une position officielle sur la remise en liberté des
prisonniers politiques corses.
Le Mardi 16 Avril 2002 :
Arrestation dans le Nebbiu d'une militante nationaliste, elle a été
relâché dans l'après midi. Leria Franceschini a été interpellée
Le Mardi 16 Avril 2002 :
Visite de Jacques Chirac en Corse. Devant quelque 1.500 personnes
rassemblées sous un chapiteau sur les terrains de l'aéroport de
Bastia-Poretta, Jacques Chirac a affirmé mardi 16 avril à Bastia
qu'il n'accepterait pas que la Corse soit écartée d'une façon ou
d'une autre de l'ensemble français et a appelé à sortir de
l'ambiguïté sur l'avenir de l'île. "Les Corses ont besoin que soit
mis définitivement un terme à la violence qui sape les fondements
mêmes de la paix sociale sur l'île, qui empêche tout démarrage
sérieux des investissements privés, qui écoeure les bonnes volontés.
S'agissant du statut, je vous le dis simplement mais solennellement
je n'accepterai pas demain, en 2004 ou en quelque autre date ce que
j'ai refusé hier. Je n'accepterai pas que la Corse soit écartée
d'une façon ou d'une autre de l'ensemble français. La République est
une, la loi s'applique à tous et seul le Parlement peut la voter",
a-t-il déclaré. Pour le candidat, cela ne veut pas dire qu'il ne
faille pas profondément modifier l'architecture des pouvoirs entre
l'Etat et les collectivités locales. Il a rappelé sa proposition
d'une révision de la Constitution pour donner plus de pouvoirs aux
citoyens et faire en sorte que les décisions soient prises au
meilleur niveau de compétence et d'expérience. "La Corse, les Corses
participeront naturellement au grand débat national sur ce sujet que
j'appelle de mes voeux et au référendum national qui devra le
conclure. Je suis sûr qu'ainsi nous moderniserons notre pays et que
nous donnerons à la démocratie sociale comme à la démocratie locale
les vocations qui sont les leurs, être les moteurs du progrès, ceci
naturellement qu'il s'agisse du continent ou de l'île, dans un même
et unique ensemble français", a-t-il dit. Le président sortant a
également assuré qu'il veillerait à ce que l'Etat tienne les
engagements contenus dans la loi du 22 janvier 2002 sur l'avenir de
la Corse. "Rien ne serait plus dangereux que de retarder ou de
rétrécir les dispositions prises, tant en matière de transferts de
compétence que de mise en oeuvre des mesures fiscales ou de
développement économique", a-t-il dit Le sénateur DVD de Haute-Corse
Paul Natali, Jean Baggioni, président RPR du conseil exécutif de
l'assemblée territoriale de Corse, et le député DL Paul Patriarche
étaient aux côtés de Jacques Chirac sur la tribune. REACTIONS :
Emile Zuccarelli a d'ores et déjà réagit aux déclarations de Jacques
Chirac. Dans un communiqué le maire de Bastia déclare : " Les
déclarations du candidat Jacques Chirac quant à l'avenir de notre
région pourraient être intéressantes si elles ne venaient pas d'un
homme qui, occupant la plus haute fonction dans la république, est
resté silencieux tout au long des discussions du processus dit de
Matignon. Se contentant simplement, de ci de là, de propos destinés,
d'abord, à ne fâcher personne. Ni les tenants ni les opposants au
processus. Aujourd'hui à 4 jours de l'élection présidentielle
Jacques Chirac découvre les dangers d'une dérive institutionnelle
notamment à travers la dévolution d'un pouvoir législatif dont ses
principaux soutiens auto-proclamés dans l'île, comme José Rossi et
Jean Baggioni, ont été les promoteurs" Et Emile Zuccarelli de
conclure : "Les Corses mesurent combien les propos de dernière
minute de Jacques Chirac sont à visée purement électoraliste. Ils le
savent, le seul vote sans ambiguïté dimanche pour affirmer leur
attachement à la place de la Corse dans la République est le vote
pour Jean Pierre Chevenement". André Vallini, un des porte-parole de
Lionel Jospin, a lui affirmé que Jacques Chirac n'avait aucune leçon
à donner au Premier ministre-candidat sur la Corse. "Jacques Chirac,
en nouvelle Madonne des aéroports, a consacré quelques heures à la
Corse sur les tarmacs d'Ajaccio et de Bastia pour énoncer quelques
formules d'évidence sur le Parlement qui fait la loi ou la
République une et indivisible. Son action pour la Corse depuis 25
ans se résume en fait au drame d'Aléria lorqu'il était Premier
ministre en 1975 et aux négociations secrètes avec les
indépendantistes en 1996. Il n'a donc aucun leçon à donner à Lionel
Jospin dont l'action courageuse, et au grand jour, a commencé à
dessiner l'avenir de l'ile, son développement économique et social
et le retour à la paix de la Corse dans la République" écrit A.
Vallini dans un communiqué.
Le mardi 16 Avril 2002 : La
Ghjuventù Indipendendista communique : Le premier procès suite aux
interpellations de ceux qui défendaient leur langue aura lieu le
MARDI 30 AVRIL A BASTIA. ANTO OCCHIONI : 17 ans membre de la GI
BASTIA passera devant le tribunal correctionnel de Bastia.Rappelons
que ce jeune garçon avait ete interpelle le lundi 4 mars alors qu il
circulait en ville ,et qu on lui reproche sa participation au manifs
des jours precedents. Un second procès est prévu le 29 JUIN pour PM
NICOLAI. D'autre militants de la GI (SEBASTIEN QUENOT, HERVE
SENTELLI,JM PRESCELTI)seront entendu par les services de répression
coloniale dans les prochain jours. La GI apporte son soutient a
touts les militants poursuivis et demande l arrêt immediat de toutes
ces poursuites! LA REPRESSION NE FERA QU ACCROÎTRE NOTRE
DÉTERMINATION!!!!!
Le Mardi 16 Avril 2002 : Une
dizaine de personnes appartenant au milieu du grand banditisme corse
ont été interpellées, mardi 16 avril, par les gendarmes, à Bastia,
Marseille et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations,
qui concernent cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à
Bastia, font suite à une série de règlements de comptes et de vols à
main armée. Les gendarmes agissaient sur commission rogatoire d'un
juge de Bastia.
dans la nuit de mercredi 17
Avril 2002 à jeudi 18 Avril 2002 : Un attentat à l'explosif a été
commis dans la nuit de mercredi à jeudi contre un camping d'Algajola
(Haute-Corse). Une charge de faible puissance avait été déposée
devant l'entrée de la supérette de cet établissement appartenant à
Olivier Loverini. L'explosion a provoqué des dégâts légers. Il était
environ 23 h 30 lorsque l'explosion s'est produite, dans l'enceinte
du camping de la plage, situé dans la plaine d'Aregno, sur la ligne
droite d'Algajola.
Le Jeudi 18 Avril 2002 :
Arrestation de nouveau de la militante nationaliste du Nebbiu et
elle a été mise en Garde à Vue. Des interpellations ont eu lieu
aussi à Bastia dans les rangs nationalistes. Afin de protester
contre l'arrestation à Bastia et St Florent de plusieurs colleurs
d'affiche de Ghjuventù Indipendentista, le Comité Anti Repression a
organisé jeudi soir (18 avril) un rassemblement devant la
Gendarmerie de St Florent. En tout six personnes ont été entendu par
les forces de répression, trois militants dont deux de la Ghjuventù
Paolina, Jean Christophe Benedetti et Jerome Albertini seront
convoqués Lundi 22 Avril par cette même justice ! Des Militants de
la Ghjuventù Indipendentista dont un militant de l'extrême sud
seront eux aussi convoqués. 2 militants de la Ghjuventù Paolina,
JCB et JA sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour
être entendu dans le cadre d'incidents qui aurait fait suite à
l'occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi
avant la manif pour l'officialisation du 5 avril.
Le Jeudi 18 Avril 2002 : La
Ghjuventù Indipendentista Communique : Six personnes, proches ou
militants de la Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés
aujourd'hui dans la région Bastiaise. Leria Franceschini, Hervé
Santelli et quatre autres jeunes ont été une nouvelle fois victimes
de la répression effrénée de l'Etat Français. De plus d'autres
militants ont été convoqués ces derniers jours (J.M.Prescelti,
Occhioni, M. Giraschi ...) et restent sous la menace de sanctions
judiciaires. Ces faits sont intolérables et témoignent d'une volonté
délibérée des forces répressives de nous fragiliser voire de nous
démanteler. La Ghjuventù Indipendentista tient à faire savoir
qu'elle ne se laissera jamais intimider, et qu'elle reste prête à se
mobiliser. Nous demandons l'arrêt immédiat de cette vague répressive
ainsi que de toutes les poursuites. BASTA A RIPRESSIONI !!! A NOSCIA
CUSCENZA HÈ RISISTENZA !
Le Jeudi 18 Avril 2002 : Le
C.A.R communique : Les récentes auditions et interpellations de
jeunes militants et sympathisants indépendantistes mettent en
évidence la continuité d’une répression politico – judiciaire à
l’encontre de celles et ceux qui, il y a quelques semaines, posaient
avec gravité la place de notre langue et de notre culture au sein de
notre société actuelle. Les agissements policiers de ces dernières
heures ne sont ni plus ni moins que la suite logique de cette
politique négationniste qui récuse les valeurs identitaires de notre
peuple, malgré leur dimension universelle… Ils interviennent
également de concert avec les propos de certains candidats à
l’élection présidentielle française qui, opposés à toute approche
évolutive du problème politique corse, brandissent une énième fois
le spectre de l’immobilisme et de la répression, aidés en cela par
quelques élus retournés pour la circonstance… Le Comité Anti
Répression apporte son total soutien à toute cette jeunesse qui
démontre qu’un autre avenir est possible, bâti sur des valeurs
inaliénables, en dehors de toute approche réactionnaire et
répressive. LOTTA GHJUVENTU, L’AVVENE SI TU !!! COMITE ANTI
REPRESSION.
Le Jeudi 18 Avril 2002 : On
apprend que Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la
french connection, est convoqué mardi prochain à la brigade
financière du SRPJ d'Ajaccio, dans le cadre d'une enquête pour abus
de biens sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel
Gentil. Son épouse, Arlette Colonna, devrait également être placée
en garde à vue. Tous deux vont notamment s'expliquer sur les
conditions de rachat de l'hôtel de luxe le Miramar, à Propriano. Les
enquêteurs soupçonnent Jean-Jé Colonna d'être le véritable
propriétaire de cet établissement, dont les murs ont été rachetés
par Robert Feliciaggi . Jean-Jé Colonna, qui a échappé jusqu'à
présent à tous les services d'enquête, sera aussi entendu pour une
affaire d'emploi fictif. Sa seule rémunération officielle est un
salaire de 1 524 € versé par son épouse, qui l'emploierait dans une
supérette... Défendu par M e Jacques Vergès, cette figure mythique
du grand banditisme devrait être également entendue dans le cadre
d'une enquête pour " blanchiment ", portant sur l'exploitation du
casino d'Ajaccio. Pour Jean Jé Colonna qui est sorti de sa réserve
pour la première fois depuis très longtemps et répondant à une
interview de notre confrère Le Parisien, il s'agit d'une machination
politique, dont le but est de faire croire qu'il existe une mafia en
Corse, dont il serait le parrain, qui, elle même, serait liée à des
hommes politiques. "Je constate simplement que mes ennuis se
produisent plus fréquemment sous les gouvernements de gauche que de
droite. A travers Robert Feliciaggi, qui se présente aux prochaines
élections législatives, on veut atteindre Charles Pasqua" a t-il
déclaré à notre confrère.
Le Vendredi 20 Avril 2002 :
Quatre membres présumés du banditisme corse, interpellés mardi 16
avril lors d'un coup de filet des gendarmes à Marseille, Toulon et
Bastia, ont été mis en examen vendredi par un juge bastiais et
écroués. Les quatre personnes ont toutes été mises en examen pour
association de malfaiteurs, deux d'entre elles l'étant en outre pour
infraction à la législation sur les armes. Elles ont été écrouées à
la maison d'arrêt de Borgo. Jeudi 18 avril, un homme interpellé à
Marseille avait déjà été mis en examen pour association de
malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes, et écroué
par le juge Charles Duchaine. La veille, un homme avait été écroué
et une femme placée sous contrôle judiciaire après avoir été tous
deux mis en examen pour association de malfaiteurs. Tous sont
soupçonnés d'avoir pris part à des préparatifs de règlements de
comptes dans le milieu. Des perquisitions ont permis de saisir de
nombreuses armes de poing, des armes d'épaule, des perruques, des
munitions et des gilets pare-balles. Une dizaine de personnes
avaient été interpellées mardi par les gendarmes à Bastia, Marseille
et Toulon et placées en garde à vue. Ces interpellations
concernaient cinq personnes à Marseille, deux à Toulon et trois à
Bastia
Le Samedi 20 Avril 2002 :
Communiqué de l'A.N.C : Une demi-douzaine de militants de A
Ghjuventù Indipendentista ont été interpellés et auditionnées ces
jour-ci, d’autres ont été convoqués pour audition. Après les
mobilisations de mars en faveur de la langue corse, la jeunesse
corse attendait d’autres réponses à ses légitimes aspirations que
celle de la répression.
L’ANC demande aux pouvoirs publics de faire cesser des manoeuvres
aussi grossières qui n’ont d’autre but que l’intimidation et les
pressions pour que les jeunes ne se mobilisent plus et rentrent dans
le rang.
Les importantes mobilisations de mars ont montré que la jeunesse
corse dans le calme et la responsabilité, à l’instar de la grande
manifestation d’Ajaccio, entendaient porter jusqu’au bout leurs
revendications en faveur de la langue de la culture et de
l’université.
L’ANC leur apporte son soutien total et sera toujours aux côtés de
cette jeunesse pour que leurs justes revendications soient enfin
prises en compte.
Le Samedi 20 Avril 2002 : Le
conseil municipal de Luri annoncé samedi 20 avril qu'il
n'organiserait pas de scrutin présidentiel dimanche, afin de
protester contre "l'intrusion de gendarmes" dans sa salle de
délibérations. Les élus de Luri, un village du Cap corse comptant
750 habitants, n'ont pas supporté que des gendarmes en tenue
viennent vérifier si leur maire, déclaré inéligible, continuait
malgré tout d'exercer son mandat. En octobre, la cour de cassation
avait condamné Dominique Cervoni à deux ans d'inéligibilité pour
favoritisme et, début avril, le préfet de Haute-Corse a pris un
arrêté pour faire appliquer cette décision de justice. Les gendarmes
ont constaté la présence de D. Cervoni à la mairie, mais les
conseillers leur ont expliqué que l'ancien maire était simplement
venu discuter à bâtons rompus avec les conseillers, après la séance
de délibérations. La préfecture a nommé un délégué spécial pour
organiser les élections en lieu et place du maire et de ses
conseillers
Le dimanche 21 Avril 2002 : La
Corse a suivi la même voie que le reste de la France en plaçant en
tête Jacques Chirac, en recul toutefois par rapport à 1995.
Jean-Marie Le Pen effectue une spectaculaire percée sur une île où
le Front National est peu implanté. J.M. Le Pen fait presque jeu
égal avec M. Chirac dans plusieurs des principales villes de l'île,
comme Porto-Vecchio, où seules 22 voix les séparent, ou à Bonifacio.
Il obtient la deuxième place tant à Ajaccio qu'à Bastia. Jean-Pierre
Chevènement, l'un des principaux opposants du processus, réalise en
Corse, avec 7,03% des voix, un meilleur score qu'au niveau national,
après avoir été soutenu par le maire de Bastia Emile Zuccarelli et
le sénateur Nicolas Alfonsi, tous deux élus du PRG. Il obtient ainsi
11,73% à Bastia
Le Lundi 22 Avril 2002 :Un bar
du centre-ville d'Ajaccio a été visé par un attentat vers 3h du
matin dans la nuit de dimanche à lundi. la charge a détruit en
partie l'établissement "Le Forum", situé sur le vieux port Tino
Rossi. La bâche a entièrement été déchirée, la baie vitrée de la
porte d'entrée a volé en éclats et certaines vitres des habitations
situées au-dessus de l'établissement ont été soufflées par
l'explosion. Cet attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.
L'enquête a été confiée à la Sûreté urbaine d'Ajaccio. C'est la
quatrième fois en deux mois qu'un établissement est visé dans la
cité impériale
Le Lundi 22 Avril 2002 : Deux
militants Ghjuventù Paolina Jean Christophe Benedetti et Jérôme
Albertini sont convoqués ce lundi à la gendarmerie de Corti pour
être entendu dans le cadre d'incidents qui aurait fait suite à
l'occupation de la sous préfecture par les 3 syndicats, le Vendredi
avant la manif pour l'officialisation du 5 avril.
Le Lundi 22 Avril 2002 :
Résultat Présidentielle suite (...) : Jean-Marie Le Pen a obtenu
dimanche 100 % des suffrages à Piano (Haute-Corse) en recueillant la
voix du seul électeur ayant voté, a-t-on appris auprès de la mairie.
Le petit village de Piano, dans la région de la Castagniccia au sud
de Bastia, compte cinquante inscrits mais le taux d'abstention a
atteint 98 % en raison d'un "boycott du scrutin qui a été suivi par
tous les habitants sauf un", a expliqué le maire Jean Imperinetti
(SE). Le conseil municipal avait organisé ce boycott pour protester
contre "l'attitude des pouvoirs publics" sur les dossiers de la mise
aux normes des captages d'eau et de la divagation des animaux, un
problème récurrent en Corse. Le score record de M. Le Pen "n'a rien
à voir avec l'image de la commune", a précisé le maire.
Le Lundi 22 Avril 2002 : Des
peines d'amende ont été requises lundi à l'encontre du sénateur DVD
Paul Natali et de trois autres responsables de la Chambre de
commerce et d'industrie (CCI) de Bastia, jugés devant le tribunal
correctionnel pour prise illégale d'intérêt et recel. Le procureur
adjoint Francis Battut a requis une amende de 30.000 euros à
l'encontre de Paul Natali, poursuivi en sa qualité d'ancien
président de la CCI, sur les conditions d'attribution à des
fournisseurs privés de différents marchés, comme la vente de
véhicules ou de travaux, entre 1995 et 1997. Outre Paul Natali, onze
autres personnes, dont les enfants du sénateur, Pierre et
Marie-Dominique, co-directeurs de deux sociétés de bâtiment, sont
poursuivies pour faux et recel, favoritisme et prise illégale
d'intérêt. Toujours en sa qualité de président du conseil général,
il a en revanche été relaxé dans une autre affaire de prise illégale
d'intérêt portant sur l'attribution de marchés publics aux sociétés
de ses enfants, qui ont également été relaxés.
Le Lundi 22 Avril 2002 : Au
lendemain des élections présidentielles Jean-Guy Talamoni, chef de
file des nationalistes corses, a estimé que la France ressemblait à
"un navire en perdition" en qualifiant de "très inquiétante" la
deuxième place obtenue par Jean-Marie Le Pen.. "La Corse apparaît à
la remorque d'un navire en perdition, la France. C'est pourquoi nous
proposons de prendre nos distances le plus rapidement possible". Ces
élections "illustrent l'état de décomposition de la classe politique
française", a-t-il ajouté. Pour J.G. Talamoni, le processus de
Matignon "apparaît mal en point" après l'élimination de Lionel
Jospin dès le premier tour. "Mais nous allons attendre les élections
législatives pour nous positionner. Nous nous préparons à toutes les
éventualités. Nous continuons à privilégier le dialogue mais nous
sommes également prêts à la confrontation si la voie de la
répression est choisie par le futur gouvernement français". Il a
estimé que le faible taux de participation en Corse, première région
pour les abstentionnistes avec 41,38%, s'expliquait "en bonne partie
par le refus de voter des nationalistes", pour qui il s'agissait
avant tout d'une élection "franco-française".
Le Lundi 22 Avril 2002 : Le
président RPR du conseil exécutif de Corse, Jean Baggioni, a annoncé
lundi 22 avril sa candidature aux élections législatives dans la
première circonscription de Haute-Corse, à Bastia, où il affrontera
notamment le maire Emile Zuccarelli, vainqueur en 1995.
Le Mardi 23 Avril 2002 :
Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna, 62 ans, ancien de la french
connection, etait convoqué mardi prochain à la brigade financière du
SRPJ d'Ajaccio, dans le cadre d'une enquête pour abus de biens
sociaux, instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil.
Mais Jean-Baptiste, dit Jean-Jé Colonna ne s'est pas présenté ce
mardi 23 avril à la brigade financière du SRPJ d'Ajaccio qui l'avait
convoqué dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux,
instruite par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil. Il aurait
demandé le report de son audition afin de déconnecter cette affaire
du contexte électoral. J.B.Colonna devait notamment s'expliquer sur
les conditions de rachat de l'hôtel le Miramar, à Propriano. Il
devait aussi être entendu pour une affaire d'emploi fictif. Arlette
Colonna, son épouse, en revanche a été placée en garde à vue ce
matin. Dans une interview qu'il avait donné la semaine dernière à
notre confrère Le Parisien, il avait déclaré que pour lui il
s'agissait d'une machination politique, dont le but était de faire
croire qu'il existait une mafia en Corse, dont il serait le parrain,
qui, elle même, serait liée à des hommes politiques. Selon certaines
sources, le juge ajaccien ne serait pas enclin à reporter cette
audition et pourrait donc délivrer rapidement un mandat d'amener.
Le Mardi 23 Avril 2002 :
Réunion au sommet, ce mardi après-midi, en mairie de Feliceto. Tous
les maires de Balagne étaient regroupés pour venir apporter leur
soutien à leur consœur, Mme Chantal Connault-Leca, violemment prise
à partie lundi par un administré mécontent. Alors qu'elles se
trouvaient en mairie, le premier magistrat et la secrétaire, Mme
Christine Leonetti, ont eu une altercation avec un homme du village,
qui les a menacées avec un bâton. A l'origine de cet accès de
violence, une banale histoire d'urbanisme, qui s'est envenimée. En
signe de protestation, toutes les mairies de Balagne fermeront leurs
portes au public, le vendredi 26 avril de 10 heures à 12 heures. La
mairie de Feliceto est quant à elle fermée jusqu'à nouvel ordre, le
conseil municipal entendant ainsi dénoncer « la carence des services
de l'Etat dans ce type d'affaires et un certain laxisme de la part
de la gendarmerie ».
Le Mardi 23 Avril 2002 :
L'enquête ouverte après le meurtre du glacier bastiais Pierre
Martinelli, a abouti ce mardi 23 avril à l'arrestation du meurtrier
présumé. Celui ci a été mis en examen pour assassinat et écroué à la
prison de Borgo. Il s'agit du fils de la victime, Pierre-Louis
Martinelli, 22 ans. Son complice et la compagne de celui ci ont
également été écroués. On ignore cependant encore dans quelles
circonstances s'est joué ce drame. Pierre Martinelli, 55 ans, gérant
de la pizzeria Gino à Bastia, avait été retrouvé chez lui, le 16
mars dernier, seul, par un membre de sa famille. La victime avait
reçu deux décharges de fusil de chasse. Pierre-Louis Martinelli,
Jean-Charles Fieschi et Sandrine Nasica (dont le propre fils de la
victime, un ami proche et la compagne de celui-ci ont en effet été
interpellés dimanche et avant-hier) se trouvaient dans le cabinet du
juge Marie Leclerc, en chargé de ce délicat dossier. Tous trois ont
été mis en examen pour « assassinat » et « complicité » et deux
d'entre deux, dont le fils du restaurateur, ont été écroués à la
maison d'arrêt de Borgo
Le Mardi 23 Avril 2002 : Deux
ans de prison avec sursis ont été requis mardi 23 avril à l'encontre
du sénateur Paul Natali, jugé, avec d'autres anciens responsables de
la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bastia, pour
favoritisme dans le cadre de la passation de marchés publics. Le
procureur adjoint Francis Battut a requis, outre de la prison avec
sursis, 30.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits
civiques et civils contre P. Natali, président de la CCI entre 1996
et 1999. Treize autres membres de la CCI et chefs d'entreprises ont
comparu à ses côtés pour favoritisme, faux et usage de faux et recel
dans une affaire concernant des travaux effectués sur le port de
commerce de Bastia - avec notamment la construction d'un terminal et
d'un poste à quai -, et à la gare maritime de L'Ile-Rousse entre
1995 et 1997. Le procureur Battut a requis une peine de 18 mois avec
sursis, 20.000 euros d'amende et 3 ans d'interdiction des droits
civiques à l'encontre d'Augustin Linale, ex-président de la
commission des marchés de la CCI, ainsi que 18 mois avec sursis et
une amende de 15.000 euros contre Nicolas Vellutini, directeur
général des services. 15.000 euros d'amende ont été requis pour les
entreprises soumissionnaires, dont celle dirigée par les enfants du
sénateur, Pierre et Marie-Dominique. Le procès se termine mercredi
24 avril par les plaidoiries des avocats, qui ont qualifié de
"disproportionnées" les réquisitions. Lundi, dans le cadre d'une
première affaire, F. Battut avait requis des amendes de 30.000 euros
contre M. Natali, et de 22.000 et 15.000 contre trois autres anciens
élus de la CCI pour "prise illégale d'intérêt".La justice leur
reproche les conditions de passage de marchés, portant sur des
travaux ou la fourniture de véhicules entre 199 | |