|
Le jeudi 2 janvier 2003 : Un homme de 25 ans a été retrouvé mort d'une
balle dans la tête à Ajaccio. Le corps de Richard Morini a été découvert par un
promeneur dans les ruines d'un bâtiment désaffecté de l'armée de l'air,
situé sur le site de la Tour de la Parata au bout de la Route des Sanguinaires à
Ajaccio. A quelques mètres du corps, les enquêteurs ont retrouvé des traces de
poudre récentes, une douille d'arme de calibre 9mm, de nombreuses empreintes de
pneus et plusieurs bouteilles d'alcool. La victime, serveur dans un café de
la cité impériale, était connue des services de police pour des affaires de
stupéfiants. L'enquête a été confiée au SRPJ d'Ajaccio.(Affaire Morini)
Le Vendredi 3 Janvier 2003 : Un malfaiteur corse en cavale depuis son
évasion en novembre 1998 de la prison de Borgo (Haute-Corse) a été interpellé
vendredi après-midi à Rocquencourt (Yvelines). Joseph Menconi, 37 ans, a été
placé en garde à vue dans les locaux de l'Office central de répression du
banditisme à Nanterre (Hauts-de-Seine). Faisant notamment l'objet de trois
mandats d'arrêt, dont l'un pour l'assassinat le 2 août 1997 d'un légionnaire
dans une discothèque de Calvi, Joseph Menconi s'était fait la belle en
compagnie de Dominique Ambroggi, considéré lui aussi comme un "criminel
particulièrement dangereux". Les deux hommes s'étaient évadés grâce à des
échelles installées par des complices à l'extérieur des murs d'enceinte de la
prison. C'est la première fois que des détenus s'évadaient du centre pénitencier
de Borgo, inauguré en 1993. Joseph Menconi est par ailleurs fiché pour divers
braquages et escroqueries. Il y était détenu depuis son arrestation, déjà par l'OCRB,
le 20 octobre 1997, alors qu'il était recherché après le meurtre d'un
légionnaire, tué par balles au cours d'une altercation à la sortie d'un bar de
Calvi le 2 août 1997 et l'attaque d'un fourgon blindé de transport de fonds à
Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), le 17 avril 1997. En novembre 2000, les
spécialistes de l'Office avaient repris l'enquête sur son évasion et, pendant
plusieurs mois, ont mis en place des surveillances et des filatures autour de
proches et de relations supposées de Menconi. Ce sont elles qui les ont
conduits, vendredi en fin de matinée, à repérer Menconi, circulant dans les rues
de Rocquencourt au volant d'un véhicule immatriculé dans les Bouches-du-Rhône,
avant de l'arrêter sans qu'il oppose de résistance. Déjà sous le coup d'un
mandat d'arrêt du tribunal d'Ajaccio en 1996 pour escroqueries, Menconi était
également recherché en vertu d'autres mandats de deux juges d'instruction de
Bastia, pour assassinats, commis au cours de l'été 2001. Il est soupçonné
d'avoir trempé dans l'assassinat de deux cousins, Dominique et Jean-Christophe
Marcelli, dont les corps calcinés avaient été découverts le 21 août 2001 à
Moriani-Plage, au sud de Bastia, et de celui de Nicolas Montigny, tué dans
un cybercafé de Bastia le 5 septembre de la même année. Ces assassinats avaient
été reliés à une série de meurtres commis en Haute-Corse dans les semaines qui
avaient suivi la mort de François Santoni, tué le 17 août 2001 à
Monaccia-d'Aullène (Corse-du-Sud). Les enquêteurs avaient rapidement privilégié
la piste de règlements de comptes au détriment de la piste politique, même si la
plupart des victimes avaient été en contact avec le mouvement clandestin Armata
Corsa. Joseph Menconi est considéré comme proche de la Brise de mer, un
gang bastiais connu notamment pour des vols à main armée. (Affaire Joseph
Menconi) (Affaire Armata Corsa)
Le Vendredi 3 Janvier 2003 :
Cinq personnes ont été interpellées
jeudi soir et vendredi dans la région d'Ajaccio (Corse du Sud) dans le cadre
de l'enquête sur la mort de Richard Morini. Ces personnes ont été placées en
garde à vue au commissariat d'Ajaccio pour y être entendues par les policiers du
Service régional de la police judiciaire (SRPJ) chargé de l'enquête. Le corps de
Morini avait été découvert mercredi matin par un promeneur près d'Ajaccio, dans
un bâtiment désaffecté appartenant à l'armée de l'Air situé route des
Sanguinaires. Le jeune homme âgé de 25 ans avait été mortellement atteint à la
tête d'une balle de calibre de 9mm, qui a été tirée de face, à moins d'un mètre
de la victime, selon les résultats de l'autopsie. Surnommé Anthony, Richard
Morini, serveur dans un café d'Ajaccio, était connu des services de police
et de justice pour des affaires de stupéfiants. (Affaire Morini)
Le Samedi 4 Janvier 2003 : Un attentat à l'explosif a visé samedi soir un
appartement occupé par une famille d'origine marocaine à Bastia (Haute-Corse).
Une charge évaluée à 250 grammes a explosé devant la porte palière du
logement, situé dans le centre-ville. On ne déplore pas de blessé et les dégâts
sont moyennement importants. Sur place, les enquêteurs ont relevé, sur le
mur du couloir, l'inscription "A droga basta" (la drogue assez) et une
signature: "resistenza corsa", du nom d'un nouveau mouvement clandestin qui
s'est manifesté à la fin du mois de décembre dernier pour revendiquer une
demi-douzaine d'attentats commis contre des dealers et délinquants.Un immeuble
du centre-ville de Bastia (Haute-Corse), dans lequel résident des familles
d'origine maghrébine, a été visé samedi soir à 23h30 par un attentat à
l'explosif qui n'a causé que des dégâts légers. Une charge évaluée à plus de 200
grammes de TNT a été placée devant la porte d'entrée de l'appartement d'une
famille d'origine maghrébine dans un immeuble où les enquêteurs ont retrouvé
deux inscriptions "A Droga basta" et "Resistenza Corsa". Des dégâts sur la porte
d'entrée ont été constatés. "Resistenza Corsa", organisation clandestine apparue
récemment, avait revendiqué le 29 décembre dernier, par téléphone, quatre
attentats à l'explosif commis dans la région de Bastia et visant des maghrébins
ainsi qu'un attentat perpétré dans la nuit du 30 au 31 décembre contre un
véhicule 4x4 garé dans le quartier de Lupino à Bastia.Le groupe avait alors
déclaré agir "en représailles des agressions qui avaient visé plusieurs jeunes
corses" et dénoncé "les violences urbaines qui se multiplient ainsi que la
prolifération de la vente de drogue".. (Affaire RESISTENZA CORSA / A DROGA
BASTA).
Le 5 Janvier 2003 : Le
groupe clandestin "FLNC dit des Anonymes" a revendiqué dimanche matin dans
un communiqué transmis à une rédaction de Bastia (Haute-Corse) l'attentat
survenu le 31 décembre à Furiani contre l'un des engins de la société de BTP de
François Vendasi, déjà visée le 5 décembre dernier. "Nous revendiquons
l'action contre la société Vendasi pour la poursuite des travaux sur la caserne
de CRS de Furiani et pour avoir trompé les riverains", explique le
communiqué avant de revendiquer également "l'action commando contre la Villa
Werbeck, à Saint-Florent, pour la protection du littoral". Le Groupe des
Anonymes, dont sept dirigeants présumés ont été interpellés le 9 décembre
dernier à Bastia par la gendarmerie et le SRPJ d'Ajaccio, six jours avant la
troisième visite en Corse du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, ajoute
"voilà maintenant quelque temps que nous avons suspendu nos actions militaires
contre l'Etat colonial français". "Les déclarations du ministre de
l'Intérieur nous ont conduit à cette trêve", précise le communiqué. "Nous
restons malgré tout vigilants. Les dernières arrestations de certains dont un de
nos responsables nous incitent à une prudente méfiance". Toujours dans ce
communiqué, le "FLNC des Anonymes", qui écrit avoir suspendu ses actions "dans
un but d'intérêt général" et afin de "créer un climat serein", déclare
"souhaiter très fort que les promesses de M. Sarkozy soient tenues, faute de
quoi, nous montrerons de nouveau notre détermination comme nous l'avons maintes
fois prouvé". Cette annonce survient dans la foulée de celle faite par le
FLNC-Union des combattants. Cette organisation avait annoncé le 13 décembre une
"suspension effective de ses actions politico-militaires", également dans le but
apparent de donner une chance au dialogue politique relancé par le gouvernement
et son ministre de l'Intérieur. Quatre jours auparavant, trois autres groupes -
le FLNC du 5 mai, Fronte Ribellu et Clandestinu - avaient fait savoir
implicitement qu'ils renonçaient aussi à l'action armée.Le "FLNC des anonymes",
dont sept membres présumés ont été mis en examen et écroués en décembre à Paris,
déclare toutefois vouloir rester "vigilant". "Les dernières arrestations
de certains, dont un de nos responsables, nous incitent à une prudente
méfiance", déclarent les clandestins, prévenant qu'ils "souhaitent très fort que
les promesses de M. Sarkozy soient tenues faute de quoi nous montrerons de
nouveau notre détermination". Le FLNC des anonymes revendique un attentat commis
le 5 décembre contre le siège de la société de BTP Vendasi à Furiani
(Haute-Corse), l'une des plus importantes de Corse, lui reprochant d'effectuer
des travaux sur une caserne de CRS de Furiani qu'ils avaient fait sauter en
juillet dernier. Il revendique également un attentat perpétré le 6 décembre
contre une villa à Saint-Florent (Haute-Corse).Le groupe, apparu fin octobre
2001, a revendiqué une série d'attentats parmi les plus destructeurs commis en
Corse, dont celui contre la caserne de Furiani qu'il avait revendiqué le 25
juillet, à la veille de la première visite dans l'île de M. Sarkozy. C'est dans
le cadre de l'enquête sur cet attentat que plusieurs "anonymes" présumés
viennent d'être mis en examen à Paris, des arrestations, qui, selon les
enquêteurs, ont fortement affaibli le mouvement
. (Affaire FLNC
ANONYMES)
Le 5 Janvier 2003 :
Cinq jeunes hommes, âgés de 19 à 25 ans et originaires d'Ajaccio, ont été mis en
examen par un juge d'instruction d'Ajaccio pour "homicide volontaire et
non-assistance à personne en péril", après le meurtre d'un jeune homme de 25
ans retrouvé mort au matin du 1er janvier 2003. Les cinq personnes, dont
trois ont été transférées à la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse) et les
autres dans celle d'Ajaccio, sont soupçonnées d'être impliquées dans le meurtre
de Richard Morini, 25 ans, retrouvé mort d'une balle dans la tête, le 1er
janvier à 7h3O dans un bâtiment désaffecté de l'Armée de l'air, situé sur le
site de la Parata, sur la route des Sanguinaires à Ajaccio. Les cinq jeunes,
inconnus des services de police, nient toute implication dans ce meurtre mais
reconnaissent s'être rendus ce soir-là sur les lieux où le corps de Richard
Morini, serveur dans un café de la cité impériale et connu des services de
police pour des trafics, notamment de stupéfiants, a été retrouvé. L'autopsie du
corps de la victime, qui n'est pas morte sur le coup, a révélé des traces de
violences attestant qu'il y aurait eu une bagarre avant le coup de feu. Il
appartient désormais aux enquêteurs du SRPJ d'Ajaccio de déterminer qui est
l'auteur du coup de feu fatal et le mobile du crime. A ce stade de l'enquête,
les policiers n'excluent pas l'implication d'autres personnes. A quelques mètres
du corps de la victime, les enquêteurs avaient retrouvé des traces de poudre
récentes, une douille d'arme de calibre 9mm, de nombreuses empreintes de pneus
et plusieurs bouteilles d'alcool. (Affaire Morini)
Le Mardi 7 Janvier 2003 :
Une forte délégation d'élus corses et le ministre de l'Intérieur Nicolas
Sarkozy rencontrent mardi à Bruxelles le président de la commission européenne
Romano Prodi pour défendre un statut dérogatoire pour la Corse, jugé
indispensable à son décollage économique. Ce déplacement, inédit dans
l'histoire récente de la Corse, est "un rendez-vous important qui pourrait
déboucher sur des avancées significatives", a déclaré lundi à l'AFP Jean
Baggioni, qui conduira la délégation insulaire comme président du Conseil
exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC). La réunion avait été
fixée le 22 novembre à l'occasion d'une rencontre à Paris entre MM. Sarkozy et
Prodi puis préparée lors de la troisième visite effectuée en Corse par le
ministre de l'Intérieur le 14 décembre. Nicolas Sarkozy estime en effet que la
régression de la violence est subordonnée au développement de l'économie de
l'île, l'une des plus pauvres régions de France. "Avec le développement, vous
aurez les moyens d'affirmer votre culture, de développer votre identité, d'être
à la hauteur de votre histoire. Avec la stagnation, il y a l'amertume, la
pauvreté, le sous-développement et la violence, cette violence qui a toujours
tiré la Corse vers le bas", avait-il résumé à Bastia en octobre. Partageant pour
la plupart ce constat, les élus insulaires souhaitent obtenir ou voir confirmer
une série de dérogations aux règles communautaires afin d'alléger les handicaps
liés à l'insularité. "Nous allons notamment plaider pour un assouplissement de
l'encadrement des aides publiques aux entreprises, actuellement inadapté à la
faiblesse de notre tissu économique", a expliqué M. Baggioni. Dans le domaine
fiscal, la délégation devrait ainsi obtenir le feu vert pour une prorogation de
la zone franche, lancée en 1997, dont la sortie, prévue cette année, serait
étalée sur quatre ans, comme l'a annoncé en décembre M. Sarkozy. Il s'agissait
de l'une des revendications prioritaires du monde économique insulaire,
essentiellement composée de PME financièrement fragiles. Par ailleurs, le crédit
d'impôt destiné à favoriser l'investissement, l'une des mesures mises en place
par le gouvernement Jospin, devrait être doublé, passant de 10 à 20%. La Corse
espère également convaincre M. Prodi de la nécessité de moderniser la flotte de
pêche, très vétuste, et conserver jusqu'en 2007 une dérogation fiscale
permettant aux cigarettes d'être moins chères dans l'île que sur le continent.
Pour la CTC, "l'alignement du prix des cigarettes aurait des conséquences
insupportables sur toute la filiale tabacole", qui emploie quelque 500 personnes
dans l'île. A Bruxelles, la Corse présentera un front quasiment uni de 23 élus,
à l'exception des communistes, qui refusent de participer "à une opération de
communication" de M. Sarkozy qui "ignore la Corse d'en bas". Le nationaliste
Jean-Guy Talamoni, qui s'exprimera mardi comme président de la Commission des
affaires européennes à l'Assemblée de Corse, a regretté cette attitude,
affirmant que "la Corse a besoin de parler d'une seule voix" pour se "défendre
avec énergie auprès des autorités communautaires". Nicolas Sarkozy s'est rendu
mardi à Bruxelles à la tête d'une délégation d'élus corses pour y plaider l'idée
d'un statut fiscal spécifique pour la Corse, susceptible de favoriser le
développement économique de l'île. Le ministre de l'Intérieur et une vingtaine
d'élus corses devaient rencontrer le président de la Commission européenne,
Romano Prodi, en début d'après-midi. Nicolas Sarkozy a voyagé en train pour ce
déplacement inédit. Il a insisté sur le "symbole fort" que représentait ce
voyage. "Je veux montrer que les Corses peuvent se prendre en main avec mon
aide, ce ne sera pas la victoire d'un homme providentiel", a-t-il dit aux
journalistes. La délégation représente à peu près toutes les composantes de
la classe politique corse, des indépendantistes aux "républicains". "Bruxelles
peut résister à Ajaccio mais pas à Paris. Paris met tout son poids dans la
balance. La réponse de Bruxelles devrait être positive", a dit à Reuters
Jean-Guy Talamoni, porte-parole de Corsica Nazione. "Tout le monde est là pour
montrer qu'on est tous d'accord sur ce dossier, le développement économique de
l'île, même si nous sommes en désaccord sur les perspectives d'évolutions
institutionnelles et sur l'indépendance", a-t-il ajouté. Le principe de cette
démarche avait été arrêté lors du troisième voyage de Nicolas Sarkozy en Corse,
en décembre dernier. En s'impliquant directement sur la question fiscale de la
Corse, Nicolas Sarkozy semble vouloir donner une nouvelle impulsion au dossier,
l'un des rares de son ministère à donner l'impression d'avancer à pas comptés.
Dès son arrivée place Beauvau, le ministre de l'Intérieur avait proposé aux élus
de reprendre la plupart des acquis du processus de Matignon mais dans le cadre
de la future loi de décentralisation, qui s'appliquera à l'ensemble du
territoire. Ce statut permettrait à l'île de bénéficier d'une plus grande
autonomie tout en restant ancrée dans la République. Confronté à une persistance
de la violence en Corse, Nicolas Sarkozy a invité les Corses à assurer le
décollage économique de l'île, susceptible à ses yeux de freiner "cette violence
qui a toujours tiré la Corse vers le bas". Engagés sous le précédent
gouvernement dans le processus de Matignon, une grande partie des élus
considèrent qu'une série de dérogations aux aides communautaires permettraient
de compenser les handicaps de l'insularité sur le plan économique. La délégation
française veut plaider en particulier pour un assouplissement de l'encadrement
des aides publiques aux entreprises. Elle voudrait également convaincre Romano
Prodi de prolonger la zone franche lancée en 1997, d'appuyer la modernisation de
la flotte de pêche et de renouveler la dérogation fiscale qui permet de vendre
les cigarettes bien meilleur marché sur l'île que sur le continent
Venu à Bruxelles avec 19 élus corses pour défendre les avantages économiques
et fiscaux accordés à l'île par le gouvernement français, Nicolas Sarkozy a
obtenu mardi l'accord du président de la commission européenne Romano Prodi sur
quelques mesures concrètes, notamment sur la fiscalité du tabac ou le maintien
de la zone franche. Une "première étape importante" pour le ministre de
l'Intérieur, qui, entouré d'élus de l'île dont les nationalistes Jean-Guy
Talamoni et Paul Quastana, a discuté pendant deux heures et quart avec le
président de l'exécutif européen. Romano Prodi leur a assuré que Bruxelles
ferait "tout son possible" pour réduire le fossé économique qui subsiste entre
l'île et le continent. Nicolas Sarkozy a ainsi obtenu la prorogation de
certaines dérogations dont bénéficie la Corse. Le régime sur la fiscalité du
tabac, arrivé à échéance au 31 décembre dernier, est prolongé jusqu'en
2008."Nous avons obtenu sur sept ans une fiscalité préférentielle parce que si
cette fiscalité-là n'est pas maintenue préférentiellement, c'est toute une
filière d'emploi qui tombe", a précisé le ministre sur LCI, soulignant que le
tabac représentait le quatrième employeur (56 emplois) et la deuxième industrie
de l'île. Par ailleurs, la zone franche accordée en 1996 par le gouvernement
d'Alain Juppé sera maintenue pendant cinq ans. De même, M. Sarkozy a obtenu gain
de cause sur le doublement du crédit d'impôt de 10 à 20%. Ce dispositif inscrit
dans la loi du 22 janvier 2002 sur le statut de la Corse est destiné à
encourager les entreprises à investir. La modernisation de la flotte corse a
également été approuvée mais Romano Prodi souhaite qu'elle reste dans les
limites fixées par la réforme de la pêche européenne. "Il faut donner aux
pêcheurs corses le moyen de pouvoir moderniser la flottille, on pourra l'obtenir
au cas par cas", a estimé M. Sarkozy. En revanche, le ministre n'a pas obtenu le
feu vert de Bruxelles pour relever le plafond de l'aide publique au
développement, qu'il souhaitait porter de 30 à 50% des investissements réalisés
sur l'île. Une autorisation que l'Italie a reçu pour la Sardaigne, considérée
comme une région pauvre. "C'est la seule demande où nous n'avons pas encore
obtenu satisfaction", a-t-il reconnu. Mais "je ne suis pas quelqu'un qui renonce
comme ça".Pour lui, "il ne s'agit pas d'avoir des mesures dérogatoires pour en
faire un paradis fiscal, il s'agit qu'émerge en Corse les prémices d'une
économie marchande et que la Corse ne vive pas simplement d'aide sociale et
d'administration".Le porte-parole de Corsica Nazione, Jean-Guy Talamoni, a jugé
pour sa part les avancées obtenues mardi "très insuffisantes". Elles ne sont
"pas de nature, non seulement à provoquer un développement économique de la
Corse, mais même à sauver ce qui tient lieu d'économie aujourd'hui c'est-à-dire
le tissu économique existant", a-t-il estimé. "Il faudra revenir".Reconnaissant
qu'une partie des problèmes économiques de la Corse étaient liés à son
insularité, la commission a promis de le prendre en compte lorsque la politique
européenne vis-à-vis des régions sera redéfinie. Un programme spécifique pour
les îles de l'UE est en effet envisagé dans la réforme des fonds structurels
pour 2007.De son côté, Nicolas Sarkozy devrait effectuer une nouvelle visite en
Corse courant janvier
Nicolas Sarkozy et les élus corses,
à l'exception des nationalistes, se sont déclarés satisfaits, mardi à Bruxelles,
des demandes acceptées par le président de la Commission européenne Romani Prodi
en faveur du développement économique de la Corse. La délégation française a
obtenu le maintien de la fiscalité actuelle du tabac en Corse jusqu'en 2008, le
passage de 10 à 20% du crédit d'impôt pour investissement avec élargissement de
l'assiette, et la prorogation sur quatre ans de façon dégressive, de
l'exonération de l'imposition des bénéfices en zone franche. En revanche, la
Commission refuse d'augmenter le plafond des aides à l'investissement pour les
PME (actuellement fixé à 30% du montant), a indiqué le ministre de l'Intérieur
qui avait reconnu le matin devant des journalistes que cette mesure pourrait
constituer un "point de blocage". Il s'est félicité que la "porte reste ouverte"
et a annoncé qu'il ferait "des propositions à la Commission dans les trois
mois." Il s'agira de "faire preuve de créativité, en examinant notamment quels
éléments entrent ou au contraire ne doivent pas entrer à l'intérieur de ce
plafond", a-t-il dit. En matière de transports publics, si la France a obtenu
que la durée des concessions pour les liaisons aériennes passe de trois à cinq
ans, elle va continuer à discuter avec la Commission pour celle des liaisons
maritimes. Concernant la pêche corse, si l'aide européenne aux PME de ce secteur
est augmentée de 10 points, les décisions relatives à l'augmentation de
puissance des moteurs se prendront seulement "au cas par cas." Pour Nicolas
Sarkozy, "beaucoup de problèmes (sont) résolus", après cette réunion, même si
"le travail continue", comme l'a relevé Emile Zuccarelli, député-maire PRG de
Bastia. Les nationalistes ont cependant apporté une note discordante. Pour
leur chef de file et président de la commission européenne à l'Assemblée de
Corse, Jean-Guy Talamoni, il ne s'agit que d'un "début de discussion (avec) des
réponses très insuffisantes." Ces mesures "ne sont pas susceptibles de sortir la
Corse de l'ornière", a-t-il déploré. "Tous les problèmes n'ont pas été
résolus", a estimé Nicolas Sarkozy lors du point de presse qui a conclu plus de
deux heures de réunion, mais elle a constitué un "premier pas extrêmement
important." Ce "pas", a renchéri le président Prodi, a permis de prendre des
"décisions concrètes pour diminuer le retard de développement de l'île". "Le
développement de la Corse va se jouer en Corse, notre rôle, à l'Etat français
comme à l'Union européenne est de lui en donner toute la possibilité", a affirmé
M. Sarkozy. Il s'est réjoui qu'un "ministre de la République et les élus corses"
se soient trouvés ensemble, à Bruxelles, pour discuter "de l'avenir de l'île",
propos repris par le président UMP de l'Assemblée de Corse, José Rossi, qui
s'est dit "très heureux qu'une volonté collective ait pu se constituer" à
l'occasion de ce déplacement. L'Union européenne "a consenti à pérenniser un
certain nombre d'avantages", a relevé le président UMP de l'exécutif corse Jean
Baggioni. Nicolas Sarkozy a promis de se rendre en Corse d'ici "la fin janvier"
pour son "quatrième voyage dans l'île en huit mois".
Dans la nuit du Mardi 7 janvier 2003 au Mercredi 8 janvier 2003 : Trois
jeunes gens âgés de 20 ans ont été interpellés dans la nuit de mardi à mercredi
à Ajaccio (Corse-du-Sud) peu après un attentat dirigé contre une voiture.
Les suspects, jusqu'alors inconnus des services de police, ont été arrêtés par
une patrouille de la Brigade anti-criminalité, à quelques centaines de mètres du
lotissement de Suartello, à la sortie sud d'Ajaccio, où l'attentat a été commis.
La voiture, une Renault 21 déjà ancienne appartenait à un Marocain, qui
venait à peine de la revendre. Les enquêteurs ignorent de ce fait si
l'attentat était lié au contexte de racisme qui se développe depuis plusieurs
semaines sur l'île. Aux domiciles des jeunes gens, les enquêteurs de la police
judiciaire ont découvert des cagoules, des gants, un drapeau à l'effigie du
Ribellu, symbole du FLNC, et un lot de boules de pétanque dont une était percée
en son centre. Les enquêteurs estiment possible que les jeunes gens aient voulu
tester sur une voiture qu'ils croyaient abandonnée, l'efficacité d'un engin
explosif qu'ils auraient confectionné à partir d'une boule de pétanque bourrée
d'explosif, d'après une notice découverte sur un site internet. Les trois jeunes
gens étaient entendus dans les locaux du SRPJ d'Ajaccio.
Le Samedi 11 Janvier 2003 : Une charge explosive de faible puissance, dont
le dispositif de mise à feu n'a pas fonctionné, a été découverte samedi devant
la trésorerie de Brando à une quinzaine de kilomètres au nord de Bastia
(Haute-Corse). Selon la gendarmerie, la charge artisanale à base d'engrais
agricole était déposée devant l'entrée des bureaux. La responsabilité de cette
tentative d'attentat n'a pas été revendiquée.
Le Dimanche 12 Janvier 2003 : Un véhicule en stationnement sur le parking
d'une résidence située boulevard Fogata, dans le centre-ville de l'Ile-Rousse
(Haute-Corse), a été détruit par un attentat dans la nuit de samedi à
dimanche. La charge, de nature indéterminée, a explosé dimanche à 1h30 du matin.
Cet attentat, au préjudice d'un particulier, a totalement détruit le véhicule
visé. L'incendie qui s'est déclaré à la suite de l'explosion a également
sérieusement endommagé une seconde voiture, stationnée à proximité. Sur place,
les gendarmes de l'Ile-Rousse, en charge de l'enquête avec les hommes de la
brigade de recherches de Calvi, n'ont relevé aucune signature. Dimanche matin,
cet attentat n'avait toujours pas été revendiqué.
Dans la nuit du Dimanche 12 janvier 2003 au lundi 13 Janvier 2003 : Deux
attentats à l'explosif qui n'ont pas fait de blessés ont été commis dans la nuit
de dimanche à lundi à Bastia (Haute-Corse). La première explosion, juste
avant minuit, visait le véhicule d'un particulier qui a été fortement endommagé.
L'attentat a visé un véhicule privé à Santa Maria di Lotta, près de Bastia. Une
dizaine d'autres véhicules, stationnés à proximité, ont été endommagés et des
vitres d'un immeuble ont volé en éclat lorsque la charge a exploséQuelques
minutes plus tard, une seconde charge a explosé devant l'entrée d'un cabaret, le
"Penny's Club", qui a été également fortement endommagé. L'établissement était
fermé au moment de l'explosion. Ces deux attentats ont été revendiqués
dans la nuit auprès des gendarmes de Bastia par le mystérieux groupe "Resistenza
Corsa" au nom de sa lutte contre la drogue. (AFFAIRE RESISTENZA CORSA).
Le Lundi 20 Janvier 2003 : Jacques Mariani mis en examen à Paris dans le
cadre de l’enquête sur l’assassinat en 2001 à Bastia de Nicolas Montigny.
Le Lundi 20 Janvier 2003 : Tentative d’attentat contre le siège de
l’association anti raciste " Avà Basta " à Ajaccio. Nombreuses réactions.
Le 20 Janvier 2003 : Premier entraînement pour Bernard Diomède, nouvelle
recrue de l’ACA.
Le 20 Janvier 2003 : Remous au centre hospitalier de Bastia après la
plainte contre X déposée par la directrice de l’établissement suite à la
diffusion d’un tract jugé diffamatoire
LeMardi 21 Janvier 2003 : Philippe Ceccaldi, le PDG de la CCM Airlines,
annonce une nouvelle liaison aérienne Corse-Var à partir du 12 avril.
Le Mardi 21 Janvier 2003 : La gendarmerie regroupe ses moyens en Corse
avec la création de vingt communautés de brigade
Le Mardi 21 Janvier 2003 : Nouvelles violence à Bastia où des jeunes sont
agressés par une bande de voyous armés de barre de fer et de couteaux. Il y a
sept blessés parmi les agressés.
Le Mardi 21 Janvier 2003 : Trois cents participants à Porto Vecchio à la
conférence régionale du tourisme. Joli doublé pour les clubs corses. Le Sporting
bat Rennes 1-0 et l’ACA a raison de Troyes sur le même score. Beau succès pour
le " Teatrinu " au théâtre de Bastia avec " U Montasega dal di là di i monti "
adapté de la pièce du poète et dramaturge irlandais Synge " Le baladin du monde
occidental "
Le Mercredi 22 Janvier 2003 : Flambée de violence avec l’assassinat à
Biguglia d’une employé de restaurant, abattu de plusieurs balles de 11,43 devant
le domicile de ses parents et la tentative d’assassinat contre l’entraîneur du
club de football de Sartène, grièvement blessé par balles sur le petit stade de
la localité.
Le Mercredi 22 Janvier 2003 : Émile Zuccarelli, député-maire de Bastia
réaffirme son opposition à la collectivité unique et demande que l’État fasse
conduire un audit des collectivités en Corse.
Le Jeudi 23 Janvier 2003 : Signature à Bastia d’un accord pour reprendre la
construction d’un hôtel sur le port de plaisance de Toga.
Le Jeudi 23 Janvier 2003 : Trois militants nationalistes interpellés à
Bastia et sur la côte orientale bastiaise dans le cadre d’une enquête sur un
attentat à l’explosif contre un complexe touristique de Bonifacio.
Le Jeudi 23 Janvier 2003 : Un appartement et cinq voitures dévastés par
les flammes à Ajaccio. Mais il ne s’agit pas d’incendies criminels.
Le Vendredi 24 Janvier 2003 : Poursuite de la grève des aides éducateurs.
Ils n’ont pas été satisfaits des propositions qui leur ont été faites lors de la
réunion à la préfecture d’Ajaccio.
Le Vendredi 24 Janvier 2003 : La Corse invitée d’honneur au 7e salon du
tourisme de Rennes-Bretagne. L’assemblée de Corse et les deux chambres de
commerce insulaires ont unis leurs efforts pour que la présence de l’île à cette
manifestation soit un succès.
Le Vendredi 24 Janvier 2003 : Hold up à Porto Vecchio: deux braqueurs
vident les caisses de la BNP.
Le Vendredi 24 Janvier 2003 : Découverte dans le port de plaisance de
Bonifacio d’une soixantaine d’obus datant de la deuxième guerre mondiale.
Le Vendredi 24 Janvier 2003 : La SNCM fait savoir que dans le cadre de son
projet industriel elle abandonne ses liaisons Corse-Italie continentale mais
qu’elle renforce celles sur la Sardaigne.
Le Samedi 25 Janvier 2003 : Légionnellose à bord du " Corse ". Le car
ferry de la SNCM a été retiré des lignes jusqu´au 12 février.
Le Samedi 25 Janvier 2003 : Attentat manqué à St Florent. Il était dirigé
contre le bateau d’un promoteur immobilier bastiais.
Le Samedi 25 Janvier 2003 : A Ajaccio, la Ligue des Droits de l’Homme
dénonce des interpellations abusives.
Le Samedi 25 Janvier 2003 : Le préfet de la Haute-Corse déclare l’état de
catastrophe naturelle pour cinq communes du département touchées par des
inondations et des coulées de boue en octobre 2002.
Le Samedi 25 Janvier 2003 : Fréderic Després ordonné prêtre par l’évêque
dans la cathédrale d’Ajaccio. Commerçants, brocanteurs et artisans exposent
leurs produits à la grande braderie d’Aleria.
Le Samedi 25 Janvier 2003 : L’ACA éliminé de la coupe de France. Il a été
battu par Rennes ( 3-0)
Le Dimanche 26 janvier 2003 : Attentat à Lucciana. C’est le bulldozer
d’une entreprise continentale de travaux publics qui était visé et qui a été
entièrement détruit par l’explosion d’une charge de forte puissance.
Le Dimanche 26 janvier 2003 : Jean-Pierre Manzagol, encore lui, remporte
le rallye de la Balagne.
Le Dimanche 26 janvier 2003 : Les trois militants nationalistes
interpellés jeudi sont remis en liberté.
Le Dimanche 26 janvier 2003 : Sceptiques sur la modernisation du réseau
ferré, les cheminots réclament un plan d’urgence.
Le Dimanche 26 janvier 2003 : Suppression de 22 emplois à la B A N d’Aspretto.
FO exige l’ouverture de négociations
|
|
Le Lundi 3 Février 2003 : Table ronde à la préfecture de la
Haute-Corse sur l’avenir du centre de vacances de Taglio Isolaccio alors que les
salariés de ce centre manifestent devant les grilles. Mais le plan social reste
toujours d’actualité.
Le Lundi 3 Février 2003 : Un motard interpellé sur la 4 voies à
Biguglia. Il roulait à 176 km/h sur une portion de voie où la vitesse est
limitée à 50 km/h.. Rodéo au tractopelle au collège Jeanne d’Arc à Bastia.
Le Lundi 3 Février 2003 : Des mineurs volent les clés de deux engins
et foncent dans la cour d de l ’établissement provoquant des dégâts importants.
Le Lundi 3 Février 2003 : La municipalité de Bastia et la Caisse
d’allocations familiales signent le 3e contrat ville enfance destiné à l’accueil
des enfants de moins de 6 ans.
Le Mardi 4 Février 2003 : Le Tribunal de grande instance de Bastia
condamne Joseph Menconi à 9 ans de prison. Evadé de la maison d’arrêt de Borgo
en 1998 il était poursuivi pour évasion avec violence et association de
malfaiteurs.
Le Mardi 4 Février 2003 : Les parents d’élèves de Vescovato
durcissent le ton. Ils empêchent les maîtres de faire classe et assurent
eux-mêmes la surveillance des élèves et la cantine. Le mécontentement est
provoqué par la carte scolaire établie par l’inspection académique.
Le Mardi 4 Février 2003 : Sabrina ( 15 ans) trouve la mort à
Ajaccio dans un accident de la circulation. Elle était sur le tansad d’un
scooter lorsque celui-ci est entré en collision avec une voiture.
Le Mardi 4 Février 2003 : L’ADEC inaugure à la chambre de
métiers de la Corse-du-Sud un cycle de formation sur l’aide régionale à
l’ingénierie et à l’assistance initiée par la Collectivité territoriale.
Le Mardi 4 Février 2003 : Débat d’orientations budgétaires au
conseil municipal de Bastia. Le premier adjoint : Ange Rovere annonce qu’il n’y
aura pas de pression fiscale supplémentaire en 2003
Le Mercredi 5 Février 2003 : Commémoration à Ajaccio du 5e anniversaire
de l’assassinat du préfet Erignac. A Paris, le ministre de l’Intérieur annonce
que les effectifs policiers ont été triplés pour arrêter Yvan Colonna.
Le Mercredi 5 Février 2003 : Emile Zuccarelli, Paul Giacobbi et
Camille d Rocca Serra déposent un amendement à l’Assemblée Nationale pour la
prorogation de la zone franche.
Le Mercredi 5 Février 2003 : Deux membres présumés du FLNC des
anonymes sont interpellés dans la région bastiaise par les inspecteurs de la
DNAT.
Le Mercredi 5 Février 2003 : Deux personnes âgées, propriétaires d’un
camping à Porto Vecchio sont agressées par des malfaiteurs qui après s’être
emparés de quelques liquidités mettent le feu à leur voiture.
Le Mercredi 5 Février 2003 : Soutenu par les syndicats CGT, FO et STC,
le personnel de la Mutualité Sociale Agricole de Corse se met en grève pour
protester contre le projet de regroupement de la section corse avec la section
PACA.
Le Mercredi 5 Février 2003 : Le Sporting bat Paris St Germain à
Furiani ( 1-0) et se hisse à la 8e place du classement général de L 1. L’ACA ne
peut jouer à Sochaux pour cause de terrain enneigé.
Le Jeudi 6 Février 2003 : Le cinquième anniversaire de l´assassinat du
préfet Claude Erignac est marqué par des engagements réitérés de l´Etat
d´arrêter son assassin présumé, Yvan Colonna, qui échappe à toutes les polices.
Le Jeudi 6 Février 2003 : La sonnerie aux morts a résonné dans la cour
du ministère de l´Intérieur et dans la rue d´Ajaccio où Claude Erignac était
tombé, touché de trois balles dans la nuque, en se rendant à un concert le 6
février 1998. Cet "acte indigne" a "atteint un homme, martyrisé une famille,
blessé notre pays et sali la Corse", a déclaré l´actuel préfet de Corse,
Dominique Dubois.
Le Jeudi 6 Février 2003 : Une vingtaine d´avocats des barreaux
d´Ajaccio et de Bastia annoncent la création d´un "collectif de défense des
prisonniers politiques corses". Vingt et un avocats, dont quinze à Ajaccio, ont
rejoint ce collectif, qui prévoit également de se développer à Paris entend
collaborer avec le Comité anti-répression et être présent aux procès qui
s´annoncent, notamment celui de l´assassinat du préfet Erignac et des attentats
ayant visé la DDE et l´URSSAF à Ajaccio en 1999.
Le Jeudi 6 Février 2003 : Le mouvement " Corse Social Démocrate "
indique, dans un communiqué, qu´il est favorable à une réforme de la carte
administrative de l´île et à la création d´une Collectivité nouvelle.
Le Jeudi 6 Février 2003 : La compagnie aérienne Air Littoral assure
des vols Paris/Figari, prenant ainsi le relais d´Air Lib, qui s´achemine vers un
dépôt de bilan. La compagnie met en place un programme de vol régulier en Fokker
70, biréacteur de 80 sièges, meilleure visibilité sur la situation". Ce
programme comprend: 2 vols réguliers les vendredis et dimanches et un vol les
lundis, mardis, mercredis, jeudis et samedis en milieu de journée, précise Air
Littoral .
Le Jeudi 6 Février 2003 : A la demande de la Ville de Bastia, l´Office
national des forêts vient de rendre un rapport sur le patrimoine arboré de la
cité. Ses conclusions, plutôt alarmistes, conduisent le Service environnement et
espaces Verts à mettre en œuvre un programme d´abattage concernant 77 arbres
malades et potentiellement dangereux détectés dans les rues bastiaises. Selon
l´expertise de l´ONF, il faut même agir sans attendre car les risques encourus
sont bien réels, ces arbres malades risquant de tomber à tout moment.
Le Vendredi 7 Février 2003 : Deux Corses ou prétendus tels, sont
arrêtés au Venezuela. Les deux hommes, dont l´identité n´a pas été révélée, ont
été interpellés dans le cadre d´affaires de criminalité organisée. L´un d´eux,
âgé de 63 ans, a avancé une identité corse qui s´est révélée fausse. Il est
recherché par le tribunal de grande instance du Havre pour "association de
malfaiteurs" et "infractions à la législation sur les stupéfiants." L´autre, âgé
de 53 ans, est recherché par le tribunal correctionnel de Bobigny pour
"tentative de meurtre et tentative de vol à main armée." Tous deux ont des liens
étroits avec la Corse, où sont installées leurs familles, et leur présence au
Venezuela a été détectée à l´occasion des recherches lancées pour retrouver la
piste d´Yvan Colonna.
Le Vendredi 7 Février 2003 : Emile
Zuccarelli , député maire de Bastia, se réjouit dans un communiqué de l´adoption
de l´amendement au projet de loi sur l´initiative économique qu´il avait déposé
conjointement avec Camille de Rocca Serra et Paul Giacobbi.
Pour lui, le vote de cet amendement assure en effet la prorogation de la zone
franche en Corse, de manière dégressive jusqu´en 2006, evitant par la même de
pénaliser les entreprises corse par une sortie brutale du dispositif. Alors qu´Air
Littoral assure depuis jeudi la desserte Figari/Paris après le retrait d´Air
Lib, le STC demande à l´Office des transports que cette liaison soit attribuée à
la CCM, réclamant aussi que les 14 employés d´Air Lib à Figari y soient
intégrés. De son coté, le président de l´Office, François Piazza Alessandrini,
indique que les avions d´Air Littoral ne disposent pas du nombre de sièges
suffisant pour assurer cette desserte dans le cadre du service public. L´Agence
Régionale d´Hospitalisation annonce une hausse de 9 millions d´euros de la
dotation provisoire des dépenses des hôpitaux publics insulaires. La dotation de
177 millions d´euros en 2002 passera ainsi cette année à 186 millions. Cette
hausse devrait permettre le financement des projets tant à Ajaccio qu´à Bastia
et à l´édification de l´antenne médicale d´urgence de Calvi.
Le Samedi 8 Février 2003 : Alors qu´il participe à un entraînement de
secours, Pierrot Griscelli, guide de haute montagne, est emporté par une
avalanche dans le massif cortenais. Le sapeur pompier a pu être sauvé grâce à la
rapidité d´intervention de ses camarades et à l´appareil de recherche des
victimes d´avalanche. Pierre Salinesi succède au lieutenant colonel Christophe
Risdorfer à la tête du Service Départemental d´Incendie et de Secours (SDIS) de
la Haute-Corse. Adjoint du Directeur du SDIS de Corse-du-Sud, Pierre Salinesi,
49 ans, avait occupé plusieurs postes à Bordeaux, Avignon et à Ajaccio où il
était chef de corps des sapeurs pompiers.
Le Samedi 8 Février 2003 : Deux
membres présumés du FLNC "des anonymes" sont écroués à Paris et mis en examen
pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste dans
le cadre de l´enquête sur la destruction de la caserne de Furiani, le 6 juillet
2001 et de la caserne de gendarmerie mobiles de Borgo, le 23 juillet de la même
année.
Le Samedi 8 Février 2003 : Réunis à
l´initiative de l´Association des Maires de la Haute-Corse, les maires de la
Haute-Corse étaient appelés à voter en faveur de la "collectivité nouvelle" ou
du "statu quo amélioré". Le résultat très serré, 101 voix pour la première
motion et 98 pour la seconde, n´a pas permis de dégager suffisamment de
lisibilité et de clarté, il a suscité, au contraire, de nouvelles interrogations
quant au futur schéma administratif de l´île.
Le Samedi 8 Février 2003 : Clôture
des 15e Rencontres du Cinéma Italien de Bastia en présence de l´actrice Gina
Lollobrigida. Une édition, qui avec plus de 15 000 entrées, a battu une nouvelle
fois, tous ses records de fréquentation.
Le Samedi 8 Février 2003 :
Football, l´AC Ajaccio perd contre l´Olympique de Marseille à domicile (0-2). Le
Sporting Club de Bastia réalise la bonne opération de cette 27e journée du
championnat de Ligue 1 en s´imposant à Bordeaux avec deux buts inscrits par
Essien et Laslandes.
Le Dimanche 9 Février 2003 : Création d´un comité régional corse au sein
du parti communiste. Ce comité aura pour mission de coordonner les activités des
deux fédérations de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud. 14 membres composent
l´exécutif; Michel Stefani a été élu secrétaire général de cette nouvelle
structure. Lors de cette réunion à Porto Vecchio, les communistes se sont
déclarés favorables à une démocratisation des institutions insulaires. Très
critiques envers la municipalité et dénonçant le non-respect des promesses
électorales faites par l´équipe en place, les élus de Nouvelle Génération,
mouvement dirigé par Pierre Chiarelli ont décidé d´aller à la rencontre des
citoyens tous les mois.
Le Dimanche 9 Février 2003 : Alors
que le match entre jeunes ajacciens et marseillais n´avait pas encore débuté,
des échauffourées se sont produites durant l´échauffement des deux équipes.
Apparemment existait un contentieux entre certains jeunes puisque au match
aller, à Marseille, des incidents avaient déjà eu lieu. La police a du
intervenir pour séparer les protagonistes dont deux ont été sérieusement blessés
et hospitalisés. Le match a été annulé.
|