Le portail politique de la Lutte de Libération Nationale

La Lutte de Libération Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
 
 

Accueil

Lexique
1957
1964
1965
1966
1967
1968
1969
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
 
Retour Unità Naziunale

 

 

1987

 
Bilan du FLNC pour 86: l'organisation clandestine revendique 497 attentats en Corse, 25 en France.  En 85,il en revendiquait 383 en Corse,  et 9 en France.
 

JANVIER 1987

Le 2 Janvier 1987:   Rentrée de la Cour d' Appel de Bastia. Pour le Président Serny " la loi s'abattra en toute matière et chaque fois qu'il le faudra à gauche, à droite, au centre et ailleurs ". Quel pince -sans-rire tout de même!

Le 2 janvier 1987 :  Marc Garguy l’un des représentants de la CFR est abattu.

Le 5 Janvier 1987:   Lors de la rentrée du Tribunal de Grande Instance d' Aiacciu, les militants magistrats locaux font le même numéro qu' à Bastia......

Le 7 Janvier 1987:   Conférence de presse du STC " Bastia Securità " dénonçant le refus de la préfecture de délivrer 3 ports d'armes, mettant ainsi en péril la nouvelle Scop.

Le 9 Janvier 1987:   Alain Orsoni, élu du MCA, et Jean Nicoli,  militant nationaliste ,sont interpellés à Aiacciu.

Le 11 Janvier 1987:   2 attentats à Aiacciu.

Le 12 Janvier 1987:   Alain Orsoni est inculpé et transféré à Paris devant la Section spéciale, quant à Jean Nicoli, il est condamné à 6 mois de prison avec sursis.

Le 12 Janvier 1987:   2 attentats à Aiacciu.

Le 14 Janvier 1987:   A l'appel de A Riscossa, 400 personnes se réunissent devant le Palais de Justice de Bastia pour protester contre les atteintes aux droits de l'homme.

Le 14 Janvier 1987:   Provocation de la gendarmerie contre Léo Battesti. Le Secrétaire Général du MCA est " braqué " par un gendarme lors d'un affichage militant.

Le 14 Janvier 1987:   4 attentats et 2 tentatives à Bastia sur des fonctionnaires de police.

Le 15 Janvier 1987:   Conférence de presse des secrétaires généraux du MCA et de l' UPC pour dénoncer la multiplication des provocations policières et l'intensification de la répression.

Le 15 Janvier 1987:   Bilan du FLNC pour 86: l'organisation clandestine revendique 497 attentats en Corse, 25 en France. En 85,il en revendiquait 383 en Corse, et 9 en France.

Le 16 Janvier 1987:   Annulation des élections régionales de Corsica Suprana.

Le 16 Janvier 1987:   Barrage filtrant de A Riscossa à Ghisunaccia.

Le 16 Janvier 1987:   3 nationalistes sont interpellés à Aiacciu.

Le 16 Janvier 1987:   Action commando du FLNCà l' Isulella contre la villa d'un industriel français.

Le 17 Janvier 1987:   Manifestation à Aiacciu : 3000 personnes répondent à l'appel des organisations nationalistes.

Le 17 Janvier 1987:   Tentative de plasticage contre le local du MCA à Bastia. Le FLNC accusera deux policiers de Bastia d'être responsables de cette provocation qui intervient quelques jours avant la dissolution du mouvement nationaliste.

Le 18 Janvier 1987:   Suite aux interpellations d' Aiacciu, M. Galleani inculpé et transféré à Paris.

Le 18 Janvier 1987:   6 attentats à Aiacciu.

Le 19 Janvier 1987:   1 attentat à Calvi.

Le 20 Janvier 1987:   Le MCA appelle les nationalistes à la vigilance après la tentative d'attentat visant son siège de Bastia.

Le 20 Janvier 1987:   2 attentats et 1 tentative à Bastia.

Le 20 Janvier 1987:   Le SCI appelle les Maîtres d' Internat et les Surveillants d' Externat à observer une journée de grève. Le mot d'ordre sera largement suivi.

Le 21 Janvier 1987:   Après le FLNC et la CCN, c'est au tour du MCA d'être dissous par le Conseil des Ministres. Les dissolutions succèdent aux dissolutions. Le problème corse demeure pourtant " indissolvable "....Le Mouvement corse pour l'autodétermination (MCA) est dissout en conseil des ministres (Décret du 22 janvier 1987 : - Mouvement corse pour l'autodétermination)

Le 21 Janvier 1987:   Les préfets Garsi et Hugues sont remplacés. Au suivant.....

Le 22 Janvier 1987:   Dernière conférence de presse du MCA dissous qui relève qu'une fois de plus aucune argumentation juridique sérieuse ne peut etre invoquée pour justifier cette mesure gouvernementale. Seul l'intérêt politique explique la décision du pouvoir.

Le 22 Janvier 1987:   Attentat à Bastia.

Le 23 Janvier 1987:   Tentative d'attentat à Aiacciu.

Le 23 Janvier 1987:   Plusieurs interpellations de nationalistes dans la région bastiaise. Ces militants et sympathisants sont placés en garde à vue.

Le 25 Janvier 1987:   Les nationalistes réunis à Corti appellent le peuple corse à répondre de façon unitaire à la politique répressive de l' Etat français. Des " cuncolte " se tiendront dans les différentes régions de Corse. Elles regrouperont plusieurs centaines de nationalistes corses.

Le 25 Janvier 1987:   Action commando du FLNC à Calinzana contre une cave vinicole de colons pieds noirs. Les dégâts sont considérables.

Le 26 Janvier 1987:   Attentat à Aiacciu.

Le 26 Janvier 1987:   1 attentat à Corti et 1 tentative à Tattone

Le 27 Janvier 1987:   1 attentat à Prunelli, 1 à Aiacciu.

Le 27 Janvier 1987:   Transporteurs : Fin du blocus. Le STC, dans une conférence de presse appelle à une table ronde sur les transports.

Le 28 Janvier 1987:   Le Préfet Leblond est remplacé par Morin. Au suivant....

Le 29 Janvier 1987:   Le FLNC revendique les 2 actions commando de l' Isulella et de Calinzana et dément l'appartenance de Galeani à son organisation.

Le 29 Janvier 1987:   Conférence de presse de A Riscossa qui appelle à la manifestation du samedi 31 janvier à Bastia.

Le 31 Janvier 1987:   Plusieurs milliers de personnes manifestent à Bastia à l'appel de A Riscossa .Les nationalistes démontrent ,une fois encore,qu'ils sont les seuls à pouvoir mobiliser de la sorte en Corse.

Le 31 Janvier 1987:   2 attentats et 1 tentative à Aiacciu.

 

FEVRIER 1987

Le 2 Février 1987:   A Riscossa remercie les milliers de personnes qui ont manifesté à Bastia.

Le 2 Février 1987:   Attentat à Porticciu.

Le 3 Février 1987:   Felice Tomasi et ses co-inculpés seront jugés par une Cour spéciale composée exclusivement de magistrats.

Le 3 Février 1987:   Attentat à Bastelicaccia.

Le 3 Février 1987:   Les pécheurs corses lancent plusieurs actions dans les ports.


Le 4 février 1987:   Conférence de presse du collectif d'avocats de A Riscossa sur l'affaire F. Tomasi.

Le 6 Février 1987:   2 attentats à Bastia.

Le 6 Février 1987:   Les employés de la Scop " Bastia Securità " qui manifestaient devant la préfecture, sont violemment chargés par les CRS. Le pouvoir répond par la brutalité aux aspirations des travailleurs ....


Le 7 Février 1987:   Après les super préfets, c'est un super flic Morin qui est nommé en Corse. Le nouveau Broussard prétend ,dès son arrivée, être du genre discret. Il le prouvera tout au long de ses multiples conférences de presse et de ses incessantes violations du secret de l'instruction.


Le 7 Février 1987:   Communiqué du SCI contre le projet Monory : barrages filtrants des enseignants à Ghisunaccia et Porti Vechju. " Opération escargot " organisée par le STC pour protester contre l'attitude de la préfecture envers les employés de Bastia Securità.


Le 10 Février 1987:   2 attentats à Bastia .


Le 11 Février 1987:   Le conseil syndical du SCI prend position sur différents problèmes de l'enseignement.


Le 11 Février 1987:   Pour toute réponse à la demande d'obtention de 6 ports d'armes supplémentaires faite par Bastia Securità, le préfet envoie ,de nouveau, ses CRS, Un militant du STC est blessé et hospitalisé.


Le 12 Février 1987:   3 attentats et 1 tentative à Aiacciu.


Le 12 Février 1987:   1 attentat à Linguizzetta.


Le 12 Février 1987:   1 attentat, 2 tentatives à Bastia.


Le 12 Février 1987:   Conférence de presse du STC sur le conflit de Bastia Securità.


Le 15 Février 1987:   2 attentats à Vicu.


Le 16 Février 1987:   Bastia : la section STC des chemins de fer entre en grève pour protester contre la dégradation générale des conditions de travail et la fermeture de gare.


Le 16 Février 1987:   Bastia Securità également en grève. La Scop organise des tables rondes avec les banques et les autres sociétés de transport de fonds.

 

Le 18 Février 1987 :   Alain Orsoni remis en liberté par la Chambre d' Accusation de Paris.


Le 18 Février 1987 :   1 attentat à Cardu,1 tentative à Biguglia.


Le 18 Février 1987 :   Serge Costa, connu pour ses idées anti-nationalistes est abattu à Aiacciu.


Le 18 Février 1987:   Chasse aux sorcières dans les média corses : Sampieru Sanguinetti, rédacteur en chef de FR 3 Corse est limogé. La grande purge commence sous la férule de Pasqua, de Rocca Serra et de Giaccobi.


Le 19 Février 1987:   Action du SCA à Aleria contre la politique de l' Office Hydrolique .


Le 19 Février 1987:   Tentative d'attentat à Aiacciu.


Le 19 Février 1987:   Le STC , l' ex MCA et l' UPC s'insurgent contre le licenciement de Sampieru Sanguinetti.


Le 19 Février 1987:   Meeting de présentation de la liste " Per un avvene corsu " à Bastia.


Le 19 Février 1987:   Répression contre les travailleurs corses : la préfecture répond une nouvelle fois par un non irresponsable et provocateur aux propositions de la Scop Bastia Securità.


Le 20 Février 1987:   Reprise du trafic aux Chemins de Fer de la Corse : le STC obtient gain de cause dans le conflit qui l'opposait à la Direction. Le syndicat nationaliste marque un point précieux sur un terrain jadis chasse gardée de la CGT.


Le 22 Février 1987:   Tentative d'attentat à Bastia


Le 24 Février 1987:   8 ans de prison requis contre Marc Papi. Le responsable MCA de la région de Porti-Vechju était , depuis fort longtemps, dans le collimateur du pouvoir. Tous les prétextes étaient bons pour l'éliminer.


Le 24 Février 1987:   Plusieurs centaines de personnes à Aiacciu et Bastia pour soutenir Sampieru Sanguinetti.


Le 24 Février 1987:   2 attentats à Aiacciu.


Le 25 Février 1987:   2 attentats à Aiacciu.
 

Le 25 février 1987, le tribunal de grande instance de Paris condamne Alain Orsoni et Leonelli à verser 80 000 francs au gendarme Perrin et 50 000 francs à son collègue Christian Tournay.(Affaire du mitraillage du 14 Mai 1980).

Le 26 Février 1987:   Un commando incendie une maison à San Petru di Venacu.


Le 27 Février 1987:   Marcu Papi condamné à 6 ans de prison. Le militant nationaliste est condamné pour des raisons uniquement politiques.


Le 27 Février 1987:   U Ribombu condamné à 10 millions de centimes d'amende. Une surenchère dans l'acharnement judiciaire contre notre hebdomadaire.


Le 27 Février 1987:   Le SCA appelle, dans un communiqué, à un rassemblement le 3 mars devant le siège de l' ODARC.


Le 28 Février 1987:   1 attentat à Furiani, 1 à Corti.


Le 28 Février 1987:   3 fourgons de gendarmerie incendiés à Aiacciu.

Le 28 février 1987 : Un commando du F.L.N.C rase l’Hôtel des impôts de BASTIA, les dégâts sont évalués à plusieurs milliards de centime et il y a 4 blessés. D’autres attentats sont commis à FURIANI (1), CORTI (1) et 3 fourgons de gendarmerie sont incendiés à Février

 
 

MARS 1987

Le 3 Mars 1987:   1 attentat à Corti, 1 à Sartè.


Le 3 Mars 1987:   Pour protester contre le limogeage de Sampiero Sanguinetti, le personnel de FR 3 se met en grève.


Le 3 Mars 1987:   O.D.A.R.C. : le nouveau président M. Valentini élu à la majorité relative. Le SCA dénonce les pratiques clanistes qui ont marqué cette élection (office agricole)


Le 4 Mars 1987:   Série d'attentats à Porti-Vechju. Les forces répressives font une rafle dans les milieux nationalistes en procédant à 23 interpellations.


Le 4 Mars 1987:   1 attentat à Corti.


Le 4 Mars 1987:   Conférence de presse du député européen Willy Kujpers sur les libertés en Corse. Le député dénonce les violations aux droits de l'homme perpétrées par l' Etat français et précise qu'il déposera une question écrite sur le problème corse à l' Assemblée Européenne.

Le 6 Mars 1987:   Attentat à Centuri.

Le 8 Mars 1987:   4 attentats à Calvi.

Le 8 Mars 1987:   La CSC dénonce la situation préoccupante de la filière d'Etudes Corses.

Le 8 Mars 1987:   1 attentat à Corti.

Le 11 Mars 1987:   Vaste opération policière sur l' hôtel San Bastianu à Tiuccia. Une centaine de gendarmes , des hélicoptères, des vedettes... pour marquer l'opinion publique et asséner la thèse d'un contrôle du FLNC sur cet hôtel. Une intoxication de plus...

Le 13 Mars 1987:   2 attentats à l' Isula Rossa.

Le 13 Mars 1987:   Le STC réagit après la descente policière sur l' hôtel San Bastianu : pour le syndicat ,la fermeture était orchestrée pour faire porter aux nationalistes la responsabilité de 15 ans de gestion inconséquente.

Le 13 Mars 1987:   Opération commando contre la ferme Guillon à Ghisunaccia.

Le 14 Mars 1987:   Plusieurs interpellations et perquisitions musclées dans le Fium Orbu : 3 militants nationalistes sont gardés à vue.

Le 21 Mars 1987 : Interpellation par la police Urbaine de Paris de Ghjuvan'Andria Mozziconacci. Son ami arrive à prendre la fuite. Garde a vue musclée pour ce jeune corse, puis incarcération à la prison de la Santé.

Le 21 Mars 1987 : Nuit bleue sur toute la Corse, le F.L.N.C organise 106 actions sur l’ensemble du territoire national. Une démonstration de force d’une rare ampleur.

 

AVRIL 1987

 

Le 24 AVRIL 1987 : GUSTAVE GRAZIANI reçoit une lettre en provenance d’ILE ROUSSE, dans laquelle il est reproché à son fils, JOSEPH GRAZIANI de s‘en prendre aux maghrébins et d’avoir attaqué un commerçant de la ville en compagnie de son ami SAVELLI DOMINIQUE. Cette lettre signée du F.L.N.C apparaît comme un faux. GUSTAVE GRAZIANI a déjà eu deux de ces engins plastiqués en AVRIL 1982.

 

MAI 1987

Le 7 mai 1987 : Ghjuvan'Andria Mozziconacci, interpellé le 21 avril dernier à Paris, relate dans une lettre datée du 7 mai 1987, la garde à vue musclée dont il a été la cible.

Garde à vue "musclée" à Paris pour un jeune corse

(Corse - Répression) Interpellé le 21mars, Ghjuvan’Andria Mozziconacci est aujourd’hui détenu à la prison de la Santé. Avant d’être déféré devant la Section Spéciale du Parquet de Paris, ce patriote a  connu les quatre jours de garde-à-vue qui sont devenus la règle dès qu’il s’agit de patriote corses.

Son refus de répondre aux enquêteurs, et surtout de permettre l’identification de celui qui l’accompagnait, lui a valu un interrogatoire du genre « musclé ».

Il nous a envoyé le récit de cette période.

Un témoignage accusateur pour la police coloniale, mais aussi  un exemple de fermeté face à la répression.

Voici la lettre de Ghjuvan’Andria Mozziconacci du 7 mai.

Cari frateddi,

Je porte à votre connaissance et à la connaissance de notre peuple cet humble témoignage concernant les conditions de mon interpellation, les violences et humiliations subies dans les locaux du commissariat de Boulogne Billancourt (hauts de seine).

Les méthodes policières doivent effectivement être vivement dénoncés et condamnées, lorsque les principes les plus élémentaires de la dignité humaine sont bafoués et foulés aux pieds, il est un devoir d’œuvrer afin de réhabiliter et de les faire respecter en utilisant tous les moyens dont nous disposons.

Il s’agit de dire aujourd’hui plus que jamais à ceux qui consciemment ou inconsciemment acceptent l’inacceptable et de faut cautionnent un système qui vise au non respect de la personne humaine dans ses aspirations les plus profondes et les plus légitimes, que l’indifférence est le plus bas degré de la liberté.

La répression met chacun en face de ses responsabilités (la répression et ses dessous). Quant à nous, nous poursuivons dans la sérénité notre combat pour la dignité, la justice et la liberté.

Je fus donc interpellé le vendredi 21 mars à 03h25 du matin (la personne qui se trouvait en ma compagnie réussit à tromper l’habileté de l’Urbaine) et parvint à prendre la fuite, et  s’il m’est permis de le faire, je tiens aujourd’hui à la saluer comme il se doit).

Une fois maitrisé, je fus immédiatement transporté dans les locaux du commissariat le plus proche.

Une première mise à nu « de principe » eut lieu : jusque là rien de vraiment nouveau et d’extraordinaire…

Une vingtaine de minutes plus tard, 2 inspecteurs de la P.J. avisés de la situation, firent leur apparition et sans perdre de temps se mirent à l’ouvrage.

Ces 2 messieurs me firent entrer dans un bureau en ayant pris la précaution de poster un gendarme devant la porte, sans aucun doute afin que ce dernier puisse jouir du spectacle qui allait suivre, à moins que ce ne soit afin qu’il puisse s’initier à l’art de traiter ceux qui osent toucher aux intérêts de la République une et indivisible ! Tamanta qualità !

Irrités par mon refus de dévoiler quoi que ce soit quant à nos intentions et quant à l’identité de la personne qui parvint à prendre la fuite (ce qui semblait les préoccuper terriblement, on le serait  à moins…) les coups commencèrent à pleuvoir, des coups portés essentiellement à la tète, au cou et derrière la nuque ; je fus projeté à plusieurs reprises contre le mur ce qui m’occasionna une lésion à la tempe droite.

Après s’être accordés quelques minutes de répit, ils repartirent en besogne.

Un violent coup de bottes dans les parties me fit quasiment tomber à terre, en me redressant je pris soin bien évidement de protéger de mes mains cette partie du corps, ce qui de toute évidence déplut à mes agresseurs, puisqu’ils m’obligèrent à les retirer afin de réitérer leur action.

Fin de la première partie.

Un quart d’heure plus tard, un nouveau face à face eut lieu. Je fus contraint à me dévêtir entièrement (le clou du spectacle), je fus roué de coups, dans cette situation on ne peut plus dégradante et humiliante.

En ramassant mes vêtements un coup de botte fut porté au flanc gauche en précisant bien : « c’est là que ça fait mal ». Je cite.

Fin de la seconde partie.

Dans la journée mon domicile fut perquisitionné à deux reprises, une première perquisition eut lieu dans la matinée, une seconde en début d’après midi.

Lors de la seconde perquisition un inspecteur s’adressant à ses acolytes, s’exprima en ces termes : « Cette fois-ci on va tout foutre en l’air, on va leur apprendre à vivre ». Sans commentaire…

Ensuite ce fut la mise en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle, la duplicité et le vice remplaçaient la violence. Ma position fut claire : à chaque question posée une seule et même réponse : « je n’ai rien à déclarer …»

Piantaraghju quì’ssa testimunianza.

Vi mandu i miò più fraterni è rivoluziunari saluti.

A prestu in Tarra Corsa.

Ghjuvan’Andria

Evviva a Lotta di Liberazione Naziunale.

Source photo : Unità Naziunale, Archives du site.
Source info :  A Risposta 1987 édition Natale per i Patriotti, Unità Naziunale

© UNITA NAZIUNALE 1999 - 2007

Vos réactions sur cet article ici :http://forucorsu.unita-naziunale.org/portal.php

Le 19 MAI 1987 : Vaste opération de répression à AIACCIU et dans le CRUZZINI. Une trentaine de militants ou sympathisants nationalistes sont interpellés.

Le 20 MAI 1987 : Conflit des dockers en BALAGNA : Le S.T.C réussit une fois de plus à arracher une victoire en imposant le principe de la mensualisation des salaires.

Le 20 Mai 1987 : Rafles d’AIACCIU, A RISCOSSA organise un rassemblement toute la nuit devant le commissariat d’AIACCIU.

Le 21 Mai 1987 : Les nationalistes interpellés sont toujours gardés à vue.

Le 22 Mai 1987 : Attentat à LUMIU. A RISCOSSA proteste contre les méthodes du préfet MORIN qui, avant même le début de la garde à vue, avait publié un communiqué de presse faisant état de l’identité complète de certaines des personnes interpellées. C’est-à-dire toutes celles qui, à l’issue de la garde à vue seront inculpées ! Les élus nationalistes s’insurgent contre la campagne calomnieuse à leur encontre, menée par la P.J. lors d’interrogatoire.

Le 23 MAI 1987 : 11 des 34 nationalistes interpellés à AIACCIU sont inculpés et déportés par avion spécial aux BAUMETTES.

Le 23 Mai 1987 : Les gendarmeries de CAVRU et de PERI sont mitraillées : suite à ces mitraillages le Colonel SPILLMAN donne l’ordre à ses troupes de riposter.

 

JUIN 1987

Le 5 Juin 1987 : Décret du 5 juin 1987 / Dissolution de A RISCOSSA

Le 6 Juin: A Bastia, décès de TINTIN PASQUALINI, chansonnier, humoriste et écrivain.

Le 17 JUIN 1987 : Assassinat du Dr LAFAY, président de l’association pour la défense des victimes du terrorisme, alors qu’il sortait d’un " cunfronti " sur la violence, le Dr SIMEONI lui promulgue les premiers soins. Attentat non revendiqué. Les élus nationalistes dénoncent cette provocation dont certains vont se servir pour légitimer les représailles contre les nationalistes.

Le 17 JUIN 1987 : Confirmation, en appel, des condamnations à l’encontre de DANIEL PAOLI et GHJUVAN’FRANCESCU BERNARDI.

Le 25 JUIN 1987 : Arrestation à FIGARELLU de CARLU PIERI, militant nationaliste recherché depuis son évasion en 1983.


Déportation de Carlu Pieri

Le 28 juin 1987 : Naissance de A Cuncolta naziunalista

 
Juillet
 

AOUT 1987

Le 4 AOUT 1987 : LUCCIANA, un fourgon de garde mobile est mitraillé, un gendarme est tué et trois autres sont blessés. Le gendarme AZNAR trouve la mort.

Le 5 AOUT 1987 : Le F.L.N.C revendique l’attentat d la MARANA. Dans son communiqué, l’organisation met en garde les exécutants et responsables des brimades dont font l’objet les détenus politiques Corses. Dernièrement aux BAUMETTES, certains ont été grièvement blessés après avoir été passés à tabac. Le F.L.N.C affirme qu’elle ne laissera jamais de tels actes impunis.

Le 7 AOUT 1987 : 10 interpellations dans le milieu nationaliste Bastiais, à la suite de l'attentat du 4 AOUT..

 
Septembre
 

OCTOBRE 1987

17 octobre 1987 : Le FLNC revendique l'assassinat à Ajaccio, en janvier 1986, de deux Tunisiens présentés comme étant des trafiquants de drogue.

 

NOVEMBRE 1987

Dans la nuit du 15 novembre au 16 novembre 1987 : GHJUVAN’BATTISTA ACQUAVIVA, militant du F.L.N.C, est assassiné lors d’une action du F.L.N.C Recherché depuis JANVIER 1984, il est abattu par le COLON ROUSSEL au cours d’une opération commando.

 

Le 16 NOVEMBRE 1987 : GHJUVAN’MARTINU VERDI est déporté et incarcéré à PARIS. Une fois de plus un responsable nationaliste est victime d’une machination orchestrée par les gendarmes.

Le 17 NOVEMBRE 1987 : Les organisations nationalistes rendent hommage à GHJUVAN’BATTISTA ACQUAVIVA et appellent tous les Corses à se rendre à ses obsèques.

Le 17 Novembre 1987 : Le F.L.N.C, dans un communiqué, précise que GHJUVAN’BATTISTA ACQUAVIVA a été abattu par ROUSSEL alors qu’il participait à une action commando. Le F.L.N.C met ainsi un terme à la manœuvre d’intoxication lancée par la gendarmerie tentant de faire croire à l’opinion publique du GHJUVA BATTISTA ACQUAVIVA avait agi seul et qu’il serait mort accidentellement au cours du bagarre avec le colon ROUSSEL.

Le 17 NOVEMBRE 1987 : Attentat à CORTI.

Le 18 NOVEMBRE 1987 : Plusieurs milliers de personnes se recueillent devant la dépouille de GHJUVAN’BATTI lors de ses obsèques à ISULA ROSSA. Le F.L.N.C rend hommage à son militant en tirant des salves d’honneur à la sortie de la messe et ce malgré l’imposant déploiement des forces de répression. La Préfecture donnera l’ordre à F.R.3 de ne pas diffuser les images. La Direction de F.R.3 obéira.

" GHJUVAN’BATTISTA, FRATELLU DI U FRONTE, SIMU FIERU D’AVE CUMBATTUTU A FIANCU A TE, MAI UN CI SCURDEREMU DI TE, MAI. " U F.L.N.C

Le 24 NOVEMBRE 1987 : Un important réseaux du F.L.N.C est démantelé, huit militants sont arrêtés dont FRANCOIS CASASOPRANA. En tout 25 nationalistes sont interpellés à AIACCIU dont plusieurs femmes et enfants.

 
 

DECEMBRE 1987

Le Samedi 19 décembre 1987 : il était 10H15, lorsqu'une forte explosion ébranlait le hameau de Querciolo, commune de Sorbo Occagnano. Une explosion qui s'était produite du coté de la route de la mer. En fait une charge évalué à 2 ou 3 kilos venait de faire son œuvre. Déposée ou même jetée, contre la porte d'entrée principale de la maison de M Ferdinand Roussel, elle n'a occasionnée que peu de dégâts. Roussel avait quitté sa maison quelques jours après l'assassinat du jeune militant. Depuis celle ci était gardé jour et nuit par la gendarmerie.

,

Faire un don en ligne en soutien aux prisonniers politiques

 

Aidez le site Unità Naziunale suite à la saisie de son matériel informatique


Achetez les produits du Comité Anti Répressio
n


Offrez vous un souvenir d'Unità Naziunale


Partenaire

Aidez le site

 
Source : Ce site a été réalisé avec les informations du site Libertà mis en ligne en 1998 et du site Patriottu mis en ligne en 2001 avec les rajouts des sources suivantes : Quid, Unità Naziunale, France 3 Corse, FR3, Dvd Génération FLNC, K7 Le FLNC dans l'histoire, U Ribombu, Kyrn, Corsica Infurmazione, A Fiara, Paese, Arritti, Sources diverses internet, La provence Corse, Corse Matin, U Ribellu, Le mémorial des corses, Derrière les cagoules...