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l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte
Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
Bilan du FLNC pour 86: l'organisation clandestine
revendique 497 attentats en Corse, 25 en France. En 85,il en revendiquait 383 en
Corse, et 9 en France.
JANVIER 1987
Le 2 Janvier 1987: Rentrée de la Cour d' Appel de Bastia. Pour le Président Serny
" la loi s'abattra en toute matière et chaque fois qu'il le faudra à
gauche, à droite, au centre et ailleurs ". Quel pince -sans-rire tout de même!
Le 2
janvier 1987 : Marc Garguy l’un des représentants de la CFR est
abattu.
Le 5 Janvier 1987: Lors de la rentrée du Tribunal de Grande Instance d'
Aiacciu, les militants magistrats locaux font le même numéro qu' à Bastia......
Le 7 Janvier 1987: Conférence de presse du STC " Bastia Securità " dénonçant
le refus de la préfecture de délivrer 3 ports d'armes, mettant ainsi en péril la
nouvelle Scop.
Le 9 Janvier 1987: Alain Orsoni, élu du MCA, et Jean Nicoli, militant
nationaliste ,sont interpellés à Aiacciu.
Le 11 Janvier 1987: 2 attentats à Aiacciu.
Le 12 Janvier 1987: Alain Orsoni est inculpé et transféré à Paris devant la
Section spéciale, quant à Jean Nicoli, il est condamné à 6 mois de prison avec
sursis.
Le 12 Janvier 1987: 2 attentats à Aiacciu.
Le 14 Janvier 1987: A l'appel de A Riscossa, 400 personnes se réunissent
devant le Palais de Justice de Bastia pour protester contre les atteintes aux
droits de l'homme.
Le 14 Janvier 1987: Provocation de la gendarmerie contre Léo Battesti. Le
Secrétaire Général du MCA est " braqué " par un gendarme lors d'un affichage
militant.
Le 14 Janvier 1987: 4 attentats et 2 tentatives à Bastia sur des
fonctionnaires de police.
Le 15 Janvier 1987: Conférence de presse des secrétaires généraux du MCA et de
l' UPC pour dénoncer la multiplication des provocations policières et
l'intensification de la répression.
Le 15 Janvier 1987: Bilan du FLNC pour 86: l'organisation clandestine
revendique 497 attentats en Corse, 25 en France. En 85,il en revendiquait 383 en
Corse, et 9 en France.
Le 16 Janvier 1987: Annulation des élections régionales de Corsica Suprana.
Le 16 Janvier 1987: Barrage filtrant de A Riscossa à Ghisunaccia.
Le 16 Janvier 1987: 3 nationalistes sont interpellés à Aiacciu.
Le 16 Janvier 1987: Action commando du FLNCà l' Isulella contre la villa d'un
industriel français.
Le 17 Janvier 1987: Manifestation à Aiacciu : 3000 personnes répondent à
l'appel des organisations nationalistes.
Le 17 Janvier 1987: Tentative de plasticage contre le local du MCA à Bastia.
Le FLNC accusera deux policiers de Bastia d'être responsables de cette
provocation qui intervient quelques jours avant la dissolution du mouvement
nationaliste.
Le 18 Janvier 1987: Suite aux interpellations d' Aiacciu, M. Galleani inculpé
et transféré à Paris.
Le 18 Janvier 1987: 6 attentats à Aiacciu.
Le 19 Janvier 1987: 1 attentat à Calvi.
Le 20 Janvier 1987: Le MCA appelle les nationalistes à la vigilance après la
tentative d'attentat visant son siège de Bastia.
Le 20 Janvier 1987: 2 attentats et 1 tentative à Bastia.
Le 20 Janvier 1987: Le SCI appelle les Maîtres d' Internat et les Surveillants
d' Externat à observer une journée de grève. Le mot d'ordre sera largement
suivi.
Le 21 Janvier 1987: Après le FLNC et la CCN, c'est au tour du MCA d'être
dissous par le Conseil des Ministres. Les dissolutions succèdent aux
dissolutions. Le problème corse demeure pourtant " indissolvable "....Le Mouvement corse pour
l'autodétermination (MCA) est dissout en conseil des ministres
(Décret du 22 janvier 1987 : - Mouvement corse pour l'autodétermination)
Le 21 Janvier 1987: Les préfets Garsi et Hugues sont remplacés. Au
suivant.....
Le 22 Janvier 1987: Dernière conférence de presse du MCA dissous
qui relève
qu'une fois de plus aucune argumentation juridique sérieuse ne peut etre
invoquée pour justifier cette mesure gouvernementale. Seul l'intérêt politique
explique la décision du pouvoir.
Le 22 Janvier 1987: Attentat à Bastia.
Le 23 Janvier 1987: Tentative d'attentat à Aiacciu.
Le 23 Janvier 1987: Plusieurs interpellations de nationalistes dans la région
bastiaise. Ces militants et sympathisants sont placés en garde à vue.
Le 25 Janvier 1987: Les nationalistes réunis à Corti appellent le peuple corse
à répondre de façon unitaire à la politique répressive de l' Etat français. Des
" cuncolte " se tiendront dans les différentes régions de Corse. Elles
regrouperont plusieurs centaines de nationalistes corses.
Le 25 Janvier 1987: Action commando du FLNC à Calinzana contre une cave
vinicole de colons pieds noirs. Les dégâts sont considérables.
Le 26 Janvier 1987: Attentat à Aiacciu.
Le 26 Janvier 1987: 1 attentat à Corti et 1 tentative à Tattone
Le 27 Janvier 1987: 1 attentat à Prunelli, 1 à Aiacciu.
Le 27 Janvier 1987: Transporteurs : Fin du blocus. Le STC, dans une conférence
de presse appelle à une table ronde sur les transports.
Le 28 Janvier 1987: Le Préfet Leblond est remplacé par Morin. Au suivant....
Le 29 Janvier 1987: Le FLNC revendique les 2 actions commando de l' Isulella
et de Calinzana et dément l'appartenance de Galeani à son organisation.
Le 29 Janvier 1987: Conférence de presse de A Riscossa qui appelle à la
manifestation du samedi 31 janvier à Bastia.
Le 31 Janvier 1987: Plusieurs milliers de personnes manifestent à Bastia à
l'appel de A Riscossa .Les nationalistes démontrent ,une fois encore,qu'ils sont
les seuls à pouvoir mobiliser de la sorte en Corse.
Le 31 Janvier 1987: 2 attentats et 1 tentative à Aiacciu.
FEVRIER 1987
Le 2 Février 1987: A Riscossa remercie les milliers de personnes qui ont
manifesté à Bastia.
Le 2 Février 1987: Attentat à Porticciu.
Le 3 Février 1987: Felice Tomasi et ses co-inculpés seront jugés par une Cour
spéciale composée exclusivement de magistrats.
Le 3 Février 1987: Attentat à Bastelicaccia.
Le 3 Février 1987: Les pécheurs corses lancent plusieurs actions dans les
ports.
Le 4 février 1987: Conférence de presse du collectif d'avocats de A Riscossa
sur l'affaire F. Tomasi.
Le 6 Février 1987: 2 attentats à Bastia.
Le 6 Février 1987: Les employés de la Scop " Bastia Securità " qui
manifestaient devant la préfecture, sont violemment chargés par les CRS. Le
pouvoir répond par la brutalité aux aspirations des travailleurs ....
Le 7 Février 1987: Après les super préfets, c'est un super flic Morin qui est
nommé en Corse. Le nouveau Broussard prétend ,dès son arrivée, être du genre
discret. Il le prouvera tout au long de ses multiples conférences de presse et
de ses incessantes violations du secret de l'instruction.
Le 7 Février 1987: Communiqué du SCI contre le projet Monory : barrages
filtrants des enseignants à Ghisunaccia et Porti Vechju. " Opération escargot "
organisée par le STC pour protester contre l'attitude de la préfecture envers
les employés de Bastia Securità.
Le 10 Février 1987: 2 attentats à Bastia .
Le 11 Février 1987: Le conseil syndical du SCI prend position sur différents
problèmes de l'enseignement.
Le 11 Février 1987: Pour toute réponse à la demande d'obtention de 6 ports
d'armes supplémentaires faite par Bastia Securità, le préfet envoie ,de
nouveau, ses CRS, Un militant du STC est blessé et hospitalisé.
Le 12 Février 1987: 3 attentats et 1 tentative à Aiacciu.
Le 12 Février 1987: 1 attentat à Linguizzetta.
Le 12 Février 1987: 1 attentat, 2 tentatives à Bastia.
Le 12 Février 1987: Conférence de presse du STC sur le conflit de Bastia
Securità.
Le 15 Février 1987: 2 attentats à Vicu.
Le 16 Février 1987: Bastia : la section STC des chemins de fer entre en grève
pour protester contre la dégradation générale des conditions de travail et la
fermeture de gare.
Le 16 Février 1987: Bastia Securità également en grève. La Scop organise des
tables rondes avec les banques et les autres sociétés de transport de fonds.
Le 18 Février 1987 : Alain Orsoni remis en liberté par la Chambre d'
Accusation de Paris.
Le 18 Février 1987 : 1 attentat à Cardu,1 tentative à Biguglia.
Le 18 Février 1987 : Serge Costa, connu pour ses idées anti-nationalistes est
abattu à Aiacciu.
Le 18 Février 1987: Chasse aux sorcières dans les média corses : Sampieru
Sanguinetti, rédacteur en chef de FR 3 Corse est limogé. La grande purge
commence sous la férule de Pasqua, de Rocca Serra et de Giaccobi.
Le 19 Février 1987: Action du SCA à Aleria contre la politique de l' Office
Hydrolique .
Le 19 Février 1987: Tentative d'attentat à Aiacciu.
Le 19 Février 1987: Le STC , l' ex MCA et l' UPC s'insurgent contre le
licenciement de Sampieru Sanguinetti.
Le 19 Février 1987: Meeting de présentation de la liste " Per un avvene corsu
" à Bastia.
Le 19 Février 1987: Répression contre les travailleurs corses : la préfecture
répond une nouvelle fois par un non irresponsable et provocateur aux
propositions de la Scop Bastia Securità.
Le 20 Février 1987: Reprise du trafic aux Chemins de Fer de la Corse : le STC
obtient gain de cause dans le conflit qui l'opposait à la Direction. Le syndicat
nationaliste marque un point précieux sur un terrain jadis chasse gardée de la
CGT.
Le 22 Février 1987: Tentative d'attentat à Bastia
Le 24 Février 1987: 8 ans de prison requis contre Marc Papi. Le responsable
MCA de la région de Porti-Vechju était , depuis fort longtemps, dans le
collimateur du pouvoir. Tous les prétextes étaient bons pour l'éliminer.
Le 24 Février 1987: Plusieurs centaines de personnes à Aiacciu et Bastia pour
soutenir Sampieru Sanguinetti.
Le 24 Février 1987: 2 attentats à Aiacciu.
Le 25 Février 1987: 2 attentats à Aiacciu.
Le 25 février 1987, le tribunal de grande instance de Paris condamne Alain
Orsoni et Leonelli à verser 80 000 francs au gendarme Perrin et 50 000 francs
à son collègue Christian Tournay.(Affaire du mitraillage du 14 Mai 1980).
Le 26 Février 1987: Un commando incendie une maison à San Petru di Venacu.
Le 27 Février 1987: Marcu Papi condamné à 6 ans de prison. Le militant
nationaliste est condamné pour des raisons uniquement politiques.
Le 27 Février 1987: U Ribombu condamné à 10 millions de centimes d'amende. Une
surenchère dans l'acharnement judiciaire contre notre hebdomadaire.
Le 27 Février 1987: Le SCA appelle, dans un communiqué, à un rassemblement le
3 mars devant le siège de l' ODARC.
Le 28 Février 1987: 1 attentat à Furiani, 1 à Corti.
Le 28 Février 1987: 3 fourgons de gendarmerie incendiés à Aiacciu.
Le 28 février 1987 : Un commando du F.L.N.C rase
l’Hôtel des impôts de BASTIA, les dégâts sont évalués à plusieurs milliards de
centime et il y a 4 blessés. D’autres attentats sont commis à FURIANI (1), CORTI
(1) et 3 fourgons de gendarmerie sont incendiés à Février
MARS 1987
Le 3 Mars 1987: 1 attentat à Corti, 1 à Sartè.
Le 3 Mars 1987: Pour protester contre le limogeage de Sampiero Sanguinetti, le
personnel de FR 3 se met en grève.
Le 3 Mars 1987: O.D.A.R.C. : le nouveau président M. Valentini élu à la
majorité relative. Le SCA dénonce les pratiques clanistes qui ont marqué cette
élection (office agricole)
Le 4 Mars 1987: Série d'attentats à Porti-Vechju. Les forces répressives font
une rafle dans les milieux nationalistes en procédant à 23 interpellations.
Le 4 Mars 1987: 1 attentat à Corti.
Le 4 Mars 1987: Conférence de presse du député européen Willy Kujpers sur les
libertés en Corse. Le député dénonce les violations aux droits de l'homme
perpétrées par l' Etat français et précise qu'il déposera une question écrite
sur le problème corse à l' Assemblée Européenne.
Le 6 Mars 1987: Attentat à Centuri.
Le 8 Mars 1987: 4 attentats à Calvi.
Le 8 Mars 1987: La CSC dénonce la situation préoccupante de la filière d'Etudes
Corses.
Le 8 Mars 1987: 1 attentat à Corti.
Le 11 Mars 1987: Vaste opération policière sur l' hôtel San Bastianu à Tiuccia.
Une centaine de gendarmes , des hélicoptères, des vedettes... pour marquer
l'opinion publique et asséner la thèse d'un contrôle du FLNC sur cet hôtel. Une
intoxication de plus...
Le 13 Mars 1987: 2 attentats à l' Isula Rossa.
Le 13 Mars 1987: Le STC réagit après la descente policière sur l' hôtel San
Bastianu : pour le syndicat ,la fermeture était orchestrée pour faire porter aux
nationalistes la responsabilité de 15 ans de gestion inconséquente.
Le 13 Mars 1987: Opération commando contre la ferme Guillon à Ghisunaccia.
Le 14 Mars 1987: Plusieurs interpellations et perquisitions musclées dans le Fium Orbu : 3 militants nationalistes sont gardés à vue.
Le 21 Mars 1987 : Interpellation par la police Urbaine de Paris de
Ghjuvan'Andria Mozziconacci. Son ami arrive à prendre la fuite. Garde a vue
musclée pour ce jeune corse, puis incarcération à la prison de la Santé.
Le 21 Mars 1987 : Nuit bleue sur toute la Corse, le F.L.N.C organise 106 actions
sur lensemble du territoire national. Une démonstration de force dune rare
ampleur.
AVRIL 1987
Le 24 AVRIL 1987 : GUSTAVE GRAZIANI reçoit une lettre en provenance dILE
ROUSSE, dans laquelle il est reproché à son fils, JOSEPH GRAZIANI de sen prendre
aux maghrébins et davoir attaqué un commerçant de la ville en compagnie de son
ami SAVELLI DOMINIQUE. Cette lettre signée du F.L.N.C apparaît comme un faux. GUSTAVE
GRAZIANI a déjà eu deux de ces engins plastiqués en AVRIL 1982.
MAI 1987
Le 7 mai 1987 : Ghjuvan'Andria Mozziconacci,
interpellé le 21 avril dernier à Paris, relate dans une lettre datée du 7 mai
1987, la garde à vue musclée dont il a été la cible.
Garde à vue "musclée" à Paris pour
un jeune corse
(Corse - Répression) Interpellé le 21mars,
Ghjuvan’Andria Mozziconacci est aujourd’hui détenu à la prison de la
Santé. Avant d’être déféré devant la Section Spéciale du Parquet de
Paris, ce patriote a connu les quatre jours de garde-à-vue qui sont
devenus la règle dès qu’il s’agit de patriote corses.
Son refus de répondre aux
enquêteurs, et surtout de permettre l’identification de celui qui
l’accompagnait, lui a valu un interrogatoire du genre « musclé ».
Il nous a envoyé le récit de cette
période.
Un témoignage accusateur pour la
police coloniale, mais aussi un exemple de fermeté face à la
répression.
Je porte à votre connaissance et à
la connaissance de notre peuple cet humble témoignage concernant les
conditions de mon interpellation, les violences et humiliations
subies dans les locaux du commissariat de Boulogne Billancourt
(hauts de seine).
Les méthodes policières doivent
effectivement être vivement dénoncés et condamnées, lorsque les
principes les plus élémentaires de la dignité humaine sont bafoués
et foulés aux pieds, il est un devoir d’œuvrer afin de réhabiliter
et de les faire respecter en utilisant tous les moyens dont nous
disposons.
Il s’agit de dire aujourd’hui plus
que jamais à ceux qui consciemment ou inconsciemment acceptent
l’inacceptable et de faut cautionnent un système qui vise au non
respect de la personne humaine dans ses aspirations les plus
profondes et les plus légitimes, que l’indifférence est le plus bas
degré de la liberté.
La répression met chacun en face de
ses responsabilités (la répression et ses dessous). Quant à nous,
nous poursuivons dans la sérénité notre combat pour la dignité, la
justice et la liberté.
Je fus donc interpellé le vendredi
21 mars à 03h25 du matin (la personne qui se trouvait en ma
compagnie réussit à tromper l’habileté de l’Urbaine) et parvint à
prendre la fuite, et s’il m’est permis de le faire, je tiens
aujourd’hui à la saluer comme il se doit).
Une fois maitrisé, je fus
immédiatement transporté dans les locaux du commissariat le plus
proche.
Une première mise à nu « de
principe » eut lieu : jusque là rien de vraiment nouveau et
d’extraordinaire…
Une vingtaine de minutes plus tard,
2 inspecteurs de la P.J. avisés de la situation, firent leur
apparition et sans perdre de temps se mirent à l’ouvrage.
Ces 2 messieurs me firent entrer
dans un bureau en ayant pris la précaution de poster un gendarme
devant la porte, sans aucun doute afin que ce dernier puisse jouir
du spectacle qui allait suivre, à moins que ce ne soit afin qu’il
puisse s’initier à l’art de traiter ceux qui osent toucher aux
intérêts de la République une et indivisible ! Tamanta qualità !
Irrités par mon refus de dévoiler
quoi que ce soit quant à nos intentions et quant à l’identité de la
personne qui parvint à prendre la fuite (ce qui semblait les
préoccuper terriblement, on le serait à moins…) les coups
commencèrent à pleuvoir, des coups portés essentiellement à la tète,
au cou et derrière la nuque ; je fus projeté à plusieurs reprises
contre le mur ce qui m’occasionna une lésion à la tempe droite.
Après s’être accordés quelques
minutes de répit, ils repartirent en besogne.
Un violent coup de bottes dans les
parties me fit quasiment tomber à terre, en me redressant je pris
soin bien évidement de protéger de mes mains cette partie du corps,
ce qui de toute évidence déplut à mes agresseurs, puisqu’ils
m’obligèrent à les retirer afin de réitérer leur action.
Fin de la première partie.
Un quart d’heure plus tard, un
nouveau face à face eut lieu. Je fus contraint à me dévêtir
entièrement (le clou du spectacle), je fus roué de coups, dans cette
situation on ne peut plus dégradante et humiliante.
En ramassant mes vêtements un coup
de botte fut porté au flanc gauche en précisant bien : « c’est là
que ça fait mal ». Je cite.
Fin de la seconde partie.
Dans la journée mon domicile fut
perquisitionné à deux reprises, une première perquisition eut lieu
dans la matinée, une seconde en début d’après midi.
Lors de la seconde perquisition un
inspecteur s’adressant à ses acolytes, s’exprima en ces termes :
« Cette fois-ci on va tout foutre en l’air, on va leur apprendre à
vivre ». Sans commentaire…
Ensuite ce fut la mise en garde à
vue dans les locaux de la brigade criminelle, la duplicité et le
vice remplaçaient la violence. Ma position fut claire : à chaque
question posée une seule et même réponse : « je n’ai rien à
déclarer …»
Piantaraghju quì’ssa testimunianza.
Vi mandu i miò più fraterni è
rivoluziunari saluti.
Le 19 MAI 1987 : Vaste opération de répression à AIACCIU et dans le CRUZZINI.
Une trentaine de militants ou sympathisants nationalistes sont interpellés.
Le 20 MAI 1987 : Conflit des dockers en BALAGNA : Le S.T.C réussit une fois
de plus à arracher une victoire en imposant le principe de la mensualisation des
salaires.
Le 20 Mai 1987 :
Rafles d’AIACCIU, A RISCOSSA organise un rassemblement toute la nuit devant
le commissariat d’AIACCIU.
Le 21 Mai 1987 : Les nationalistes interpellés sont toujours gardés à vue.
Le 22 Mai 1987 : Attentat à LUMIU. A
RISCOSSA proteste contre les méthodes du préfet MORIN
qui, avant même le début de la garde à vue, avait publié un communiqué de presse
faisant état de l’identité complète de certaines des personnes interpellées.
C’est-à-dire toutes celles qui, à l’issue de la garde à vue seront inculpées !
Les élus nationalistes s’insurgent contre la campagne calomnieuse à leur
encontre, menée par la P.J. lors d’interrogatoire.
Le 23 MAI 1987 : 11 des 34 nationalistes interpellés à AIACCIU sont inculpés et
déportés par avion spécial aux BAUMETTES.
Le 23 Mai 1987 : Les gendarmeries de CAVRU et de PERI sont mitraillées :
suite à ces mitraillages le Colonel SPILLMAN donne lordre à ses troupes de
riposter.
JUIN 1987
Le 5 Juin 1987 :
Décret du 5 juin 1987 / Dissolution de A RISCOSSA
Le 6 Juin: A Bastia, décès de TINTIN PASQUALINI, chansonnier, humoriste et
écrivain.
Le 17 JUIN 1987 : Assassinat du Dr LAFAY, président de lassociation pour la
défense des victimes du terrorisme, alors quil sortait dun
" cunfronti " sur la violence, le Dr SIMEONI lui promulgue
les premiers soins. Attentat non revendiqué. Les élus nationalistes dénoncent
cette provocation dont certains vont se servir pour légitimer les représailles
contre les nationalistes.
Le 17 JUIN 1987 : Confirmation, en appel, des condamnations à lencontre de
DANIEL PAOLI et GHJUVANFRANCESCU BERNARDI.
Le 25 JUIN 1987 : Arrestation à FIGARELLU de CARLU PIERI, militant nationaliste
recherché depuis son évasion en 1983.
Déportation de Carlu Pieri
Le 28 juin 1987 :
Naissance de A Cuncolta naziunalista
Juillet
AOUT 1987
Le 4 AOUT 1987 : LUCCIANA, un fourgon de garde mobile est mitraillé, un gendarme
est tué et trois autres sont blessés. Le gendarme AZNAR trouve la mort.
Le 5 AOUT 1987 : Le F.L.N.C revendique lattentat d la MARANA.
Dans son
communiqué, lorganisation met en garde les exécutants et responsables des brimades
dont font lobjet les détenus politiques Corses. Dernièrement aux BAUMETTES,
certains ont été grièvement blessés après avoir été passés à tabac. Le F.L.N.C
affirme quelle ne laissera jamais de tels actes impunis.
Le 7 AOUT 1987 : 10 interpellations dans le milieu nationaliste Bastiais, à la
suite de l'attentat du 4 AOUT..
Septembre
OCTOBRE 1987
17 octobre 1987 :
Le FLNC
revendique l'assassinat à Ajaccio, en janvier 1986, de deux Tunisiens présentés
comme étant des trafiquants de drogue.
NOVEMBRE 1987
Dans la nuit du 15 novembre au 16 novembre 1987 : GHJUVANBATTISTA
ACQUAVIVA, militant du F.L.N.C, est assassiné lors dune action du F.L.N.C
Recherché depuis JANVIER 1984, il est abattu par le COLON ROUSSEL au cours dune
opération commando.
Le 16 NOVEMBRE 1987 : GHJUVANMARTINU VERDI est déporté et incarcéré à
PARIS. Une fois de plus un responsable nationaliste est victime dune machination
orchestrée par les gendarmes.
Le 17 NOVEMBRE 1987 : Les organisations nationalistes rendent hommage à GHJUVANBATTISTA ACQUAVIVA et appellent tous les Corses à se rendre à ses
obsèques.
Le 17 Novembre 1987 : Le F.L.N.C, dans un communiqué, précise que GHJUVANBATTISTA ACQUAVIVA a
été abattu par ROUSSEL alors quil participait à une action commando. Le F.L.N.C
met ainsi un terme à la manuvre dintoxication lancée par la gendarmerie
tentant de faire croire à lopinion publique du GHJUVA BATTISTA ACQUAVIVA avait agi
seul et quil serait mort accidentellement au cours du bagarre avec le colon ROUSSEL.
Le 17 NOVEMBRE 1987 : Attentat à CORTI.
Le 18 NOVEMBRE 1987 : Plusieurs milliers de
personnes se recueillent devant la dépouille de GHJUVANBATTI lors de ses obsèques
à ISULA ROSSA.
Le F.L.N.C rend hommage à son militant en tirant des salves
dhonneur à la sortie de la messe et ce malgré limposant déploiement des
forces de répression. La Préfecture donnera lordre à F.R.3 de ne pas diffuser les
images. La Direction de F.R.3 obéira.
" GHJUVANBATTISTA, FRATELLU DI U FRONTE, SIMU FIERU DAVE
CUMBATTUTU A FIANCU A TE, MAI UN CI SCURDEREMU DI TE, MAI. " U F.L.N.C
Le 24 NOVEMBRE 1987 : Un important réseaux du F.L.N.C est démantelé, huit
militants sont arrêtés dont FRANCOIS CASASOPRANA. En tout 25 nationalistes sont
interpellés à AIACCIU dont plusieurs femmes et
enfants.
DECEMBRE 1987
Le Samedi 19 décembre 1987 : il était 10H15,
lorsqu'une forte explosion ébranlait le hameau de Querciolo, commune de Sorbo
Occagnano. Une explosion qui s'était produite du coté de la route de la mer. En
fait une charge évalué à 2 ou 3 kilos venait de faire son œuvre. Déposée ou même
jetée, contre la porte d'entrée principale de la maison de M Ferdinand Roussel,
elle n'a occasionnée que peu de dégâts. Roussel avait quitté sa maison quelques
jours après l'assassinat du jeune militant. Depuis celle ci était gardé jour et
nuit par la gendarmerie.
,
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France 3 Corse, FR3, Dvd Génération FLNC, K7 Le FLNC dans
l'histoire, U Ribombu, Kyrn, Corsica Infurmazione, A Fiara, Paese,
Arritti, Sources diverses internet, La provence Corse, Corse Matin,
U Ribellu, Le mémorial des corses, Derrière les cagoules...