Le portail politique de la Lutte
de Libération Nationale
La Lutte de Libération Nationale, c'est
l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte
Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
Le 5 JANVIER 1990 : Attentat contre une boucherie maghrébine à GHISUNACCIA
d'AHMED HAOU dont le fond appartient à LUCIEN COSTA et les murs au docteur CERVETTI
Le 7 JANVIER 1990 : Attentat à l'île de CAVALLU, deux restaurants Italiens sont
détruits. Cette île est réservée aux milliardaires malgré le fait qu'elle soit un
site protégé. Il faut une autorisation spéciale pour se rendre sur cette île qui est
Corse Et donc Française ?? Le F.L.N.C canal HISTORIQUE revendique l'attentat.
(L'hôtel des pêcheurs et la discothèque restaurant Palma Club sont plastiqués.)
Le 7 JANVIER 1990 : Assassinat de NOËL CIRELLI, père de famille et sportif. Il a
été abattu dans une discothèque sur la route des SANGUINAIRES. Le lieu du meurtre
a
été nettoyé avant larrivée des forces de lordre.
Le 8 JANVIER 1990 : MARC MARCHI, 21 ans, sort indemne de lexplosion de son
véhicule à PURTI VECHJU.
Le 10 JANVIER 1990 : Un militant de l'A.N.C, JEAN-MARIE SANTELLI est attaqué par
deux inconnus. L'A.N.C. porte plainte contre deux militants d'A CUNCOLTA NAZIUNALISTA qui
s'empresse de démentir. LU.P.C déplore cette attaque dont a été victime le
directeur de l'A.N.C.
Le 12 JANVIER 1990 : Le cabinet d'un architecte a été détruit par un attentat
à AIACCIU... Attentat non revendiqué..
Le 13 JANVIER 1990 : La villa d'une architecte de SULINZARA a sauté pendant que
sa propriétaire dormait. Madame COLETTE FAUVET avait déjà été victime d'un attentat
lui aussi non revendiqué en 1988.
Le 13 JANVIER 1990 : Par ailleurs TRENTE BOUTEILLES DE GAZ ont été volées à LUCCIANA. Leur disparition inquiète car il n'est pas rare qu'elle précède des attentats
de grande envergure..!!! ;-)
Le 14 JANVIER 1990 : Le F.L.N.C frappe en plein jour à
"CORSICANA-FORET", un commando du F.L.N.C après avoir mis en sécurité les
civils ont plastiqué à l'aide de bouteille de gaz et de plastics le camp de naturistes
de LINGUIZZETTA, 108 villas sont détruites. Ce camp de naturistes était subventionné
par des anglais, des allemands, des hollandais.
Le 15 et le 16 JANVIER 1990 : Reconstitution de la mort de GHJUVAN'BATTISTA
à la ferme du colon ROUSSEL à QUARCIOLU. Un important dispositif policier a été mise
en uvre. Les principaux protagonistes de la reconstitution de la ferme ROUSSEL ne
sont pas venus à QUARCIOLU. Ils expliquent pourquoi ils ne se sont pas rendus à leur
ferme dans une lettre le 22 JANVIER 1990 du fait des événements en Corse et des menaces
dont ils sont l'objet.
Le 16 JANVIER 1990 : PIERRE JOXE "gronde" les terroristes et propose aux
Corses un plan d'aménagement pour CORTI, la langue Corse, les voyages et le
développement de l'économie..
Le 17 JANVIER 1990 : A 5h30, 8 hommes armés de pistolets, de haches, et de
manches de pioche pénètrent dans le C.R.O.U.S, et la cafétéria de l'université de
CORTI où se déroulait une soirée pour voler la caisse (plus de 30.000 fr.). Ils ont
aussi tabasser le directeur du C.R.O.U.S . Par la suite, 4 personnes sont interpellés
mais plus personnes ne portent plainte
Le JEUDI 18 JANVIER 1990 : Mille professionnels devaient tenir leur congrès
National en OCTOBRE à AIACCIU et BASTIA. Hier à PARIS, le président PERRIN a annoncé
l'annulation de la manifestation "en raison des menaces du F.L.N.C" qui
"s'oppose à ce que la Corse accueille plus de touristes"....
Le 19 JANVIER 1990 : Les 4 personnes arrêtées dans le cadre de laffaire DU C.R.O.U.S sont relâchés fautes de preuves.
Le 20 JANVIER 1990 : Suite à l'agression d'un employé municipal maghrébin la
manifestation antiraciste réunit à peine 200 personnes à AIACCIU. Cette manifestation a
été organisée par le P.C., P.S., U.P.C, A CUNCOLTA NAZIUNALISTA..."La Corse est le
département ou les agressions racistes restent impunis"
Le 22 JANVIER 1990 : Des impacts de balles sont relevés sur la façade dun
établissement appartenant au père dun des inculpés de lAFFAIRE DU C.R.O.U.S
de CORTI.
Le 25 et 26 JANVIER 1990 : Des rumeurs circulent comme quoi le F.L.N.C aurait fait
payer la note après le saccage de la cafétéria. Selon la rumeur l'argent de la recette
aurait été restitué et des dommages versés à létablissement qui avait assuré
la SONO de la salle.
VERIF DATE Le VENDREDI 27 JANVIER 1990 : Deux démineurs sont blessés dans
l'explosion d'une voiture piégée à SULINZARA. Cette voiture appartenait à un ouvrier
portugais travaillant pour l'architecte Madame FAUVET. La voiture était garés prés de
l'école et il doit la vie à un fil dépassant de sa voiture. (problème
d'ordre privé).
Le 28 JANVIER 1990 : A PARIS sont organisés les Journées Nationalistes,
notamment par RADIO PAYS. De nombreux groupes Bretons, Corses, Basques se produisent sur
scène. Les R.G. étaient au rendez vous, cest un public très " fidèle
".
le MARDI 30 JANVIER 1990 : Sont réunis à
l'émission CIEL MON MARDI de DECHAVANNE, ALAIN ORSONI pour A CUNCOLTA NAZIUNALISTA,
FRANCOIS ALFONSI pour lU.P.C et bien d'autre, VILLANOVA et FRANCIS POMPONI pour
C.F.R., et le F.L.N.C en interview exclusive..... ALAIN ORSONI annonce fièrement un
dossier EXPLOSIF celui de l'ALBA SERANA près de BASTIA en dénonçant notamment le fait
qu'il est construit à 80% sans permis de ... CONSTRUIRE...
JANVIER 1990 : Sortie d'un journal mensuel " A FIARA ", MISINCU NAZIUNALE
CORSU. Journal de l'A.N.C.
Suite à l'émission de DECHAVANNE :L'ALBA SERENA passera en justice MARDI. Ce complexe
touristique a été construit à 80% sans permis de construire....
FEVRIER 1990
DANS LA NUIT DU 1 AU 2 FEVRIER 1990 : Une puissante déflagration réveille les
quartiers du palais de justice de BASTIA. Une charge d'un kilo vient d'exploser devant la
porte du premier vice président du conseil général de haute Corse, Monsieur ROGER FRANZONI. L'appartement occupé par sa belle mère, son petit fils et un employé est
partiellement dévastés. Attentat non revendiqué
Le 2 février 1990 : CAVALLU : SETTON
condamné à tout casser !! "Monsieur PIONNER" devra remettre le littoral en
état.... Littoral qu'il a saccagé pour construire son petit "port de plaisance
personnel" sur un littoral site protégé !!!!!
Le 23 février 1990 : Le corps de SERGE DONATI a été retrouvé à SORBU-OCAGNANU
criblé de balles. Il avait été impliqué dans une affaire de drogue. Sur le lieu du
crime on n'a pas retrouvé de trace de sang et il a été prélevé treize impacts de 9
mm.
Le 26 février 1990 : Le fourgon postal attaqué entre BASTIA et PORETTA a été
retrouvé deux heures après son braquage.
MARS 1990
VERIF DATE Le 1er MARS 1990 : AIACCIU : trente deux bouteilles de gaz
ont été dérobées dans une station service de PISCIATELLO.
Le 1er MARS 1990 : Coups de feu contre la voiture d'un huissier à
CALVI.
Le 2 MARS 1990 : La villa d'un couple de retraités dALATA
"secoué" par trois explosions..
Le 6 MARS 1990 : L'ombre du F.L.N.C .Deux insulaires répondent devant les
assises de Versailles, du braquage d'une banque. Ils nient leur participation à cette
attaque, ainsi que toute appartenance au mouvement clandestin. PAUL FRANCOIS SIMEONI ET
PIERRE JEAN GIANNECHINI sont les auteurs présumés de cet hold-up à saint germain en
laye le 23 JUILLET 1985.
Le 7 MARS 1990 : La cour d'assises des Yvelines a condamné à 7 ans de réclusion et
trois de prison les deux insulaires : PAUL FRANCOIS SIMEONI ET PIERRE JEAN
GIANNECHINI
Le 12 MARS 1990 : JOXE est venu en Corse pour discuter avec les autorités politiques.
" LOI-CADRE POUR L'AUTONOMIE ".
Le 13 MARS 1990 : Attentat à BASTIA : La discothèque " Odyssée " cible des
plastiqueurs.
Le Dimanche 25 mars 1990 : Au début de la matinée, deux
hommes armés pénètrent dans le local du personnel de l’UBS Genève, sis 6,passage
des Lions. Ils mettent hors d’état de résister deux gardiens, un concierge et un
employé venu mettre les horloges de la banque à l’heure d’été. Les agresseurs
débranchent l’alarme et ouvrent une dizaine de coffres au service des monnaies
étrangères. Pendant une heure et quarante-cinq minutes, ils vont emplir 220
kilos de billets de banque, principalement en monnaies étrangères. Il y en aura
pour 31 400 000 francs suisses! Les malfrats enfournent ce plantureux
grisbi dans une Espace Renault grise et un autre véhicule de dimension plus
modeste, tous deux immatriculés en Haute-Savoie. Et vogue la galère dorée,
direction la France! A 9h38, un technicien de l’UBS découvre les employés
ligotés et donne l’alarme. Commence une traque au long cours conduite par deux
policiers genevois, le commissaire alors inspecteur Marco Mattille et le
regretté inspecteur Reggli. On peut illustrer cette affaire sous la forme d’une
fusée à deux étages.
AVRIL 1990
Le 8 AVRIL 1990 : Réunion de lA.N.C et de A CUNCOLTA NAZIUNALISTA à
AIACCIU ou la question de lImpôt révolutionnaire est débattu.
Le 16 AVRIL 1990 : Braquage de la station service ISULA ROSSA, appartenant à
ALAIN POMATA.
MAI 1990
Le 17 mai 1990 : Un mysterieux groupe barbouze, U Castigu (le chatiment)
annonce des actions contre les nationalistes
Le 26 MAI 1990 : Deux hommes soupçonnés d'appartenir au
mouvement antinationaliste U
CASTIGU, JULES GAFFORY et JEAN PIERRE MAISETTI, sont abattus respectivement de + de 60
balles et 48 balles chacun à PURTICHJU. (ils sont présentés comme tel dans
la revendication de leur assassinat par un mouvement clandestin inconnu)
JUIN 1990
Le 7 Juin 1990 : Jean Pierre Maisetti est assassiné.??? Vérification
Juillet 1990
AOUT 1990
En Août 1990 : Nouvelle crise au sein du
FLNC.
Cette fois, la majorité de la direction, réunie autour d'Alain Orsoni,
s'oppose à la majorité de la base militante. Orsoni et ses amis quittent le
mouvement public A Cuncolta pour fonder le mouvement pour
l'autodétermination (MPA).
Le 1er Aout 1990 : Les fédérations de Haute-Corse et de Corse-du-Sud du
PCF et leur élus ont décliné l’invitation de participer à un colloque qui se
tiendra du 3 au 5 août à Corte à l ’initiative des nationalistes d’A Cuncolta
Naziunalista. Dans une déclaration, Albert Ferracci, président du groupe
communiste à l’assemblée de Corse estime que le thème de ces assises, « la Corse
de demain, avec qui et comment », sera largement occulté par « les
manifestations audiovisuelles des clandestins » du FLNC qui ont été annoncées.
La fédération locale du parti socialiste a, quant à elle, décidée de cautionner
cette manifestation des partisans de la violence.
Le 05 AOUT 1990 : Le F.L.N.C lance un message lors des Journées DI CORTI où
était rassemblé plus de 4000 personnes.
Le 14 AOUT 1990 : Une dizaine d'hommes armée et masqués ont investi la villa de
Monsieur PATRICE FARSI, directeur de lhôpital à AIACCIU. Ils les ont gardés toute
la nuit leur intimant de quitter l'île.
Dans la nuit du 16 au 17 aout 1990 : Une dizaine d’hommes, armés et
portant cagoule, ont distribué, dans la nuit de jeudi à vendredi, des tracts du
FLNC (U RIBELLU) sur le port de plaisance de Bonifacio (Corse du Sud). Le
groupe a fait irruption sur le quai de la Marine vers 1 heure et remis les
tracts - rédigés en français - aux touristes encore attablés aux terrasses des
bars et restaurants. L’opération s’est déroulée alors que la police judiciaire a
entrepris jeudi et vendredi d’entendre certains collaborateurs de la société de
production qui a assuré le tournage du clip présenté le 5 août dernier par le
mouvement officiellement dissous.
Le 28 AOUT 1990 : Un fourgon postal est attaqué par des hommes armés et
cagoulés près de BASTIA.
Dans la nuit du 29 Aout au 30 Aout 1990 : Un attentat à l’explosif a été
perpétré, dans la nuit de mardi à mercredi, contre une succursale de la
Banque populaire provençale et corse. Cette action qui n’a pas fait de victimes
n’a pas été revendiquée.
Le 30 AOUT 1990 : Dix hommes puissamment armés et cagoulés ont organisé une
distribution de tracs du RIBELLU à FIGARI.
Le 30 AOUT 1990 : La Cave MARTINEZ est plastiqué pour la troisième fois.
SEPTEMBRE 1990
Le 7/8 SEPTEMBRE 1990 : Un commando de l'A.L.N.C fait sauter le
" VILLAGE DES ITALIENS " à CALA LONGA près de BUNIFAZIU. Les
inscriptions " A MAFFIA NO " y sont retrouvées.
Le 9 SEPTEMBRE 1990 : lA.L.N.C fait sauter deux villas dans un lotissement
de BALISTRA.
Le 10 SEPTEMBRE 1990 : LA.L.N.C fait sauter la villa de JEAN-MARC VERNES à
PURTIGLIOLU.
Le 12 SEPTEMBRE 1990 : RESISTENZA frappe à BASTIA avec de petites charges contre
des agences bancaires.
Le 18 SEPTEMBRE 1990 : l'A.L.N.C incendie une maison appartenant à un
sous-officier de la légion étrangère à CALVI.
Le 19 SEPTEMBRE 1990 : Lors d'une conférence de presse, le F.L.N.C annonce des
divergences au sein du FRONT.
Le 20 SEPTEMBRE 1990 : l'A.L.N.C plastique deux agences bancaires avec de petites
charges à CORTI.
Le 26 SEPTEMBRE 1990 : Assassinat de CHARLES ANTOINE GROSSETTI à PURTICHJU.
OCTOBRE 1990
En Octobre 1990 : Naissance de
RESISTENZA.
Lors dune conférence de presse, RESISTENZA dénonce limpôt
révolutionnaire.
Le 2 OCTOBRE 1990 : C'est le onzième attentat de l'A.L.N.C, un car de touriste
italien est détruit à AIACCIU.
Le 6 OCTOBRE 1990 : A AGHJONE, la villa de PAUL BIDENT ou BIDERT est détruite par
un attentat signé R et revendiqué "RESISTENZA".
Le 7 OCTOBRE 1990 : L'A.L.N.C se saborde et rejoint le F.L.N.C
Le LUNDI 8 OCTOBRE 1990 : Le F.L.N.C fort de deux cents hommes cagoulés et armés
distribue U RIBELLU à PURTI VECHJU, AIACCIU et BASTIA.
Le ? ? OCTOBRE 1990 : Le F.L.N.C par le canal habituel dit que
lopération du LUNDI 8 OCTOBRE 1990 ne peut être assumé par la structure du front,
il dit que ces militants ce sont placés eux même hors du front.
Le 17 OCTOBRE 1990 : Démission de LEO BATTESTI, ALANU ORSONI, ainsi que 4 autres
membres importants dont IVIU STELLA, DOMINIQUE BIANCHI, JOSE PIETRI et JEAN LOUIS
ANTONELLI. A CUNCOLTA NAZIUNALISTA se divise une nouvelle fois.
Le 17 OCTOBRE 1990 : Naissance du M.P.A : Mouvement pour
l'autodétermination
Le 21 octobre 1990 : La population dit non à la reconstruction du
lotissement de Paese di Mare, au sud de l’île, illégalement bâti dans le golfe
de Saint-Cyprien. Une opération immobilière qui posserait l’île dans la voie de
la baléarisation. GOLFE de Saint-Cyprien, commune de Zecci. Dimanche, le grand
soleil est de la partie pour le pique-nique organisé par la coordination des
associations de défense de l’environnement de l’extrême sud de la Corse, devant
les bâtiments spéculatifs Paese di Mare, construits à même la plage au fond du
golfe de Saint-Cyprien. Plus de cent personnes se sont relayées ici toute la
journée pour dire : « Non ! Arrêtez le béton de l’argent ! », pour que ces
bâtiments détruits par des plasticages ne soient pas reconstruits et pour que
soit restauré le libre accès à la mer. Ce lotissement de Paese di Mare a été
réalisé par une Société civile immobilière fonctionnant sur des prêts bancaires
italiens. « Le raisonnement du maire consiste à dire que la zone est déjà
urbanisée, et donc que les interdits à la construction tombent »
source l'humanité d'octobre 1990
Le 25 Octobre 1990 : LE CONSEIL D’ETAT a donné jeudi un avis favorable au
projet de loi Joxe de création d’une nouvelle collectivité territoriale en
Corse doté d’un exécutif élu, tout en exprimant d’importantes réserves quant à
la mention dans ce projet de la notion de " peuple corse ".
Le 26 OCTOBRE 1990 : Le F.L.N.C HABITUEL plastique à AUBAGNE une filiale de la
S.N.C.M., La S.A.R.A.
Le 28 Octobre : Premier tour de l'élection municipale partielle de
Grosseto Prugna dont le maire Charles Grossetti (UDF) a été assassiné le 26
septembre dernier, l'ensemble du conseil municipale avait démissionne en signe
de protestation. Sa succession a suscité des tensiosns au sein de la commune ou
trois listes s'affrontent : celle du député (UDF) José Rossi, sollicitée par les
proches de Charles Grossetti, celle de Jean-Noël Fattacioli, ancien premier
adjoint, et la liste d’Antoine Bozzi, un propriétaire de discothèque de
Porticcio
NOVEMBRE 1990
en novembre 1990 : M. Pierre Joxe indiquait "il faut revenir aux
principes mêmes de la décentralisation et définir les moyens de leur traduction
concrète pour la Corse de demain. Il appartient donc aux Corses eux-mêmes, dans
le cadre de la République,dans le respect du droit, de se déterminer sur
les conditions de l’indispensable développement de la Corse. Dans cette
perspective, il est apparu nécessaire, en prolongeant la logique du statut
particulier, de doter les institutions de la Corse d’un régime différent du
droit commun des autres régions (…) ".
Dans la nuit du 16 au 17 novembre 1990 : Deux « nationalistes » corses ont
été interpellés dans la nuit de vendredi à samedi à Ajaccio. Appréhendés sur
un barrage routier établi après un attentat perpétré contre un complexe
touristique, à Pinarello, dans le golfe de Porto-Vecchio, les deux hommes
étaient en possession d’armes, de cagoules et de treillis
Dans la nuit du 23 au 24 novembre 1990 : L’ASSEMBLEE a adopté en première
lecture, dans la nuit de vendredi à samedi, le projet Joxe de statut de la Corse.
Par 282 voix contre 258, sur 576 votants et 540 exprimés.
Pour
l’adoption : 263 socialistes, 5 UDF (dont José Rossi, élu de Corse-du-Sud et
prétendant à la présidence de l’exécutif régional tel qu’il a été mitonné dans
le secret des bureaux de l’Intérieur), 7 non-inscrits.
Abstentions : 1
apparenté communiste (Ernest Motoussamy, élu de la Guadeloupe), 9 membres du
groupe socialiste (tous membres du MRG), 16 UDF, 5 UDC, 5 non-inscrits.
Le 25 NOVEMBRE 1990 : Le F.L.N.C HISTORIQUE a déployé plus de 400 HOMMES en armes
à BORGU. A Borgo, se crée une nouvelle organisation clandestine : le
FLNC
Canal historique, proche de A Cuncolta. Par
opposition, l'ancienne structure FLNC, passée aux mains de
militants du MPA, devient le
Canal habituel.
Le 26 NOVEMBRE 1990 : Un permise de construire est accordé par le Marie de la
commune de BUNIFAZIU à la société civile immobilière LES ILES en vue de
lédification dune maison dhabitation sur le site de la RONDINARA, qui a
fait lobjet dun important lotissement. Des voix sélèvent contre cette
nouvelle attaque du patrimoine corse.
Le 27 novembre 1990 : Pierre Mauroy, le premier secrétaire
du PS, a mis en garde les députés socialistes contre « ce qui pourrait se
traduire par une manifestation coordonnée et globale » d’opposition aux
décisions du groupe, a déclaré Jean Le Garrec, porte-parole du groupe
socialiste. Faisant allusion à l’attitude des députés chevènementistes lors du
débat sur la Corse, Pierre Mauroy est intervenu à l’occasion de la réunion
hebdomadaire des députés PS pour « attirer l’attention des députés sur la
gravité que cela pourrait représenter ». Lors de ce débat, une quinzaine de
députés chevènementistes avait fortement manifesté leur hostilité à la notion de
« peuple corse », contenue dans la réforme. Roland Carraz avait même déposé un
amendement de suppression. Malgré la décision du PS de maintenir une discipline
de groupe sur ce texte, M. Carraz avait voté en faveur de son amendement. De son
côté, le président du groupe Jean Auroux a indiqué qu’il allait saisir Pierre
Mauroy à propos du cas Carraz et qu’il aurait lui-même un entretien avec ce
dernier. (source L'humanité novembre 1990)
Le 28 NOVEMBRE 1990 : Le palais de justice de BASTIA essuie des coups de feu
Le 29 Novembre 1990 : Un commando du FLNC Habituel s'empare manu
militari du matériel technique du journal U Ribombu et le transporte
à Ajaccio. Les représentants présent du FLNC Historique sont braqués
(a vérifier : Le 3 DECEMBRE 1990 : Des militants du M.P.A
mettent à sac le local du RIBOMBU et laisse en guise de menace une balle de gros calibre
sur une table.)
Le 30 NOVEMBRE 1990 : Assassinat de JEANNE ANGELI.
DECEMBRE 1990
Le 3 Décembre 1990 : Le dernier Ribombu sort dans les kiosques à Aiacciu.
Le 19 DECEMBRE 1990 : Assassinat de LUCIEN TIRROLONI, patron de la chambre
dagriculture, à AIACCIU par deux hommes à moto casqués, il a été atteint de
treize balles. EMILE MOCCHI, maire de PRUPRIA, a quant à lui été blessé. 17 h
45, en plein centre d’Ajaccio, M. Lucien Tirroloni, 42 ans, président de la
Chambre régionale d’Agriculture de Corse, a été abattu par deux hommes à moto.
M. Emile Mocchi, maire RPR de Propriano, qui l’accompagnait, a été blessé au
bras. Les deux hommes regagnaient la Chambre d’Agriculture après avoir pris un
verre au bar voisin, « le Rallye ». 25 impacts de balle ont été relevés sur le
corps de M. Tirroloni, qui était également président du conseil d’administration
du Crédit Agricole. Ancien exploitant agricole, M. Tirroloni passe pour avoir eu
des discussions avec des agriculteurs nationalistes. Mais il avait aussi et
surtout à voir, compte-tenu de ses fonctions, avec les puissants assauts de la
spéculation immobilière sur toute la partie sud du golfe d’Ajaccio, là où il y a
trois mois était abattu également par un tueur motocycliste, M. Grossetti, maire
UDF de Crossetto-Prunia et vice-président du Conseil général de Corse du Sud. Le
maire de Grossetto-Prugna aurait refusé plusieurs permis de construire
importants sur le territoire de sa commune où il entendait freiner l’assaut des
promoteurs immobiliers, spéculateurs et investisseurs d’argent trouble. Il se
serait en particulier opposé à l’implantation d’un casino. Il a été abattu de
deux balles par deux tueurs à moto. (source Presse 1990)
Le 21 Décembre 1990 : C’est dans un impressionnant silence
que deux à trois mille personnes ont accompagné hier après-midi jusqu’à sa
dernière demeure, M. Lucien Tirroloni, 42 ans, président de la Chambre
d’Agriculture de Corse, assassiné mercredi soir à Ajaccio par deux tueurs à
moto. un important dispositif policier jalonnait l’itinéraire jusqu’au village
de Bastellicaccia où demeurait la victime et où, dès le soir du meurtre, la
famille avait transporté le corps, refusant l’autopsie, exprimant par là sa
colère et ses doutes vis à vis des pouvoirs publics. Aucun membre du
gouvernement n’avait fait le voyage et en particulier ni le ministre de
l’Intérieur, ni celui de l’Agriculture, qui manifestement ont eu peur
d’affronter la colère populaire.
Le 21 DECEMBRE 1990 : Assassinat de deux hommes à PRUPRIA, qui
d’après un
tract anonyme seraient liés aux assassinats de GROSSETTO et TIRROLONI.
Le 23 Décembre 1990 : Le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe a lancé
dimanche soir un appel aux Corses pour « isoler et condamner les criminels
qui tuent et détruisent, rassembler les volontés qui construisent et font vivre
la Corse », après l’attentat qui a coûté la vie, mercredi, au Président de la
Chambre régionale d’ agriculture de Corse, Lucien Tirroloni. Il a souligné que
« l’avenir de la Corse est toujours conditionné par la paix civile et le respect
du droit ».
Le 26 décembre 1990 : L’ancien Premier ministre du général de Gaulle,
Michel Debré, affirme hier dans « Le Figaro » que la reconnaissance « du peuple
corse » prévue dans le statut de l’Ile, équivaut à « la mort de la
République »
Le Jeudi 27 Décembre 1990 : Des coups de feu ont été tirés, jeudi soir
vers 23h15, contre le portail d’une caserne de gendarmerie à Ajaccio
(Corse-du-Sud) sans faire de victimes. Quatre impacts ont été relevés sur la
porte de la caserne Battesti abritant un peloton de gendarmerie mobile. Cet acte
n’a pas été revendiqué.
Le Jeudi 27 décembre 1990 : Deux voitures appartenant à un professeur
ont été incendiées à Lucciana (Haute-Corse) au cours de la même nuit. Des
inscriptions « FLNC » ont été tracées sur un mur proche.
Le 30 Décembre 1990 : Un attentat à l’explosif a été commis la nuit
dernière à Muro en Corse contre une villa. L’explosion, qui n’a pas fait de
victime, a provoqué d’importants dégâts matériels.
Le 30 Décembre 1990 :Dimanche soir, à Furiani, un attentat à l’explosif avait
endommagé les locaux d’une entreprise appartenant à Jorge Sarri, trésorier du
comité de gestion de ce club de division 2.
Dans la Semaine du 31 décembre 1990 : UN « MOUVEMENT CLANDESTIN »
ANTI-DROGUE, « a droga basta », qui a revendiqué plusieurs attentats à
l’explosif en Corse ces derniers mois, menace dans un communiqué les revendeurs
de drogue dure de « mort sans préavis » à partir de janvier 1991.
Le 31 DECEMBRE 1990 : PAUL MARIANI, Maire du village de SUVERIA, est assassiné
devant le pas de sa porte. Le maire socialiste de Soveria, un village au
nord de Corte (Haute-Corse), Paul Mariani, cinquante-cinq ans, a été tué par
balles vers 18h30 non loin de son village dans des circonstances encore
indéterminées en début de soirée. Selon les premiers éléments de
l’enquête concernant l’assassinat de Paul Mariani, celui-ci a été la victime
d’un tireur dont le visage était revêtu d’une cagoule. Il semble que le tueur
ait réussi à faire sortir Paul Mariani de son domicile en projetant des
gravillons sur ses volets. Le maire de Soveria, qui avait récemment obtenu un
port d’arme, aurait eu le temps de tirer deux coups de feu en direction de son
agresseur- sans toutefois parvenir à l’atteindre- avant d’être mortellement
touché. Selon les gendarmes, Paul Mariani est tombé dans un véritable
guet-apens, le (ou les) tueurs ayant auparavant coupé l’électricité dans le
village. (AFFAIRE PAUL MARIANI)
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France 3 Corse, FR3, Dvd Génération FLNC, K7 Le FLNC dans
l'histoire, U Ribombu, Kyrn, Corsica Infurmazione, A Fiara, Paese,
Arritti, Sources diverses internet, La provence Corse, Corse Matin,
U Ribellu, Le mémorial des corses, Derrière les cagoules...