Le portail politique de la Lutte
de Libération Nationale
La Lutte de Libération Nationale, c'est
l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte
Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
Le 4 janvier
1995 : Ouverture du procès de Furiani
Le 13 JANVIER 1995 : JEAN MICHEL SIMON, militant A.N.C, interpellé sur le port de Marseille en NOVEMBRE 1994 avec des armes et
des postiches, est libéré.
Le 28 janvier 1995 : manifestation pour dénoncer
les assassinats de Robert Sozzi et Franck Muzy
FEVRIER 1995
Le 15 février 1995 : L'immeuble (future
discothèque AMNESIA) est créé par la société SCI POGGIO D OLMO, par Paul
Lantieri , le gérant, son frère jean-baptiste et Jean François Panzani
Le 16 février 1995 : Assassinat à Ajaccio de
Jean-Pierre Leca, militant MPA .
MARS 1995
Le ? ? MARS 1995 : Un militant de A CUNCOLTA
NAZIUNALISTA accusé de participation à une opération commando en DECEMBRE 1992
se constitue prisonnier à PARIS.
Le 20 Mars 1995 : « Nuit bleue » : 35 attentats
font quatre blessés.
Le 22 ou 23 (?) MARS 1995 : Les étudiants de GHJUVENTU
PAOLINA occupent la sous préfecture de CORTI, les forces de répressions
interviennent, les étudiants dont FELIX BENEDETTI sont passé à tabac, des
militants de la C.S.C interviennent en faveur des autres militants GHJUVENTU et
sont a leur tours pris pour cible. 18 étudiants sont interpellés. Occupation de
la sous préfecture de Corti pour demander la mise hors norme de l'Università et
demander la création de 12 postes d'enseignants et personnels ATOS. A ces
demandes le Rectorat répond que la création de 2 postes est seulement envisagés.
Le 24 MARS 1995 : 18 étudiants de la
Ghjuventù Paolina et de la CSC passent en procès au tribunal correctionnel
de Bastia, dégradation, séquestration ou détention arbitraire. Trois seront
relaxés et quinze condamnés à un mois de prison avec sursis. Evidement le
parquet a interjeté appel...
Le 31 MARS 1995 : Jugement de l'affaire
Furiani qui déclenche la violente colère des familles des victimes et des
blessés.
AVRIL1995
Le 23 avril 1995 : Assassinat à
Porticcio de Luc Belloni, militant MPA .
Dans la nuit du 21 au 22 avril 1995
: La villa du député maire d'Ajaccio, Marc Marchangelli (bonapartiste) a été
plastiquée. A l'Ile Rousse, d'autres charges explosives ont endommagé deux
agences bancaires et brisé les vitrines de plusieurs magasins aux alentours.
Le 29 avril 1995 : Le groupe
nationaliste Resistenza a revendiqué la série d'attentats (sept à Ajaccio
et neuf en Haute-Corse) qui a secoué l'ile de Beauté.
MAI 1995
Le 7 mai 1995
: Jacques Chirac est élu président de la République. Jean-Louis Debré remplace
Charles Pasqua au ministère de l'intérieur
Le 23 MAI 1995 : Un militant de A CUNCOLTA
NAZIUNALISTA est condamné à deux mois de prison pour port d’armes. Le soir même,
la préfecture et la caserne des C.R.S. d’AIACCIU sont mitraillés par le F.L.N.C
canal HISTORIQUE qui dénonce le quadrillage policier, tandis qu’à BASTIA, il
vise des voitures de la douane et dénonce une répression contre ses militants
camouflée à travers la multiplications des contrôle de police.
Le 29 mai 1995 :
Tentative d'assassinat à la
sortie d'Ajaccio à Suartellu, sur François Santoni. Stefanu Gallo, militant
Cuncolta, est tué .
JUIN 1995
Le 7 Juin 1995 : La discothèque AMNESIA
exploitée par la SARL Quid Novi apparaît (capital de 100 000 francs)
Le 26 Juin 1995 : La grève – la huitième en cinq
ans – des marins marseillais de la Société nationale maritime Corse-Médirerranée
(SNCM) paralyse complètement le trafic. Les grévistes demandent des garanties
sur la préservation de l’emploi, au risque de faire souffrir le tourisme corse.
JUILLET 1995
13 juillet 1995 :
Assassinat près d'Ajaccio de
Jean-Nicolas Bachelli, Militant Cuncolta. Son passager est grièvement blessé.
Le 15 Juillet 1995 : Cinq hommes armés et
cagoulés, se réclamant de l'ex-FLNC, sont intervenus, à Ajaccio, l'enterrement
de Bacchelli. A l'issue de la cérémonie religieuse le commando a tiré une salve
en l'air sur le parvis de la cathédrale tandis que l'un deux lisait une
déclaration publique en hommage au défunt. Une stèle est déposée par le FLNC à
l'endroit même de son assassinat.
25 juillet 1995 :
Tentative d'assassinat à Propriano contre Tino Delovo, du Canal habituel .
26 juillet 1995 :
Le matin, à Ajaccio, Antoine Giacomoni et son fils Frédéric 20 ans, militants MPA, sont abattus.
Le 26 Juillet 1995 :
L'après-midi, près de
Bastia, Vincent Dolcerocca, secrétaire permanent de la Cuncolta, est abattu .
27 juillet 1995 : Tentative d'assassinat à
Ajaccio sur Lucien Antona, militant MPA
AOUT 1995
Le 10 août
1995 : Le FLNC Canal historique
tient une conférence de presse pour dénoncer la tendance mafieuse du bloc
MPA-FLNC Canal habituel.
Dans la nuit du 10 au 11
août 1995, le FLNC Canal historique donnera une conférence de presse dirigée
contre Alain Orsoni, dirigeant du FLNC Canal habituel et dénoncera « le
trafiquant de drogue Guy Orsoni » allégation qui ne repose sur aucune preuve
tangible.
Le 14 AOUT 1995 : Trois personnes proche selon
la rumeur (et en Corse elle est tenace !) de la mouvance F.L.N.C canal
HISTORIQUE, sont interpellés à AIACCIU dans leur voiture, des armes de guerre
sont retrouvés
.
Le 30 août 1995 :
Assassinat à Bastia de Pierre
Albertini, militant MPA par un commando d'hommes fortement armés. L'un des
membres du Commando, Jean-Pierre Duriani, militant du
FLNC Canal historique, est tué, par l'un des amis de Petru Albertini. Tragique
journée pour la corse et pour le mouvement national, une de plus qui ponctue
cette année 1995.
Le 31 août 1995 :
Assassinat à Corte de Noël Sargentini, militant Cuncolta. Sa compagne est blessée.
SEPTEMBRE 1995
Le 6 SEPTEMBRE 1995 : Arrestation de trois
personnes en possession d’armes et se réclament du M.P.A, CEDRIC MAMBERTI,
PAOLACCI ERIC et JEAN DOMINIQUE SUSINI
Le 10 septembre 1995 : Un attentat à l'explosif
a provoqué des dégâts importants dans les locaux de l'agence de voyages
Nouvelles Frontières, au centre d'Ajaccio vers quatre heures du matin. Une autre
explosion violente a dévasté les locaux de la société de transports de fonds
Bastia-sécurité.
Le 10 septembre 1995 : ROBERT ESTIVALIS, militant A
CUNCOLTA NAZIUNALISTA section LUPINU est incarcéré à BORGU.
Le 11 septembre 1995 : Emission de TV TF1
"Comme un lundi" : Premier sujet : « Jusqu’où doit aller la
spécificité corse ». Le pitch de l'émission : Malgré quelques difficultés de
dernière heure, l’odeur de poudre qui flotte ces derniers jours dans l’île de
Beauté a visiblement grippé l’enthousiasme de certains Corses à venir tousser en
terres parisiennes, tout sera prêt. Donc, deux équipes présentes sur le plateau
s’affrontent à grands coups de documents filmés et d’échanges verbaux. Présence
de Alain Orsoni, I Muvrini, Paul Jo Caïtucoli...
Le 9 ou le 12 octobre 1995 : Le FLNC Canal historique
revendique les exécutions des Giacomoni père et fils, de Pierre Albertini et la
tentative sur Lucien Antona, et décrète un cessez-le-feu .
Les événements tragiques de ces
derniers mois, en plongeant l'opinion corse dans l'angoisse et le
désarroi, ont compromis provisoirement toute possibilité d'avancée
politique.
Contrairement aux affirmations véhiculées par les médias français,
ces événements ne trouvent pas leur origine dans de prétendues
dissensions idéologiques entre nationalistes.
Un conflit d'intérêts pour la mainmise économique sur la Corse du
Sud, à travers la présidence de la Chambre de commerce, a dégénéré
en affrontement entre bandes mafieuses rivales - affrontement qui
s'est soldé par la mort de Jean-Pierre Leca et Luc Belloni.
Notre organisation est totalement étrangère à ces règlements de
compte mafieux.
Pour échapper aux responsabilités qui sont les siennes dans cette
spirale criminelle, Alain Orsoni a tenté de donner une
coloration politique à ses activités mafieuses, en commanditant
auprès de son cousin germain l'attentat meurtrier de Suartellu.
Cet attentat constituait pour notre organisation une atteinte sans
précédent; nous nous devions de riposter en conséquence.
Après avoir identifié les tueurs de Suartellu, nous avons procédé à
la neutralisation d'une partie d'entre eux par les opérations
contre:
- Antoine Giacomoni, pour avoir fourni les moyens matériels
nécessaires aux assassinats de Stéphane Gallo et Jean-Nicolas
Bachelli.
- Frédéric Giacomoni, pour avoir participé directement à
l'assassinat de Stéphane Gallo.
- Lucien Antona, pour avoir participé à l'assassinat de Stéphane
Gallo.
- Pierre Albertini, pour avoir participé notamment à l'assassinat de
Vincent Dolcerocca.
L'attentat meurtrier sur Vincent Dolcerocca visait à déstabiliser le
mouvement national, à la veille des Journées Internationales, et à
empêcher le déroulement de cette manifestation.
Il devait être suivi d'autres attentats sanglants contre des
militants nationalistes publics, comme le prouve l'attirail saisi
dans le véhicule de Pierre Albertini. Là encore, il s'agissait pour
l'instigateur sans scrupule de ce groupe mafieux de faire diversion,
camouflant ainsi ses activités en tentant de faire porter au
mouvement national le poids d'un conflit exclusivement crapuleux.
Notre souci des responsabilités qui nous impose d'être constamment à
l'écoute des préoccupations de notre peuple, nous conduit,
aujourd'hui, à répondre à toutes les voix qui s'élèvent pour appeler
à l'apaisement.
À compter de ce jour, ayant pris en compte cette aspiration profonde
de notre peuple, nous décrétons, dans le cadre de notre riposte à
ces agressions, un cessez-le-feu sans aucun préalable.
Cette initiative ne signifie nullement qu'Alain Orsoni et ses tueurs
puissent continuer impunément à se livrer à leurs activités
mafieuses.
De tels agissements, qui ont fait suffisamment de mal à notre
peuple, doivent être bannis de la société corse.
Fronte di Liberazione Naziunale di a Corsica
Revendiquons attentat contre garage des forces de police à Bastia
(07/10/95).
Cette riposte à la rafle contre des militants nationalistes
constitue une mise en garde à l'État au cas où il pourrait être
tenté par un retour aux méthodes répressives.
Revendiquons actions Sainte Lucie et Favone (23/09/95).
Confirmons: 10
Nous mettons en garde tous ceux qui tenteraient d'usurper notre
sigle à des fins de déstabilisation. Dans ce cadre, nous démentons
les actions contre Canarelli à Figari et le garage Balesi à Porti
Vechju.
FLNC
Le 23 Octobre 1995 : Paul et Jean basptiste Lantieri ont disparu des statuts légaux
au profit de Véronique Thiebaud, la compagne de Paul Lantieri dans la SCI Poggio d'Olmo (source
Parrains corses Ed. Fayard) voir 15 février 1995.
Le 28 OCTOBRE 1995 : Interpellations de trois
militants d'A CUNCOLTA NAZIUNALISTA à Bastia en possession d’armes à feu à la
suite d’un contrôle de police dans un bar, ils sont écroués. Il s’agit du
docteur SIMONI.
Le 28 octobre 1995 :
Assassinat à Corte de Paul Carlotti, militant MPA .
NOVEMBRE 1995
Le 3 Novembre 1995 : Une charge de
faible puissance a explosé à trois heures, devant l'appartement de fonction de
Roland Mahy, procureur de la République, à Bastia. C'est lui qui avait requis
lors du procès en première instance de la catastrophe de Furiani. L'attentat n'a
fait que des dégats légers.
Le 11 NOVEMBRE 1995 : Mitraillage du palais de
justice d’AIACCIU par un commando du F.L.N.C, une course poursuite s’engage, un
des trois membres est blessé.
Le 15 NOVEMBRE 1995 : Un militant d'A CUNCOLTA
NAZIUNALISTA est arrête à BASTIA. Le soir même, le F.L.N.C canal historique
commet un attentat à la voiture piégée devant le commissariat de BASTIA à 20h15,
le F.L.N.C plastique aussi l’U.R.S.S.A.F à AIACCIU.
Le 22 NOVEMBRE 1995 : CHRISTIAN JEAN et
PATRICE MURATI sont interpellés. Arrestation de CRISTIANU JEAN et de PATRIZIU MURATI,
militants d'A CUNCOLTA NAZIUNALISTA et du F.L.N.C canal HISTORIQUE, après le
mitraillage du Palais de justice d’AIACCIU. Suite à la course poursuite entre
les policiers et les militants du front, les deux hommes sont interpellés. Un
troisième membre du commando réussit à s’enfuir, un des deux hommes interpellés
est blessé au cours de l’échange de coup de feu avec les forces de répression.
Le 30 novembre 1995 : Le FLNC-Canal
Historique a revendiqué les attentats commis contre le domicile et le véhicule
de l'inspecteur d'académie de Haute-Corse. Le mouvement dénonce « les fossoyeurs
de la langue corse qui obtiennent un avancement après avoir accompli leur
mission aux colonies ».
DECEMBRE 1995
Le 1er décembre 1995 : A Bastia,
deux attentats ont visé des policiers dans la nuit. Une charge a soufflé le hall
et la cage d'escalier d'un immeuble ou demeuraient un policier et sa famille.
Dans un autre quartier, un brigadier réveillé par des bruits sur le parking a
découvert une charge sous la voiture.
Le 5 décembre 1995 : Trois mairies
corses dirigées par des maires RPR ont été visées par des attentats revendiqués
par une nouvelle organisation : U Fronte Ribellu (Le Front Rebelle). Ce
nouveau groupe clandestin dénonce « la démission de tous les chefs nationalistes
trop occupés à assouvir leur vendetta » et affirme qu'il n'entretient « aucune
relation avec eux ».
Le 9 décembre 1995 : La façade du
Conseil Général de Corse du Sud à Ajaccio a été mitraillé.
Le 11 décembre 1995 : Une charge
explosive a provoqué d'importants dégâts dans la nuit, dans les locaux de la CGT
à Bastia.
Le 11 DECEMBRE 1995 : suite à une
journée de mobilisation étudiante, des militants de la GHJUVENTU PAOLINA sont
interpellés après des incidents avec les forces de l’ordre. JEAN CHRISTOPHE
BENEDETTI ET CHRISTOPHE GARELLI sont en garde à vue.
Le ? ? DECEMBRE 1995 : A leur
retour de paris, un groupe de la GHJUVENTU PAOLINA sont interpellés après des
incidents avec les forces de répression et l’un d’entre eux, CHRISTOPHE
BENEDETTI est emprisonné. Ses camarades de jeux entament une grève de la faim.
Le 11 Décembre 1995 : dans la nuit,
un incendie criminel a détruit huit véhicules de la Direction Départementale de
l'Equipement (DDE).
Le 12 décembre 1995 : Le FLNC-Canal
Historique a revendiqué le mitraillage de la façade du Conseil Général de Corse
du Sud à Ajaccio le 9 décembre.
Le 13 décembre 1995: Jugement de
Furiani : tous les prévenus sont relaxés sauf le constructeur de la tribune
Jean-Marie Boismond.
Dans la nuit du 23 au 24 décembre
1995 : Une aile entière de l'hôtel des impôts à Bastia a été détruite par des
charges placées à l'intérieur par un commando. En même temps, la recette des
impôts de Corte était endommagée.
Dans la nuit du 24 au 25 décembre
1995 : Le centre des impôts du centre-ville d'Ajaccio a subi d'importants
dégâts. Outre les bureaux détruits, les vitres de 160 appartements ont été
pulvérisées et dix voitures en stationnement endommagées. deux personnes,
choquées par la déflagration, ont été hospitalisées.
Le 24 DECEMBRE 1995 : CHRISTOPHE
BENEDETTI, militant de GHJUVENTU PAOLINA est relâché à la veille de Noël.
Le 25 décembre 1995 : Le
FLNC-Canal Historique a revendiqué les attentats des deux derniers soirs car,
selon lui, il « est temps que l'Etat français comprennent les nécessaires
évolutions en Corse qui doivent inclure une véritable fiscalité propre ».
Le 26 décembre 1995 : Les locaux de
l'Equipement près de Porto-Vecchio ont été victimes d'un attentat et ont subi
d'importants dégâts.
Le 27 décembre 1995 : RESISTENZA
s'est attribué la paternité des attentats de la mi-décembre devant la caserne de
la Légion Etrangère à Calvi et une brigade de gendarmerie près d'Ajaccio.
PRISONNIERS POLITIQUES DE 1995
BENEDETTI FELIX (GHJUVENTU PAOLINA)
(03/95) (12/95)
Source : Ce site a été réalisé avec les informations du
site Libertà
mis en ligne en 1998 et du site Patriottu mis en ligne en 2001 avec
les rajouts des sources suivantes : Quid, Unità Naziunale,
France 3 Corse, FR3, Dvd Génération FLNC, K7 Le FLNC dans
l'histoire, U Ribombu, Kyrn, Corsica Infurmazione, A Fiara, Paese,
Arritti, Sources diverses internet, La provence Corse, Corse Matin,
U Ribellu, Le mémorial des corses, Derrière les cagoules...