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JANVIER 1999
Le 5 janvier 1999 : Quatre personnes ont été interpellées mardi matin par la
Division nationale anti-terroriste, deux à Ajaccio et deux autres à Bastia.
Les policiers anti-terroristes ont agi dans le cadre de deux commissions
rogatoires distinctes, dont l'une relative à l'assassinat du préfet Claude Erignac. Trois des personnes interpellées ont été remises en liberté dans
l'après-midi. En début de soirée, la quatrième personne était encore
entendue au commissariat d'Ajaccio dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat
du préfet Claude Erignac. Les personnes interpellées sont présentées par les
enquêteurs comme proches du monde agricole et du milieu nationaliste.
Dans la nuit du 5 janvier au 6 janvier 1999 :
Deux personnes ont été légèrement blessées à Ghisonaccia (Haute-Corse), dans
un attentat visant les locaux de la Direction départementale de l’équipement et
l’Agence de tourisme de Corse. Une autre action a eu lieue une heure auparavant
et visait l’Agence de développement économique de Corse.
Le 6 janvier 1999 : Etienne SANTUCCI libéré.
Le 8 janvier 1999 : M. Bergougnoux convie au ministère de l'intérieur
le préfet Bonnet et le juge Bruguière
Le 9 janvier 1999 : les notes Bonnet sont enfin transmises à la DNAT
et aux renseignements généraux
Le 11 janvier 1999 : Huit personnes sont entendus dans une affaire
d(attentat. Tous proches du comité nationaliste du fiumorbu !
Le 12 janvier 1999 : 2 Personnes interpellées à Ghisunaccia (Un
homme et une Femme). Le comité du fiumorbu annonce trois
interpellations au lieu de 2.
Le 13 janvier 1999 :
Les méthodes de l’administration de l’île ont été gravement mises en cause par
le bâtonnier d’Ajaccio, Me Antoine Sollacaro. Selon lui, la présomption
d’innocence est bafouée en Corse.
Le 14 janvier 1999 :
La découverte des assassins du préfet Erignac est une cause sacrée a déclarée
Jean-Pierre Chevènement, en visite officielle durant deux jours en Corse. Le
ministre de l’Intérieur doit faire face aux critiques, de plus en plus vives,
contre les méthodes de l’administration dans l’île. L’avocat Sollacaro, qui a
persisté dans ses déclarations de la veille, a reçu l’appui de la fédération
corse de la Ligue des droits de l’homme, qui dénonce les abus de la police.
Le 18 Janvier 1999 : Le FLNC-Canal
historique, qui a revendiqué la plupart des attentats commis depuis un an, en
Corse et en Provence-Côte-d’Azur, affirme, dans un communiqué, vouloir respecter
une trêve « sur le territoire national corse » jusqu’aux élections régionales
des 7 et 14 mars prochains. Le principal mouvement clandestin de l’île apporte
son soutien aux candidats de Corsica nazione, qui sont aussi ceux du mouvement A
Cuncolta.
Le 19 janvier 1999 : Arrestation 1 enseignant, militant du S.T.I
Le 21 janvier 1999 : Remise en Liberté de l'enseignant
Le 22 janvier 1999 : Mise en examen de Verdi Jean Martin. L’entreprise de convoyage de fonds Bastia
Securita, proche du mouvement nationaliste A Cuncolta Indipendentista, s’est vue
signifier la suspension de ses activités par arrêté préfectoral. Cette décision
s’est imposée à la suite de la mise en examen du gérant de la société pour «
association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et
infractions à la législation sur la réglementation des armes et des munitions ».
Le préfet de Corse, Bernard Bonnet, a chargé les gendarmes d’assurer les
transferts de fonds.
Le 27 janvier 1999 : Arrestation de trois responsables Agricole dont
Joseph Galetti (maire de Lucciana)
Le 28 janvier 1999 : JOSEPH GALETTI et GUY MONTEIL mis en examen et
laissés en liberté.
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FEVRIER 1999
Le 01 février 1999 : PHILIPPE BOTTI a été remis en liberté et
attends son jugement.
Dans l'édition du monde du 2 ou 3 février 1999 : Selon le
journal Le Monde, les enquêteurs auraient « ciblé » les commanditaires et
le commando criminel responsables de l’assassinat du préfet Erignac. Les
premiers, basés en Haute-Corse, appartiendraient à la mouvance « enseignante »
ultranationaliste. Le second, localisé dans la région d’Ajaccio, regrouperait
cinq à six anciens activistes du FLNC auxquels se seraient joints d’anciens
condamnés de droit commun et un ex-légionnaire. Les enquêteurs seraient à la
recherche d’éléments probants leur permettant d’arrêter ces suspects.
Le 6 février 1999 : Un attentat à l’explosif a visé dans la
soirée la direction régionale des impôts, dans le centre de Marseille.
L’explosion a fait d’importants dégâts. Les enquêteurs privilégient la piste
corse en raison de la date de cette action, premier anniversaire de la mort du
préfet Erignac.
Le 9 février 1999 : le préfet Bonnet remet
sa troisième note au Premier ministre.
Le 12 février 1999 : Les attentats qui ont visé, en moins
d’une semaine, trois bâtiments publics à Marseille, Toulon et Aubagne,
présentent des similitudes.
Le 13 février 1999 : Le Premier ministre Lionel Jospin a
annoncé un « recadrage » des services de police et de gendarmerie et des juges
antiterroristes dans l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac.
Le 14 février 1999 : Un artificier du FLNC-Canal historique,
Jean-Sylvain Cadillac, dit Patrick, 35 ans, a été interpellé dans le village de
Figari, en Corse du Sud. Condamné par contumace à la prison à perpétuité, en
juin 1994, pour le meurtre par balles de Paul Albaladejo, il est considéré par
la police comme l’un des spécialistes en explosifs du principal mouvement corse
clandestin. Il pourrait aussi être impliqué dans plusieurs meurtres commis en
Corse. Par ailleurs, l’un des deux prix Nobel de la paix 1998, l’Irlandais John
Hume, a demandé, dans la soirée, à Bastia, aux nationalistes de « déposer les
armes » car « la violence ne peut rien pour la paix ».
Le 14 février 1999 : JEAN SYLVAIN CADILLAC interpellé à Purti
Vechju en même temps que sa mère.
Le 16 février 1999 : JEAN SYLVAIN CADILLAC est transféré à Paris,
sa mère demeure en Garde à Vue.
Le 17 février 1999 : Interpellations de deux personnes du C.G.S
(Corse Gardiennage Service), et 1 employé est convoqué en tant
que "témoin"
Le 18 février 1999 : JEAN SYLVAIN CADILLAC est mis en Examen et écroué.
Le 18 Février 1999 : Le FLNC-Canal historique a revendiqué quatre
attentats commis récemment à Marseille, Toulon, Aubagne et Paris. Dans son
communiqué, le mouvement clandestin a annoncé la couleur : « Nous frappons quand
nous voulons, où nous voulons ».
Le 19 février 1999 : DOMINIQUE RENUCCI (C.G.S) est transféré à
Paris.
Le 21 Février 1999 : Le procureur
de la République de Bastia a ouvert trois informations judiciaires sur la
chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Haute-Corse, pour « ingérences,
prise illégale d’intérêt, violation des règles des marchés publics, recel et
favoritisme ».
Le 23 février 1999 : Arrestation par la DNAT de trois personnes
à Bastia.
Le 26 février 1999 : le ministre de l'intérieur
convoque le préfet Bonnet, les responsables de la DNAT et des renseignements généraux
pour clarifier le rôle de chacun.
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MARS 1999
1er Mars 1999 : JEAN LOUIS Est en visite en
Corse ! Tantu peghju !!
Le 2 Mars 1999 : Une unité du génie
a commencé à détruire la terrasse d’un restaurant en bord de mer, à Ajaccio.
C’est l’une des douze constructions illégales qui seront démolies en
Corse-du-Sud dans le cadre d’une remise en état du domaine public maritime corse
Le 05 mars 1999 : Libération de DOMINIQUE RENUCCI :
(Corsica gardiennage
service) Dominique Renucci, 32 ans,
gérant de la société Corsica gardiennage service (CGS) a été
libéré, dix jours après son incarcération à la prison de la
Santé. Dominique Renucci est soupçonné d'avoir apporté un
soutien logistique et financier au leader nationaliste qui avait
été salarié de CGS à Bastia, jusqu'à son arrestation. Mis en
examen par le juge Bruguière pour association de malfaiteurs en
relation avec une entreprise terroriste, Dominique Renucci avait
été écroué le 23 février. Son avocat, Me Pascal Garbarini
avait fait appel. La chambre d'accusation de la cour de Paris a
infirmé hier l'ordonnance du mandat de dépôt du juge
d'instruction.
Le 07 Mars 1999 : Premier tour des
élections régionales corses : douze listes sont en liste. Forte abstention :
42,71 % (le taux le plus élevé jamais réalisé). La liste RPR-DL, emmené par
Baggioni et Rossi, est arrivé en tête avec 24,2 % des suffrages. La liste
Zuccarelli (PRG) est en deuxième position avec 20,57 % (- 4,1 par rapport à mars
1998). Deux listes divers droite réunissent 9,1 % et 5,9 % ; deux listes divers
gauche 6,75 % et 7,11 %. Une seule des cinq listes nationalistes peut se
présenter au second tour : celle de Jean-Guy Talamoni, leader de Corsica Nazione,
qui atteint 10,4 % contre 5,2 % l’an dernier. Sept listes seront présentes au
second tour (cinq listes ont été éliminées au premier tour : quatre
nationalistes et celle du Front national).
Le 10 mars 1999 : PAUL FILIPPI, président de
la Caisse du Crédit Agricole, est mis en examen.
Le 10 mars 1999 : FRANCOIS SANTONI est
condamné à un an de prison dont huit avec sursis.
Le 10 mars 1999 : Arrestation d'un policier
bastiais par l'IGPN. Affaire Pieri Charles
Le 14 mars 1999 : CORSICA NAZIONE
FAIT PRESQUE 17% AU SECOND TOUR DES TERRITORIALES. Second tour des élections territoriales.
La participation est passé de 57,3 % à 67,3 %. La coalition sortante majoritaire
RPR-Démocratie libérale arrive en tête avec 27,28 % des voix mais perd dix
points par rapport à 1998 (17 sièges, - 4) ; la Gauche plurielle perd aussi des
voix (2,26 %) et ne recueille que 22,70 % (11 s., - 5) ; arrivé en troisième
position, la lister nationaliste Corsica Nazione a progressé de plus de six
points en atteignant 16,76 % des suffrages (8 s., + 3). Outre ces trois listes
principales, la nouvelle assemblée compte aussi deux divers droite : la liste
conduite par Jean-Louis Albertini 6,43 % (3 s., + 3) et celle de Philippe
Ceccaldi 9,41 % (4s., - 1) ; et deux divers gauche : celle de Simon Renucci 9,67
% (5, + 5) et celle de Toussaint Luciani 7,71 % (3, - 1). Les partis de droite
comptent désormais 24 sièges (- 2), la gauche 19 (- 1) et les nationalistes 8 (+
3). Il n’existe plus de majorité absolue. Par ailleurs, dans la soirée, un
capitaine de gendarmerie a été violemment agressé par deux hommes alors qu’il
tentait de ramener le calme chez des militants nationalistes qui saluaient à
coups de fusil le score obtenu par Corsica Nazione
Le 15 mars 1999: Interpellations de 5 Personnes du Comité Nationaliste
du FIUM'ORBU !! U sixième en Cavale...
Le 16 mars 1999 : Trois personnes
interpellées à BASTIA !
Le 16 mars 1999 : Trois Personnes
interpellées à AJACCIO
Le 16 mars 1999 : SIMON FAZI de
nouveau interpellé
Le 16 mars 1999 : MARC FURFARO libéré...
Le 17 mars 1999 : Une des trois
personnes de Bastia transféré à Paris.
Le 17 mars 1999 : Deux des cinq personnes du Comité
présentés au Parquet de Bastia
Le 17 mars 1999 : REUNION INTER NATIONALISTE A MIGLIACCIARU !!!
Le 17 mars 1999 : La
chambre d’agriculture de Haute-Corse a été dissoute, tant l’utilisation de
l’argent publique par les élus de la profession agricole était « fantaisiste ».
Une délégation provisoire de trois membres assurera la direction de l'organisme
jusqu'aux nouvelles élections, dans trois ou quatre mois.
Le 18 mars 1999 : José
Rossi (DL) et Jean Baggioni (RPR) ont été réélus, respectivement, président de
l’Assemblée de Corse et président de son conseil exécutif. Les deux hommes ont
été élu avec chacun 20 voix sur 51 au troisième tour. Mais ils ne disposent que
d’une majorité relative.
Le 18 Mars 1999 : Les
marins de la Société nationale Corse-Méditerranée se sont mis en grève pour
protester contre l’ouverture à la concurrence des liaisons entre la Corse et le
continent.
Le 18 mars 1999 : JEAN MICHEL COLOMBANI et RENE CANUTTI sont emprisonnés à BORGU
Le 18 mars 1999 : SIMON FAZI incarcéré à BORGU.
Le 19 mars 1999 : JEAN LAURENT LECA, JOSEPH SANTONI et
PIERRE CONFAIX ont été condanné à 10, 9 et 6 ans de prison
ferme. L'ombre du juge bruguière planait dans les couloirs. Sa
présence a été remarqué. Un véritable Scandale ! Il s’agissait du premier procès devant la
Cour d’assise spéciale de Paris concernant une affaire à connotation terroriste
corse.
Dans la nuit du 19 au
20 mars 1999 : Quatre attentats à l’explosif ont fortement endommagé le bâtiment
du tribunal d’instance de Sartène (où une fillette a été légèrement blessée), la
poste centrale de Bastia, la subdivision de l’Equipement à Calvi et le
restaurant du centre de vacances du ministère de la Justice de Casabianda.
Le 21 mars 1999 : Le
trafic maritime de la Société nationale Corse-Méditerranée a repris.
Le 22 mars 1999: Cinq personnes, dont
certaines proches des milieux nationalistes, ont été
interpellées lundi matin en Corse-du-sud dans le cadre de
l'enquête ouverte sur les quatre attentats qui ont visé samedi
des bâtiments publics de l'île. Ces cinq hommes étaient
entendus dans l'après-midi au commissariat d'Ajaccio par les
policiers du SRPJ de Corse.
Le 23 mars 1999 : Deux
des cinq hommes interpellés lundi en Corse-du-Sud demeurent en
garde à vue dans l'enquête sur les quatre attentats perpétrés
samedi contre des bâtiments publics de l'île. Les trois autres,
qui avaient été placés en garde à vue dans les locaux du
commissariat d'Ajaccio, ont été relâchés.
Le 26 mars 1999 :
José Rossi, président de l’Assemblée régionale réclame, au nom de « l’identité
corse », le rétablissement du privilège d’exemption des droits de succession,
supprimés par les députés de l’Assemblée nationale française. Cette
revendication est aussi celle de la liste nationaliste Corsica Nazione.
Le 26 Mars 1999 : Le
président de la caisse de Crédit agricole de Porto-Vecchio a été mis en examen
pour détournement de fonds. Il a bénéficié de quatre millions de francs de prêts
abusifs de la banque verte.
Le 28 mars 1999 : Dans
la matinée, une charge de forte puissance a détruit l’entrée du secrétariat aux
affaires corses (S.G.A.C.), situé au Parc du Belvédère, sur les hauteurs
d’Ajaccio dans un immeuble d’habitation.
Le 28 Mars 1999 : L’assemblée de
Corse a élu, pour la première fois, un nationaliste à la présidence d’une de ses
cinq commissions. Jean-Guy Talamoni, qui conduisait la liste Corsica Nazione,
présidera la commission de l’Europe.
Le 28 mars 1999 : Un attentat a visé en fin de
soirée dans le centre d'Ajaccio, un bar-restaurant appartenant
à la famille Bassani, dont les positions nationalistes sont
connues dans la ville.
Le 30
mars 1999
: Levée
du mandat de dépôt de Lorenzoni dans l'affaire Sozzi, M. Lorenzoni reste toutefois détenu à la maison
d'arrêt de Fresnes en vertu d'un autre mandat de dépôt qui lui
a été notifié en marge de l'enquête sur l'assassinat du
préfet Erignac par le juge d'instruction Jean-Louis Bruguière.
Egalement mise en examen dans ce dossier pour "association
de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste",
la compagne de M. Lorenzoni, Fabienne Maestracci, était pour sa
part toujours détenue mercredi.
Le 30 mars 1999 : Dans
une interview au Figaro, José Rossi a tendu la main aux nationalistes.
Pour répondre aux insulaires qui appellent très fortement à la paix et au
développement, il faut, dit-il, « écarter des querelles d’étiquettes » et «
rompre avec une organisation jacobine archaïque ».
Le 31 mars 1999 : La
gendarmerie de Ghisonaccia (Haute-Corse) a été mitraillée, à 13h15, par des
inconnus « cagoulés », circulant en voiture et en moto. Les agresseurs ont
également lancé une charge explosive dans la cour de la caserne, mais elle n’a
pas explosé.
Le 31 mars 1999 : : Cache d'armes
d'Ajaccio, Les trois hommes toujours entendus. Les trois hommes
entendus dans l'affaire de la cache d'armes découverte au mois
d'octobre à Ajaccio étaient toujours en garde à vue dans les
locaux du SRPJ. L'un d'entre eux arrivait au troisième jour de
sa garde à vue, les deux autres étant entendus depuis 48
heures. Le juge Thiel devrait statuer sur le cas du premier
aujourd'hui au plus tard.
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AVRIL 1999
Le 01 avril 1999 : Quatre personnes,
associées dans un Groupement agricole d'exploitation en commun
(GAEC) en Haute-Corse, ont été mises en examen, à Bastia, pour
"recel de détournements public et privé", dans le
cadre de l'enquête sur les prêts abusifs accordés par la
caisse régionale du Crédit agricole de Corse. Martin Higoa,
Antoine Bartoli, et les frères Gabriel et Jean-François Valentini.
Le 06 avril 1999 : Le gérant de Corse
Gardiennage Surveillance (CGS), Dominique Renucci, a été
condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis par le
tribunal correctionnel de Bastia (Haute-Corse) pour exercice
d'activité de surveillance et de gardiennage sans autorisation
administrative préalable...
Le 06 avril 1999 : Avant le
procès de René Canutti et Jean-Michel Colombani. Migliacciaru :
conférence de presse de l'association Patriottu
| L'association
Patriottu a organisé une conférence de presse au local de la
Cuncolta de Migliacciaru afin d'évoquer l'arrestation de René Canutti. M.
Sauli, porte parole de l'association a évoqué sa
version des faits : "Au lendemain du deuxième tour des
élections territoriales, la brigade de gendarmerie de
Ghisunaccia appuyée d'importants renforts, procéda à une
nouvelle rafle dans la région du Fiumorbu. Parmi les nombreuses
personnes interpellées, M. René Canutti, militant nationaliste
(...). M. René Canutti présente une situation médicale
particulière. Opéré au cerveau en 1975, et ayant perdu l'usage
de son oeil gauche, suite à la compression de son nerf optique
consécutive à son opération, il suit depuis un traitement
régulier et conséquent. Cette situation n'a pas empêché les
personnes chargées de son interpellation de le (traiter) sans
aucune considération. En agissant de la sorte, ces individus
font fi de leurs propres règles qui régissent normalement leur
comportement en pareil cas." Puis M. Sauli a insisté sur
deux témoignages de la compagne de M. Canutti, Mme Michèle
Guidicelli tout d'abord, puis de M. Lucien Rocchi, également
auditionné dans le cadre de la même affaire. Selon M. Sauli
"Le procès de M. Canutti démontrera la gravité de ces
faits. Mais ils témoignent, au moment ou l'on assène à
l'opinion publique, le retour à l'état de droit, que les forces
de gendarmerie, qui sont en l'occurrence chargées de faire
appliquer la loi, font fi de leurs propres prérogatives en
matière d'interpellation et du respect moral et physique qui
doit être dû à la personne auditionnée..." Pour conclure
Patriottu "interpelle l'opinion publique corse et
française, car à travers ce nouvel exemple, c'est la
démonstration que les autorités militaires et policières
dénie à un homme ses droits, dès lors qu'il s'agit de
neutraliser à travers lui, un idéal politique, en l'occurrence
le nationalisme corse. Le combat pour la défense des libertés
continue." L'association Patriottu sera bien évidemment
présente ce matin pour soutenir René Canutti et Jean-Michel
Colombani qui seront jugés à partir de 9 heures. |
Le 07 avril 1999 : Un militant
nationaliste corse de 56 ans, René Canutti, a été condamné
par le tribunal correctionnel de Bastia à 18 mois de détention
pour l'agression d'un capitaine de la gendarmerie de Ghisonaccia
au soir du second tour des élections territoriales. Le tribunal
qui a suivi les réquisitions du procureur de la République,
Patrick Vogt, a également condamné Jean-Michel Colombani, 34
ans, à 6 mois de prison dont 4 avec sursis, pour avoir tiré des
coups de fusil sur la gendarmerie le même soir.
Le 7 avril 1999: Arrestation de
Mathieu FILIDORI et GERARD SERPENTINI
Le 8 avril 1999:
Mathieu Filidori et Gérard
Serpentini mis en examen, les deux exploitants agricoles corses, Mathieu Filidori
et Gérard Serpentini, ont été mis en examen jeudi pour
"recel de détournement de fonds publics" dans le cadre
de l'enquête sur les prêts abusifs accordés par la caisse
régionale du Crédit agricole. Les deux agriculteurs,
interpellés mercredi dans la plaine orientale, ont été remis
en liberté à l'issue de leur garde à vue et de leur audition
par le juge Jean-Pierre Niel du Tribunal de Bastia. Mathieu
Filidori et son associé Gérard Serpentini sont déjà sous le
coup d'une mise en examen par la juge d'instruction parisienne
Laurence Le Vert, en marge de l'enquête sur l'assassinat du
préfet Claude Erignac. Ils sont poursuivis dans cette affaire
pour "association de malfaiteurs en relation avec une
entreprise terroriste". Ils avaient été écroués et remis
en liberté sous contrôle judiciaire à la fin de l'année
dernière.
Le 9 avril 1999 : Trois hommes ont
été placés en garde à vue quelques heures dans les locaux de
la gendarmerie d'Ajaccio, puis relâchés, après s'être
opposés violemment à la destruction d'un établissement de
plage à ``Mare e Sole'', sur la rive sud du golf d'Ajaccio.
Le 9 avril 1999 : l'opération " plage d'argent "
de destruction légale d'une paillote tourne au fiasco.
Le 9 avril 1999 : Le
budget de Corse présenté par Jean Baggioni a été repoussé d’une voix : 20 pour
(17 RPR-DL, 3 DVD), 21 contre (11 gauche plurielle, 2 DVD, 5 DVG, 3 SE), 9
abstentions (8 nationalistes et 1 DVD).
Dans la nuit du 10 au
11 avril 1999 : Une charge explosive de 5 kg a causé d’importants dégâts à la
perception de Prunelli di Fiumorbu (Haute-Corse). C’est la 19e fois que cette
perception est prise pour cible.
12 avril 1999 : Jean Castella a été mis en examen
pour l'attentat commis le 4 septembre 1997 contre l'Ecole
nationale d'administration (ENA), à Strasbourg, par le juge
d'instruction parisien Gilbert Thiel. Jean-Philippe Antolini,
ancien élève de cet enseignant nationaliste de Corte, a
lui-même été mis en examen et placé sous mandat de dépôt
par le juge Thiel pour "complicité de destruction par
explosifs" dans le dossier de l'ENA.
13 avril 1999 : La chambre
d'accusation de la Cour d'appel de Paris a rejeté la demande de
mise en liberté de Marcel Lorenzoni, mais la Chambre
d'accusation a levé le mandat de dépôt de Fabienne Maestracci, sa compagne.
Placée sous contrôle
judiciaire, elle doit résider à son domicile d'Ajaccio et se
présenter une fois par mois, à compter du 26 avril, au
commissariat de cette ville, en justifiant de son domicile et de
ses activités. De plus, Fabienne Maestracci, qui était
incarcérée depuis octobre dernier, ne doit pas, sauf
autorisation du juge d'instruction, entrer en relation avec son
compagnon, Marcel Lorenzoni, 55 ans.
Le 13 avril 1999 : Le
FLNC-Canal historique a revendiqué, dans un communiqué authentifié à Bastia,
onze attentats dont des mitraillages visant des gendarmeries, commis en Corse au
cours de ces dernières semaines. Le mouvement clandestin appelle à « l’unité du
mouvement national » après la percée des nationalistes aux élections
territoriales. Elle réclame une « négociation collective, sans exclusive aucune
».
14 avril 1999: Jean Castela a été placé sous
mandat de dépôt à Paris pour l'attentat commis le 4 septembre
1997 contre l'Ecole nationale d'administration (ENA), à
Strasbourg, par le juge d'instruction parisien Gilbert Thiel.
Jean-Philippe Antolini, ancien élève de cet enseignant
nationaliste de Corte, a lui-même été mis en examen et placé
sous mandat de dépôt par le juge Thiel pour "complicité
de destruction par explosifs" dans le dossier de l'ENA.
15 avril 1999 : Philippe Botti, 29
ans, a été condamné à quatre ans de prison dont un avec
sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir
mitraillé en plein jour la gendarmerie de Bonifacio le 24
octobre 1996. A titre de peine complémentaire, la 17e chambre
correctionnelle l'a privé de ses droits civiques pour une durée
de cinq ans. Philippe Botti, qui a déjà passé deux ans en
détention provisoire avant d'être remis en liberé le 1er
février, ne retournera pas en prison. Poursuivi pour
``association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste'', il encourait jusqu'à 10 ans de prison.
Le 17 avril 1999 : Peu
après avoir neutralisé les gardiens dans la soirée, un commando de nationalistes
s’est introduit dans les bâtiments d’un camp de repos de l’armée de l’air, près
d’Ajaccio, et les ont fait sauter à l’explosif. Les auteurs de l’attentat l’ont
signé avec une affichette.
Dans la nuit du 19 au 20 avril 1999 : des officiers du GPS
tentent d'incendier le restaurant de plage " Chez Francis ". Un restaurant, l’un des plus côtés du
golfe d’Ajaccio, promis à la démolition avant la fin de l’été pour avoir été
construit abusivement sur le bord de mer, a été détruit dans un attentat.
Le 26 avril 1999 : Le
colonel Henri Mazères, commandant la légion de gendarmerie de Corse ainsi qu’un
lieutenant et un adjudant-chef du Groupement de peloton de sécurité (GPS) ont
été mis en examen, dans la soirée, pour « destruction volontaire en bande
organisée », et « incarcérés provisoirement, ayant sollicité un délai pour
préparer leur défense. » Ils sont accusés d’avoir fomenté l’attentat qui s’est
produit dans la nuit du 19 au 20 avril.
Le 27 avril 1999 : le préfet Bonnet est convoqué par le
ministre de l'intérieur et rencontre Mme Valter et M. Christnacht,
conseillers du Premier ministre
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MAI 1999
Le 3 mai 1999 : le préfet Bonnet est placé en garde à vue. ans la soirée,
après une perquisition de la préfecture. Le chef du GPS, Norbert Ambrosse, avait
reconnu, peu avant, avoir mis le feu au restaurant sur ordre du patron de la
gendarmerie en Corse, le colonel Mazères.
Le préfet de Corse Bernard Bonnet est placé en garde à vue, après que le
commandant régional du Groupement de pelotons de sécurité (GPS), ait reconnu par
la voix de son avocat, avoir «volontairement mis le feu» à la paillote «Chez
Francis», dans la nuit du 19 au 20 avril.
Le 4 mai 1999 : le GPS est dissous.
Le 5 mai 1999 : Préfet du Val-d’Oise depuis un an,
Jean-Pierre Lacroix a été nommé préfet de Corse en remplacement de Bernard
Bonnet.
Le 6 mai 1999 : A l’occasion du cinquantième anniversaire du
Conseil de l’Europe, la France a signé la charte européenne des langues
régionales, qu’elle considérait jusqu’alors comme contraire à la Constitution.
Le 6 Mai 1999 :
le préfet Bonnet
est mis en examen et écroué dans l'affaire des paillotes incendiées
Dans nuit du 7 au 8 mai 1999 : Quatre nationalistes ont été
interpellés après des incidents les opposant à des policiers.
Dans la nuit du 10 au 11 mai 1999 :
Deux attentats ont eu
lieu sur le continent – l’un à Nîmes, l’autre à Avignon –. La police n’écarte
pas la piste nationaliste corse. Une tentative a aussi eu lieu à Cannes.
Le 14 mai 1999 : Pas de nouveau statut politique en Corse, a
déclaré Elisabeth Guigou, ministre de la Justice.
Le 15 mai 1999 : 5 000 nationalistes ont défilé à Ajaccio, «
pour une société corse de droite, une solution politique ». Si, pour la première
fois depuis longtemps, les nationalistes étaient unis, il n’ont pas réussi à
rassembler au-delà.
Le 17 Mai 1999 : Le TCA
(Tribunal de Commerce D'aiacciu) place la SARL QUID NOVI en redressement
judiciaire sur assigntion de l'URSSAF
Le 19 mai 1999 : - Mathieu Filidori est interpellé dans le cadre de l'affaire
Erignac. le Sénat décide, à l'initiative des présidents des quatre groupes
de sa majorité, la création d'une commission d'enquête sur la conduite de la
politique de sécurité menée par l'Etat en Corse. les groupes de l'opposition
de l'Assemblée nationale déposent une motion de censure contre le gouvernement. Par ailleurs, le président de la Chambre
des métiers de Corse-du-Sud a été placé en garde à vue dans la soirée. La police
enquête sur des stages fictifs de la Chambre, subventionnés par l’Etat, et qui
auraient servi à payer des joueurs des équipes de football d’Ajaccio. (Mathieu
Filidori, agriculteur et militant nationaliste, est Soupçonné d'avoir rédigé la
revendication des "anonymes", il clame son innocence. Il sera remis en liberté
le 8 juin, après l'arrestation du commando)
Le 20 mai 1999 :
Mathieu Filidori a été mis en examen pour complicité d’assassinat, dans le cadre
de l’enquête sur le meurtre du préfet Erignac, et pour complicité d’attentats.
Le 21 mai 1999 : il est procédé à une première série
d'interpellations des assassins présumés du préfet Erignac (la
DNAT interpelle plusieurs membres du commando accusé d'avoir préparé et organisé
l'assassinat)
Le 22 mai 1999 : Yvan Colonna clame son innocence sur TF1.
Le 21 mai 1999 : Les policiers antiterroristes ont opéré,
dans la matinée, un nouveau coup de filet dans les milieux nationalistes :
quatre hommes et leurs épouses ont été arrêtés dans les localités d’Alata,
Cargèse et Sagone, au nord d’Ajaccio. Ce sont des dissidents d’A Cuncolta. Un
important document aurait été saisi.
Le 21 Mai 1999 : Entendu pour la première fois, à Paris, sur
l’affaire de la paillote Chez Francis, Bernard Bonnet a maintenu qu’il n’avait «
pas donné d’instruction formelle » pour l’incendier.
Le 22 mai 1999 : Quatorze mouvements nationalistes réunis à
Prunelli di Fiumorbu (Haute-Corse) ont réaffirmé leur volonté de « travailler en
commun à la réconciliation du mouvement national ».
Le 22 Mai 1999 :
Dans
la soirée, un des membres présumés du commando placés en garde à vue passe aux
aveux.
Dans la nuit du 22 au 23 mai 1999 :
Un attentat à l’explosif
non revendiqué a faiblement endommagé la villa d’un délégué CGT de Haute-Corse,
Frédéric Turin, à Ville di Petrabugno, près de Bastia. La charge de faible
puissance a légèrement blessé l’enfant du délégué syndical. C’est la quatrième
fois que Turin est visé par un attentat.
Le 23 mai 1999 : - Yvan Colonna est " parti aux chèvres "
lorsque les policiers se présentent à son domicile de Cargèse. il est procédé
à une seconde série d'interpellations du commando des assassins présumés du
préfet. (berger
et fils d'un ex-député socialiste, Yvan Colonna, mis en cause par Le Monde puis
interviewé le 22 mai au soir par TF1, a disparu quand la police vient
l'interpeller à Cargese)
Le 24 mai 1999 : Quatre des huit hommes placés en garde à vue
depuis cinq jours dans le cadre de l’enquête du préfet Erignac auraient avoué
être les membres du commando. Il s’agit d’un groupe dissident du FLNC. Seul le
présumé tireur, Yvan Colonna, est en fuite. (Didier
Maranelli, "guetteur" présumé du commando, est mis en examen pour "assassinat"
et écroué par le juge Laurence Le Vert. Un mandat d'arrêt est délivré à
l'encontre d'Yvan Colonna.)
Le 25 mai 1999 : Un avis de recherche a été lancé à
l’encontre d’un berger corse, auteur présumé du meurtre de Claude Erignac.
Quatre autres nationalistes – Alain Ferrandi, Pierre Alessandri, Marcel Istria – ont été mis en examen pour « assassinat en relation avec une
entreprise terroriste ». Il rejoignent l’agriculteur Matthieu Filidori, un
nationaliste historique, mis en examen il y a cinq jours. (Alain
Ferrandi, Pierre Alessandri et Marcel Istria, coordinateur et membres présumés
du groupe, sont mis en examen pour "assassinat" ou complicité et écroués par le
juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière)
Le 27 mai 1999 : Deux autres nationalistes ont été mis en
examen dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac. Il s’agit
de Martin Ottaviani, le chauffeur, et de Joseph Antoine Versini, qui a préparé
l’embuscade. (Martin
Ottaviani, chauffeur présumé du commando, est mis en examen pour "assassinat" et
écroué. Le nationaliste Joseph Versini, soupçonné d'avoir participé à des actes
préparatoires, est mis en examen et écroué pour "complicité d'assassinat"
Le
30 mai 1999
:
l'enseignant Vincent Andriuzzi, soupçonné d'être membre de la cellule
"intellectuelle" du commando, est mis en examen pour "complicité d'assassinat"
et écroué. Il sera remis en liberté en janvier 2001, mais restera écroué dans
d'autres enquêtes. |
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JUIN 1999
Le 1er juin 1999 : Les
anciens président et directeur de la caisse régionale du Crédit agricole de
Corse ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les prêts
abusifs accordés par la banque.
Le 3 juin 1999 dans
Corse Matin : La veuve de Robert Sozzi publie une lettre :
«
Il y a bientôt 6 ans, mon mari était lâchement exécuté
par le Canal Historique. Et bien que n'étant pas armé,
ses tueurs ne lui laissèrent aucune chance. Faut-il
rappeler que mon mari, comme cela a été démontré par le
comité Sozzi, était un homme intègre dont le seul crime
a été son idéalisme. Déjà à l'époque, le comité Sozzi
dénonça "l'exploitation médiatique et, encore plus
ignoble, l'exploitation politicienne du cadavre de
Robert Sozzi; les alliances présentes ou futures étant
plus importantes pour les appareils politiques".
En effet au bout de six ans, la situation apparaît de
plus en plus inquiétante. Des événements récents ont
donné lieu à des alliances "contre nature". Les ennemis
d'hier se retrouvent dans des manifestations communes et
discutent autour de la même table. Comment est-il
possible que l'on puisse être contre certains, quatre
mois auparavant, et avec eux ensuite en passant sur des
cadavres. Certains prétexteront "une paix essentielle et
nécessaire". Pour cela sont-ils prêts à oublier
certaines phrases de la Cuncolta: "légitime défense
préventive"... "À situation exceptionnelle; mesure
exceptionnelle!" En préférant rejoindre ceux qui
condamnent sans condamner la mort d'un préfet.
Alors que ces derniers continuent à assumer la mort d'un
de leurs; comment les plus modérés se "prétendant
démocratiques" peuvent-ils rejoindre certains membres de
la Cuncolta alors qu'ils ont pris à un moment donné le
meurtre de mon mari comme fer de lance de leur campagne,
car, étant un des rares assassinats revendiqué à ce
jour.
Quand on voit, aujourd'hui, les discours de certains
comme M. Talamoni, qui devrait faire preuve d'un peu de
pudeur... N'oubliez pas que vous avez renié l'un des
vôtres et pire, vous avez cautionné son exécution, alors
que vous étiez un membre à part entière de l'exécutif de
la Cuncolta. Quant à la présomption d'innocence dont
vous nous rabattez sans cesse les oreilles, vous êtes
bien mal placé pour en parler car non seulement mon mari
a été jugé par le Canal Historique, mais aussi exécuté
par lui. Cela allant bien plus loin que des peines de
prison.
Y a-t-il eu depuis une condamnation publique de la mort
de mon mari par ceux de votre mouvement? Non!
Et le Canal Historique, que vous soutenez, alors qu'il
se disait le défenseur du peuple corse (...) a assassiné
mon mari, un enfant de ce peuple, pour qu'il ne puisse
pas exprimer ses opinions, entraînant ainsi comme on le
sait la Corse dans une spirale de violence.
Paradoxalement, l'ennemi n'était alors plus en ces temps
troublés l'État mais les autres branches du
nationalisme. Un État que vous avez pris plus tard comme
"partenaire". Vous ne manquez pas de culot en crachant
aujourd'hui dans la soupe en rejetant toute faute sur
lui.
Nous ne sommes pas dupes (...) Quand vous parlez d'"île
de fous" ou plutôt de "l'île des justes" où vous
situez-vous? Parce que quand on a une telle idée de la
justice on peut se poser la question: que signifie le
mot "juste" pour vous? (...) La dérive fasciste de
certains doit être bien grande pour qu'aucune leçon
n'ait porté.
À quinze jours de l'anniversaire de la mort de mon mari,
bien que celui-ci ait toujours été de gauche, il est
malheureux que seuls les partis politiques traditionnels
socialiste ou communiste continuent à dénoncer son
assassinat, donnant ainsi une leçon à certains qui
feraient mieux de se remettre en question.
Laetitia Sozzi »
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Le 8 juin 1999 : la chambre d'accusation de la cour d'appel de
Paris remet en liberté Filidori Matteu !
Le 8 juin 1999 : Le président de l’Assemblée territoriale de
Corse et président du groupe Démocratie libérale, José Rossi, a été mis en
examen pour « détournement de fonds publics ». Les faits remontent à l’époque où
il dirigeait le conseil général de Corse-du-Sud.
Le 13 juin 1999 : Elections européennes (entre parenthèses les
résultats en France) : liste socialiste Hollande 21,85 % (21,95), liste RPR
Sarkozy 19,95 (12,8), liste RPR dissidente Pasqua 12,8 (13,05), liste chasseurs Saint-Josse 8,95 (6,8), liste écologiste Cohn-Bendit 7,75 (9,7), liste
communiste Hue 7,25 (6,8), liste UDF Bayrou 6,65 (9,3), liste Front national Le
Pen 3,9 (5,7), liste extrême gauche Laguiller 3,9 (5,2).
Le 15 juin 1999 : Ancien responsable de la Cuncolta,
Jean-Michel Rossi, estime que « les conditions de l’indépendance » de la Corse
ne sont pas réunies. Il prône « l’interdépendance ». De son côté, le Mouvement
pour l’autodétermination (MPA) a annoncé son autodissolution.
Dans la nuit du 20 au 21 juin 1999 :
Un attentat à l’explosif
a endommagé la trésorerie générale des impôts, à Ajaccio.
Dans la nuit du 21 au 22 juin 1999 :
Un attentat à
l’explosif a visé une perception du centre-ville d’Ajaccio.
Le 22 juin 1999 : Cinq proches d’Yvan Colonna, le berger de
Cargèse recherché pour l’assassinat du préfet Erignac, ont été interpellés dans
ce village du sud d’Ajaccio.
Le 23 juin 1999 : Dans un centre-ville d’Ajaccio transformé
en camp retranché par la présence de plusieurs centaines de policiers et de
gendarmes a eu lieu la reconstitution de l’assassinat du préfet Erignac, en
présence des cinq personnes mises en examen.
nuit du 26 au 27 juin 1999 / OU Le 25 juin 1999 :
Apparition d'une nouvelle
organisation clandestine, Armata Corsa : Un nouveau mouvement
nationaliste, « Armata corsa » (Armée corse), a revendiqué quatre attentats
commis ces trois derniers mois dans l’île, lors d’une « conférence de presse
clandestine » accordée dans le maquis, au quotidien Corse-Matin. Selon le
journal, « une vingtaine d’hommes encagoulés, puissamment armés –
fusils-mitrailleurs, tubes lance-roquettes – encadraient un porte-parole.
(hypothèse de la presse : Il
s’agirait, en fait, du bras armé du mouvement politique nationaliste que
s’emploient à fonder François Santoni et Jean-Michel Rossi)
Le 28 juin 1999 : En visite en Corse, le ministre de
l’Education nationale, Claude Allègre, a notamment promis de développer la
langue et la culture corse.
Dans la nuit du 28 au 29 juin 1999 :
Le FLNC s’est adressé à
son tour à la presse convoquée de nuit. Le principal mouvement armé clandestin a
revendiqué six attentats récents sur le continent et dans l’île et une
tentative. |
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JUILLET 1999
Le 2 juillet 1999 : le préfet Bonnet est remis en liberté.
Le 3 juillet 1999 : Treize organisations nationalistes corses
se sont engagées « solennellement et irrévocablement à bannir tout rapport de
force violent entre nationalistes ». Les divisions entre mouvements rivaux
auraient fait une quinzaine de morts entre 1993 et 1996. Accord de Migliacciaru.
Le 6 juillet 1999 : Huit membres présumés du FLNC-Canal
historique ont été interpellés et leurs domiciles perquisitionnés sans résultat
à Toulon, à propos des attentats du printemps dernier en Corse et sur le
continent.
Le 8 juillet 1999 : Le préfet de Haute-Corse, Bernard
Lemaire, a autorisé, par arrêté, la reprise partielle des activités – suspendues
depuis janvier – de la société de transfert de fonds Bastia Securita, proche des
nationalistes. Mais ses agents ne pourront pas être armés.
Le 20 juillet 1999 : le préfet Bonnet est entendu par la
commission d'enquête du Sénat.
Le 20 juillet 1999 : Le secrétaire d’Etat au Budget,
Christian Sautter, a annoncé à Bastia que l’Etat consentirait « un effort
financier exceptionnel » pour soutenir l’économie corse.
Le 21 juillet 1999 : Un commis boucher de 28 ans, Dominique Savelli, a été assassiné en Haute-Corse.
Le 27 juillet 1999 : La Division nationale antiterroriste a
interpellé un garde-forestier de la région de Calvi, à la suite de diverses
perquisitions menées pour retrouver la trace d’Yvan Colonna.
Le 28 juillet 1999 : La société Bastia Securita, proche d’A
Cuncolta, a annoncé qu’elle allait cesser ses activités et déposer son bilan.
Le 30 juillet 1999 : La façade de la sous-préfecture de Corte
a été mitraillée.
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AOUT 1999
du 7 au 8 août 1999 : Les nationalistes, réunis lors de «
journées internationales » à Corte, sont bien décidés à oublier leurs querelles
du passé, souvent meurtrières. Ils ont confirmé leur volonté de travailler
désormais ensemble. Avec, pour premier objectif, d’élaborer un projet politique
qui donnerait à l’île une plus grande autonomie. L’indépendance restant le but
ultime. « L’objectif est d’inclure le pluralisme dans le mouvement national », a
résumé Joseph Colombani, porte-parole du Comité de Fiumorbu, qui regroupe la
totalité des quinze mouvements et partis composant la nébuleuse nationaliste
corse. Pour autant, toutes les divergences, toutes les dissensions, n’ont pas
disparu. Certains mouvements n’ont pas répondu à l’invitation lancée par A
Cuncolta Indipendentista. D’autres ne sont venus qu’en observateurs.
Le 12 août 1999 : L’un des chefs historiques des autonomistes
corses, Edmond Simeoni, réclame une « solution politique de la question corse ».
Celui qui répète depuis 1976 que « la violence clandestine est inadaptée et mène
à l’impasse » demande une large concertation au sein de la société corse, qui
porterait sur les institutions, la fiscalité, la langue, la culture, la justice
et la solidarité sociale. « Le projet politique issu de cette concertation
pourrait avoir pour traduction institutionnelle un statut d’autonomie ».
Le 13 août 1999 : En trois jours, 80 départs de feux ont
embrasé la Corse. Un berger a été mis en examen pour incendie volontaire.
Le 14 août 1999 : Tous les incendies sont maîtrisés en Corse.
La secrétaire d’Etat au Tourisme, Michelle Demessine, s’est rendue sur les lieux
de l’incendie de Palasca (nord-ouest), où elle a demandé à la justice de « faire
preuve de fermeté pour les incendiaires ».
Le 20 août 1999 : Armata Corsa, un groupe nationaliste
clandestin, a revendiqué l’assassinat d’un commis boucher Dominique Savelli, de 28 ans, en
Haute-Corse, le 21 juillet. Dans son communiqué, Armata Corsa assure que la
victime s’apprêtait à tuer un nationaliste « pour le compte d’un
pseudo-responsable ».
Le 22 août 1999 : Un journaliste du quotidien Corse-Matin
a été mis en garde-à-vue toute la journée, à Porto-Vecchio, dans le cadre de
l’assassinat du jeune commis boucher.
Le 26 août 1999 : Le nationaliste Marcel Lorenzoni, mis en
examen et écroué dans le cadre de l’assassinat du préfet Erignac, a été remis en
liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Le 30 AOUT 1999 : Occupation du rectorat par le S.T.I
:
| Le S.T.I communique :
Une délégation du S.T.I occupe aujourdhui le rectorat de Corse.
En effet, laction menée par notre syndicat en faveur dune politique
daffectation, de formation et denseignement tenant compte de notre
spécificité culturelle et des exigences démocratiques de transparence rencontre
aujourdhui une fin de non recevoir.
Lattitude scandaleuse du ministère de léducation et de son relais local
ne doit plus tromper personne quant à la politique éducative dans notre île.
Dans la logique jacobine du discrédit médiatique envers notre communauté, une
décision corsophobe entérinée par le ministère.
En matière de recrutement le ministère de léducation est en train de
licencier une jeune néo-certifiée, au seul prétexte de ses racines corses, alors que
nous avons établi, document à lappui, la vacuité du rapport xénophobe qui
laccable. Après avoir reconnu le caractère scandaleux dune telle
exclusion ethnique, le rectorat de Corse, médiateur obligé par sa solidarité
inconditionnelle envers son ministère de tutelle, fait volte face et cautionne par son
silence cette sentence corsophobe.
Le S.T.I ne tolèrera pas que lon puisse exclure de léducation un de ses
membres sur la base dun rapport médical dont est avérée aujourdhui la
fausseté et les motivations politiques qui le sous tendent.
Une condamnation à lexil.
Alors que cette année encore bons nombres de continentaux peuvent apprécier la
beauté de notre île et se servir de celle-ci comme sas provisoire dentrée dans
des académies difficiles daccès, lindifférence institutionnelle à
notre culture dont témoigne le refus dune "mise hors norme "de
lAcadémie de Corse en matière daffectation est accompagnée pour la
première fois dune exclusion radicale des cas portés par notre syndicat.
Après avoir refusé que soit considérés comme néo-certifié corses à maintenir
dans lAcadémie, les jeunes corses qui ont du sexiler pour acquérir des
compétences non dispensées dans lîle, le ministère par son relais local
refuse laffectation de deux jeunes corses maintenus dans des banlieues parisiennes
lorsque des postes dans leur discipline sont encore vacants dans notre Académie au terme
du mouvement intra-académique !
Face à la radicalisation de la politique gouvernementale en matière
daffectation, nous sommes plus que jamais déterminés à répondre publiquement par
des actions démocratiques doccupations et de mise en demeure. Devant la république
des technocrates la communauté des enseignants corses attachés à lidée
démocratique refuse que soit gérer par dautres et pour dautres lavenir
de notre patrimoine culturel.
Le S.T.I ne peut accepter que ses membres soient condamnés à lexil, lorsque des
postes existent et seront pourvus cette après midi.
Un intégrisme linguistique et culturel derrière des affectations absurdes.
En marge de la non-ratification de la chartre des langues minoritaires mais répondant
à la même logique archaïque de la langue et de la culture unique (un peuple, une
langue, la culture) un de nos adhérents (encore !) qui a gagné le prix du défi
jeune lui octroyant une somme de 50 000f pour la mise en place dune école de chant
et dinstruments traditionnels à Furiani sest vu affecté à Sartene. Après
discussion avec notre syndicat et identification au sein de celui-ci, les autorités
rectorales ont résolu le problème en laffectant à Bonifaziu !
Curieuse façon de promouvoir une langue que daffecter à lautre
extrémité de lîle ceux qui déçus du rectorat nen attendent plus rien et
innove sur le terrain.
Ces sanctions pour délit dopinion affectent aujourdhui nos adhérents
dans dautres disciplines, ainsi en Art plastiques un de nos membres,
certifié stagiaire a été affecté sur Luri et Corte, alors que des heures sont encore
disponibles au collège Simon Vinciguera à Bastia.
Si la politique de développement des ateliers dart et dexpression
culturelle ne nous avait pas été indiquée comme un point fort de la rentrée 99 en
France, nous aurions pu croire à une erreur ponctuelle de gestion, mais cela nest
pas le cas.
Le S.T.I nacceptera pas les affectations disciplinaires dont sont victimes ses
membres, à qui ont fait payer leur engagement sur le terrain de linstruction et de
linnovation pour une appartenance politiquement incorrecte. Il rappelle au rectorat
que cest au terme dune élection que son délégué siège en commission
paritaire.
Un mouvement daffectation trop souvent obscur.
Alors que les autorités rectorales ont présenté le nouveau mouvement
daffectation déconcentré comme étant un gage de transparence et de démocratie,
nous constatons que des affectations entérinées en commission paritaire devant
lensemble des syndicats ont été modifiées par la suite.
Ces modifications ont été obtenues à la faveur de tractations
"discrètes " mais "républicaines " entre les autorités
rectorales et les partenaires syndicaux et associatifs autorisés. Ainsi, alors
que lensemble des partenaires syndicaux avait accepté que les certifiés stagiaires
soient affectés avant les personnels mise à disposition du recteur, en E.P.S une
adhérente de notre syndicat sest vue appliquer un régime dexception.
En L.C.C un autre adhérent du S.T.I a reçu une affectation sur le collège de
Lucciana alors quil avait été affecté en commission paritaire au L.E.P Jean
Nicoli.
Soyons clair, notre syndicat a toujours été favorable à une intelligence des règles
qui président aux affectations, afin dy déroger dans le cadre dune
discussion publique, lorsque cela ne porte préjudice à personne. Mais, nous ne pouvons
tolérer que des personnels enseignants appartenant à notre syndicat ou non, soit
victimes de tractations dantichambre relevant dune politique clientélaire que
nous avons toujours combattu. Comment peut-on affecter un certifié stagiaire sur
un poste occupé par un enseignant dont on présuppose un éventuel congé de maladie, le
recteur serait-il mazzeru ?
Comment peut-on encore affecter des personnes sur un poste dinnovation
pédagogique lorsque le pôle du même nom a été supprimé et que la seule production de
ce poste se réduit à lemploi quil crée ?
Léthique fondatrice de notre peuple et la déontologie de notre profession nous
interdisent de rester muet devant ces quatre problèmes scandaleux. La délégation du
S.T.I qui a choisi aujourdhui doccuper le bureau du recteur pose ces
problèmes et ne quittera le rectorat quaprès avoir obtenu satisfaction
Ajacciu, le 30 août 1999 |
Dans la nuit du 30 au 31 août 1999 : Un attentat à l’explosif a endommagé les
locaux de la perception de Calacuccia, près de Corte. Vers 0h15, une charge de
moyenne puissance a soufflé la porte et brisé les vitres. L’attentat n’a été ni
signé, ni revendiqué. |
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SEPTEMBRE 1999
Le 1er septembre 1999 : En enquêtant sur un trafic de
stupéfiants, la police du Nicaragua a mis la main sur cinq Corses dont trois –
Marcel Zonza, Etienne Lovisi et Paul Giacomi – étaient recherchés par la police
française. Les autorités nicaraguayennes les ont tous expulsés, mais trois
seulement ont été renvoyés vers Paris. L’ancien chef du MPA Alain Orsini se
trouvait aussi au Nicaragua mais il a faussé compagnie aux policiers de Managua
qui ignorent où il se trouve maintenant.
Le 1er Septembre 1999 : Objet : occupation du
rectorat et avancées institutionnelles. Prière d’insérer :
| La délégation du S.T.I qui avait pris le contrôle du bureau du directeur du
cabinet du rectorat de corse a levé son occupation mardi 31 août à 20h 30.
Malgré le silence de l’ensemble des syndicats témoignant de leur absence de
courage politique et morale devant une situation exceptionnelle, le rapport de
force instauré par la probité et la détermination de nos adhérents a ainsi
permis une discussion avec le ministère par le biais du recteur de l’Académie.
L’apriori corsophobe qui présidait à la radiation de notre adhérente se
trouve démontré à posteriori par la décision de rouvrir son dossier alors
qu’elle ne faisait plus parti du ministère de l’éducation. Le même
apriori xénophobe à l’œuvre dans le refus d’une mise hors norme de l’Académie,
comme dans le refus de signer la chartre des langues minoritaires apparaît en
pleine lumière dans la condamnation à l’exil d’un des deux néo certifié
corses que nous défendions. En effet, alors que les recteurs de France trouvent
normal d’intervenir personnellement auprès du ministère pour déroger aux règles
du mouvement d’affectation et établir des passe-droits lorsque les conjoints
des fonctionnaires français mutés en corse n’ont pas un barème voulu ou
lorsque les postes sont insuffisants (les mutations en corse de fonctionnaires
du ministère de l’intérieur sont légions), la culture et l’histoire
d’une communauté vivante n’ont pas droit de citer .Le problème que
nous avons posé est éminemment politique et ne peut en aucun cas se laisser réduire,
comme ne manqueront pas de le laisser entendre les autorités rectorales, à une
simple question technique (Support, barème, etc.). En choisissant le Premier
ministre comme seul interlocuteur à la hauteur de ce problème, notre présence
au rectorat n’avait plus lieu d’être. Cela nous a conduit à quitter
celui-ci dont la médiation devenait insuffisante. Notre détermination reste
entière avant la venue de Lionel JOSPIN, mais il n’appartient qu’aux
mouvements politiques et à la société civile de poser le problème des droits
de notre peuple face à la raison d’Etat. Pour le S.T.I, le
bureau exécutif par son secrétaire générale. |
Le
2 septembre 99 : Soutien au S.T.I du Cumitatu Naziunalistu di u Fiumorbu. Soutien
aux occupants du rectorat. Le comité nationaliste du Fiumorbu nous prie d'insérer
: "Le cumitatu nazionalistu di u Fiumorbu apporte son soutien fraternel au
S.T.I. qui a occupé le rectorat pour la défense de jeunes enseignants corses
victimes d'une politique discriminatoire de l'éducation nationale française
qui refuse là aussi de prendre en compte la spécificité Corse."
Le 2 septembre 1999:
A Cuncolta Indipendentista appelle tous ses militants et sympathisants à participer à
la manifestation organisée par le Cumitatu Naziunalistu di u Fiumorbu, samedi 4 septembre
à Aiacciu (18 h, place du Diamant), pour signifier au premier ministre du gouvernement
français, que seule une solution politique à la question nationale corse s'impose.
Aucune logique répressive ne peut avoir raison de la détermination d'un peuple.
Le 2 Septembre 1999 : I Verdi Corsi participeront à la manifestation organisée samedi 4 à 17 heures à
Aiacciu (place du Diamant) par u cumitatu naziunalistu di u Fiumorbu à la veille de la
venue en Corse du Premier ministre Lionel Jospin. Tout en confortant la démarche de
réconciliation des organisations du mouvement national corse qui ont engagé également
un débat de fond sur des principes et des thèmes essentiels dans une perspective
d'avancée politique majeure, ce rassemblement doit être celui de toutes celles et de
tous ceux qui veulent pour la Corse un avenir de dignité et responsabilité. Lionel
Jospin sera-t-il fidèle à ses propres engagements pris en 1996 concernant la Corse :
"... s'inspirer de l'exemple d'autres îles méditerranéennes ou d'outre-mer, pour
concevoir un statu original donnant à la collectivité de Corse des pouvoirs autonomes...
" (déclaration au " Figaro ", mardi 28 mai 1996). Le premier ministre
aura-t-il le courage politique dont a fait preuve le Premier ministre britannique Tony
Blair en Irlande, en Ecosse et au Pays de Galles ? Samedi 4 septembre, le peuple corse
doit se mobiliser pour dire clairement à l'Etat qu'il est grand temps de tourner le dos
à la politique des coups tordus et construire la paix en débouchant sur un véritable
règlement politique du problème Corse.
Dans la nuit du 2 au 3 septembre 1999 :
Peu avant minuit, les
locaux de l’Institut de gestion sociale des armées (Igesa), à Bastia, ont été
endommagés par un attentat à l’explosif.
Le
03 septembre 99 : A Manca Naziunale ne se rendra pas à la manifestation d'Aiacciu. Elle ne participera pas à la
manifestation d'aujourd'hui A Manca naziunale et «la jurisprudence
Robert Sozzi». Dans une résolution politique, A Manca naziunale donne
son analyse de la situation actuelle dans l'île, et du nationalisme en particulier.
|
L'énieme rejet par l'Etat d'une délibération de
l'assemblée de Corse (celle lui demandant l'instauration d'une épreuve obligatoire de
langue Corse au concours d'entrée a l'IUFM) pose un problème de fond à la démocratie
dans notre pays. N' y a-t-il pas un décalage entre le pays réel et le
pays légal ? Longtemps on a reproché à la langue Corse d'être un
enjeu politique partisan. Or, nous avons aujourd'hui un consensus (opinion publique/élus)
autour de l'idée de sa généralisation à travers la mise en place d'un système
obligatoire progressif. Nous savons tous que, comme pour toutes les autres langues
du monde, sans le principe d'obligation et donc d'intérêt économique, notre /langue est
destinée à disparaître. L'Etat est en train de gagner un temps précieux et pour
cela, il sape les fondements même de l'idée démocratique. Cela aura forcément des
conséquences dans la conscience collective de notre Peuple. Face à cette passivité
coupable il nous reste à organiser la résistance culturelle autour d'un projet commun,
c'est la seule garantie pour notre pérennité ". La
récente revendication de l'assassinat d'un homme par
un groupe armé confirme l'analyse que nous avions livrée concernant la démarche
initiée par le Collectif nationaliste du Fiumorbu. Malgré la démarche louable de militants sincères, nous
avions suspendu notre participation au motif que les mécanismes ayant aboutis aux
dizaines d'assassinats de militants ces dernières années étaient toujours actifs. Nous
étions persuadés que tout pouvait recommencer pour deux raisons principales : 1) La jurisprudence « Robert Sozzi », confirmée par un
avocat, concernant /a " Iégitime défense préventive " n'a jamais été
annulée ni même remise en cause. Bien au contraire, elle a même été justifiée par
des déclarations de /leaders nationalistes ces derniers mois. Le dernier assassinat en
date a été expliqué par ce motif.
2) Les groupes armés sont toujours en activité et on
peut penser que d'autres peuvent se créer par autolégitimation.... A notre sens, le
Peuple Corse court un grave danger car il est maintenant largement prouvé que les groupes
armés sont dirigés essentiellement contre ses enfants . Aujourd'hui, l'heure n'est pas de faire une manifestation
anti-Jospin autour d'une unité factice, mais de mettre sur la table, publiquement, les
véritables problèmes qui se posent à notre pays. Il est clair que seule une véritable
solution politique est de nature a rendre notre nation sujette de son histoire. Mais encore faut-il que le mouvement national soit à la
hauteur des défis actuels et que les différentes organisations soient capables de dire
non à l'assassinat comme mode de régulation social et politique. Ce n'est pas le cas
aujourd'hui ! Il est plus que temps de le faire car de graves dangers
menacent la société Corse:
- L'appropriation privée de notre patrimoine national
(mer et montagne) alors que beaucoup restent frileux dans la défense de la loi littoral. - L'accroissement des inégalités sociales du fait de la
zone franche et d'un tourisme débridé, alors que certains se cantonnent dans la
revendication d'avantages fiscaux pour une minorité. - Le retard considérable que nous prenons dans la
politique de retraitement des déchets et dans la mise en place d'infrastructures de
formation, de culture et de sport pour notre jeunesse. De grands déséquilibres économiques culturels et
sociaux sont en train de s'installer pour longtemps, les conséquences seront terribles
pour tous. Pendant ce temps, la vieille classe politique claniste
renouvelle ses cadres et intègre déjà des slogans nationalistes vidés de leur contenu. Encore et toujours, on trompe notre peuple. Plusieurs organisations nationalistes ont abandonné le
projet national, patriotique et social qui a présidé à la création du mouvement de
libération national, cela, au profit d'intérêts corporatistes. A Manca naziunale ne se reconnaît pas dans une démarche
égoïste et suicidaire. Nous considérons que nous ne pourrons avoir des relations
normales avec les autres organisations nationalistes qu'à la condition que les groupes
armés soient dissous. Nous estimons qu'une solution politique digne de ce nom
doit mettre au centre de son projet notre peuple, tout notre peuple, surtout celui que
l'on exclut peu à peu de la vie économique et politique. Nous manifesterons pour une solution politique le jour où
chacune des organisations nationalistes définira clairement quel est son projet de
solution politique, aujourd'hui ce n'est pas le cas ''.
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Le 04 septembre 99 : Un millier de personne à la Manifestation unitaire
nationaliste.
Le 5 septembre 1999 : Explosion d’une bombe devant la
Trésorerie d’Ajaccio dans la soirée.
Le 6 septembre 1999 : Le Premier ministre Lionel Jospin est
arrivé en Corse pour son premier séjour dans l’île en tant que chef du
gouvernement. Devant l’assemblée de Corse, il a réaffirmé que l’arrêt de la
violence est un préalable non négociable. Une attitude approuvée par l’ensemble
des élus de l’assemblée, à l’exception des nationalistes de Corsica Nazione. Un
attentat à l’explosif a visé le tribunal d’instance de Porto-Vecchio.
Le 7 septembre 1999 : Lionel Jospin a quitté la Corse dans la
soirée.
Le 7 Septembre 1999 : Le FLNC-Canal
historique a revendiqué six attentats et deux tentatives d’attentats perpétrés
récemment en Corse.
Le 10 septembre 1999 : Scola Corsa s'étonne : On nous
communique : Lors de sa visite en Corse les 6 et 7 septembre, le Premier
Ministre, Lionel Jospin, a déclaré qu'il n'était pas "envisageable
d'imposer l'enseignement de la langue corse ; car ce serait une mesure contraire
aux libertés individuelles". Scola Corsa Bastia s'étonne et regrette que
cet argument ne s'applique qu'à la langue corse puisque depuis l'année dernière
l'enseignement obligatoire d'une langue étrangère est imposé aux élèves des
écoles primaires françaises. Cette mesure, prise par le ministre de l'Education
nationale, membre du gouvernement Jospin, n'a fait l'objet d'aucune objection.
Doit-on en conclure que si la langue corse était considérée sur le territoire
national comme langue étrangère l'argument serait caduc ? Si tel était le
cas, Scola Corsa Bastia, qui milite pour un enseignement obligatoire de la
langue régionale, se demande s'il ne faudrait pas appliquer dans son intégralité
la loi Deixonne votée en 1951. En effet cette loi, toujours en vigueur,
excluait le corse de la liste des langues régionales françaises au motif
qu'elle était une langue étrangère. L'état de droit et la démocratie
n'exigent-ils pas qu'on applique la loi ? Pour conclure Scola Corsa Bastia
envoie son salut fraternel à tous les citoyens européens et canadiens opprimés
par l'apprentissage obligatoire de leur langue régionale
Semaine du 10 septembre 1999 : communiqué pour le Lycée de SARTENE du
Cumitatu di parenti in lotta :
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Cumitatu di parenti in
lotta
Face aux fossoyeurs du Lycée de Sartè, des parents se mobilisent.
Le
Cumitatu di Parenti in Lotta vous informe de l'ouverture de son site web :
Rejoignez nous, soutenez nous, l'heure est grave !
Une mise à mort orchestrée par Paris et soutenue, tant à l'académie qu'au
lycée, par quelques commis fossoyeurs zélés se moquant totalement de
l'avenir de nos enfants et de notre micro-région.
95-96 : 550 heures d'enseignement
96-97 : 510 heures d'enseignement
97-98 : 480 heures d'enseignement
98-99 : 410 heures d'enseignement
99-00 : suppression de la section méditerranéenne malgré son effectif normal
00-00 : ?
Pas d'option au baccalauréat dans les sections S.T.T.
De moins en moins de classes dédoublées.
Regroupement d'élèves débutants et confirmés en langue.
Plus d'enseignement de Grec, bientôt plus de Latin.
Suppression d'options en langue en terminal L.
Devrons nous envoyer nos enfants étudier ailleurs ?
Notre micro-région doit elle renoncer à son avenir ?
Sartène n'a t-il pas perdu assez d'emplois ?
Nous sommes tous concernés !
Démontrons le par notre détermination ! |
Le 13 Septembre 1999 : Grogne au Lycée maritime et aquacole.
UPC et Scelta Nova solidaires de l'action du personnel et des parents. On nous
communique : Depuis de nombreuses années, l'école de marine de Corse située
à Bastia fonctionne dans des conditions indignes d'une structure
d'enseignement. Onze postes sur vingt, soit plus de la moitié des postes, sont
des emplois précaires : 4 CDD, 4 vacataires, 3 CES/CEC. L'UPC et Scelta Nova
condamnent ce mépris des règles sociales élémentaires, confinant depuis
toutes ces années dans un sous-emploi des enseignants volontaires et dévoués.
On compte ainsi sur ce dévouement pour pallier aux carences et assurer un
enseignement de qualité. Cette attitude de l'administration est proprement
scandaleuse. Qu'est-ce qui pousse à entraver la mission et le développement de
l'école de marine de Corse ? Est-ce faire une fois de plus de l'anticorsisme
comme on le constate actuellement dans de nombreuses autres administrations d'Etat
? Une structure de formation comme l'école de marine est en effet essentielle
pour une île comme la Corse et ses 1 000 kilomètres de côtes au coeur de la Méditerranée.
Cette année, 88 jeunes seront formés aux métiers de la mer. Les enseignants,
et les parents d'élèves solidaires de leur action, ne peuvent supporter
davantage la situation. Ils occupent depuis trois jours les Affaires Maritimes
de Bastia pour attirer l'attention de l'administration. L'UPC et Scelta Nova
condamnent l'attitude du ministère qui refuse d'accorder des moyens décents
pour l'école de marine et ses 88 enfants en attente d'une formation pour leur
avenir. Nos deux mouvements se déclarent solidaires de toute action pour faire
aboutir leurs justes revendications et demandent aux services de l'Etat en Corse
d'intervenir pour débloquer cette situation.
Le 13 septembre 1999 : Communiqué d'A MANCA NAZIUNALE : Palazzu Naziunale.
Suite à l'appel de l'association des
amis de la bibliothèque du palazzu naziunale, a Manca Naziunale apporte son
soutien à toutes celles et ceux qui veulent défendre cet indispensable outil,
lieu de mémoire et d'enseignement dont la symbolique ne peut échapper à
personne. Les choix actuels de politique universitaire ne peuvent que signifier
à court terme l'arrêt de mort pour de telles structures. En effet, dans une
optique de professionnalisation et d'insertion sociale, tous les endroits
susceptibles d'éveiller le sens critique sont de fait obsolètes, voir même
subversifs aux yeux de futurs partenaires. Nous estimons que le fonds régional
et le centre de recherche corse doivent être maintenus au Palazzu Naziunale. Les
formations « classiques », n'en déplaise à certain, doivent être développées. Pascal paoli n'a pas ouvert à corti une école de
commerce, mais bel et bien une Université digne de ce nom qui accordait une
large place aux sciences humaines. Les orientations actuelles de l'université
de Corse tournent fondamentalement le dos à cette philosophie et constituent
une régression historique. Au nom du néolibéralisme européen et des intérêts
de classe du patronat corse, on s'apprête à transformer notre seule université
en simple centre de formation professionnel qui produira une main d'oeuvre de
techniciens dociles et fonctionnels. Ce choix politique est irresponsable et
s'oppose à ce que l'université soit un lieu où se développe l'esprit
critique et où le savoir puisse être largement partagé. L'université de
Corse, acquis des mobilisations populaires, est l'affaire de tous et ce n'est
pas une minorité qui doit décider de son avenir.
Le 15 septembre 1999 : UNITI communique : Uniti (Corsica
Viva, Partitu per l'Indipendenza, I Verdi Corsi) communique : " Fidèles
aux engagements pris devant notre peuple en mars 1999 au sein de la démarche Uniti, Corsica Viva, u Partitu per l'Indipendenza, I Verdi Corsi veulent en ces
jours tourmentés réaffirmer les bases et les valeurs de leur union. 1) le
respect de la vie humaine. 2) l'éthique et la morale en politique. 3) le
changement des hommes, des pratiques et des comportements. 4) le respect de la
parole donnée et la confiance mutuelle. L'intégralité des valeurs de référence
de la plate-forme électorale de mars 1999. De ces principes, loin de tous
calculs politiciens, est né un accord politique que nous nous sommes engagés
à pérenniser et à amplifier avec l'ambition affirmée de préfigurer l'union
du mouvement national dans le respect de l'identité de chaque structure. Dans
cet esprit, nous participons activement à la dynamique initiée par le comité
du Fiumorbu autour des thèmes de la réconciliation et de la normalisation des
rapports entre nationalistes. Pour autant, la réconciliation ne peut en aucun
cas constituer une finalité, mais au contraire être un moyen, une étape nécessaire
du processus d'union du mouvement national dans la perspective d'un projet
politique commun. Afin de privilégier l'efficacité, jetons les bases d'une
structure fédérative ouverte sous la forme d'une " federazione d'unione
naziunale " au fonctionnement pluraliste et démocratique ne se limitant
pas aux seuls appareils. L'alternative que nous avons l'ambition de construire
doit s'articuler autour d'un programme politique institutionnel, économique,
social et culturel commun. Simultanément, pour permettre la mobilisation et
l'expression de la base militante, il faut impulser, partout où cela est
possible des collectifs régionaux à l'instar de celui du Fiumorbu,
correspondant à des réalités militantes ou géographiques. Cette démarche
d'union fédérative devra se concrétiser aussi sur le terrain par
l'organisation de la mobilisation populaire autour des thèmes prioritaires ou
porteurs : la fiscalité, le développement économique, la culture, l'évolution
institutionnelle, l'attitude commune face à la répression etc. Cette fédération
s'efforcera de porter sur le plan international le message de la lutte du peuple
corse et rechercher tous les appuis politiques ou économiques nécessaires pour
échapper au poids du jacobinisme français. "
Le 16 septembre 1999 : Conférence de presse de l'Associu pè a Suvranità à
Ajaccio " Regrouper les structures. "Conférence de
presse de l'Associu pe a Suvranità à Ajaccio. " Regrouper les structures
" Née récemment d'une scission au sein du Rinnovu Naziunale, l'Associu
pe a Suvranità tenait hier une conférence de presse à Ajaccio. Afin de se
positionner clairement et de définir sa démarche. D'entrée de jeu l'Associu
s'est élevée contre l'interpellation d'un de ses militants par la DNAT dans
les suites de l'affaire Erignac : " Paul Leonetti a été retenu 24 heures
en garde à vue pour un motif futile. Son frère qui habite l'Alsace et n'a
jamais été nationaliste a été interpellé en même temps alors qu'il était
en congé ici. Il faut que cesse le traitement criminel du nationalisme en
Corse... " En fait, l'Associu pe a Suvranità souhaite aujourd'hui faire le
bilan : " La seule porte de sortie c'est l'unité, déclaraient hier ses
porte-paroles. Notre but n'est pas d'être un énième mouvement mais de
participer pleinement à la démarche de reconstruction nationale... " L'Associu
estime que les avancées sont indiscutables et que la possibilité de sortir de
la bipolarisation est aujourd'hui envisageable à condition que le dialogue
entre les organisations se poursuive sans tabou ni préalable. L'Associu affirme
" Nous voulons oeuvrer dans un premier temps pour le regroupement avec les
structures qui nous sont le plus proches pour aller dans un deuxième temps vers
un accord politique de fond de l'ensemble du mouvement national concerté au
sein du Cumitatu Naziunalistu... " On sait que d'ores et déjà des
contacts ont été pris - notamment avec les composantes d'Uniti - et que les
discussions doivent se poursuivre avec l'ensemble des mouvements. La plus grande
crainte de l'Associu vient aujourd'hui d'une possible division : " Il est
clair aujourd'hui que ceux qui s'isoleront au prétexte d'un nationalisme "
différent " ou " politiquement correct " ne rendent pas service
à la cause... ". L'Associu estime que les divisions feraient la part
belle, une nouvelle fois à l'Etat et aux partis traditionnels. Quant au débat
sur la clandestinité, L'Associu estime qu'il doit avoir lieu mais elle rappelle
avec réalisme qu'il ne suffit pas de condamner de manière formelle pour que
les choses n'existent plus. " Quand bien même les structures existantes se
dissoudraient, rien n'empêcheraient que d'autres se créent... " (Corse
Matin).
Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1999 :
Attentat contre le
rectorat d’Ajaccio.
Dans la nuit du 17 au 18 septembre 1999 :
Une série
d’attentats à l’explosif a secoué la Corse, sans faire de blessés. Ces actions
ont frappé simultanément cinq bâtiments abritant des services de l’Equipement
dans cinq villes différentes (Corte, Calvi, Ajaccio, Porto-Vecchio et Sartène).
Ces actions n’ont pas été revendiquées. Au cours de la même nuit, une famille
d’agriculteurs d’origine bretonne a été victime d’une opération commando à
Porto-Vecchio : un hangar a explosé.
Le 20 septembre 1999 : Le FLNC-Canal historique a revendiqué
quatre attentats commis en Corse, notamment celui contre la famille bretonne.
Par ailleurs, un engin explosif de vingt kilos, dont le système de mise à feu
n’a pas fonctionné, a été découvert par des enfants dans la cour d’un immeuble
de la direction départementale de l’Equipement à Bastia.
Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1999 :
Six avions, deux de
tourisme et quatre planeurs, ont été mis hors d’usage dans l’explosion d’un
hangar sur le petit aérodrome de Ghisonaccia.
Le 22 septembre 1999 : Le collectif antiraciste corse « Ava
Basta » a condamné l’attentat perpétré contre les agriculteurs bretons.
Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1999 :
Deux attentats ont
été commis contre des bâtiments de la gendarmerie et d’EDF à Propriano, en
Corse-du-Sud. Deux véhicules rangés dans le garage attenant à la gendarmerie ont
été endommagés Une tentative d’attentat a également été découverte devant le
bâtiment des douanes.
Le 28 septembre 1999 : Deux nationalistes corses ont été mis
en examen pour le meurtre d’un militant de l’Accolta naziunale corsa (ANC), tué
de onze balles dans le dos à Lucciana, en août 1998. Stéphane Braggia et
Christophe Pieri sont en détention provisoire pour association de malfaiteurs
depuis le 4 octobre 1998.
Le 28 septembre - 1er octobre : la commission d'enquête
du Sénat se déplace à Ajaccio en formation plénière pour compléter ses
investigations.
Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1999 :
Cinq
attentats ont été commis en Corse-du-Sud : contre la Caisse d’Epargne de
Porto-Vecchio, une agence EDF d’Ajaccio, la trésorerie de cette ville ainsi
qu’un bureau de poste à Porticcio. Une action commando a été également menée
dans une résidence secondaire appartenant à un continental, près de Bonifacio.
Ces attentats n’ont été ni signés ni revendiqués. Attentats par explosif perpétrés le 30
septembre 1999 à l'encontre de l'agence EDF-GDF à Ajaccio (n° 99-274
390210), à l'encontre du Trésor public d'Ajaccio (n° 992-74300319)
et contre la Caisse d'épargne de Porto-Vecchio (99274390418).
le Jeudi 30 septembre 1999, 13h38 : Incidents à Ajaccio à l'arrivée de de Courson.
Des heurts entre syndicalistes et forces de l'ordre ont marqué jeudi matin l'arrivée
à Ajaccio (Corse du Sud) du député UDF Charles de Courson, rapporteur de la commission
des Finances à l'Assemblée nationale, ont rapporté des témoins. Ce dernier doit mener sur l'île une mission de contrôle à la Mutuelle sociale
agricole (MSA). Des manifestants, à l'appel des syndicats CGT, FO et STC, ont voulu empêcher le
député UDF de pénétrer dans les locaux de la MSA, en bloquant l'entrée du bâtiment
dès 8h00 du matin. A l'arrivée du parlementaire, à 11h45, des gendarmes mobiles et des agents de la
police urbaine ont délogé les manifestants, dont une cinquantaine de femmes qui
faisaient un sit-in. Après une brève bousculade, le député de la Marne a pu rencontrer le directeur de
la MSA. Charles de Courson doit examiner le budget annexe des prestations sociales agricoles en
Corse. Il avait rédigé en juin 1998 un rapport sur le fonctionnement de la MSA dans
l'île, rapport jugé méprisant et sévère par les syndicats. Dominique
Lanfranchi, porte-parole de l'intersyndicale, a déclaré que le personnel de
la MSA avait besoin "de travailler dans la sérénité". De son côté, la FDSEA de Haute-Corse a annoncé, en signe de protestation, qu'elle ne
participerait pas aux élections de la MSA en Corse. "En l'état actuel des choses -
tutelle parisienne, menaces de saisie d'agriculteurs", la Fédération
départementale des syndicats d'exploitants agricoles dit refuser de "cautionner les
démarches d'une mutuelle qui n'en est plus une". |
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OCTOBRE 1999
Dans la nuit du 1er au
2 octobre 1999 : Deux attentats ont détruit un hangar et un bâtiment de l’office
d’équipement hydraulique, dans la plaine orientale de la Corse. Il n’y a pas eu
de blessés mais une cinquantaine de brebis ont péri dans l’explosion du hangar
appartenant à un berger éprouvant de la sympathie pour les idées nationalistes.
Ces deux actions n’ont pas été revendiquées.
du 5 au 7 octobre 1999
: Une quinzaine de personnes ont été interpellées en Corse et en région
parisienne, dans le cadre d’une enquête sur un réseau de trafiquants d’armes.
Le 6 octobre 1999 :
le directeur central adjoint de la police
judiciaire apporte à la commission d'enquête du Sénat des révélations sur
les circonstances de la fuite de l'assassin présumé du préfet Erignac.
Le 6 octobre 1999 :
Ange Mancini, 55 ans, nommé préfet en Conseil des ministres, prend les fonctions
de préfet adjoint pour la sécurité en Corse.
Dans la nuit du 6 au 7
octobre 1999 : Une dizaine d’hommes armés et cagoulés, appartenant au FLNC-Canal
historique, a tenu une conférence de presse clandestine dans une maison isolée
dans le maquis, près d’Ajaccio. Répondant négativement à Lionel Jospin, ils ont
répété qu’il n’était pas question d’abandonner l’action violente avant toute
discussion sur le statut de la Corse. En outre, ils ont revendiqué deux
attentats.
Le 7 octobre 1999 :
Visite en Corse de la ministre de l’Intérieur, Elisabeth Guigou.
Le 7 Octobre 1999 :
La
perception de Vescovato (Haute-Corse) a été détruite, peu avant 21h30, par
l’explosion de deux charges, à deux minutes d’intervalle. Le bâtiment est
inutilisable.
Dans la nuit du 7 au 8
octobre 1999 : Vers minuit, un attentat a provoqué des dégâts importants dans un
bâtiment de l’Office nationale des forêts, à Corte.
Le 8 octobre 1999 : Apparition d'une nouvelle organisation clandestine, le Front patriote
corse, qui revendique six attentats et trois tentatives d'attentats en
Corse. Un
groupe clandestin inconnu à ce jour, le « Fronte Patriotu Corsu » a revendiqué
six attentats et trois tentatives d’attentats commis dans la nuit du 30
septembre au 1er octobre. Par ailleurs, deux nationalistes ont été mis en examen
et écroués, dans la soirée. Ils ont reconnu avoir participé à l’attaque d’un
lycée niçois, en 1994, au cours d’une épreuve de l’agrégation. Cette action
avait été revendiquée par le FLNC Canal historique.
L e 9 octobre 1999 :
Le
Premier ministre Lionel Jospin a appelé de nouveau les élus nationalistes corses
à condamner la violence « en préalable » à toute discussion sur les institutions
de l’île. Ce que se sont refusés jusqu’à présent à faire les élu de Corsica Nazione à l’assemblée territoriale corse.
Le 13 octobre 1999 : Corsica
Nazione rejette l’appel du premier ministre à condamner la violence
Le 21 Octobre 1999 : A Manca Naziunale
communique : CCM : conférence de presse. Quelques éléments clarificateurs. La question de l'avenir de la CCM fait
l'objet d'un débat qui intéresse l'ensemble des Corses. Il est vrai que c'est
encore une fois dans l'urgence que se traite un problème aisément prévisible.
Pour l'ensemble des groupes politiques qui siègent à l'Assemblée de Corse en
passant par l'actuel gouvernement et sa majorité plurielle, l'opposition
parlementaire et enfin les mouvements politiques non représentés au sein des
institutions locales, tous savaient que l'adhésion aux principes de Maastricht
passerait par des privatisations et donc un démantèlement du service public
socialement utile. Personne ne peut donc se retrancher derrière une prétendue
ignorance. Est-il encore nécessaire de rappeler que le dogme libéral signifie
encore plus de concurrence et toujours plus de déréglementation. Avec en
corollaire de désastreuses conséquences sociales. Lors du référendum portant
sur la ratification du traité de MAASTRICHT, le vote exprimé en Corse a été
majoritairement pour le NON, preuve que les Corses exprimaient leurs doutes et
leurs craintes. Les majorités régionales et départementales sont passées
outre, accompagnées dans la manoeuvre par une partie de leurs oppositions.
Paradoxe entre Partis et opinion: l'avis de notre pays n'est pas pris en compte.
Il faudra donc que les responsabilités soient logiquement partagées. Nous
voyons désormais une large partie de la classe politique insulaire être dans
l'obligation de clarifier ses positions car dans les faits et ce malgré le flou
entretenu jusqu'alors, les options libérales et leurs variantes extrémistes
l'emportent. Les Corses vont donc pouvoir se faire une idée plus nette et le débat
politique y gagne déjà en clarté. Le service public des transports en danger.
Aujourd'hui le secteur aérien et demain les secteurs maritimes et ferroviaires,
tous sont d'ors et déjà menacés. Menacés car il faut d'emblée tordre le cou
à une idée hélas trop souvent propagée. Les privatisations déjà effectuées
en France et plus largement en Europe n'ont en rien amélioré la qualité des
services proposés. La course à la rentabilité et aux profits, ne fait pas
arriver les trains plus à l'heure, pas plus que les avions. Elle ne se traduit
pas pour les personnels par des améliorations, voir le sort réservé aux équipages
de nombreuses compagnies de transports maritimes. Elle ne se traduit pas non
plus, contrairement aux mensonges assénés, par des créations d'emplois
stables et convenablement rémunérés. Pour les usagers, cette course effrénée
aux profits, occasionne des effets contradictoires. Dans un premier temps et
afin d'appâter la clientèle on opère quelques baisses de tarifs et dès que
les monopoles privés s'instaurent (car la concurrence ne fait pas disparaître
les monopoles) les prix sont alors corrigés à la hausse. S'il fallait étayer
ces propos par un exemple récent, nous prendrions la triste affaire des trains
Britanniques ou pour de sordides raisons d'intérêts ont été négligé des règles
de sécurité. Les privatisations sont aussi des cadeaux somptueux faits aux
investisseurs privés. L'argent public investi depuis des années afin de
construire et d'entretenir les compagnies n'est jamais récupéré car les
secteurs passés au privé ont toujours été systématiquement sous évalués.
La concurrence enfin provoque de la casse au sein même des adeptes du tout libéral.
Le récent exemple de la Kyrn-Air devrait en inciter plus d'un à la prudence,
à moins de considérer la disparition de quarante emplois comme un phénomène
"naturel"... Le chômage n'est pas toujours fait pour les autres. En
outre, au nom d'une logique de rentabilité à tous prix, les consortiums
peuvent sans avoir à rendre de compte, purement et simplement en arriver à se
désengager de lignes, jugées de leur seul avis quantité négligeable.
Maintenir le service public socialement utile. Entre le gaspillage et la gabegie
de la bureaucratie claniste et le tout libéral, il ne faut pas choisir. Une
autre voie est possible; celle d'un développement durable au service de
l'homme. Pour notre pays cette perpective peut se dessiner à une condition
expresse: celle d'une maîtrise par l'ensemble des Corses de leur avenir. Concrètement
cela implique une volonté politique et des moyens afférents. Un bras de fer
s'engage donc entre ceux qui veulent sacrifier l'avenir de la Corse à des intérêts
privés, au seul bénéfice d'une minorité, et celles et ceux, la majorité des
femmes et des hommes de notre pays, qui exigent des conditions de vie et de
travail dignes de ce nom. Un appel à la mobilisation. Il est tout à fait
possible de faire reculer l'État français, l'actuel gouvernement et les
instances Européennes. U Muvimentu di a Manca Naziunale lance un appel aux
personnels des compagnies aériennes, maritimes et ferroviaires, aux syndicats
et aux usagers, afin de créer les conditions d'une mobilisation d'ampleur pour
exiger tous ensemble, le droit pour de maintenir et d'améliorer un vrai service
public.
Le 27 octobre 1999 :
Le FLNC Canal historique a revendiqué six attentats à l’explosifs commis depuis
début octobre. Il s’agit des attentats commis contre les perceptions de Sartène,
Corte et Vescovato, les bureaux de l’Office national des forêts à Corte, le
domicile d’un inspecteur des impôts à la sortie de Bastia et un garage de la
police dans la zone industrielle de Bastia.
Dans la nuit du 27 au
28 octobre 1999 : Un attentat a été commis contre l’hôtel des impôts du XIIe
arrondissement de Paris. Deux enfants ont été légèrement blessés et trois
passants projetés au sol par le souffle de l’explosion. La police pense à la
piste corse.
Le 28 Octobre
1999 : Sartè Le STC communique avec prière d'insérer : "
Côté négociations, aucune avancée. Toujours le même refus de dialogue de la
part de la direction régionale. Côté bâton : la direction régionale innove.
" Une première en Corse : le chef d'établissement du bureau de Sartène,
en grève avec l'ensemble de ses agents, a reçu un avertissement plus ou moins
voilé d'un représentant des pouvoirs publics : " s'il continuait son
action, il pourrait se voir traduit devant un conseil de discipline, avec une
mutation d'office sur le continent, comme sanction". Après plusieurs
tentatives infructueuses (pressions, coups de téléphone, désinformation), la
direction régionale a, semble-t-il, passé la vitesse supérieure. Elle cherche
l'incident pour justifier son immobilisme. " Pour le STC, ces méthodes
d'un autre âge doivent être purement et simplement, bannies des rapports
sociaux ; c'est une atteinte à la liberté d'expression et au droit fondamental
de grève. " Les représentants du STC ont fait savoir au directeur régional
que notre organisation syndicale s'opposerait, par tous les moyens, à de telles
pratiques. " Monsieur le directeur serait plus inspiré de s'asseoir à la
table des négociations ".
FIN Octobre 1999 : Cors'Ecunumia demande au gouvernement
de " faire cesser la chasse aux sorcières " On nous
communique : Afin que l'espoir des coeurs ne soit déçu et ne pérennise toute
forme de violence Cors'Ecunumia propose à l'État de laisser l'initiative à la
Corse pour réinventer la Corse du XXIe siècle, hors clivages et oppositions
d'un autre âge et surtout bouter hors Corse les directives technocratiques
inadaptables à notre région. Ce n'est pas en pratiquant l'injustice
administrative, fiscale ou sociale et en jetant la Corse en pâture aux médias
nationaux, qui s'en font les gorges chaudes, et tombent dans l'affabulation
malsaine, que les problèmes posés seront réglés. La Corse ne doit pas servir
l'enjeu de l'audimat présidentiel ou gouvernemental.... elle mérite mieux que
ces combinaisons d'arrières cours... ! Cors'Ecunumia demande au gouvernement de
faire cesser cette chasse aux sorcières, cette pratique du n'importe quoi qui
est asséné au quotidien sur ceux qui travaillent dans de grandes difficultés,
depuis des années, principalement dues aux carences de l'Etat, avant que le ras
le bol général ne prenne le dessus, la rupture se dessine et jouer
continuellement au père fouettard risque d'ancrer un sentiment de rejet préjudiciable
à la paix et au développement. Cors'Ecunumia réclame aux élus régionaux la
prise de conscience qu'ils sont baladés et menés en bateau. Le soit disant
recadrage du plan Etat-région traîne en longueur car le gouvernement n'a pas
la réelle volonté d'honorer son obligation d'aider la Corse, seule sa vision
du développement et de l'aménagement de la Corse l'intéresse, que cela passe
par la mise à genoux de l'économie actuelle pour mettre en place son choix à
savoir le schéma envisagé depuis l'ère du préfet Bonnet, tous les faits et
actes abondent dans ce sens il ne faut plus se masquer les yeux, c'est une évidence.
Vouloir croire en la parole de personnes qui se sont discréditées dans toutes
les discussions CEE, État-région et autres est suicidaire et considérer la
population Corse comme "les moutons de panurge". Au lieu de jouer au
chat et à la souris, ne serait-il pas sain qu'une bonne fois l'ensemble du
dossier Corse soit ouvert sans a priori, examiné globalement et non plus en
saucissonnant le dossier dans des commissions où de véritables acteurs socio-économiques
locaux ne sont ni consultés ni écoutés. Cors'Ecunumia exige qu'il soit mis
fin à la pratique de coup de pied en touche systématique afin de renvoyer
l'examen des vrais problèmes aux calendes grecques, car pendant que les
querelles continuent de scléroser toutes initiatives, le temps passe et les
socioprofessionnels sont dans la nasse où ils ont le choix entre disparaître
avec son corollaire sur l'emploi ou se mettre en infraction avec le fisc et le
social. Là aussi lors des renouvellements des différentes instances
paritaires, Cors'Ecunumia se range derrière ceux qui ont le courage de
contester les pratiques archaïques comme lors des futures élections aux
chambres de métiers en demandant à ceux qui se reconnaissent dans cette démarche
de se prononcer clairement pour le changement. Soyons des adultes responsables
et ayons le courage de dire non quand cela s'impose au lieu de jouer aux
marchands de tapis sous les lambris ministériels ou préfectoraux, nous
souffrons tous du mal qui nous est fait et nous ne méritons pas d'être
"des laissés pour compte". |
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NOVEMBRE 1999
Le 4 novembre 1999 :
Le FLNC a revendiqué l’attentat commis à Paris le 28 octobre dernier. Dans un
communiqué, le mouvement clandestin explique que, « par cette action », il
démontre sa capacité à agir au cœur même de la capitale malgré les mesures de
sécurité renforcées « le jour de la venue du chef de l’Etat iranien ».
Le 4 Novembre 1999 :
Le 4 novembre 1999 : Huit organisations nationalistes (ANC,
A Chjama per l'indipendenza, Associu per a suvranità, Corsica Via, Corsica
Nazione, A Cuncolta indipendentista, u Partitu per l'indipendenza, I Verdi corsi)
se regroupent sous la bannière Unità . Huit organisations nationalistes corses
ont présenté à Ajaccio un projet en quinze points dans lequel elles réclament la
souveraineté nationale et « l’amnistie de tous les patriotes corses incarcérés,
recherchés et poursuivis ». Les organisations rejettent « tout préalable au
dialogue », opposant une fin de non recevoir à Lionel Jospin qui a fait du
renoncement à l’action violente le préalable à une évolution du statut de l’île.
Dans la nuit du 11 au
12 novembre1999 : A Saint-Florent (Haute-Corse), trois continentaux ont été
ligotés dans une résidence de bungalows par un commando d’une dizaine d’hommes
se réclamant du FLNC-Canal historique. Trois autres attentats, ni signés ni
revendiqués, ont touché des résidences secondaires en Corse-du-Sud
(Porto-Vecchio, Coggia, Olmeto).
Le 14 novembre 1999 :
Le ministre de la Fonction publique, Emile Zuccarelli, ancien maire de Bastia,
s’est dit « atterré » par les derniers attentats en Corse. Il les a qualifiés de
« racistes et fascistes ». Le ministre a estimé qu’ils devraient être «
condamnés comme tels par tous les élus de Corse, sans faux-fuyants ni
tergiversations ».
Le 17 novembre 1999 :
Deux commissions d’enquête parlementaires dénoncent les « multiples
dysfonctionnements » qui affectent, en Corse, les services de sécurité de
l’Etat. En cause, notamment, des rivalités policières qui auraient favoriser la
fuite du meurtrier présumé du préfet Erignac. Les juges sont aussi pointées du
doigt.
Le 18 Novembre 1999 : Le STI communique :
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Bastia, le 18 novembre 1999.
Prière d'insérer : Le S.T.I communique : U Sindicatu di i Travagliadori di
l'Insignamentu (S.T.I) appelle l'ensemble de ces
sympathisants et adhérents a confirmer la démarche de mise en demeure publique et de
rapport de force démocratique, en boycottant la messe républicaine du 20 novembre. Fidèles
aux principes des lumières et à l'esprit de Paoli nous savons les raisons de la
violence et travaillons sur le terrain à les résorber. Comment peut-on encore, sans
se mentir à soi même, succomber à la tentation obscurantiste d'une énième incantation
magique contre la violence, lorsque le désert propice à celle-ci ne cesse de se
développer ?
Le néant économique, l'accroissement des inégalités sociales, la perte de repères
culturels et l'absence d'institutions démocratiques ne sont-ils pas avant tout le
résultat d'un choix délibéré d'exclure les Corses non intégrés du partage des
richesses qui gisent sous leurs pieds ?
Ce monopole de la violence légale exercée par l'Etat, aux seuls fins de reproduire la
demande de sécurité et de légalité, en entretenant les maux nécessaires à sa
légitimité, passe aussi par la résistance de ceux qui ont encore de la dignité.
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Le 22 novembre 1999 :
Ouverture devant la Cour d’assises spéciale de Paris du procès de deux
nationalistes, Charles Santoni et Jean-Luc Orsoni, accusés de la mort d’un
policier du Raid, le 16 avril 1996.
Le 22 Novembre 1999 :
Le FLNC-Canal historique a revendiqué trois attentats contre des bâtiments
publics (le Trésor public à Vico, la recette des douanes à Porto-Vecchio,
l’Equipement à Corte) et plusieurs actions contre des personnes ou intérêts
privés, notamment l’attaque de trois résidents ligotés à Saint-Florent dans la
nuit du 11 au 12 novembre.
Le 25 novembre 1999 :
Deux bombes ont explosé à quelques minutes d’intervalle, à midi, à Ajaccio,
blessant sept personnes. Les explosions ont partiellement détruit les bâtiments
de l'Urssaf et de la DDE. 25 minutes plus tôt, deux appels anonymes avaient
annoncé ces attentats, fournissant une liste de cibles. Il s'agit des attentats
les plus graves depuis l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998.
Le 25 Novembre 1999 :
Charles Santoni a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle par la Cour
d’assises spéciale de Paris. Les juges l’ont reconnu coupable du meurtre du
policier du Raid et de tentative de meurtre contre deux autres policiers, le 16
avril 1996, à Ajaccio.
Le 26 novembre 1999 :
Dans la matinée, des agents de la fonction publique ont manifesté à Ajaccio et à
Bastia pour « rejeter la violence terroriste ». Des fausses alertes à la bombe
ont entretenu la psychose. Sur le plan politique, le conseil général de la Corse
du Sud a tenu une session extraordinaire contre la violence. Une démarche
semblable a eu lieu, dans l’après-midi dans le cadre de l’assemblée
territoriale. Les autorités ont annoncé le rétablissement, le 29 novembre, du
plan Vigipirate.
Le 26 Novembre 1999 :
Après huit ans d’études et de débats, l’Italie, la France et Monaco viennent de
créer le premier sanctuaire baleinier de l’hémisphère nord. Il couvre une
superficie de près de 84 000 km² en Méditerranée, comprise entre Hyères
(France), Grosseto (Italie), Capo Ferro et Capo Falcone (Sardaigne).
Le 27 novembre 1999 :
Silencieusement, 2 000 personnes, dont plusieurs officiels, ont manifesté à
Ajaccio pour protester contre la violence dans l’île.
Dans la nuit du 27 au
28 novembre 1999 : Une charge de vingt litres d’un mélange de nitrate et de fuel
– l’explosif utilisé il y a deux jours, dans les deux attentats d’Ajaccio – a
été découverte sur le bord d’une fenêtre de la mairie de Grosseto-Prugna
(Corse-du-Sud). Ce bourg, à une vingtaine de kilomètres d’Ajaccio, a pour maire
José Santoni. Selon les démineurs, la charge n’a pax explosé à cause d’un
dysfonctionnement du système de mise à feu.
Le 29 novembre 1999 :
Réactivation du plan Vigipirate en Corse.
Le 30 novembre 1999 :
Lionel Jospin est désormais prêt à dialoguer sans préalable avec les
indépendantistes corses. Il l’a déclaré à l’Assemblée nationale en invitant
l’ensemble des élus de l’Assemblée de Corse à venir le rencontrer à Matignon.
Le 30 Novembre 1999 :
Un groupe nationaliste corse jusqu’alors inconnu, Clandestinu, a revendiqué,
dans la soirée, les attentats commis le 25 novembre à Ajaccio. Ce groupe, « issu
de la lutte de libération nationale », déclare avoir « décidé d’occuper le
terrain militaire pour forcer l’Etat français à engager le règlement politique
de la question corse ». Et d’ajouter : « Si un signe d’ouverture n’est pas donné
rapidement, nous serons dans l’obligation de porter nos coups sur le sol
français ». |
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DECEMBRE 1999
Dans la nuit du 30
novembre 1999 au 1er décembre 1999 : L’Office corse de l’environnement a été
mitraillé. Six balles de gros calibre tirées d’une voiture.
Le 1er décembre 1999 :
Les élus nationalistes corses ont accepté l’invitation lancée la veille par
Lionel Jospin. Ils rencontreront le Premier ministre à Matignon.
Le 2 décembre 1999 :
Les élus corses seront reçus à Matignon le 13 décembre.
Le 2 décembre 1999 :
L’enseignant nationaliste Jean Castela a été mis en examen, à Paris, pour
complicité d’assassinat dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du préfet Erignac.
Déjà mis en examen et écroué dans d’autres dossiers, Jean Castela est
soupçonné d’avoir été l’inspirateur de l’assassinat du préfet et d’avoir
participé à l’élaboration et la diffusion du communiqué de revendication.
(Jean
Castela est mis en examen pour "complicité d'assassinat". Il sera remis en
liberté en décembre 2000, mais restera écroué dans d'autres dossier)
Dans la nuit du 5 au 6
décembre 1999 : Un restaurant marocain a été totalement détruit à Porto-Vecchio.
Une autre charge de forte puissance, dont le système de mise à feu n’a pas
fonctionné, a été découverte devant la devanture d’une boucherie marocaine.
Le 6 décembre 1999 :
Une déflagration provoquée par un explosif de faible puissance a provoqué des
dégâts très légers au premier étage d’un lycée de Bastia.
Le 10 décembre 1999 :
La Corse est coupée du continent : après les aéroports, les ports se sont à leur
tour fermés à tout trafic, par solidarité avec les salariés de la compagnie
aérienne CMM. Cette compagnie est en grève depuis plusieurs jours pour défendre
le monopole dont elle dispose dans le ciel de l’île de Beauté.
Dans la nuit du 12 au
13 décembre 1999 : Cinq attentats ont été perpétrés en Corse, visant
principalement des bâtiments publics. Deux personnes ont été interpellées en
flagrant délit : l’une tirait contre la façade du tribunal d’instance de Corte ;
l’autre venait de déposer une bombe devant la perception de Porto-Vecchio.
Le 13 décembre 1999 :
Lionel Jospin s’est déclaré « plutôt confiant », dans la soirée, à l’issue d’une
rencontre de quatre heures à Matignon avec 28 élus corses. A l’issue de cette
réunion, les deux représentants nationalistes de Corsica Nazione, Jean-Guy
Talamoni et Paul Quastana, ont appelé « solennellement » les Corses à «
s’engager dans la nouvelle « démarche ». Si le Premier ministre a reconnu que
l’Etat a « sans doute des responsabilités » dans les insatisfactions du peuple
corse, « le gouvernement condamnera et combattra la violence toujours et en
toutes circonstances », a-t-il ajouté. Dès la matinée, le FLNC-Canal historique
prenait « acte de la volonté affirmée de dialogue du Premier ministre de la
France, qui marque un changement radical d’attitude ». Ce mouvement se déclarait
« en mesure de prendre une initiative historique » en cas de « processus de
règlement politique global ».
Le 17 décembre 1999 :
L’abrogation de l’arrêté Miot – il permettait l’exonération des droits de
succession en Corse – devrait être suspendue pendant un an, dans l’attente d’une
réforme plus globale de la fiscalité dans l’île. La décision de principe a été
prise par Lionel Jospin, mais le dispositif concret n’est pas encore arrêté.
Le 23 Décembre 1999 : Quatre organisations nationalistes
corses clandestines (FLNC «Canal historique», Clandestinu, Fronte ribellu et le
FLNC dit "du 5 mai 96") annoncent une trêve «illimitée» de leurs actions
violentes et leur regroupement sous le même sigle FLNC (UNION DES COMBATTANTS).
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LA REPRESSION EN 1999
!! COMISSAIRE DE BASTIA en garde à vue par les
Boeufs Carottes !!! (99)
ADAMI ANTOINE (cuncolta) (99)
BOTTI PHILIPPE (cuncolta) (99)
CADILLAC JEAN SYLVAIN arrêté le 14/02/99
CADILLAC JEAN SYLVAIN mère de ; plus de 48h00 de
garde à vue au 14/02/99
CAMPE STEFANE (cuncolta) (99)
CANUTTI RENE (Comité des nationalistes du fiumorbu)
COLOMBANI JEAN MICHEL (comité des nationalistes du fiumorbu)
CONFAIX PIERRE (cuncolta) (99) a pris 10 ans le
19/03/99
FAZI SIMON arrêté le 16/03/99
FILIPPI PAUL (UPC) mis en exam le 10/03/99
FURFARO MARC (C.G.S) arrêté le 19/02/99, libéré le
16/03/99
GARATTE PAUL (cuncolta) (99)
GRAZI ANNA (U RIBOMBU/Cuncolta) (99)
JEAN CHRISTIAN (cuncolta) (99)
LECA JEAN LAURENT (99) a pris 10 ans le 19/03/99
LUCCIONI LAURENT (cuncolta) (99)
MATTEI NICOLAS (cuncolta) (99)
PAOLI CHARLES PHILIPPE (cuncolta) (99)
PAOLI JEAN PAUL (cuncolta) (99)
PERETTI OLIVIER (cuncolta) (99)
PIERI CHARLES (cuncolta) (99)
PIERI CHRISTOPHE (cuncolta) (99)
RENUCCI DOMINIQUE (Cuncolta/C.G.S) arrêté le
19/02/99, mis en examen le 23/02/99, libéré le 05/03/99...
SANTONI CHARLES (nationaliste) (99)
SANTONI JOSEPH (cuncolta |