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de Libération Nationale
La Lutte de Libération Nationale, c'est
l'occupation constante de tous les terrains qui concernent la Lutte
Institutionnelle, la lutte de masse et la lutte armée.
10 mars 2000. L’Assemblée de Corse vote à la majorité absolue
(26 voix sur 51) formée d’élus de droite et de gauche, une motion prônant " la
plus large décentralisation " pour l’avenir de la Corse. Une autre motion,
recueillant 22 voix, celles des proches du président de l’Assemblée de Corse
José Rossi (DL), des nationalistes de Corsica Nazione et des " corsistes ",
demandent " une compétence législative et réglementaire de plein droit ".
24 mars 2000. L’Assemblée de Corse adopte à la majorité absolue
une motion réclamant " une consultation populaire " sur l’avenir de l’île, sans
se prononcer sur le contenu de la réforme.
Avril
6 avril 2000. 2e rencontre à Matignon avec les élus corses,
Lionel Jospin, exclut " à ce stade " toute consultation directe de la
population.
le 15 avril 2000 : Attentat contre
la discothèque "l'Amnesia" à Bunifaziu. 500 kilos de N.F (Nitrate Fuel) en
5 charges ont rasé la discothèque. "DANGER MINE. NE PAS ENTRER".
Le 25 avril 2000 : Lillo Lauricella
a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionel de bastia
pour des délits financiers dont "abus de bien sociaux" dans le cadre de la
gestion de la CODIL
MAI 2000
20, 21 mai 2000. tentative d’attentat contre les locaux de la
Société nationale. Jamais revendiqué.
JUIN 2000
Le 21 Juin 2000 : Assassinat de
Paul Grimaldi. Membre influent du milieu varois.
Le 24 Juin 2000 : Le leader nationaliste
corse Marcel Lorenzoni et son fils Pierre s'entretuent à coups de couteau près
du village de Bastelica, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Ajaccio.
27 juin 2000. Le FLNC revendique le dépôt d’un engin explosif
devant le Centre international de conférences Kléber à Paris et deux attentats à
l’explosif contre les exploitations d’agriculteurs rapatriés dans la plaine
orientale corse.
Mai
Juin
Juillet
Le 5 Juillet 2000 : L'etat major
supposé de la Brise de Mer se retrouve sur la place principale de Sartè. Francis
Mariani, Pierre Marie Santucci, Maurice Costa, Alexandre Chevriere, Eric Mattant
sont interpellés. Richard Casanova réussi a prendre la fuite.
Samedi 8 Juillet 2000 :
Manifestation massive contre le passage dans les Bouches de Bonifacio des
navires transportant des matières dangereuses et polluantes
10 juillet 2000. Le gouvernement propose aux élus corses de leur
accorder " un pouvoir législatif partagé et encadré à titre expérimental ".
Le 11 juillet 2000. Le Front révolutionnaire national corse (FRNC)
annonce sa création et se dit " préparé à rentrer dans la lutte armée ".
Jeudi 13 Juillet 2000 : Réponse des élus corses
aux propositions de Matignon:
révision de la constitution
pouvoir législatif
suppression des deux départements
collectivité territoriale unique.
13 juillet 2000. Les élus de l’Assemblée de Corse dégagent avec les
nationalistes une majorité pour réclamer, un " pouvoir législatif encadré ", le
maintien d’une collectivité unique, la suppression des deux départements.
18 juillet 2000. Le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement demande
au premier ministre Lionel Jospin de " recadrer les choses " sur les
orientations proposées par le gouvernement sur la Corse.
Vendredi 21 Juillet 2000 : -Réponse de Matignon
aux propositions des élus corses:
suppression des 2 départements dans 4 ans
compétences élargies pour l'assemblée de Corse
loi de programmation sur 15 ans
le système du crédit impôt remplacera la zone franche en 2002
enseignement de la langue corse en maternelle et primaire
pouvoir législatif dans 4 ans.
Lundi 24 Juillet 2000 : Démission de Mr Marc
MARCANGELLI maire d'Ajaccio et de 18 conseillés municipaux.
Mardi 25 Juillet 2000 : Les îles Lavezzi,
situées entre Porto Vecchio et Bonifacio, menacées par des nappes
d'hydrocarbure, à la suite d'un dégazage sauvage
Vendredi 28 Juillet 2000 : Le
projet du Premier Ministre Mr JOSPIN, adopté par l'assemblée de Corse par 41
voix sur 51. Mais les nationalistes resteront vigilants.
Aout
En Août 2000 : Lionel Jospin
propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de
Matignon :
· La langue corse est une matière enseignée dans le cadre
de l'horaire normal des écoles maternelles et élémentaires ·
Modification de la loi qui protège le littoral français ·
L'Assemblée territoriale corse pourra modifier les règlements et les lois
·
Modifications fiscales et réforme des droits de succession
·
Mesures pour développer l'économie de l'île : augmentation
du capital-risque, du crédit-bail, installation de la BDPME (banque de développement
des PME) .
Mercredi 2 Août 2000 :
Candidature du Prince Charles Napoléon aux élections municipales d'Ajaccio.
Mercredi 2 Août 2000 : Menace de la nouvelle
organisation nationaliste "Armata Republicana Corsa" sur le processus engagé
avec Matignon.
Les 4,5,6 août 2000 : Ghjurnati di Corti.
Samedi 5 Août 2000 :
06 heures : 4 personnes assassinées dans une boite de nuit
à Bastia.
Samedi 5 Août 2000 : 11 heures :
nouvelle manifestation contre le passage des navires transportant des produits
dangereux et polluants
Le dimanche 6 août 2000 : Dans un groupe de
news Internet, un étrange communiqué de FRANCIA est posté anonymement.
Le 7 août 2000 : Jean Michel Rossi et Jean
Claude Fratacci sont assassinés dans le bar "la piscine" tenue par Jean
pierre Martinelli de l'Ile-Rousse. Un commando de plusieurs hommes a peine
grimés tuent les deux hommes.
Le 13 Aout 2000 : attentat à la
voiture piégée contre les locaux de l'ADEC à Aiacciu par ARMATA CORSA. 04H15
explosion d'une voiture piégée devant l'A.D.E.C et l'Office des transports de la
région Corse à Ajaccio.
Mercredi 16 Août 2000 :
Mr JOSPIN:
Pas de révision constitutionnelle si la violence persiste
en Corse!
Pas d'amnistie pour les assassins du Préfet ERIGNAC.
Le 17 août 2000 : Un attentat a visé la sous-préfecture de
Sartène. Tir au lance roquettes, pas de blessé.
Le 19 août 2000 : 3H00 L’Office de l’environnement de Corse, à
Corte, a été visé par un attentat.
Le 26 août 2000 : Un attentat a visé la DDE de Bastia
à 13H00.
Le 30 aout 2000 : Le journal
le Monde publie le discours de Michel Rocard :
"Je n'ai pas une goutte de sang corse mais je
n'aime pas que l'on me raconte des histoires, fût-ce au nom de mon pays. Je
suis, amis jacobins, aussi fier que vous, sinon davantage car, député
européen, j'évalue mieux la force comme les différences par rapport à nos
concitoyens d`Europe ou du monde, des principes qui ont fait la République
française et qui scellent son unité. Mais les principes fondamentaux de la
République française se veulent libérateurs, et non oppressifs.
Le droit à la résistance à l'oppression est même un des droits fondamentaux
de l'homme et du citoyen. Car il y a eu oppression, et il en reste de fortes
traces. Je suis pour l'application des principes, mais pas au prix de
l'oubli total du passé.
Il y a une révolte corse. On ne peut espérer la traiter sans la comprendre.
Il faudrait tout de même se rappeler :
- que lorsque Louis XV acheta les droits de suzeraineté sur la Corse à la
République de Gênes, il fallut une guerre pour prendre possession de notre
nouveau domaine. La France y perdit plus d'hommes que pendant la guerre
d'Algérie.
- que la Corse est restée « gouvernement militaire » jusque tard dans le
XIXe siècle, avec tout ce que cela implique en termes de légalité
républicaine.
- que, pendant la guerre de 1914-1918, on a mobilisé en Corse, ce qu'on n'a
jamais osé faire sur le continent, jusqu'aux pères de six enfants.
- que, de ce fait, encore en 1919, il n'y avait pratiquement en Corse
presque plus d'hommes valides pour reprendre les exploitations agricoles.
Les tout jeunes n'ont pas eu le temps de recevoir la transmission des
savoir-faire. C'est ainsi qu'ils sont devenus postiers et douaniers.
- que c'est donc à ce moment que la Corse devient une économie assistée, ce
qu'elle n'était pas auparavant. L'apparition de la « paresse corse » dans
les blagues, les chansons et le folklore datent de là. On n'en trouve pas
trace avant.
- que, d'autre part, le droit successoral traditionnel corse était fort
différent du code civil. C'est ainsi que les « métropolitanisés », si j'ose
dire, Corses ou non-Corses, se sont injustement appropriés, bien des terres
ancestrales. C'est aussi la raison principale pour laquelle beaucoup
d'agriculteurs corses traditionnels n'ont pas de titres de propriété leur
permettant d'obtenir du crédit.
- que, de la même façon, le code civil ne prévoit pas, et interdit même, la
propriété collective. Or tout l'élevage corse, et notamment celui des porcs
- la charcuterie corse est justement célèbre -, se faisait sur terres de
pacage collectives.
- que la tuerie d'Aléria, les 21 et 22 août 1975, a été ressentie comme la
fin de tout espoir d'une amélioration consécutive à des discussions avec le
gouvernement de la République et a donné le signal du recours à la violence,
parce que tous les Corses, je crois sans exception, ont très bien compris
que jamais une riposte pareille à une occupation de ferme n'aurait pu avoir
lieu dans l'Hexagone.
- que, d'ailleurs, treize ans auparavant, la Corse avait reçu du
gouvernement français un autre signal dangereux. Suite à des incidents
survenus, déjà, à la fin des années 50, le gouvernement créa la Société de
mise en valeur de la Corse, Somivac. Elle avait charge de racheter des
terres disponibles, en déshérence ou non, de les remembrer, d'y tracer voies
et chemins, d'y amener l'irrigation dans certains cas, puis de les revendre
à des paysans corses. Les quatre cents premiers lots furent prêts à la vente
au tout début 1962. De Paris vint l'ordre d'en réserver 90 % pour les
pieds-noirs rentrant d'Algérie. 90 %, pas 15 % ou même 50 % ! Ce pourcentage
est une incitation à la guerre civile.
- que l'on fit, en 1984, une découverte étrange. Le président Giscard
d'Estaing, vers 1976 ou 1977, avait pris la sage décision d'assurer à la
Corse la « continuité territoriale », c'est-à-dire la prise en charge par l'Etat
de tout surcoût de transport lié à son insularité. Sept ou huit ans après -
est-ce stupidité, manque de courage ou concussion ? -, l'administration
avait assuré la continuité territoriale pour les transports de personnes et
pour les transports de marchandises de l'Hexagone vers la Corse, mais pas
dans le sens inverse ! Les oranges corses continuaient d'arriver à Marseille
avec des frais de transport plus élevés que celles qui venaient d'Israël.
Pour les vins et la charcuterie, ce fut la mort économique.
- et qu'enfin la Corse, comme la Martinique et la Guadeloupe, a subi pendant
bien des décennies un monopole de pavillon maritime imposé par l'Etat, avec
les conséquences asphyxiantes que l'on devine.
Certains ont voulu résumer tout cet ensemble de
faits économiques par le concept de colonialisme. Le débat sémantique est
sans intérêt, car il est sans conclusion. L'imbrication profonde de la
population corse dans la population française et le très grand nombre de
Corses qui ont magnifiquement servi la France comme hauts fonctionnaires,
officiers ou ministres, dénie un tel concept. Il suffit de savoir qu'une
oppression particulière a gravement affaibli l'économie corse. Lorsque
l'Histoire a un tel visage, il faut soit beaucoup d'inconscience, soit
beaucoup d'indécence pour dire seulement aux Corses : « Assez erré
maintenant. Soyez calmes et respectez les lois de la République. Vous
bénéficierez alors pleinement de leur générosité. » De cette application
uniforme et loyale, les Corses n'ont guère vu trace dans leur longue
histoire.
Certes, il y a la part corse dans ce gâchis. Elle n'est pas mince :
violence, clanisme, corruption. Naturellement, il faut sanctionner, et on ne
l'a pas assez fait. Mais il faut tout autant comprendre comment le système
se pérennise. Ici, l'histoire débouche sur la sociologie. C'est une évidence
mondiale que toute société autosuffisante est beaucoup plus résistante à la
corruption que toute société assistée. Or la Corse l'est, largement par le
fait de la France, depuis bien des décennies. Il n'est dès lors pas
surprenant que cette puissante institution méditerranéenne, la grande
famille, la gens, soit devenue Mieux vaut une différence reconnue qu'une
fausse uniformité oppressive
l'instrument presque exclusif de la solidarité et de la défense collective.
Tout commence bien sûr par la terre. En l'absence d'une véritable justice
foncière, c'est la violence qui est devenue l'instrument de défense des
droits personnels, et la loi du silence, l'omerta, la traduction inévitable
de la solidarité familiale devenue clanique. On est vite passé de la terre à
l'ensemble des activités sociales. De plus, là comme ailleurs en France,
l'Etat distribue des subventions, puisque chez nous, au lieu d'être pour
l'essentiel utilisés sur place comme dans les Etats fédéraux, les produits
de notre fiscalité remontent au centre avant d'en retomber pour attester la
générosité de la République. Dans un univers culturel où la légalité et
l'équité étaient aussi peu apparentes, il n'est guère surprenant que les
clans se soient organisés, violence et loi du silence comprises, pour
contrôler à tout prix les processus électoraux et les flux financiers qu'ils
induisent.
Voilà le gâchis dont il faut maintenant sortir. Les trois quarts des Corses,
qui n'en peuvent plus de la violence, s'appuient désespérément sur l'Etat
central malgré sa longue impéritie. Un dernier quart, qui s'est décrit comme
autonomiste il n'y a pas si longtemps - comme nationaliste aujourd'hui -,
n'a pas renoncé à voir enfin traitées correctement les lourdes spécificités
de la situation corse. Ils sont prêts à chercher des solutions négociées et
le disent, comme à renoncer à la violence. De ce fait, quelques centaines de
desperados les ont quittés pour sombrer dans la violence pure. Ils
n'obéissent plus à leur commandement. Comment en vouloir aux représentants
élus de ces mouvements ? C'est au contraire leur honneur, et la garantie de
sérieux de leur choix."
Michel Rocard, ancien premier ministre et député européen
Le Monde, jeudi 31 Août 2000
Septembre
Samedi 2 Septembre 2000 :
Le RPR relance le débat sur la Corse, en prévision de son nouveau statut, par
une pétition nationale:" la Corse dans la république".
Lundi 4 Septembre 2000 : Le premier Ministre
favorable à un référendum pour le nouveau statut de la Corse en 2004.
Mercredi 6 Septembre 2000 : Blocage des dépôts
d'essence ce matin. Les carburants sont 1 franc plus cher au litre par
rapport au continent.
Le 7 septembre 2000 : Assassinat de
Dominique Giuntini co-gérant du bar la piscine. A 22h20-22H30 Dumè Giuntini est
assassiné par deux hommes cagoulés. L'établissement dans lequel Jean-Michel
ROSSI et Jean-Claude FRATACCI furent abattus en Août.
Lundi 18 Septembre 2000 : Élection municipale
d'Ajaccio :
MARCANGELI...30,31%
ROSSI..................21,39%
RENUCCI............18,99%
LUCIANI................8,48%
QUASTANA...........7,89%
NAPOLEON...........6,63%
FILONI...................3,72%
MARTINETTI.........2,55%
3 listes au second tour le 24 Septembre.
Vendredi 22 Septembre 2000 : Jacques CHIRAC,
suite des accords de Matignon :" la République est Une et indivisible!"
Dimanche 24 Septembre 2000 : Pollution : l'île
de Cavallo ( Bouches de Bonifacio ) menacée par des nappes d'hydrocarbure.
Mardi 26 Septembre 2000 : Le FLNC
s'impatiente devant les hésitations et les reculs du gouvernement sur les
accords de
Matignon et lance un avertissement.
Octobre
Mercredi 4 Octobre 2000 : Réponse de Matignon :
non au regroupement des prisonniers corses sur l'île, mais un transfert possible
après demande individuelle, dans le midi de la France. Jacques CHIRAC : -"la
spécificité des îles dans l'Europe est une priorité" et l'enseignement de la
langue corse ne sera pas obligatoire
Mardi 10 Octobre 2000 : Inondations à Ajaccio et
éboulements sur plusieurs axes routiers.
Mercredi 11 Octobre 2000 :Un terrible tribut
payé au feu criminel du 17/09/2000, à Palasca, un 2e pompier est décédé des
suites de ses brûlures. Le pyromane du gigantesque feu de Vivario arrêté,
c'était une vengeance due à un différent entre chasseurs.
Jeudi 12 Octobre 2000 : A 23H00 sur France 3,
reportage inédit, réalisé par deux journalistes corses, sur les retombées
radioactives de tchernobyl en Corse.( catastrophe d'Avril 1986 )
Mardi 17 Octobre 2000 : Début de la semaine de
la Bretagne en Corse, du 17/10 au 21/10.
Association : Bretagne / Corse
Bretagne : 12 Rue des Réguaires, 29000 Quimper. TEL : 02.98.64.51.47
Corse : La Maison Bleue, Hameau de San Benedetto, 20167 Alata. TEL :
04.95.25.30.67
Le 19 Octobre 2000: Assassinat de
Bert Fargette à La Valette près de Toulon. Deux hommes en moto le tue à la
terrasse d'un bar.
Samedi 21 Octobre 2000 : Tentative d'attentat en
plein cœur de Marseille, une voiture contenant 60 kg d'explosif, à été signalée
par un appel anonyme. Une mise en garde des nationalistes corses à Mr Lionel
JOSPIN.
Samedi 21 Octobre 2000 : Les Bouches de
Bonifacio livrées sans état d'âme, par la Commission Européenne, au 4000 bateaux
transportant pétrole et produits toxiques navigant dans ce secteur chaque année.
Mercredi 25 Octobre 2000 : La fièvre catarrhale
ou maladie de la langue bleue sévit dans lîle depuis plusieurs jours. Cette
fièvre est transmise par des myriades de moucherons provenants d'Afrique et
décime les ovins. Actuellement, c'est 30% du cheptel qui est contaminé dans le
sud de l'île. Cette fièvre n'est pas transmissible à l'homme.
Mercredi 25 Octobre 2000 : Le mouvement UNITA
réclame une nouvelle fois l'enseignement obligatoire du corse, en manifestant au
rectorat d'Ajaccio.
Le
26 octobre: Pierre Alessandri revient sur ses déclarations initiales et affirme
qu'Yvan Colonna n'était pas présent sur les lieux du crime.
Lundi 30 Octobre 2000 : Naissance d'un nouveau
mouvement clandestin : l' A.R.C ( Armée Révolutionnaire Corse ).
Novembre
Milieu du mois de
Novembre 2000 : Pour la seconde fois en deux mois, la permanence d’un élu du
Mouvement des citoyens, François Filoni, a été plastiquée, à Ajaccio.
Vendredi 3 Novembre 2000 : Le ministre de l'intérieur Daniel VAILLANT à
l'écoute de tous les corses, pour appliquer les accords de Matignon.
Samedi 4 Novembre 2000 : Daniel VAILLANT : prochaine réunion pour le
processus de Matignon le 15 / 11 / 00.
Lundi 5 Novembre 2000 : Mécontentement et manifestation des éleveurs face à
la progression de la fièvre catarrhale et aux faibles indemnités accordées par
l'état et la région qui s'élèvent à 600 F 00 par ovins.
Mardi 7 Novembre 2000 : 2 touristes ajacciens passent le week-end du
1er Novembre à Nice en famille. De retour à Marseille pour reprendre le bateau
avec leur 4X4, pour être réglementaires, ils prennent un ticket de parcmètre et
stationnent leur véhicule prés d'un commissariat, pensant être en
sécurité. Ils vont faire quelques emplettes et reviennent. Mais, plus de
4X4 ! Disparu ! Explications : Les forces de l'ordre
apercevant l'immatriculation (2A) et, croyant à un attentat, ont décidé
d'exploser le véhicule !!!! Morale de cette histoire : Quand sur le
continent vous partez La voiture sur l'île vous laissez !
Samedi 11 Novembre 2000 :
Lundi 13 Novembre 2000 : Actes racistes ? : Ce
week-end, à Marseille, les forces de l'ordre,
inquiétes de la présence d'une voiture immatriculée en 2B
n'ont pas hésité une nouvelle fois à l'exploser, (voir le
7/11/00). Sur le continent c'est l'époque des psychoses !
Lundi 13 Novembre 2000 : En fin de journée, tentative d'assassinat sur
la route de l'aéroport d' Ajaccio, 2 hommes en moto et armés ont tiré sur un
homme qui circulait en voiture.
Lundi 13 Novembre 2000 : De nombreuses personnalités, Philippe Seguin,
Charles Pasqua, Jean Biaggioni, ont rendu un ultime hommage au professeur et
ancien ministre de Charles De Gaulle, Joseph Comiti lors de ses obsèques à Sotta.
Mercredi 16 Novembre 2000 : Attentat contre les bureaux
de François Filoni, locaux du parti "mouvements des citoyens".
Mercredi 16 Novembre 2000 : Poursuite de la grève des transports ajacciens.
Dans la nuit du 19 au
20 novembre 2000 : A Corte, 3H00, une voiture contenant 300 kg d’explosifs a sauté
devant la direction de l’Equipement de Haute-Corse. L’attentat n’a pas fait de
blessés mais a soufflé les vitres de bâtiments voisins. Il n’a pas été
revendiqué. 3 personnes choquées ont été hospitalisées
Le Mardi 28 Novembre 2000 : Suites
judiciaires pour deux militants du Comité Anti Répression : Les deux
manifestants interpellés le 26 à Aleria ont été présentés au Parquet.
Le Mercredi 29 novembre 2000 :
Interpellations suite aux attentats de l'an dernier, des nationalistes ont été
interpellés. La tension monte dans le camp nationaliste après les
interpellations de ses derniers jours... Jean Guy Talamoni estime qu'il
s'agit d'un mauvais coup porté au processus de Matignon... Six personnes
sont toujours en garde à vue dans le cadre de plusieurs enquêtes... Une
cinquantaine de personnes s'est rassemblée hier devant le commissariat
d'Ajaccio...
Le Jeudi 30 Novembre 2000 : Deux avocats
en garde à vue. Deux avocats dont Antoine Sollacaro ont été arrêtés ce
matin à Ajaccio. Depuis ce matin 10 heures, l'avocat Antoine Sollacaro et
Michel Cardix, un avocat niçois, sont placés en garde à vue dans les
locaux du commissariat d'Ajaccio... Les deux hommes sont entendus dans le
cadre d'une instruction portant sur "une violation du secret
professionnel et violation du secret de l'instruction"...
Jeudi 30 Novembre 2000 : Jean-Guy TALAMONI : Les arrestations de
nationalistes corses qui se poursuivent quotidiennement sur l'île menacent le
processus de Matignon.
Samedi 02 Décembre 2000 : Attentat à la voiture piégée à Ajaccio. 19h00, un
appel anonyme indique qu'une Renault Clio stationnée contre la caserne Grossetti
place Miot, va exploser à 19H30. Les artificiers après avoir évacué tout
le quartier découvrent dans le coffre 100 kg de mélange explosif.
L'explosion ne s'est pas produite grâce à un défaut du dispositif de mise à
feu.
Samedi 02 Décembre 2000 : Dans le même temps à 19H15, une fausse alerte
à la voiture piégée a eu lieu au conseil général de Haute Corse à Bastia.
Tous les bâtiments de l'état ont été placés sous haute surveillance.
Dimanche 03 Décembre 2000 : Attentat déjoué à Ajaccio. A 19H00, une
bombe composée de 50 kg d'un mélange explosif a été découverte devant le
Secrétariat Général Aux Affaires Corses par le concierge de l'immeuble.
Lundi 04 Décembre 2000 : La psychose de l'attentat et les fausses
alertes à la bombe ont mis les nerfs des forces de l'ordre et des pompiers à
rude épreuve.
Lundi 04 Décembre 2000 : 23H00 nouvel
attentat. Une charge explosive a fait d'importants dégâts contre la
caserne de gendarmerie de Borgo, sans faire de blessé.
le
19 décembre 2000 : une lettre
manuscrite d'Yvan Colonna, qui se défend d'avoir assassiné le préfet Erignac,
est postée à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) et sera ensuite publiée dans la
presse
Mercredi 20 Décembre 2000 : Les trois derniers attentats début
Décembre, revendiqués par le FLNC. Le FLNC déclare : "c'est une mise en
garde aux forces de répression".
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France 3 Corse, FR3, Dvd Génération FLNC, K7 Le FLNC dans
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Arritti, Sources diverses internet, La provence Corse, Corse Matin,
U Ribellu, Le mémorial des corses, Derrière les cagoules...